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שֶׁהָיָה חוֹלֶה בָּעֲצֶרֶת. רַב אָשֵׁי אָמַר: מַאי ״וְאָכַלְנוּ וְלָדָהּ שְׁלָמִים בֶּחָג״ דְּקָתָנֵי — חַג הַשָּׁבוּעוֹת.
dans un cas le petit était malade à Chavouot, et ne pouvait donc être apporté à l’autel qu’à la fête suivante. Rav Ashi donna une explication alternative : Que signifie l’énoncé : Et nous avons mangé son petit comme offrande de paix pendant la Fête, qui vient enseigner ? Cela ne fait pas référence à la fête de Souccot, qui est le sens habituel du terme la Fête ; cela fait plutôt référence à la fête de Chavouot. Par conséquent, il n’y a ici absolument aucune difficulté.
וְאִידַּךְ: כֹּל הֵיכָא דְּתָנֵי פֶּסַח, תָּנֵי עֲצֶרֶת.
La Guemara demande : Et que dit l'autre amora, Rav Zevid, à ce sujet ? Il soutient que partout où le tannaenseigne une halakha concernant Pessa'h en employant le terme Pesaḥ, il enseigne la halakha concernant Shavouot en employant le terme Atzaret, et non le terme Ḥag. Dans un tel contexte, le terme Ḥag est réservé exclusivement à Soukkot.
אָמַר רָבָא: כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עָלָיו שְׁלֹשָׁה רְגָלִים, בְּכׇל יוֹם וָיוֹם עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. מֵיתִיבִי: אֶחָד בְּכוֹר, וְאֶחָד כׇּל הַקֳּדָשִׁים, כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עֲלֵיהֶם שָׁנָה בְּלֹא רְגָלִים, רְגָלִים בְּלֹא שָׁנָה — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״.
Rava a dit : Une fois que trois Fêtes sont passées, chaque jour il transgresse l’interdiction : Tu ne tarderas pas. La Guemara soulève une objection à partir de ce qui est enseigné dans la baraita suivante : Dans le cas d’un premier-né animal et de tous les animaux consacrés, une fois qu’une année s’est écoulée sans trois Fêtes, ou que trois Fêtes sont passées sans qu’une année se soit écoulée, le propriétaire transgresse l’interdiction : Tu ne tarderas pas.
וְהַאי מַאי תְּיוּבְתֵּיהּ? אָמַר רַב כָּהֲנָא: מַאן דְּקָא מוֹתֵיב — שַׁפִּיר קָא מוֹתֵיב: מִכְּדֵי תַּנָּא אַלָּאוֵי קָא מְהַדַּר, לִיתְנֵי: בְּכׇל יוֹם וָיוֹם עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״.
La Guemara exprime d’abord son étonnement face à la question elle-même : Quelle est cette objection ? Quelle est la comparaison entre cette décision et la déclaration de Rava ? Rav Kahana a dit : Celui qui soulève une objection ici soulève une objection valable, et c’est ainsi qu’il faut comprendre la question. Puisque le tanna de la baraitacherche des interdictions à ajouter, et qu’il montre que l’interdiction s’applique dans des cas supplémentaires, alors, si Rava a raison, que le tanna de la baraitaenseigne qu’une fois que trois Fêtes sont passées, il transgresse l’interdiction : Tu ne tarderas pas, chaque jour.
וְאִידַּךְ — תַּנָּא לְמִיקְבְּעֵיהּ בְּלָאו קָא מְהַדַּר, בְּלָאוֵי יְתֵירִי לָא קָא מְהַדַּר.
Et comment l'autreamora, Rava, explique-t-il la baraita ? Il comprend que le tanna essaie d'établir l'action seulement comme soumise à une interdiction, c'est-à-dire qu'il souhaite simplement fixer les paramètres de l'interdiction ; mais une fois que l'action est établie comme interdite, il ne cherche pas d'interdictions supplémentaires.
