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הָתָם כֵּיוָן דְּמַסְרַח, דַּעְתֵּיהּ עִילָּוֵיהּ מֵאֶתְמוֹל.
La Guemara répond : Là-bas, puisque les intestins pourriront avec le temps, ils sont dans son esprit depuis hier. Depuis la veille de Chabbat, il avait l’intention de les donner au chat.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא דְּרָבָא כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ, דְּדָרֵשׁ רָבָא: אִשָּׁה לֹא תִּכָּנֵס לְבֵית הָעֵצִים לִיטּוֹל מֵהֶן אוּד. וְאוּד שֶׁנִּשְׁבַּר — אָסוּר לְהַסִּיקוֹ בְּיוֹם טוֹב, לְפִי שֶׁמַּסִּיקִין בְּכֵלִים וְאֵין מַסִּיקִין בְּשִׁבְרֵי כֵלִים. שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara ajoute : De même, il est raisonnable de dire que Rava soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda, car Rava a enseigné : Une femme ne peut pas entrer dans le dépôt de bois pour prendre un tisonnier en bois afin d’attiser un feu pendant une fête. Et en ce qui concerne un tisonnier qui s’est cassé, il est interdit d’allumer un feu avec lui pendant une fête, car on peut allumer un feu pendant une fête avec des ustensiles qui peuvent être déplacés, mais on ne peut pas allumer un feu avec des ustensiles cassés qui se sont cassés pendant la fête. Ils sont mis de côté et interdits. Concluez-en que Rava a statué conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda concernant les halakhot de ce qui est mis de côté.
מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מַעֲבִירִין מֵעַל הַשֻּׁלְחָן עֲצָמוֹת וּקְלִיפִּין. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְסַלֵּק אֶת הַטַּבְלָא כּוּלָּהּ וּמְנַעֲרָהּ.
MICHNA :Beit Shammaï disent : On peut retirer les os et les coquilles laissés du repas de Chabbat de la table avec la main. Et Beit Hillel disent : On peut enlever toute la planche [tavla] qui constitue la surface de la table et secouer les os et les coquilles qui s’y trouvent, mais on ne peut pas les soulever avec la main, car ils sont mis de côté et ne peuvent pas être déplacés.
מַעֲבִירִין מִלִּפְנֵי הַשֻּׁלְחָן פֵּירוּרִין פָּחוֹת מִכְּזַיִת, וְשֵׂעָר שֶׁל אֲפוּנִין וּשְׂעַר עֲדָשִׁים, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַאֲכַל בְּהֵמָה.
On peut retirer des miettes de pain de la table, même si elles sont inférieures au volume d’une olive, ainsi que des cosses de pois et de lentilles. Bien que cela ne soit pas propre à la consommation humaine, on peut les déplacer parce que c’est du fourrage pour les animaux.
סְפוֹג, אִם יֵשׁ לוֹ עוֹר בֵּית אֲחִיזָה — מְקַנְּחִין בּוֹ, וְאִם לָאו — אֵין מְקַנְּחִין בּוֹ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ נִיטָּל בְּשַׁבָּת, וְאֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה.
En ce qui concerne une éponge, si elle a du cuir comme poignée, on peut essuyer la table avec elle, et sinon, on ne peut pas essuyer la table avec elle, de peur d’en venir à en presser le liquide. Et les Rabbins disent : Celle-ci comme celle-là, une éponge sèche avec poignée, et celle-là, sans poignée, peuvent être déplacées pendant le Shabbat et elle ne devient pas rituellement impure. Une éponge ne fait pas partie des matières susceptibles de devenir rituellement impures, ni selon la loi de la Torah ni par décret rabbinique.
גְּמָ׳ אָמַר רַב נַחְמָן: אָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא: בֵּית שַׁמַּאי כְּרַבִּי יְהוּדָה, וּבֵית הִלֵּל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.
GUEMARA :Rav Naḥman a dit : Inversez les deux opinions, car nous n’avons que Beit Shammai conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda, qui interdit de déplacer des objets mis de côté, et Beit Hillel conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, qui le permet.
מַעֲבִירִין מִלִּפְנֵי הַשֻּׁלְחָן פֵּירוּרִין. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פֵּירוּרִין שֶׁאֵין בָּהֶן כְּזַיִת — אָסוּר לְאַבְּדָן בַּיָּד.
Nous avons appris dans la michna : On peut retirer des miettes de pain de la table. La Guemara commente : Cela soutient l’opinion de Rabbi Yoḥanan, car Rabbi Yoḥanan a dit : En ce qui concerne des miettes inférieures au volume d’une olive, il est interdit de les détruire à la main par égard pour la nourriture.
שֵׂעָר שֶׁל אֲפוּנִין. מַנִּי? — רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּלֵית לֵיהּ מוּקְצֶה.
