קְפִיזֵי שַׁמְכֵי פָרְסָאֵי, וְנִישְׁלוֹק בְּחַמְרָא, וְנַשְׁקְיַיהּ, וְנֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לוֹתְבַהּ אַפָּרָשַׁת דְּרָכִים, וְלַנְקְטַהּ כָּסָא דְחַמְרָא בִּידַהּ, וְלַיְתֵי אִינִישׁ מֵאֲחוֹרַהּ וְלִיבַעֲתַהּ, וְלֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לַיְתֵי בּוּנָא דְכַמּוֹנָא וּבוּנָא דְמוֹרִיקָא וּבוּנָא דְשַׁבְּלִילְתָּא, וְנִישְׁלוֹק בְּחַמְרָא, וְנַשְׁקְיַיהּ, וְנֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לַיְתֵי שִׁיתִּין שִׁיעֵי דְּדַנָּא, וְלַשְׁפְּיַהּ, וְלֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לַיְתֵי פְּשִׁיטְנָא, וְלִישְׁלוֹק בְּחַמְרָא, וְלִשְׁפְּיַהּ, וְנֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לַיְתֵי חַרְנוּגָא דְּהִיגְתָּא רוֹמִיתָא, וְלִיקְלֵי, וְלִיסְּבַהּ בְּשַׁחֲקֵי דְכִיתָּנָא בְּקַיְיטָא וּבְשַׁחֲקֵי דַּעֲמַר גּוּפְנָא בְּסִיתְוָא.
des récipients pleins d’oignons perses, et les faire bouillir dans du vin, et lui en donner à boire. Et nous lui disons : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela n’est pas efficace, faites-la asseoir à un carrefour, et elle doit prendre une coupe de vin dans sa main, et qu’une personne vienne derrière elle, lui fasse peur et lui dise : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela non plus n’est pas efficace, apportez-lui une poignée [buna] de cumin, et une poignée de safran, et une poignée de fenugrec, et faites-les cuire dans du vin, et donnez-lui-en à boire, et dites-lui : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela n’est pas efficace, qu’on apporte soixante sceaux de tonneaux, qu’on les fasse tremper, puis qu’on étale cela sur elle et qu’on lui dise : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela non plus n’est pas efficace, qu’on apporte du pashtina, un type d’herbe, qu’on le fasse bouillir dans du vin, puis qu’on étale cela sur elle et qu’on lui dise : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela n’est pas efficace, qu’on apporte un chardon qui pousse sur des épines romaines et qu’on le brûle, et qu’on place ses cendres dans des chiffons de vêtements en lin en été et dans des chiffons de vêtements en coton en hiver.
וְאִי לָא — לִיכְרֵי שְׁבַע בֵּירֵי, וְלִיקְלֵי בְּהוּ שְׁבִישָׁתָא (יַלְדָּה) דְעׇרְלָה, וְלַינְקְטַהּ כָּסָא דְחַמְרָא בִּידַהּ, וְלוֹקְמַהּ מֵהָא וְלוֹתְבַהּ אַהָא, וְלוֹקְמַהּ מֵהָא וְלוֹתְבַהּ אַהָא, וְאַכֹּל חֲדָא וַחֲדָא לֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לַיְיתֵי סְמִידָא, וְלֵיסְכַהּ מִפַּלְגָא לְתַתַּאי, וְלֵימָא לַהּ: קוּם מִזּוֹבִיךְ. וְאִי לָא — לַיְתֵי בֵּיעֲתָא דְנַעָמִיתָא, וְלִיקְלֵי, וְלִיסְּבַהּ בְּשַׁחֲקֵי דְכִיתָּנָא בְּקַיְיטָא וּבְשַׁחֲקֵי דַעֲמַר גּוּפְנָא בְּסִיתְוָא. וְאִי לָא — לִיפְתַּח לַהּ חָבִיתָא דְחַמְרָא לִשְׁמַהּ. וְאִי לָא — לִנְקִיט שְׂעָרְתָּא דְּמִשְׁתַּכְחָא בִּכְפוּתָא דְּכוּדַנְיָא חִיוָּרְתָּא, אִי נָקְטָה חַד יוֹמָא — פָּסְקָה תְּרֵי יוֹמֵי, וְאִי נָקְטָה תְּרֵי יוֹמֵי — פָּסְקָה תְּלָתָא יוֹמֵי, וְאִי נָקְטָה תְּלָתָא יוֹמֵי — פָּסְקָה לְעוֹלָם.