גּוּפָא: אֶחָד בְּכוֹר וְאֶחָד כׇּל הַקֳּדָשִׁים, כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עֲלֵיהֶם שָׁנָה בְּלֹא רְגָלִים, רְגָלִים בְּלֹא שָׁנָה — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. בִּשְׁלָמָא רְגָלִים בְּלֹא שָׁנָה מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, אֶלָּא שָׁנָה בְּלֹא רְגָלִים הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
La Guemara poursuit l’examen de la question elle-même, c’est-à-dire la baraita citée plus haut, qui énonçait : Dans le cas de tant un premier-né animal que tous les animaux consacrés, une fois qu’une année s’est écoulée, même si trois Fêtes ne se sont pas écoulées, ou une fois que trois Fêtes se sont écoulées, même si une année entière ne s’est pas écoulée, le propriétaire transgresse l’interdiction : Tu ne tarderas pas. Soit, il est possible d’avoir trois Fêtes sans une année ; tu le constates parce que trois Fêtes peuvent passer en une demi-année, entre Pessa'h et Souccot. Mais une année sans trois Fêtes, dans quelles circonstances peut-on trouver ce cas ? Comment une année peut-elle passer sans que trois Fêtes passent également ?
הָנִיחָא לְמַאן דְּאִית לֵיהּ כְּסִדְרָן, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ. אֶלָּא לְמַאן דְּלֵית לֵיהּ כְּסִדְרָן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
La Guemara clarifie la question : Cela s’explique bien selon celui qui est d’avis que l’on transgresse l’interdiction de retarder seulement si les trois Fêtes sont passées dans leur ordre approprié. Vous pouvez trouver une année sans trois Fêtes dans leur ordre approprié, par exemple si quelqu’un a fait son vœu peu avant Chavouot, auquel cas l’année se terminera avant Chavouot de l’année suivante, mais trois Fêtes dans l’ordre ne se seront pas écoulées avant Souccot de la troisième année. Mais selon celui qui n’est pas d’avis que les trois Fêtes doivent être dans leur ordre approprié, dans quelles circonstances pouvez-vous trouver ce cas d’une année sans trois Fêtes ?
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּשָׁנָה מְעוּבֶּרֶת. דְּתַנְיָא: ״שָׁנָה תְּמִימָה״, רַבִּי אוֹמֵר: מוֹנֶה שְׁלֹשׁ מֵאוֹת וְשִׁשִּׁים וַחֲמִשָּׁה יוֹם כְּמִנְיָן יְמוֹת הַחַמָּה,
La Guemara clarifie de nouveau : Soit, selon Rabbi Yehuda HaNasi, on trouve une année sans trois Fêtes dans une année embolismique, comme cela a été enseigné dans une baraita : Dans le cas des maisons des villes entourées de murailles, au sujet desquelles un propriétaire ne dispose que d’une seule année pour racheter sa maison s’il la vend, après quoi elle devient la possession permanente de l’acheteur, le verset déclare : « Et si elle n’est pas rachetée dans l’espace d’une année entière » (Lévitique 25:30). Comment l’année est-elle déterminée ? Rabbi Yehuda HaNasi dit : On compte 365 jours, selon le nombre des jours d’une année solaire, et non l’année lunaire habituelle, c’est pourquoi elle est appelée une année entière.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מוֹנֶה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ מִיּוֹם לְיוֹם, וְאִם נִתְעַבְּרָה שָׁנָה — נִתְעַבְּרָה לוֹ. מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ לְרַבִּי דְּאַקְדְּשַׁהּ בָּתַר חַג הַמַּצּוֹת, דְּכִי מְטָא שִׁילְהֵי אֲדָר בָּתְרָאָה — שָׁנָה מַלְיָא, רְגָלִים לָא מְלוּ. אֶלָּא לְרַבָּנַן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
Et les Rabbins sont en désaccord et disent : On compte douze mois de date à date, depuis la date de la vente jusqu’à cette même date douze mois plus tard, et si c’est une année embolismique avec un mois ajouté, le mois intercalaire est au bénéfice du vendeur, c’est-à-dire qu’il dispose de treize mois pour racheter sa maison. Vous pouvez trouver une année sans trois Fêtes selon Rabbi Yehuda HaNasi. Comment cela ? C’est possible dans un cas où quelqu’un a consacré l’animal après la fête de Pessa'h, de sorte que lorsqu’il atteint la fin du deuxième mois de Adar dans une année embolismique, l’année est achevée, mais les Fêtes ne sont pas encore achevées, car la troisième Fête est encore à venir. Mais selon les Sages, dans quelles circonstances peut-on trouver ce cas d’une année sans trois Fêtes ?
