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מַתְנִי׳ דִּינֵי מָמוֹנוֹת – בִּשְׁלֹשָׁה, גְּזֵילוֹת וַחֲבָלוֹת – בִּשְׁלֹשָׁה, נֶזֶק וַחֲצִי נֶזֶק, תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה – בִּשְׁלֹשָׁה.
MICHNA : Les affaires relevant du droit pécuniaire sont jugées par trois juges. Les affaires concernant le vol et les blessures corporelles sont jugées par trois juges. Les affaires concernant les dommages dont une personne est responsable parce qu’elle-même ou ses biens ont causé le dommage sont également jugées par trois juges. De même, les affaires concernant le paiement de la moitié du dommage, qui est payé dans le cas où un bœuf dont le propriétaire n’a pas été averti qu’il avait encorné plus de deux fois encorne un autre animal (voir Exode 21:35) ; les affaires concernant le paiement du double du principal par un voleur pris en flagrant délit de vol (voir Exode 22:3) ; et les affaires concernant le paiement de quatre ou cinq fois le principal par un voleur qui a abattu ou vendu un bœuf ou un agneau volé (voir Exode 21:37) sont toutes jugées par trois juges.
הָאוֹנֵס וְהַמְפַתֶּה וְהַמּוֹצִיא שֵׁם רַע – בִּשְׁלֹשָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
Les affaires concernant celui qui viole ou celui qui séduit une jeune fille vierge, et doit donc payer au père de la jeune fille cinquante sicles d’argent (voir Deutéronome 22:29, Exode 22:15) ; et les affaires concernant un diffamateur qui affirme faussement que sa femme n’était pas vierge lorsqu’elle l’a épousé, et qui amène de faux témoins attestant qu’elle a commis l’adultère alors qu’elle lui était fiancée et qui doit donc payer au père de la jeune fille cent sicles d’argent ainsi que recevoir des coups de fouet (voir Deutéronome 22:13–19) : Toutes ces affaires sont jugées par trois juges ; telle est la déclaration de Rabbi Meir.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מוֹצִיא שֵׁם רַע – בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בּוֹ דִּינֵי נְפָשׁוֹת.
Et les Rabbins disent : Les affaires concernant un diffamateur sont jugées par un tribunal de vingt-trois juges, qui est le type de tribunal autorisé à juger les affaires passibles de la peine capitale, parce que cette affaire inclut la possibilité de devenir une affaire de peine capitale. Le mari amène des témoins affirmant que sa femme a commis l’adultère. Si elle est reconnue coupable, elle est passible de la peine de mort. Cette peine s’applique aux témoins s’il est révélé qu’ils sont des témoins conspirateurs.
מַכּוֹת בִּשְׁלֹשָׁה. מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ: בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה.
Les affaires concernant la violation d’interdictions qui rendent une personne passible de recevoir des coups de fouet sont jugées par trois juges. Les Sages ont déclaré au nom de Rabbi Yishmaël : Les affaires concernant les coups de fouet sont jugées par vingt-trois juges.
עִיבּוּר הַחֹדֶשׁ – בִּשְׁלֹשָׁה. עִיבּוּר הַשָּׁנָה – בִּשְׁלֹשָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בִּשְׁלֹשָׁה מַתְחִילִין, וּבַחֲמִשָּׁה נוֹשְׂאִין וְנוֹתְנִין, וְגוֹמְרִין בְּשִׁבְעָה. וְאִם גָּמְרוּ בִּשְׁלֹשָׁה – מְעוּבֶּרֶת.
L’intercalation du mois est effectuée par un collège de trois juges. L’intercalation de l’année, c’est-à-dire la décision d’ajouter un mois supplémentaire à l’année lorsque cela est nécessaire, est également décidée par un collège de trois juges ; telle est la déclaration de Rabbi Meir. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Les délibérations commencent avec trois juges, et ils débattent de la question à cinq juges, et ils concluent l’affaire à sept juges, en raison de l’importance de la décision. Et Rabban Shimon ben Gamliel concède que, s’ils ont conclu l’affaire avec seulement trois juges, l’intercalation est valide et c’est une année embolismique.
