דְּבָרִים שֶׁאֵין בְּנֵי אָדָם עוֹמְדִין עֲלֵיהֶם אֶלָּא אִם כֵּן נִכְשָׁלִים בָּהֶן יֶשְׁנָן תַּחַת יָדֶיךָ, ״קָצִין תִּהְיֶה לָנוּ״. ״יִשָּׂא בַיּוֹם הַהוּא לֵאמֹר לֹא אֶהְיֶה חוֹבֵשׁ וְגוֹ׳״ — אֵין יִשָּׂא אֶלָּא לְשׁוֹן שְׁבוּעָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״לֹא תִשָּׂא אֶת שֵׁם ה׳״. ״לֹא אֶהְיֶה חוֹבֵשׁ״ — לֹא אֶהְיֶה מֵחוֹבְשֵׁי עַצְמָן בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ. ״וּבְבֵיתִי אֵין לֶחֶם וְאֵין שִׂמְלָה״ — שֶׁאֵין בְּיָדִי לֹא מִקְרָא וְלֹא מִשְׁנָה וְלֹא גְּמָרָא. וּמִמַּאי? דִּילְמָא שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִי אֲמַר לְהוּ גְּמִירְנָא, אֲמַרוּ לֵיהּ: אֵימָא לַן. הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר גְּמַר וּשְׁכַח, מַאי ״לֹא אֶהְיֶה חוֹבֵשׁ״? — כְּלָל! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּדִבְרֵי תוֹרָה, כָּאן בְּמַשָּׂא וּמַתָּן.
Les questions de Torah que les gens ne saisissent qu’après s’y être mépris sont entre tes mains ; c’est pourquoi sois notre chef. Plus loin dans ce passage, il est dit : « Il lèvera [yissa] en ce jour-là, disant : Je ne serai pas un dirigeant, alors que dans ma maison il n’y a ni pain ni vêtement ; ne m’établissez pas chef du peuple » (Isaïe 3:7). Le terme lever [yissa] ne signifie rien d’autre qu’un serment, comme il est dit : « Tu ne lèveras [tissa] pas le nom du Seigneur ton Dieu en vain » (Exode 20:17). Je ne serai pas un dirigeant, signifie : je ne serai pas de ceux qui s’enferment dans la maison d’étude, car je n’ai pas l’habitude de le faire régulièrement, alors que dans ma maison il n’y a ni pain ni vêtement, car je n’ai entre les mains ni Torah, ni Michna, ni Guemara. Selon cette explication, il y avait des hommes de foi qui admettaient sincèrement qu’ils n’avaient pas étudié la Torah, même au temps de la destruction de Jérusalem. La Guemara rejette cela : Et d’où conclus-tu que cet aveu provenait de leur fidélité ? Peut-être est-ce différent dans ce cas, car s’il leur avait dit : J’ai étudié la Torah, ils lui auraient dit : Dis-nous ce que tu as étudié. Comme il ne saurait quoi répondre, il n’aurait pas d’autre choix que d’admettre qu’il n’a pas étudié. La Guemara rejette cela : Ce n’est pas difficile, car il aurait pu au moins dire qu’il avait appris puis oublié. La Guemara demande : Dès lors, que signifie : Je ne serai pas un dirigeant ? Cela signifie qu’il dit la vérité et que, bien qu’il eût pu mentir, il admet qu’il n’a pas étudié la Torah du tout. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Ici, là où il a été enseigné qu’ils étaient fidèles, c’était en matière de Torah ; tandis qu’ici, là où il a été enseigné qu’il n’y avait plus d’hommes de foi à Jérusalem, c’était en matière de commerce.
מַתְנִי׳ מַצִּילִין סַל מָלֵא כִּכָּרוֹת, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מֵאָה סְעוּדוֹת, וְעִיגּוּל שֶׁל דְּבֵילָה, וְחָבִית שֶׁל יַיִן. וְאוֹמֵר לַאֲחֵרִים: בּוֹאוּ וְהַצִּילוּ לָכֶם. וְאִם הָיוּ פִּיקְחִין, עוֹשִׂין עִמּוֹ חֶשְׁבּוֹן אַחַר הַשַּׁבָּת.
