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זוֹ בֵּירָם.
C'est la ville appelée Biram.
מַאי גּוֹלָה? אָמַר רַב יוֹסֵף: זוֹ פּוּמְבְּדִיתָא. מַאי כִּמְדוּרַת הָאֵשׁ? תָּנָא: כׇּל אֶחָד וְאֶחָד נוֹטֵל אֲבוּקָה בְּיָדוֹ וְעוֹלֶה לְרֹאשׁ גַּגּוֹ.
§ La michna a enseigné : Il agitait la torche d’avant en arrière et de haut en bas, jusqu’à ce qu’il voie toute la Diaspora devant lui allumée comme un grand brasier. La Guemara demande : Quel est, dans ce contexte, le sens du terme Diaspora, qui ne peut certainement pas désigner toute la Diaspora à travers le monde ? Rav Yossef a dit : Cela fait référence à la ville de Pumbedita en Babylonie. La Guemara demande en outre : Quel est le sens de l’expression : Comme un grand brasier ? Il est enseigné dans une baraita : Chacun et tous prenaient une torche à la main et montaient au sommet de leur toit et l’allumaient. De cette manière, toute la ville présentait l’apparence d’un grand brasier.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף חָרִים וּכְיָיר וּגְדֹר וְחַבְרוֹתֶיהָ. אִיכָּא דְּאָמְרִי: בֵּינֵי וּבֵינֵי הֲווֹ קָיְימִי. אִיכָּא דְּאָמְרִי: לְהָךְ גִּיסָא דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל הֲווֹ קָיְימִי. מָר חָשֵׁיב דְּהַאי גִּיסָא, וּמָר חָשֵׁיב דְּהַאי גִּיסָא.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Elazar dit : Des torches étaient aussi allumées à Ḥarim, et Kayar et Geder, ainsi que dans les lieux voisins. Il y a ceux qui disent que les lieux ajoutés par Rabbi Shimon ben Elazar se trouvent entre les lieux mentionnés dans la michna, tandis qu’il y a ceux qui disent qu’ils se trouvent de l’autre côté d’Eretz Yisrael, du côté le plus proche de Babylone. Le Sage dans la michna énumère les lieux situés d’un côté d’Eretz Yisrael, tandis que le Sage dans la baraita énumère les lieux situés de l’autre côté.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בֵּין כׇּל אַחַת וְאַחַת שְׁמוֹנֶה פַּרְסָאוֹת. כַּמָּה הָווּ לְהוּ? תְּלָתִין וְתַרְתֵּין, וְהָא הָאִידָּנָא טוּבָא הָווּ! אָמַר אַבָּיֵי: אִסְתַּתּוֹמֵי אִסְתַּתּוּם לְהוּ דַּרְכֵי.
Rabbi Yoḥanan a dit : Entre chacune et chacune des stations il y avait une distance de huit parasanges. La Guemara demande : Combien de parasanges cela fait-il au total ? Trente-deux parasanges. La Guemara demande en outre : N’est-ce pas que la distance entre le mont des Oliviers et Beit Baltin aujourd’hui est bien plus grande que trente-deux parasanges ? Abaye a dit : Les routes directes ont été bloquées, et c’est pourquoi, de nos jours, les gens doivent emprunter des routes indirectes, ce qui allonge considérablement le trajet.
דִּכְתִיב: ״לָכֵן הִנְנִי שָׂךְ אֶת דַּרְכֵּךְ בַּסִּירִים״, רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר מֵהָכָא, דִּכְתִיב: ״נְתִיבוֹתַי עִוָּה״.
La Guemara fournit une source à cette affirmation. Comme il est écrit : « C’est pourquoi voici, je barrerai ton chemin avec des épines, et j’élèverai un mur contre elle, afin qu’elle ne trouve pas ses sentiers » (Osée 2:8). Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Cela est déduit d’ici, comme il est écrit : « Il a rendu mes sentiers tortueux » (Lamentations 3:9), ce qui indique qu’au cours de l’exil, les routes sont devenues plus longues.
מַתְנִי׳ חָצֵר גְּדוֹלָה הָיְתָה בִּירוּשָׁלַיִם וּבֵית יַעְזֵק הָיְתָה נִקְרֵאת, וּלְשָׁם כׇּל הָעֵדִים מִתְכַּנְּסִין. וּבֵית דִּין בּוֹדְקִין אוֹתָם שָׁם. וּסְעוּדוֹת גְּדוֹלוֹת עוֹשִׂין לָהֶם, בִּשְׁבִיל שֶׁיְּהוּ רְגִילִין לָבֹא.
MICHNA :Il y avait une grande cour à Jérusalem, appelée Beit Ya’zek. Et là, tous les témoins qui venaient témoigner au sujet de la nouvelle lune se rassemblaient, et le tribunal de soixante et onze juges les examinait là. Et ils leur préparaient de grands festins, afin qu’ils soient disposés et habitués à venir et à présenter leur témoignage.
בָּרִאשׁוֹנָה לֹא הָיוּ זָזִין מִשָּׁם כׇּל הַיּוֹם. הִתְקִין רַבָּן גַּמְלִיאֵל הַזָּקֵן שֶׁיְּהוּ מְהַלְּכִין אַלְפַּיִם אַמָּה לְכׇל רוּחַ.
Au début, lorsque des témoins arrivaient pendant le Chabbat d’un endroit éloigné, ils ne bougeaient pas de là de toute la journée, car ils avaient quitté leur limite de Chabbat, et il leur était par conséquent interdit de marcher à plus de quatre coudées dans quelque direction que ce soit une fois leur mission accomplie. Craignant que cette limitation ne décourage les témoins de venir, Rabban Gamliel l’Ancien institua que les témoins soient autorisés à marcher deux mille coudées dans chaque direction.