סְמִיכַת זְקֵנִים וַעֲרִיפַת עֶגְלָה – בִּשְׁלֹשָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּחֲמִשָּׁה. הַחֲלִיצָה וְהַמֵּיאוּנִין – בִּשְׁלֹשָׁה.
Tant l’imposition des mains par les Sages que la rupture de la nuque de la génisse dans un cas où une personne a été retrouvée assassinée et où l’on ne sait pas qui l’a tuée (voir Deutéronome 21:1–9) sont effectuées devant un collège de trois juges ; telle est la déclaration de Rabbi Shimon. Rabbi Yehuda dit : Ces rituels sont effectués devant cinq juges. Tant la ḥalitza, le rituel par lequel le yavam, frère survivant d’un homme marié mort sans fils, libère la yevama, la veuve, de son lien léviratique dans un cas où le yavam ne souhaite pas épouser la yevama (voir Deutéronome 25:5–10), que le refus d’une jeune fille, avant d’atteindre sa majorité, de rester mariée à l’homme auquel sa mère ou son frère l’a mariée, sont accomplis devant un tribunal de trois juges.
נֶטַע רְבָעִי וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁאֵין דָּמָיו יְדוּעִין – בִּשְׁלֹשָׁה. הַהֶקְדֵּשׁוֹת – בִּשְׁלֹשָׁה. הָעֲרָכִין הַמִּטַּלְטְלִים – בִּשְׁלֹשָׁה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד מֵהֶן כֹּהֵן.
La halakha concernant le fruit d’un jeune arbre de quatrième année et la production de la seconde dîme est qu’ils doivent être apportés à Jérusalem et y être consommés. Si cela n’est pas pratique, la production peut être rachetée, et l’argent du rachat apporté à Jérusalem, où il sert à acheter de la nourriture et de la boisson. L’évaluation du fruit d’un jeune arbre de quatrième année ou de la production de la seconde dîme dans les cas où leur valeur n’est pas connue est effectuée par trois juges. L’évaluation des biens consacrés aux fins de rachat est effectuée par trois juges, et les évaluations portant sur des biens meubles (voir Lévitique 27:1–8) sont effectuées par trois juges. Rabbi Yehouda dit : L’un des trois juges doit être un prêtre.
וְהַקַּרְקָעוֹת – תִּשְׁעָה וְכֹהֵן. וְאָדָם – כַּיּוֹצֵא בָּהֶן.
Et l'évaluation d'une terre consacrée est effectuée par neuf juges et, en plus, un prêtre. Et l'évaluation d'une personne aux fins d'un vœu est effectuée de manière similaire à celle de la terre.
דִּינֵי נְפָשׁוֹת – בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה. הָרוֹבֵעַ וְהַנִּרְבָּע – בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָרַגְתָּ אֶת הָאִשָּׁה וְאֶת הַבְּהֵמָה״, וְאוֹמֵר: ״וְאֶת הַבְּהֵמָה תַּהֲרֹגוּ״.
§ Les affaires de droit capital sont jugées par vingt-trois juges. Un animal qui s’est accouplé avec une personne et un animal qui a été l’objet de bestialité sont jugés par vingt-trois juges, comme il est dit : « Et si une femme s’approche de quelque animal que ce soit pour coucher avec lui, tu feras mourir la femme et l’animal » (Lévitique 20:16), et il est dit aussi : « Et si un homme couche avec un animal, il sera mis à mort, et vous tuerez l’animal » (Lévitique 20:15). Dans les cas de bestialité, le verset juxtapose l’exécution de l’animal à l’exécution de la personne, et par conséquent le cas de l’animal est jugé de la même manière que les affaires de droit capital.
שׁוֹר הַנִּסְקָל – בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַשּׁוֹר יִסָּקֵל וְגַם בְּעָלָיו יוּמָת״. כְּמִיתַת בְּעָלִים כָּךְ מִיתַת הַשּׁוֹר. הַזְּאֵב וְהָאֲרִי, הַדּוֹב וְהַנָּמֵר וְהַבַּרְדְּלָס וְהַנָּחָשׁ – מִיתָתָן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל הַקּוֹדֵם לְהוֹרְגָן זָכָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִיתָתָן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה.