Nous avons appris dans la michna : on peut enlever de la table, pendant Chabbat, les gousses de pois et de lentilles. La Guemara demande : De qui est l’opinion présentée dans la michna ? C’est l’opinion de Rabbi Shimon, qui ne soutient pas qu’il existe une interdiction de mouktsé.
אֵימָא סֵיפָא: סְפוֹג, אִם יֵשׁ לוֹ בֵּית אֲחִיזָה — מְקַנְּחִין בּוֹ, וְאִם לָאו אֵין מְקַנְּחִין בּוֹ. אֲתָאן לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין — אָסוּר!
Dis la clause finale de la michna : En ce qui concerne une éponge, si elle a du cuir comme poignée, on peut essuyer la table avec elle, et sinon, on ne peut pas essuyer la table avec elle. Nous sommes arrivés à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit : Un acte non intentionnel est interdit, car il n’a certainement pas l’intention d’essorer du liquide de l’éponge.
בְּהָא אֲפִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן מוֹדֶה, דְּאַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן בִּ״פְסִיק רֵישֵׁיהּ וְלָא יְמוּת״.
La Guemara répond : Dans ce cas, même le rabbin Shimon est d’accord pour dire que cela est interdit, car Abaye et Rava disent tous deux : le rabbin Shimon est d’accord dans un cas de : Coupe-lui la tête, ne mourra-t-il pas, c’est-à-dire des conséquences inévitables. Lorsque le résultat interdit qui découle de l’action non intentionnelle est inévitable, le rabbin Shimon reconnaît que cela est interdit. Presser du liquide d’une éponge est une conséquence inévitable.
הָנֵי גַּרְעִינִין דְּתַמְרֵי אֲרַמָּיָיתָא שְׁרוּ לְטַלְטוֹלִינְהוּ, הוֹאִיל וְחַזְיָין אַגַּב אִמָּן. וּדְפָרְסְיָיתָא — אָסוּר.
En ce qui concerne ces noyaux de dattes araméennes, qui sont de mauvaise qualité et parfois donnés aux animaux, il est permis de déplacer les noyaux puisqu’ils sont aptes à l’usage en raison de leur origine, c’est-à-dire des dattes qui avaient été préparées à l’avance comme nourriture pour les animaux. Mais déplacer des noyaux de dattes perses est interdit. Puisque ces dattes sont de haute qualité et ne sont pas préparées pour les animaux, leurs noyaux non plus ne sont pas préparés pour cet usage.
שְׁמוּאֵל מְטַלְטֵל לְהוּ אַגַּב רִיפְתָּא. (שרנ״ם שפ״ז סִימָן.) שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹשֶׂה אָדָם כׇּל צָרְכּוֹ בְּפַת.
La Guemara rapporte que Shmuel les portait avec du pain. Les lettres shin, resh, nun, mem, shin, peh, zayin constituent un moyen mnémotechnique des Sages dont les avis sont cités ci-dessous : Shmuel, Rabba, Huna, Ameimar, Sheshet, Pappa, Zekharya. La Guemara commente : l’affirmation de Shmuel est cohérente avec son raisonnement, car Shmuel a dit : Un homme peut satisfaire tous ses besoins avec du pain. Tant que le pain reste comestible, il n’a pas à craindre de traiter le pain avec mépris.
רַבָּה מְטַלְטֵל לְהוּ אַגַּב לָקָנָא דְמַיָּא. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ עָבֵיד לְהוּ כִּגְרָף שֶׁל רֶיעִי. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: וְכִי עוֹשִׂין גְּרָף שֶׁל רֶיעִי לְכַתְּחִילָּה?
Rabba les déplaçait avec une cruche d’eau. Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, en faisait un pot de chambre avec des excréments. Les Sages ont permis de déplacer des récipients répugnants. Ici aussi, il rassemblait tous les noyaux de dattes puis les sortait parce qu’ils étaient répugnants. Rav Ashi dit à Ameimar : Et peut-on créer un pot de chambre avec des excréments ab initio ? Bien que les Sages aient permis de déplacer un récipient contenant des excréments, ils n’ont pas permis d’en créer un ab initio afin qu’il soit permis de le déplacer.
רַב שֵׁשֶׁת זָרֵיק לְהוּ בְּלִישָּׁנֵיהּ. רַב פָּפָּא זָרֵיק לְהוּ אֲחוֹרֵי הַמִּטָּה. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי זְכַרְיָה בֶּן אַבְקוּלָס שֶׁהָיָה מַחֲזִיר פָּנָיו אֲחוֹרֵי הַמִּטָּה וְזוֹרְקָן.
Rav Sheshet jetait les noyaux avec sa langue. Rav Pappa les jetait derrière le divan sur lequel il était assis pendant qu’il mangeait, parce qu’il ne voulait pas les déplacer d’une autre manière. On disait de Rabbi Zekharya ben Avkolas qu’il tournait son visage vers l’arrière du divan et les jetait.


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