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מַעֲשֵׂר שֵׁנִי אֵין שׁוֹקְלִין כְּנֶגְדּוֹ דִּנָרֵי זָהָב, וַאֲפִילּוּ לְחַלֵּל עָלָיו מַעֲשֵׂר שֵׁנִי אַחֵר. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא כִּי פְּלִיגִי רַב וּשְׁמוּאֵל מִנֵּר לְנֵר אֲבָל בְּקִינְסָא אָסַר שְׁמוּאֵל — הָא לָא תִּהְוֵי תְּיוּבְתָּא. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּקִינְסָא נָמֵי שָׁרֵי — הָא תִּהְוֵי תְּיוּבְתָּא! אָמַר רַבָּה: גְּזֵירָה שֶׁמָּא לֹא יְכַוֵּין מִשְׁקְלוֹתָיו וְקָא מַפֵּיק לְהוּ לְחוּלִּין.
la seconde dîme, on ne peut pas y peser des dinars d’or afin de déterminer leur poids exact. Et il est interdit de le faire même s’il pèse la pièce afin de racheter avec elle d’autres produits de la seconde dîme, car on ne peut tirer profit de l’argent de la dîme. La Guemara discute cette question : Soit, si tu dis que lorsque Rav et Shmuel sont en désaccord, c’est au sujet d’un cas où l’on allume d’une lampe à l’autre, mais avec un éclat de bois, Shmuel interdit d’allumer, ce ne sera pas une réfutation concluante de l’opinion de Shmuel. Mais si tu dis qu’il permet d’allumer d’une lampe à l’autre également avec un éclat de bois, ce serait une réfutation concluante de son opinion, car les Sages n’ont pas permis l’usage ni le profit tiré d’un objet sacré, même pour un besoin sacré similaire. Rabba dit : Cela n’est pas difficile, car dans le cas où l’on pèse l’argent de la dîme, les Sages l’ont interdit comme un décret de peur que les poids ne soient pas exactement égaux. On découvrira que le poids des dinars d’or n’est pas égal au poids du sela utilisé pour les peser, et il changera d’avis et les rendra non sacrés, c’est-à-dire qu’ils conserveront leur statut originel, non sacré. Dans ce cas, il aura utilisé l’argent de la dîme pour un usage non sacré. Cependant, lorsqu’on allume même un éclat de bois pour les lumières de Hanoucca, il est clair que c’est dans le but d’accomplir une mitsva, et il n’y a aucune raison de promulguer un décret.
מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: ״מִחוּץ לְפָרוֹכֶת הָעֵדוּת יַעֲרוֹךְ״, וְכִי לְאוֹרָהּ הוּא צָרִיךְ? וַהֲלֹא כׇּל אַרְבָּעִים שָׁנָה שֶׁהָלְכוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר לָא הָלְכוּ אֶלָּא לְאוֹרוֹ! אֶלָּא עֵדוּת הִיא לְבָאֵי עוֹלָם שֶׁהַשְּׁכִינָה שׁוֹרָה בְּיִשְׂרָאֵל. מַאי עֵדוּת? אָמַר רַב: זוֹ נֵר מַעֲרָבִי שֶׁנּוֹתֵן בָּהּ שֶׁמֶן כְּמִדַּת חַבְרוֹתֶיהָ, וּמִמֶּנָּה הָיָה מַדְלִיק וּבָהּ הָיָה מְסַיֵּים. וְהָא הָכָא כֵּיוָן דִּקְבִיעִי נֵרוֹת, לָא סַגְיָא דְּלָא מִשְׁקָל וְאַדְלוֹקֵי. קַשְׁיָא בֵּין לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם בִּזּוּי מִצְוָה, וּבֵין לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם אַכְחוֹשֵׁי מִצְוָה!
Rav Sheshet souleva une objection à partir de ce qui a été enseigné dans une baraita. Au sujet du candélabre du Temple, il est dit : « En dehors du voile du témoignage, dans la Tente d’Assignation, Aaron l’arrangera du soir au matin devant le Seigneur continuellement ; ce sera une loi perpétuelle dans toutes vos générations » (Lévitique 24:3). Il faut comprendre : Dieu a-t-Il donc besoin de sa lumière pour s’éclairer la nuit ? Les enfants d’Israël, pendant toutes les quarante années où ils marchèrent dans le désert, ne marchaient-ils pas exclusivement à Sa lumière, la colonne de feu ? Au contraire, l’allumage du candélabre est un témoignage pour l’humanité que la Présence divine réside parmi Israël. La Guemara demande : Quel est ce témoignage ? Rav dit : C’est la lampe la plus occidentale du candélabre, dans laquelle la mesure d’huile versée était la même mesure que celle versée dans les autres lampes, et pourtant il allumait les autres à partir d’elle chaque jour et c’est avec elle qu’il terminait, c’est-à-dire que la lampe la plus occidentale continuait de brûler pendant le jour après que toutes les autres s’étaient éteintes. Les autres lampes ne brûlaient que la nuit, et chaque nuit il rallumait les autres lampes à partir de la lampe la plus occidentale. Mais n’est-il pas vrai qu’ici, dans le Temple, puisque les lampes étaient fixées dans le candélabre, il était impossible d’allumer directement d’une lampe à l’autre ? Il n’y avait pas d’autre solution que de prendre un éclat de bois et d’allumer les autres lampes à partir de la lampe la plus occidentale. Par conséquent, cela est difficile aussi bien selon celui qui a dit qu’on ne peut pas allumer d’une lampe à l’autre en raison du mépris pour la mitsva que selon celui qui a dit qu’on ne peut pas allumer d’une lampe à l’autre en raison de l’affaiblissement de la mitsva.