De même, un bœuf qui doit être lapidé parce qu’il a tué une personne est jugé par vingt-trois juges, comme il est dit : « Mais si le bœuf avait l’habitude d’encorner auparavant, et que son propriétaire en avait été averti, mais qu’il ne l’a pas surveillé, et qu’il tue un homme ou une femme, le bœuf sera lapidé et son propriétaire aussi sera mis à mort » (Exode 21:29). De ce verset, on déduit que de même que la manière de la mort du propriétaire, telle est la manière de la mort du bœuf. La même halakha s’applique dans le cas d’un loup ou d’un lion, d’un ours ou d’un léopard, ou d’un guépard, ou d’un serpent qui a tué une personne : Leur mort est décrétée par vingt-trois juges. Rabbi Eliezer dit que ces animaux dangereux n’ont pas besoin d’être amenés au tribunal ; au contraire, quiconque les tue le premier accomplit une mitsva. Rabbi Akiva dit : Leur mort est décrétée par vingt-trois juges.
אֵין דָּנִין לֹא אֶת הַשֵּׁבֶט, וְלֹא אֶת נְבִיא הַשֶּׁקֶר, וְלֹא אֶת כֹּהֵן גָּדוֹל, אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד. וְאֵין מוֹצִיאִין לְמִלְחֶמֶת הָרְשׁוּת אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד. אֵין מוֹסִיפִין עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד. אֵין עוֹשִׂין סַנְהֶדְרָיוֹת לַשְּׁבָטִים אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד.
§ Le tribunal juge les affaires concernant une tribu entière qui a péché, ou un faux prophète (voir Deutéronome 18:20–22), ou un Grand Prêtre qui a transgressé une interdiction passible de la peine de mort, uniquement sur la base d’un tribunal de soixante et onze juges, c’est-à-dire le Grand Sanhédrin. Et le roi peut faire sortir la nation pour une guerre facultative, c’est-à-dire une guerre qui n’a pas été ordonnée par la Torah et qui n’est pas une guerre défensive, uniquement sur la base d’un tribunal de soixante et onze juges. Ils peuvent agrandir la ville de Jérusalem ou les cours du Temple uniquement sur la base d’un tribunal de soixante et onze juges. Et ils peuvent nommer un Sanhédrin inférieur de vingt-trois juges pour les tribus uniquement sur la base d’un tribunal de soixante et onze juges.
אֵין עוֹשִׂין עִיר הַנִּדַּחַת, אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד. אֵין עוֹשִׂין עִיר הַנִּדַּחַת בַּסְּפָר, וְלֹא שָׁלֹשׁ, אֲבָל עוֹשִׂין אַחַת אוֹ שְׁתַּיִם.
Une ville peut être désignée comme une ville idolâtre, c’est-à-dire une ville dont tous les habitants pratiquent l’idolâtrie, et par conséquent, selon la loi de la Torah, tous les habitants doivent être mis à mort et la ville doit être détruite (voir Deutéronome 13:13–19), uniquement conformément à la décision d’un tribunal de soixante et onze juges. De plus, le tribunal ne peut pas désigner une ville comme une ville idolâtre si elle est à la frontière, proche des frontières d’Eretz Yisrael, et trois villes adjacentes ne peuvent pas être désignées comme villes idolâtres. Mais le tribunal peut désigner une ville, ou deux villes adjacentes, comme villes idolâtres.
סַנְהֶדְרִין גְּדוֹלָה הָיְתָה שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד, וּקְטַנָּה שֶׁל עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה. מִנַּיִן לַגְּדוֹלָה שֶׁהִיא שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד? שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶסְפָה לִּי שִׁבְעִים אִישׁ מִזִּקְנֵי יִשְׂרָאֵל״, וּמֹשֶׁה עַל גַּבֵּיהֶן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שִׁבְעִים.