MISHNA :On peut sauver un panier plein de pains et autres choses semblables d’un incendie pendant Chabbat, même s’il y a de la nourriture pour cent repas dedans. Et on peut sauver un gâteau rond de figues sèches, même s’il est très grand, et on peut sauver un tonneau plein de vin. Et on peut même dire aux autres : Venez et sauvez pour vous-mêmes. Et si les personnes qui sauvent avec lui étaient habiles, elles font un calcul avec lui après Chabbat afin de recevoir un paiement pour les objets qu’elles ont sauvés.
לְהֵיכָן מַצִּילִין אוֹתָן — לֶחָצֵר הַמְעוֹרֶבֶת. בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: אַף לְשֶׁאֵינָהּ מְעוֹרֶבֶת. וּלְשָׁם מוֹצִיא כׇּל כְּלֵי תַּשְׁמִישׁוֹ, וְלוֹבֵשׁ כׇּל מַה שֶּׁיָּכוֹל לִלְבּוֹשׁ, וְעוֹטֵף כׇּל מַה שֶּׁיָּכוֹל לַעֲטוֹף. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שְׁמֹנָה עָשָׂר כֵּלִים. וְחוֹזֵר וְלוֹבֵשׁ וּמוֹצִיא, וְאוֹמֵר לַאֲחֵרִים: בּוֹאוּ וְהַצִּילוּ עִמִּי.
Vers où peut-on sauver des objets retirés du feu ? On peut le faire vers une cour où un eiruv a été établi, et il est permis d’y porter. Ben Beteira dit : On peut le faire même vers une cour où un eiruv n’a pas été établi. Et on peut y transporter tous les ustensiles, et mettre tous les vêtements qu’il peut porter, et s’envelopper de tous les tissus qu’il peut enrouler autour de lui afin de sauver ses biens. Rabbi Yosei dit : On ne peut mettre que dix-huit vêtements à la fois, car il arrive que les gens portent ce nombre de vêtements, mais pas davantage. Cependant, il peut de nouveau mettre ce nombre de vêtements et les porter dehors. Et il peut dire aux autres : Venez et sauvez avec moi.
גְּמָ׳ וְהָא תְּנָא לֵיהּ רֵישָׁא שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת וְתוּ לָא! אָמַר רַב הוּנָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן — בְּבָא לְהַצִּיל, כָּאן — בְּבָא לְקַפֵּל. וּבָא לְהַצִּיל — מַצִּיל אֶת כּוּלָּן. בָּא לְקַפֵּל — אֵינוֹ מְקַפֵּל אֶלָּא מְזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת. רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: אִידֵּי וְאִידֵּי בָּבָא לְקַפֵּל, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן — לְאוֹתָהּ חָצֵר, כָּאן — לְחָצֵר אַחֶרֶת. בָּעֵי רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: פֵּירַשׂ טַלִּיתוֹ, וְקִיפֵּל וְהִנִּיחַ, וְקִיפֵּל וְהִנִּיחַ, מַאי: כְּבָא לְהַצִּיל דָּמֵי, אוֹ כְּבָא לְקַפֵּל דָּמֵי?
GEMARA : La Guemara demande : N’a-t-il pas été enseigné dans la première clause, c’est-à-dire dans la michna précédente, qu’on peut sauver trois repas et pas davantage ? Rav Houna a dit : Ce n’est pas difficile. Cette michna actuelle a permis de sauver une plus grande quantité lorsqu’on vient pour sauver un panier ou un gâteau rond de figues ; celle-là précédente a permis de sauver de la nourriture pour seulement trois repas dans un cas où l’on vient pour ramasser la nourriture. Lorsqu’on vient pour sauver, on peut tout sauver ; lorsqu’on vient pour ramasser, on ne peut ramasser de la nourriture que pour trois repas. Cependant, Rabbi Abba bar Zavda a dit que Rav a dit : Celle-ci comme celle-là se réfèrent à un cas où l’on vient pour ramasser, et ce n’est pas difficile. Cette michna actuelle a permis de sauver une plus grande quantité lorsqu’on déplace les objets dans la même cour ; celle-là, la michna précédente, a permis de sauver de la nourriture pour seulement trois repas lorsqu’on la transfère dans une autre cour. Rav Houna, fils de Rav Yehoshoua, a soulevé un dilemme : Si quelqu’un a étendu son manteau sur le sol et a ramassé et placé des objets dans le manteau, et a ramassé et placé des objets à l’intérieur, quelle est la règle ? Est-il considéré comme quelqu’un qui vient pour sauver ou est-il comme quelqu’un qui vient pour ramasser ?