Et si cela n’est pas efficace, qu’on creuse sept fosses et qu’on y brûle de jeunes pousses de vigne dans celles-ci provenant de vignes qui sont orla, et qu’on mette une coupe de vin dans sa main et qu’on la fasse se lever de cette fosse et l’asseoir dans une autre fosse, et qu’on la fasse se lever de cette fosse et l’asseoir dans cette fosse, et qu’on la fasse se lever de cette fosse et l’asseoir dans cette autre fosse. Et à chaque fois qu’on lui dise : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela n’est pas efficace, qu’on apporte de la farine fine et qu’on la place sur la moitié inférieure de son corps et qu’on lui dise : Cesse d’émettre ton écoulement. Et si cela n’est pas efficace, qu’on apporte un œuf d’autruche et qu’on le brûle, et qu’on mette ses cendres dans des chiffons de lin pendant l’été, et dans des chiffons de coton pendant l’hiver. Et si cela non plus n’est pas efficace, qu’on ouvre un tonneau de vin pour elle, et qu’on le lui fasse boire. Et si cela n’est pas efficace, qu’on tienne un grain d’orge trouvé dans le fumier d’une ânesse blanche. Si elle le tient pendant un jour, son écoulement cessera pendant deux jours ; et si elle le tient pendant deux jours, il cessera pendant trois jours, et si elle le tient pendant trois jours, il cessera pour toujours.
לְיַרְקוֹנָא תְּרֵין בְּשִׁיכְרָא, וּמִיעֲקַר. וְאִי לָא — לַיְיתֵי רֵישָׁא דְשִׁיבּוּטָא דְּמִילְחָא וְלִישְׁלוֹק בְּשִׁיכְרָא, וְלִישְׁתֵּי. וְאִי לָא — לַיְיתֵי מוֹנִינֵי דְקַמְצֵי. וְאִי לֵיכָּא מוֹנִינֵי דְקַמְצֵי — לַיְיתֵי מוֹנִינֵי דִּנְקִירֵי, וְלִיעַיְילֵיהּ לְבֵי בָנֵי וְלִישְׁפְּיֵיהּ. וְאִי לֵיכָּא בֵּי בָנֵי — לוֹקְמֵיהּ בֵּין תַּנּוּרָא לְגוּדָּא. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָרוֹצֶה שֶׁיְּחַמְּמֶנּוּ — יְקַנְּחֶנּוּ בִּסְדִינוֹ. רַב אַחָא בַּר יוֹסֵף חַשׁ בֵּיהּ, עֲבַד לֵיהּ רַב כָּהֲנָא, וְאִיתַּסִּי.
La Guemara déclare : Pour la jaunisse, on doit boire deux des trois ingrédients mentionnés יחד avec de la bière, et l’on devient stérile à cause de cela. La Guemara poursuit la discussion de ce remède : Et si l’on n’a pas ces ingrédients, c’est-à-dire de la gomme d’Alexandrie, du safran et de l’alun, ou si le remède n’a pas fonctionné, qu’on apporte la tête d’un poisson shibuta salé et qu’on la fasse bouillir dans de la bière et qu’on la boive. Et si cela n’est pas efficace, qu’on apporte de la saumure de sauterelles et qu’on la boive. Et si l’on n’a pas de saumure de sauterelles, qu’on apporte de la saumure de petits oiseaux, qu’on entre au bain public et qu’on s’en enduise. Et s’il n’y a pas de bain public, qu’il se tienne entre le four et le mur et qu’il transpire sa maladie. Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui cherche à réchauffer ce malade doit l’envelopper étroitement dans son drap. Rav Aḥa bar Yosef était malade de cette maladie, et Rav Kahana appliqua ce remède pour lui et il guérit.
וְאִי לָא — לַיְתֵי תְּלָתָא קְפִיזִי תַּמְרֵי פָּרְסְיָיתָא, וּתְלָתָא קְפִיזֵי דְקִירָא דְּנִישְׁתְּרוּפֵי, וּתְלָתָא קְפִיזֵי אַהֲלָא תּוֹלְעָנָא, וְלִישְׁלוֹקִינְהוּ בְּשִׁיכְרָא, וְלִישְׁתֵּי. וְאִי לָא — לַיְתֵי עִילָא בַּר חֲמָרָא, וְלִיגַלַּח מְצִיעֲתָא דְרֵישָׁא, וְלִישְׁבּוֹק לֵיהּ דְּמָא מֵאַפּוּתֵיהּ, וְלוֹתְבֵיהּ אַרֵישֵׁיהּ, וְלִיזְדְּהַר מֵעֵינֵיהּ דְּלָא לִיסַּמֵּי לְהוּ. וְאִי לָא — לַיְתֵי רֵישָׁא דְּבַרְחָא דְּמַנַּח בְּכִיבְשָׁא, וְלִישְׁלוֹק בְּשִׁיכְרָא, וְלִישְׁתֵּי. וְאִי לָא — לַיְתֵי דָּבָר אַחֵר חוּטְרָנָא, וְלִיקְרְעֵיהּ, וְלוֹתְבֵיהּ אַלִּיבֵּיהּ. וְאִי לָא — לַיְתֵי כַּרָּתֵי מִכַּבְתְּוָתָא דְּמֵישָׁרֵי.