§ En ce qui concerne le nombre de juges dans les différents tribunaux, la michna présente un midrash halakhique : le Grand Sanhédrin était composé de soixante et onze juges, et un Sanhédrin inférieur était composé de vingt-trois. D’où est-il déduit que le Grand Sanhédrin était composé de soixante et onze juges ? Comme il est dit : « Assemble-Moi soixante-dix hommes parmi les anciens d’Israël, que tu sais être les anciens du peuple et ses officiers, et amène-les à la Tente d’Assignation, et ils s’y tiendront avec toi » (Nombres 11:16), et avec Moïse à la tête de ce corps, cela fait un total de soixante et onze. Rabbi Yehouda dit : Moïse était bien à la tête du corps, mais il n’est pas compté comme faisant partie du groupe. Par conséquent, un futur Grand Sanhédrin modelé sur ces anciens doit être composé de soixante-dix juges.
וּמִנַּיִן לַקְּטַנָּה שֶׁהִיא שֶׁל עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁפְטוּ הָעֵדָה״, ״וְהִצִּילוּ הָעֵדָה״. עֵדָה שׁוֹפֶטֶת וְעֵדָה מַצֶּלֶת – הֲרֵי כָּאן עֶשְׂרִים.
Et d’où est-il déduit qu’un petit Sanhédrin se compose de vingt-trois juges ? Comme il est dit : « Et l’assemblée jugera entre l’agresseur et le vengeur… et l’assemblée sauvera l’homicide des mains du vengeur » (Nombres 35:24–25). Par conséquent, il doit y avoir une assemblée, composée d’au moins dix juges, qui juge l’accusé et tente de le condamner, et il doit y avoir une assemblée, également composée d’au moins dix juges, qui tente de sauver l’accusé en le déclarant innocent. Ensemble, il y a vingt juges ici.
וּמִנַּיִן לְעֵדָה שֶׁהִיא עֲשָׂרָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַד מָתַי לָעֵדָה הָרָעָה הַזֹּאת״, יָצְאוּ יְהוֹשֻׁעַ וְכָלֵב.
Avant de poursuivre pour déduire l’exigence concernant les trois derniers juges, la michna précise : Et d’où est-il déduit qu’une assemblée se compose d’au moins dix hommes ? Comme il est dit au sujet des espions : « Jusques à quand supporterai-Je cette mauvaise assemblée qui ne cesse de se plaindre de Moi ? » (Nombres 14:27). Il y avait douze espions ; en excluant Josué et Caleb, qui ne se sont pas plaints, il reste dix hommes qui sont appelés : une assemblée. En conséquence, les versets décrivant une assemblée qui cherche à condamner l’accusé et une assemblée qui cherche à l’acquitter totalisent ensemble vingt juges.
וּמִנַּיִן לְהָבִיא עוֹד שְׁלֹשָׁה? מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא תִהְיֶה אַחֲרֵי רַבִּים לְרָעֹת״ שׁוֹמֵעַ אֲנִי שֶׁאֶהְיֶה עִמָּהֶם לְטוֹבָה. אִם כֵּן, לָמָּה נֶאֱמַר ״אַחֲרֵי רַבִּים לְהַטֹּת״? לֹא כְּהַטָּיָיתְךָ לְטוֹבָה הַטָּיָיתְךָ לְרָעָה. הַטָּיָיתְךָ לְטוֹבָה – עַל פִּי אֶחָד, הַטָּיָיתְךָ לְרָעָה – עַל פִּי שְׁנַיִם.
Et d’où est-il déduit qu’il faut ajouter encore trois juges au tribunal ? De l’implication de ce qui est dit : « Tu ne suivras pas la majorité pour condamner » (Exode 23:2), je déduirais de cela que je ne peux pas condamner une personne sur la base d’une majorité, mais que je dois suivre la majorité pour acquitter. Si tel est le cas, pourquoi est-il dit dans le même verset : « Pencher après la majorité, » d’où l’on peut comprendre que l’on suit la majorité dans tous les cas ? Afin de résoudre cette contradiction apparente, il faut expliquer : Ton inclination à suivre la majorité pour acquitter n’est pas comme ton inclination à suivre la majorité pour condamner. Ton inclination à suivre la majorité pour acquitter peut aboutir à un verdict par une majorité d’un juge. Mais ton inclination à suivre la majorité pour condamner un transgresseur doit être par une majorité plus décisive d’au moins deux. Par conséquent, le tribunal doit compter au moins vingt-deux juges.

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