מִדְּאָמַר רָבָא: אַטְעֲיֵהּ רַב שֵׁיזְבִי לְרַב חִסְדָּא, וּדְרַשׁ: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָבִיא כְּלִי שֶׁהוּא מַחֲזִיק יוֹתֵר מִשָּׁלֹשׁ סְעוּדוֹת, שְׁמַע מִינַּהּ כְּבָא לְהַצִּיל דָּמֵי, וְשַׁפִּיר דָּמֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרָבָא: מַאי טָעוּתָא? אֲמַר לֵיהּ, דְּקָתָנֵי: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָבִיא כְּלִי אַחֵר וְיִקְלוֹט, כְּלִי אַחֵר וִיצָרֵף. כְּלִי אַחֵר הוּא דְּלָא, אֲבָל בְּהָהוּא מָנָא — כַּמָּה דְּבָעֵי מַצִּיל.
La Guemara tente de résoudre le dilemme à partir de ce que Rava a dit : Rav Sheizvi a induit Rav Ḥisda en erreur, et Rav Ḥisda a enseigné (Rabbeinu Ḥananel) une halakha concernant un tonneau qui se brise sur un toit, et a ajouté : Et cela est permis à condition de ne pas apporter un récipient qui contient plus que trois repas. Conclus de cela du fait que Rava a dit que la restriction de Rav Ḥisda quant à la quantité qui peut être sauvée à de la nourriture suffisante pour trois repas est erronée, que celui qui prend une grande quantité en une seule fois est comme quelqu’un qui vient sauver, et il peut bien le faire. Rav Naḥman bar Yitzḥak dit à Rava : Quelle est l’erreur dans la déclaration de Rav Ḥisda ? Peut-être est-ce en réalité interdit. Il lui dit, comme il est enseigné : À condition qu’il n’apporte pas un autre récipient et ne le place pas sur le sol pour recueillir le liquide, un autre récipient et attacher le récipient à côté du toit. Apparemment, c’est un autre récipient qu’on ne peut pas apporter, mais dans ce même récipient, on peut sauver autant qu’on veut, et les Sages n’ont pas fixé de taille maximale pour le récipient.
וְעִיגּוּל שֶׁל דְּבֵילָה כּוּ׳. חֶשְׁבּוֹן מַאי עֲבִידְתֵּיהּ? מֵהֶפְקֵירָא קָזָכוּ? — אָמַר רַב חִסְדָּא: מִדַּת חֲסִידוּת שָׁנוּ כָּאן. אָמַר רָבָא: חֲסִידֵי אַגְרָא דְשַׁבְּתָא שָׁקְלִי?! אֶלָּא אָמַר רָבָא: הָכָא בִּירֵא שָׁמַיִם עָסְקִינַן, וְלָא נִיחָא לֵיהּ דְּלִיתְהֲנֵי מֵאֲחֵרִים, וּבְחִנָּם נָמֵי לָא נִיחָא לֵיהּ דְּלִיטְרַח. וְהָכִי קָאָמַר: וְאִם הָיוּ פִּיקְחִין, דְּיָדְעִי דִּכְהַאי גַּוְונָא לָאו שְׂכַר שַׁבָּת הוּא, עוֹשִׂין עִמּוֹ חֶשְׁבּוֹן לְאַחַר הַשַּׁבָּת.