כִּדְתָנֵי רַב שְׁמַעְיָה: עֲצֶרֶת פְּעָמִים חֲמִשָּׁה, פְּעָמִים שִׁשָּׁה, פְּעָמִים שִׁבְעָה. הָא כֵּיצַד? שְׁנֵיהֶן מְלֵאִין — חֲמִשָּׁה, שְׁנֵיהֶן חֲסֵרִין — שִׁבְעָה, אֶחָד מָלֵא וְאֶחָד חָסֵר — שִׁשָּׁה.
La Guemara répond : Comme Rav Shemaya l’a enseigné dans une baraita : Chavouot tombe parfois le cinquième de Sivan, parfois le sixième de Sivan, et parfois le septième. Comment cela ? Si les deux mois de Nissan et d’Iyar sont pleins, de trente jours chacun, la fête de Chavouot, célébrée cinquante jours après le deuxième jour de Pessa'h, tombe le cinquième de Sivan ; si les deux mois sont courts, de vingt-neuf jours chacun, elle tombe le septième de Sivan ; et si l’un d’eux est plein et l’autre est court, elle tombe le sixième de Sivan. Selon cet avis, si les deux mois étaient pleins et que la fête de Chavouot tombait le cinquième jour de Sivan, et que quelqu’un faisait son vœu le lendemain de Chavouot, c’est-à-dire le sixième de Sivan, et que l’année suivante les deux mois étaient courts, de sorte que la fête de Chavouot tombait le septième de Sivan, une année entière se serait écoulée sans trois Fêtes.
וּמַאן תַּנָּא דִּפְלִיג עֲלֵיהּ דְּרַב שְׁמַעְיָה — אֲחֵרִים הִיא. דְּתַנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: אֵין בֵּין עֲצֶרֶת לַעֲצֶרֶת, אֵין בֵּין רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה, אֶלָּא אַרְבָּעָה יָמִים בִּלְבַד. וְאִם הָיְתָה שָׁנָה מְעוּבֶּרֶת — חֲמִשָּׁה.
La Guemara commente : Et qui est le tanna qui est en désaccord avec Rav Shemaya et dit qu’une année a un nombre fixe de jours ? C’est Aḥerim, comme cela a été enseigné dans une baraita : Aḥerim disent : La différence entre Shavouot d’une année et Shavouot de l’année suivante, et de même, entre Roch Hachana d’une année et Roch Hachana de l’année suivante, n’est que de quatre jours de la semaine. Une année lunaire compte 354 jours, répartis en douze mois alternés, six mois de trente jours et six mois de vingt-neuf jours. Par conséquent, chaque année compte cinquante semaines et quatre jours. Et si c’était une année embolismique, auquel cas l’année est composée de 383 jours, soit cinquante-quatre semaines et cinq jours, il y a une différence de cinq jours entre elles.
בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: יוֹרֵשׁ, מַהוּ בְּ״בַל תְּאַחֵר״? ״כִּי תִדּוֹר נֶדֶר״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לָא נְדַר, אוֹ דִלְמָא: ״וּבָאתָ שָּׁמָּה וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״, וְהָא מִיחַיַּיב.
§ Rabbi Zeira demande : Dans le cas d’un héritier, quelle est la halakha concernant l’interdiction de : Tu ne tarderas pas ? Autrement dit, un héritier transgresse-t-il l’interdiction de retarder un vœu formulé par son père ? La Guemara explique les deux aspects de la question : Est-ce parce que le Miséricordieux déclare dans la Torah : « Lorsque tu feras un vœu au Seigneur ton Dieu, tu ne tarderas pas à l’acquitter » (Deutéronome 23:22), et celui-ci, l’héritier, n’a pas fait de vœu ? Ou peut-être l’essence de la mitsva est-elle comme il est dit : « Et là vous viendrez ; et là vous apporterez vos holocaustes et vos sacrifices » (Deutéronome 12:5–6), et celui-ci, l’héritier, est tenu de venir et d’apporter les offrandes de son père.
תָּא שְׁמַע: דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא — ״מֵעִמָּךְ״, פְּרָט לְיוֹרֵשׁ.
Viens et entends une réponse à cela, comme l’a enseigné Rabbi Ḥiyya dans une baraita qui dit : Le verset déclare : « Car l’Éternel, ton Dieu, ne manquera pas de l’exiger de toi » (Deutéronome 23:22), ce qui est interprété comme signifiant : À l’exclusion d’un héritier. Cela enseigne qu’un héritier ne transgresse pas l’interdiction de retarder un vœu fait par son père.
