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לָא לִיטַּמּוּ מִגַּבָּן. אַלְּמָה תְּנַן: כְּלֵי חֶרֶס וּכְלֵי נֶתֶר טוּמְאָתָן שָׁוָה: מִיטַּמְּאִין וּמְטַמְּאִין מֵאֲוִירֵיהֶן, וּמִיטַּמְּאִין מֵאֲחוֹרֵיהֶן וְאֵין מִיטַּמְּאִין מִגַּבֵּיהֶן, וּשְׁבִירָתָן מְטַהַרְתָּן. כְּלֵי נֶתֶר וּכְלֵי חֶרֶס הוּא דְּטוּמְאָתָן שָׁוָה אֲבָל מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא! אָמְרִי, כֵּיוָן דְּכִי נִשְׁתַּבְּרוּ יֵשׁ לָהֶם תַּקָּנָה, שַׁוִּינְהוּ כִּכְלֵי מַתָּכוֹת.
ils ne doivent pas devenir impurs par leur côté extérieur. Pourquoi, alors, avons-nous appris cela dans une michna ? En ce qui concerne les récipients en terre cuite et les récipients faits de natron [neter], les halakhot de leur impureté sont égales en ce qu’ils deviennent impurs si une source primaire d’impureté entre dans leur espace d’air, et, une fois impurs, ils rendent impur l’aliment qui entre dans leur espace d’air par leur espace d’air. Et ils deviennent impurs par l’arrière, c’est-à-dire si une source primaire d’impureté entre dans le fond du récipient, là où il y a un espace vide et un réceptacle, le récipient devient impur. Cependant, les récipients en terre cuite ne deviennent pas impurs par leur côté extérieur, c’est-à-dire si une source primaire d’impureté entre en contact avec le côté extérieur du récipient, l’intérieur du récipient ne devient pas impur. Et le bris des récipients en terre cuite les rend purs. Par déduction, précisément les récipients de natron et les récipients en terre cuite sont ceux dont les halakhot d’impureté sont égales, tout comme leur statut. Cependant, en ce qui concerne d’autres questions, ce n’est pas le cas. Pourquoi, alors, les récipients en verre n’ont-ils pas été énumérés avec ces récipients ? La Guemara répond : Puisque si les récipients en verre se sont brisés, ils ont la capacité d’être réparés, car le verre peut être liquéfié et refondu en un nouveau récipient, les Sages les ont assimilés aux récipients en métal, qui peuvent eux aussi être liquéfiés et refondus.
אֶלָּא מֵעַתָּה, יַחְזְרוּ לְטוּמְאָתָן יְשָׁנָה כִּכְלֵי מַתָּכוֹת? דִּתְנַן: כְּלֵי מַתָּכוֹת, פְּשׁוּטֵיהֶן וּמְקַבְּלֵיהֶן טְמֵאִין. נִשְׁבְּרוּ — טָהָרוּ. חָזַר וְעָשָׂה מֵהֶן כֵּלִים — חָזְרוּ לְטוּמְאָתָן יְשָׁנָה. וְאִילּוּ גַּבֵּי כְּלֵי זְכוּכִית תְּנַן: כְּלֵי עֵץ וּכְלֵי עוֹר וּכְלֵי עֶצֶם וּכְלֵי זְכוּכִית, פְּשׁוּטֵיהֶן טְהוֹרִין וּמְקַבְּלֵיהֶן טְמֵאִין. נִשְׁבְּרוּ — טָהָרוּ. חָזַר וְעָשָׂה מֵהֶן כֵּלִים — מְקַבְּלִין טוּמְאָה מִכָּאן וּלְהַבָּא. מִכָּאן וּלְהַבָּא אִין, לְמַפְרֵעַ — לָא!
La Guemara demande : Mais si c’est le cas, si les ustensiles en verre étaient réellement assimilés aux ustensiles en métal, alors des ustensiles en verre brisés qui ont été liquéfiés et refondus devraient retrouver leur impureté antérieure, comme les ustensiles en métal. Comme nous l’avons appris dans une michna : Les ustensiles en métal, tant leurs ustensiles plats, qui n’ont pas de contenant, que leurs réceptacles, qui ont un contenant, sont tous impurs s’ils sont entrés en contact avec une source primaire d’impureté rituelle. S’ils se sont brisés, ils sont ainsi devenus purs. Cependant, si quelqu’un a refait des nouveaux ustensiles à partir des ustensiles brisés, ils retrouvent leur impureté antérieure. Tandis que, concernant les ustensiles en verre, nous avons appris dans une michna : Les ustensiles en bois, les ustensiles en cuir, les ustensiles en os et les ustensiles en verre, leurs ustensiles plats sont purs lorsqu’ils entrent en contact avec l’impureté, et seuls leurs réceptacles sont impurs. S’ils se sont brisés, ils sont ainsi devenus purs. Cependant, si il a refait des nouveaux ustensiles à partir des ustensiles brisés, ils peuvent devenir impurs à partir de ce moment-là, lorsqu’ils ont été refondus, dorénavant. Par déduction : À partir de ce moment-là, oui, ils deviennent impurs ; rétroactivement, non, ils ne retrouvent pas leur impureté antérieure. Apparemment, il n’existe pas de halakha d’impureté antérieure en ce qui concerne les ustensiles en verre.
טוּמְאַת כְּלֵי זְכוּכִית דְּרַבָּנַן, וְטוּמְאָה יְשָׁנָה דְּרַבָּנַן. בְּטוּמְאָה דְאוֹרָיְיתָא — אַחִיתוּ בַּהּ רַבָּנַן טוּמְאָה, בְּטוּמְאָה דְּרַבָּנַן — לָא אַחִיתוּ לַהּ רַבָּנַן טוּמְאָה.
La Guemara répond : Toute l’impureté des récipients en verre relève d’un décret rabbinique, et l’impureté antérieure, qui s’applique aux récipients métalliques refondus, relève elle aussi d’un décret rabbinique. En ce qui concerne l’impureté selon la loi de la Torah, les Sages ont imposé un décret d’impureté antérieure. En ce qui concerne l’impureté selon la loi rabbinique, les Sages n’ont pas imposé de décret d’impureté antérieure. Les Sages n’ont pas imposé le décret d’impureté antérieure, qui relève lui-même d’un décret rabbinique, aux récipients en verre dont l’impureté fondamentale ne relève elle-même que d’un décret rabbinique.
פְּשׁוּטֵיהֶן מִיהָא לִיטַּמּוּ, דְּהָא פְּשׁוּטֵי כְּלֵי מַתָּכוֹת דְּאוֹרָיְיתָא נִינְהוּ? עָבְדִי בְּהוּ רַבָּנַן הֶכֵּירָא כִּי הֵיכִי דְּלָא לִשְׂרוֹף עֲלַיְיהוּ תְּרוּמָה וְקׇדָשִׁים.
La Guemara demande en outre : Leurs récipients plats devraient de toute façon devenir impurs. Puisque l’impureté des récipients plats en métal relève de la loi de la Torah, n’est-il donc pas approprié de décréter cette impureté sur les récipients plats en verre par décret rabbinique ? La Guemara répond : Les Sages ont établi une distinction à l’égard des récipients en verre, afin d’éviter de brûler la terouma et les objets consacrés pour avoir été en contact avec eux. Grâce à cette distinction entre les récipients en verre et les récipients en métal, tous comprendront que l’impureté des récipients en verre ne relève pas de la loi de la Torah. Ils n’en viendront pas à brûler la terouma et les objets consacrés qui sont entrés en contact avec des récipients en verre impurs ; au contraire, leur statut juridique restera en suspens.

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