Et nous avons appris dans la michna qu’il est permis de sauver un gâteau rond de figues sèches d’un incendie, et l’on peut même dire aux autres : Venez et sauvez pour vous-mêmes. Et si les gens qui sauvent avec lui sont avisés, ils font un calcul avec lui après Chabbat. La Guemara s’en étonne : Que vient faire ici la mention d’un calcul ? N’acquièrent-ils pas de la nourriture provenant d’un bien sans propriétaire ? Quel calcul est nécessaire ici ? Tout ce qu’ils sauvent est à eux, et ils n’ont pas besoin de le rendre au propriétaire initial. Rav Ḥisda a dit : On a enseigné ici un trait de piété. Ce sont des gens pieux. Ils veulent rendre les objets à leur propriétaire même s’ils n’y sont pas légalement obligés, et il leur était permis de recevoir un paiement pour leurs efforts. Rava a dit : Et des gens pieux acceptent-ils un paiement pour un travail qu’ils accomplissent pendant Chabbat ? Au contraire, Rava a dit : Ici, nous traitons du cas de quelqu’un qui craint le Ciel, mais n’est pas entièrement pieux. Et il est mal à l’aise de tirer profit du bien d’autrui, et il est aussi mal à l’aise de faire des efforts gratuitement. Et voici ce que la michna dit : Et s’ils sont avisés et savent que dans une telle situation ce n’est pas techniquement un paiement pour Chabbat, et que cela est permis parce qu’ils ne reçoivent qu’une petite partie de la valeur des objets qu’ils ont sauvés, ils peuvent faire un calcul avec lui après Chabbat.
וּלְהֵיכָן מַצִּילִין כּוּ׳. מַאי שְׁנָא הָכָא דְּקָתָנֵי ״לָכֶם״, וּמַאי שְׁנָא הָכָא דְּקָתָנֵי ״עִמִּי״? אָמְרִי: גַּבֵּי מְזוֹנוֹת קָתָנֵי ״לָכֶם״ — מִשּׁוּם דְּלָא קָא חֲזֵי אֶלָּא מְזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת. אֲבָל גַּבֵּי לְבוּשִׁים קָתָנֵי ״עִמִּי״ — מִשּׁוּם דְּקָחֲזֵי לֵיהּ לְכוּלֵּי יוֹמָא.
Nous avons appris dans la michna que l’on peut dire aux autres : Venez et sauvez pour vous-mêmes. Nous avons aussi appris : Et vers où peut-on sauver la nourriture ? Selon le premier tanna, on peut sauver vers une cour dans laquelle un eiruv a été établi. Selon ben Beteira, on peut sauver même vers une cour dans laquelle aucun eiruv n’a été établi. La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il ici, concernant le sauvetage de la nourriture, pour qu’il soit enseigné que l’on peut dire aux autres : Venez et sauvez pour vous-mêmes, et quelle différence y a-t-il ici, concernant le sauvetage des vêtements, pour qu’il soit enseigné que l’on peut dire aux autres : Venez et sauvez avec moi ? La Guemara répond : Concernant la nourriture, il est enseigné : Pour vous-mêmes, parce que seule la nourriture pour trois repas lui convient, et seuls les autres peuvent profiter du reste. Cependant, concernant les vêtements, il est enseigné : Avec moi, parce qu’il lui convient de continuer à sauver des vêtements toute la journée, puisqu’il lui est permis de porter d’autres vêtements.