וְהַאי ״מֵעִמָּךְ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ, זֶה לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה! קְרִי בֵּיהּ ״עִמָּךְ״, וּקְרִי בֵּיהּ ״מֵעִמָּךְ״.
La Guemara demande : Mais cette expression « de toi » est nécessaire pour enseigner une autre halakha, à savoir que l’on transgresse l’interdiction de retarder même en ce qui concerne les glanures, les gerbes oubliées et la production du coin de son champ. La Guemara répond : Rabbi Ḥiyya a dérivé deux halakhot de ce mot. Il a lu dans le verset : « avec toi [imakh] », qu’il a interprété comme venant inclure les glanures, les gerbes oubliées et la production du coin du champ dans l’interdiction, et il a lu dans le verset : « de toi [me’imakh] », la lettre supplémentaire mem venant exclure un héritier.
בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: אִשָּׁה, מַה הִיא בְּ״בַל תְּאַחֵר״? מִי אָמְרִינַן: הָא לָא מִיחַיְּיבָא בִּרְאִיָּה, אוֹ דִלְמָא הָא אִיתַהּ בְּשִׂמְחָה?
§ Rabbi Zeira pose une autre question sur ce sujet : Dans le cas d’une femme qui a fait un vœu, quelle est la halakhaconcernant l’interdiction : Tu ne tarderas pas ? La Guemara explique : Disons-nous que, puisqu’elle n’est pas tenue de paraître au Temple lors des fêtes de pèlerinage, car cette obligation est une mitsva positive dépendante du temps, dont les femmes sont exemptées, elle ne transgresse pas non plus si elle tarde à apporter son offrande ? Ou peut-être, puisqu’elle est tenue à la mitsva de réjouissance pendant une fête, devrait-elle aussi être tenue à certaines des autres mitsvot liées à ce jour ?
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְתִיפּוֹק לֵיהּ דְּהָא אִיתַהּ בְּשִׂמְחָה. וּמִי אָמַר אַבָּיֵי הָכִי? וְהָאָמַר אַבָּיֵי: אִשָּׁה — בַּעֲלָהּ מְשַׂמְּחָהּ! לִדְבָרָיו דְּרַבִּי זֵירָא קָאָמַר.
Abaye lui dit : Déduis cela du fait qu’elle est elle aussi tenue par la mitsva de réjouissance lors d’une fête. La Guemara demande : Et Abaye a-t-il vraiment dit cela, qu’une femme est tenue de se réjouir lors d’une fête ? Mais Abaye n’a-t-il pas dit : Quant à la femme, son mari doit la réjouir lors d’une fête ? Cela signifie que l’obligation ne repose pas sur la femme, mais sur son mari. La Guemara répond : Abaye a formulé son opinion conformément à la déclaration de Rabbi Zeira. Rabbi Zeira soutient que les femmes sont tenues par une mitsva positive de se réjouir lors d’une fête. Puisque, selon l’opinion de Rabbi Zeira, elles sont tenues par la mitsva de réjouissance lors d’une fête, elles sont également soumises à l’interdiction : Tu ne tarderas pas.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּכוֹר, מֵאֵימָתַי מוֹנִין לוֹ שָׁנָה? אַבָּיֵי אָמַר: מִשָּׁעָה שֶׁנּוֹלַד, רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: מִשָּׁעָה שֶׁנִּרְאָה לְהַרְצָאָה.
§ Un dilemme fut soulevé devant les Sages : dans le cas d’un premier-né animal, à partir de quand commence-t-on à compter une année en ce qui concerne l’interdiction de retarder ? Abaye dit : On compte à partir du moment de sa naissance. Rav Aḥa bar Ya’akov dit : On compte à partir du moment où il est apte à l’agrément, c’est-à-dire à partir de son huitième jour, lorsqu’il est apte à être apporté comme offrande, comme cela est explicitement indiqué dans la Torah (voir Lévitique 22:27).
וְלָא פְּלִיגִי: הָא בְּתָם,
La Guemara commente : Les deux Sages ne sont pas en désaccord. Celui-ci, Rav Aḥa bar Ya’akov, qui a dit que l’on compte à partir du moment où l’animal est apte à l’apaisement, parle d’un premier-né sans défaut, qui doit être amené à l’autel pour être sacrifié.

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