La Guemara continue : Et si ce remède n’est pas efficace, qu’on apporte trois récipients de dattes perses, et trois récipients de cire fondue [kira], et trois récipients d’aloès rouge, et qu’on les fasse bouillir dans de la bière et qu’on boive cela. Et si ce remède n’est pas efficace, qu’on apporte un ânon, qu’on rase le milieu de sa tête, et qu’on fasse saigner le front de l’âne, et qu’on le place sur sa propre tête. Et il doit prendre garde à ne pas laisser le sang entrer dans ses yeux, de peur qu’il ne l’aveugle. Et si cela n’est pas efficace, qu’on apporte une tête de bélier marinée et qu’on la fasse bouillir dans de la bière et qu’on la boive. Et si cela n’est pas efficace, qu’il apporte autre chose de rayé, c’est-à-dire un porc, qu’il l’ouvre et le place sur son cœur. Et si cela n’est pas efficace, qu’il apporte des poireaux du milieu du rang, qui sont très piquants.
הָהוּא טַיָּיעָא דְּחַשׁ בֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ לְגִינַּאי: שְׁקוֹל גְּלִימַאי וְהַב לִי מֵישָׁרָא דְכַרָּתֵי. יְהַב לֵיהּ וְאַכְלַהּ. אֲמַר לֵיהּ: אוֹשְׁלַן גְּלִימָיךְ וְאֶיגְנֵי בֵּיהּ קַלִּי. אִיכְּרַךְ גְּנָא בֵּיהּ. כַּד אִיחַמַּם וְקָם, נְפַל פּוּרְתָּא פּוּרְתָּא מִינֵּיהּ.
Il est rapporté qu’un certain Arabe était malade de jaunisse. Il dit au jardinier : Prends mon manteau et donne-moi un rang de poireaux en échange. Le jardinier le lui donna et il le mangea. L’Arabe dit au jardinier : Prête-moi ton manteau et j’y dormirai un petit moment. Le jardinier le lui donna et il s’y enveloppa et dormit. Lorsqu’il eut chaud et se leva, des morceaux tombèrent du manteau petit à petit parce que le manteau était devenu très chaud à cause de la sueur de l’Arabe. L’Arabe trompa le jardinier, qui finalement ne reçut rien.
לְיַרְקוֹנָא תְּרֵין בְּשִׁיכְרָא, וּמִיעֲקַר. וּמִי שְׁרֵי? וְהָתַנְיָא, מִנַּיִין לַסֵּירוּס בָּאָדָם שֶׁהוּא אָסוּר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבְאַרְצְכֶם לֹא תַעֲשׂוּ״ — בָּכֶם לֹא תַעֲשׂוּ, דִּבְרֵי רַבִּי חֲנִינָא. הָנֵי מִילֵּי — הֵיכָא דְּקָא מִיכַּוֵּין, הָכָא — מֵעַצְמוֹ הוּא. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָרוֹצֶה שֶׁיְּסָרֵס תַּרְנְגוֹל — יִטּוֹל כַּרְבׇּלְתּוֹ, וּמִסְתָּרֵס מֵאֵלָיו. וְהָאָמַר רַב אָשֵׁי: רָמוּת רוּחָא הוּא דִּנְקִיטָא לֵיהּ. אֶלָּא בְּסָרִיס.
La Guemara a discuté du remède contre la jaunisse, en disant qu’il faut boire deux des ingrédients mentionnés ensemble avec de la bière, et l’on devient stérile à cause de cela. La Guemara demande : Et est-ce permis de provoquer la stérilité ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit que la castration d’un homme est interdite ? Le verset déclare : « Ceux dont les testicules sont meurtris, ou écrasés, ou arrachés, ou coupés, ne seront pas offerts au Seigneur, et vous ne ferez pas cela dans votre pays” (Lévitique 22:24), ce qui signifie que vous ne vous le ferez pas à vous-mêmes ; telle est la déclaration de Rabbi Ḥanina. Apparemment, il est interdit de castrer un homme. La Guemara répond : Cette interdiction s’applique seulement dans un cas où l’on a l’intention de castrer. Ici, dans le traitement de la jaunisse, la stérilité se produit d’elle-même, de façon incidente au traitement. Une preuve est apportée de ce que Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui cherche à castrer un coq doit lui enlever sa crête, et il deviendra castré de lui-même. La castration incidente est permise. La Guemara rejette la preuve. Rav Ashi n’a-t-il pas dit : C’est l’arrogance qu’il affiche lorsqu’il a sa crête, et lorsque la crête est enlevée, il devient abattu et ne procrée plus ? Cependant, il n’est pas réellement castré. Plutôt, apparemment ce remède contre la jaunisse n’est permis que pour quelqu’un qui est déjà castré et pour qui le fait de provoquer la stérilité n’est pas une préoccupation.
וְהָאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:
La Guemara demande : Rabbi Ḥiyya bar Abba n’a-t-il pas dit que Rabbi Yoḥanan a dit :