תָּנוּ רַבָּנַן: לוֹבֵשׁ מוֹצִיא וּפוֹשֵׁט, וְחוֹזֵר וְלוֹבֵשׁ וּמוֹצִיא וּפוֹשֵׁט, וַאֲפִילּוּ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ — דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שְׁמֹנָה עָשָׂר כֵּלִים, וְאֵלּוּ הֵם שְׁמֹנָה עָשָׂר כֵּלִים: מִקְטוֹרֶן, אוּנְקְלֵי, וּפוּנְדָּא, קַלְבּוֹס שֶׁל פִּשְׁתָּן, וְחָלוּק, וְאַפִּילְיוֹן, וּמַעְפּוֹרֶת, וּשְׁנֵי סַפְרֵקִין, וּשְׁנֵי מִנְעָלִים, וּשְׁנֵי אַנְפִּילָאוֹת, וּשְׁנֵי פַּרְגּוֹד, וַחֲגוֹר שֶׁבְּמׇתְנָיו, וְכוֹבַע שֶׁבְּרֹאשׁוֹ, וְסוּדָר שֶׁבְּצַוָּארוֹ.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Si quelqu’un veut sauver des objets d’un incendie et qu’il y a là de nombreux vêtements, il peut les revêtir, et les sortir dehors vers un endroit sûr, et les enlever là-bas, et retourner vers le feu, et revêtir d’autres vêtements, et les sortir et les enlever. Et il peut même faire ainsi toute la journée ; telle est l’opinion de Rabbi Meir. Rabbi Yosei dit : On ne peut revêtir que dix-huit vêtements, et voici les dix-huit vêtements : Un manteau [miktoren], une cape [unkali], un large vêtement porté sur les épaules, et une grande ceinture creuse portée par-dessus les vêtements, un large vêtement de lin [kalbus], et une tunique portée à même la peau, une tunique enveloppée par-dessus, et un fichu sur la tête, et deux courroies, c’est-à-dire des ceintures, et deux chaussures, et deux chaussettes [anpilaot], et deux bottes hautes [pargod], et une ceinture autour des reins par-dessus la tunique, et un chapeau sur la tête, et une écharpe autour du cou.
מַתְנִי׳ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן נַנָּס אוֹמֵר: פּוֹרְסִין עוֹר שֶׁל גְּדִי עַל גַּבֵּי שִׁידָּה תֵּיבָה וּמִגְדָּל שֶׁאָחַז בָּהֶן אֶת הָאוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מְחָרֵךְ. וְעוֹשִׂין מְחִיצָה בְּכׇל הַכֵּלִים, בֵּין מְלֵאִין בֵּין רֵיקָנִים, בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תַּעֲבוֹר הַדְּלֵיקָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר בִּכְלֵי חֶרֶס חֲדָשִׁים מְלֵאִין מַיִם, לְפִי שֶׁאֵין יְכוֹלִין לְקַבֵּל אֶת הָאוּר וְהֵן מִתְבַּקְּעִין וּמְכַבִּין אֶת הַדְּלֵיקָה.
MISHNA:Rabbi Shimon ben Nannas dit : On peut étendre une peau de chèvre humide sur une caisse, un coffre ou une armoire qui ont pris feu, parce que le feu la roussit et ne la brûle pas. Le feu ne brûle pas la peau de chèvre mouillée, mais la roussit seulement, et ce faisant, les récipients en bois sont préservés. Et l’on peut établir une barrière contre le feu avec tous les récipients, pleins comme vides, afin que le feu ne passe pas. Rabbi Yosei interdit d’utiliser de nouveaux récipients en terre cuite remplis d’eau, parce qu’ils ne peuvent pas supporter la chaleur du feu et ils vont éclater et éteindre le feu, et il est interdit de provoquer l’extinction du feu pendant le Shabbat, même indirectement.
גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: טַלִּית שֶׁאָחַז בָּהּ הָאוּר מִצַּד אֶחָד — נוֹתְנִין עָלֶיהָ מַיִם מִצַּד אַחֵר, וְאִם כָּבְתָה — כָּבְתָה. מֵיתִיבִי: טַלִּית שֶׁאָחַז בָּהּ הָאוּר מִצַּד אֶחָד — פּוֹשְׁטָהּ וּמִתְכַּסֶּה בָּהּ, וְאִם כָּבְתָה — כָּבְתָה. וְכֵן סֵפֶר תּוֹרָה שֶׁאָחַז בּוֹ הָאוּר — פּוֹשְׁטוֹ וְקוֹרֵא בּוֹ, וְאִם כָּבָה — כָּבָה.
GUEMARA :Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Si un vêtement a pris feu d’un côté, on peut mettre de l’eau sur son autre côté, et si par conséquent le feu s’éteint, il s’éteint. La Guemara soulève une objection sur la base de la Tosefta suivante : Si un vêtement a pris feu d’un côté, on peut l’étendre et s’en couvrir, et si le feu s’éteint, il s’éteint. De même, si un rouleau de la Torah a pris feu, on peut l’ouvrir et le lire, et si le feu s’éteint, il s’éteint. Apparemment, il est interdit de verser réellement de l’eau, mais on peut accomplir un acte permis qui éteindra incidemment le feu.