תַּרְגְּמַהּ רַב פָּפָּא בִּפְתִילוֹת אֲרוּכּוֹת. סוֹף סוֹף, לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם אַכְחוֹשֵׁי מִצְוָה קַשְׁיָא! — קַשְׁיָא.
Rav Pappa a expliqué qu’il n’est pas nécessaire de comprendre cela ainsi. Au contraire, il y avait de longues mèches dans le candélabre, ce qui permettait d’atteindre et d’allumer directement d’une lampe à l’autre. Cependant, en fin de compte, selon celui qui a dit qu’on ne peut pas allumer d’une lampe à l’autre en raison de l’affaiblissement de la mitsva, cela est difficile. La Guemara conclut : En effet, la question reste difficile.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: חָזֵינַן, אִי הַדְלָקָה עוֹשָׂה מִצְוָה — מַדְלִיקִין מִנֵּר לְנֵר. וְאִי הַנָּחָה עוֹשָׂה מִצְוָה — אֵין מַדְלִיקִין מִנֵּר לְנֵר.
En résumé, la Guemara demande : Quelle est la conclusion halakhique atteinte au sujet de cette question en termes d’allumage d’une lampe à l’autre ? Rav Houna, fils de Rabbi Yehoshua, a dit : Nous verrons ; si la halakha est conforme à l’opinion de celui qui a dit que l’allumage de la lumière de Hanoucca accomplit la mitzva et que le reste est secondaire, on peut allumer d’une lampe à l’autre. L’allumage lui-même est l’essence de la mitzva des lumières de Hanoucca. Et si la halakha est conforme à l’opinion de celui qui a dit que le placement de la lampe allumée dans un endroit approprié accomplit la mitzva, alors on ne peut pas allumer d’une lampe à l’autre. Selon cette opinion, l’allumage n’est qu’une action auxiliaire qui facilite l’accomplissement de l’essence de la mitzva, qui est de placer la lampe dans un endroit où sa lumière peut être vue par le public. Puisque l’allumage n’est qu’une action préparatoire, on ne peut pas rabaisser la mitzva en allumant d’une lampe à l’autre.
דְּאִיבַּעְיָא לְהוּ: הַדְלָקָה עוֹשָׂה מִצְוָה, אוֹ הַנָּחָה עוֹשָׂה מִצְוָה?
Après que la question de savoir si l’allumage accomplit la mitsva ou si le placement accomplit la mitsva a été soulevée dans le contexte de la discussion précédente, la Guemara cite la discussion dans son intégralité. Comme un dilemme avait été soulevé auparavant devant les Sages : dans le cas de la lumière de Hanoucca, est-ce que l’allumage accomplit la mitsva, et le fait de placer la lampe allumée n’est qu’une continuation de cette action, ou est-ce que le placement de la lampe allumée accomplit la mitsva, et l’allumage n’est qu’une nécessité pratique qui facilite le placement de la lampe ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רָבָא: הָיָה תָּפוּשׂ נֵר חֲנוּכָּה וְעוֹמֵד — לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם. שְׁמַע מִינַּהּ: הַנָּחָה עוֹשָׂה מִצְוָה! הָתָם, הָרוֹאֶה אוֹמֵר לְצוֹרְכּוֹ הוּא דְּנָקֵיט לַהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une solution à ce dilemme à partir de ce qu’a dit Rava : Celui qui tenait dans sa main une lampe de Hanoucca allumée et restait debout n’a rien fait en termes d’accomplissement de la mitsva. Conclue de cela que le fait de poser accomplit la mitsva. Tant qu’il n’a pas posé la lampe à l’endroit approprié, il n’a pas accompli la mitsva. La Guemara rejette cela : Là-bas, ils ont dit qu’il ne s’était pas acquitté de son obligation pour une autre raison. Celui qui la voit dira qu’il ne tient pas la lampe afin d’accomplir la mitsva, mais qu’il la tient pour ses propres besoins. Puisque tenir la lampe peut induire les observateurs en erreur, il n’accomplit pas la mitsva de cette manière.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רָבָא: הִדְלִיקָהּ בִּפְנִים וְהוֹצִיאָהּ — לֹא עָשָׂה כְּלוּם. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא הַדְלָקָה עוֹשָׂה מִצְוָה — הַדְלָקָה בִּמְקוֹמוֹ בָּעֵינַן, מִשּׁוּם הָכִי לֹא עָשָׂה כְּלוּם. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ הַנָּחָה עוֹשָׂה מִצְוָה, אַמַּאי לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם? הָתָם נָמֵי: הָרוֹאֶה הוּא אוֹמֵר לְצוֹרְכּוֹ הוּא דְּאַדְלְקַהּ.
Viens et écoute une autre résolution de ce dilemme à partir de ce que Rava a dit : Celui qui allume la lampe de Hanoucca à l’intérieur de la maison puis la sort et la place à l’entrée de sa maison n’a rien fait en termes d’accomplissement de la mitsva. Certes, si tu dis que l’allumage accomplit la mitsva, cela se comprend, car l’allumage à sa place est requis. C’est pourquoi Rava a statué qu’il n’a rien fait en termes d’accomplissement de la mitsva. Cependant, si tu dis que le placement accomplit la mitsva, pourquoi Rava a-t-il statué qu’il n’a rien fait ? Ne l’a-t-il pas placée à l’endroit approprié ? La Guemara répond : Là aussi, même s’il l’a ensuite sortie dehors, celui qui le voit allumer à l’intérieur dira en lui-même qu’il allume la lampe pour ses propres besoins et non pour l’accomplissement de la mitsva.
תָּא שְׁמַע דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי:
Viens et écoute une autre résolution que celle qu’a dite Rabbi Yehoshua ben Levi :

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