וְלֹא אֵלּוּ בִּלְבַד, אֶלָּא אַף חֲכָמָה הַבָּאָה לְיַילֵּד, וְהַבָּא לְהַצִּיל מִן הַדְּלֵיקָה וּמִן הַגַּיִיס וּמִן הַנָּהָר וּמִן הַמַּפּוֹלֶת — הֲרֵי אֵלּוּ כְּאַנְשֵׁי הָעִיר, וְיֵשׁ לָהֶם אַלְפַּיִם לְכׇל רוּחַ.
La michna continue : Et non seulement ces témoins reçoivent deux mille coudées depuis leur nouvel emplacement, mais cela s’applique aussi à une sage-femme qui vient pour pratiquer un accouchement, et à celui qui vient secourir des Juifs d’un incendie, d’une invasion de troupes gentiles, d’une rivière en crue, ou de l’effondrement d’un bâtiment. Tous ceux-ci sont considérés comme les habitants de la ville où ils arrivent, et, par conséquent, ils ont deux mille coudées dans chaque direction.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״בֵּית יַעְזֵק״ תְּנַן, אוֹ ״בֵּית יָזֵק״ תְּנַן? ״בֵּית יַעְזֵק״ תְּנַן — לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא הוּא, דִּכְתִיב: ״וַיְעַזְּקֵהוּ וַיְסַקְּלֵהוּ״, אוֹ דִלְמָא ״בֵּית יָזֵק״ תְּנַן — לִישָּׁנָא דְצַעֲרָא הוּא, כְּדִכְתִיב: ״וְהוּא אָסוּר בָּאזִיקִּים״?
GUEMARA :Un dilemme fut soulevé devant les Sages : quelle est la lecture correcte de la michna ? Avons-nous appris : Beit Ya’zek, ou avons-nous appris : Beit Yazek ? La Guemara explique la différence entre ces deux versions. Avons-nous appris : Beit Ya’zek, qui est un terme noble, indiquant que c’était un bel endroit où les témoins vivaient une expérience agréable, comme il est écrit : « Et il la creusa [vaye’azzekehu] et la débarrassa des pierres » (Isaïe 5:2), ce qui montre que la racine a-z-k dénote une amélioration ? Ou peut-être avons-nous appris : Beit Yazek, qui est un terme de détresse, reflétant le fait que les témoins qui y arrivaient pendant Chabbat n’avaient pas le droit de bouger de là toute la journée, comme il est écrit : « Et il fut lié avec des chaînes [bazikim] » (Jérémie 40:1).
אָמַר אַבָּיֵי, תָּא שְׁמַע: סְעוּדוֹת גְּדוֹלוֹת הָיוּ עוֹשִׂין לָהֶם שָׁם, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ רְגִילִים לָבוֹא. דִּלְמָא תַּרְתֵּי הֲווֹ עָבְדִי בְּהוּ.
Abaye dit : Viens et écoute la michna : On leur préparait là de grands festins, afin qu’ils s’habituent à venir et à présenter leur témoignage. Cela indique que les témoins étaient bien accueillis, conformément au nom Beit Ya’zek. La Guemara rejette cet argument : Peut-être faisait-on deux choses pour eux, c’est-à-dire qu’on leur fournissait des festins, mais qu’on limitait aussi leurs déplacements. Par conséquent, il n’y a pas de preuve tirée de la michna pour cette version du nom.
מַתְנִי׳ כֵּיצַד בּוֹדְקִין אֶת הָעֵדִים? זוּג שֶׁבָּא רִאשׁוֹן — בּוֹדְקִין אוֹתוֹ רִאשׁוֹן. וּמַכְנִיסִין אֶת הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶן, וְאוֹמְרִין לוֹ, אֱמוֹר כֵּיצַד רָאִיתָ אֶת הַלְּבָנָה: לִפְנֵי הַחַמָּה, אוֹ לְאַחַר הַחַמָּה? לִצְפוֹנָהּ, אוֹ לִדְרוֹמָהּ? כַּמָּה הָיָה גָּבוֹהַּ, וּלְאַיִן הָיָה נוֹטֶה, וְכַמָּה הָיָה רָחָב. אִם אָמַר לִפְנֵי הַחַמָּה — לֹא אָמַר כְּלוּם.
MISHNA :Comment examinent-ils les témoins qui viennent témoigner au sujet de la nouvelle lune ? Ils les traitent dans l’ordre, de sorte que la paire de témoins qui arrive la première est examinée la première. On fait entrer le plus important des deux témoins, et on lui dit : Dis comment tu as vu la lune. Était-elle devant le soleil ou derrière le soleil ? Au nord de celui-ci ou au sud ? À quelle hauteur était la lune au-dessus de l’horizon, et de quel côté penchait-elle ? Et quelle largeur avait-elle ? Si, par exemple, il a dit qu’il a vu la lune devant le soleil, il n’a rien dit de substantiel, car cela est impossible et, par conséquent, soit il se trompe, soit il ment.
וְאַחַר כָּךְ הָיוּ מַכְנִיסִין אֶת הַשֵּׁנִי וּבוֹדְקִין אוֹתוֹ. אִם נִמְצְאוּ דִּבְרֵיהֶם מְכֻוּוֹנִים — עֵדוּתָן קַיֶּימֶת. וּשְׁאָר כׇּל הַזּוּגוֹת, שׁוֹאֲלִין אוֹתָן רָאשֵׁי דְבָרִים. לֹא שֶׁהָיוּ צְרִיכִים לָהֶם, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא יֵצְאוּ בְּפַחֵי נֶפֶשׁ, בִּשְׁבִיל שֶׁיְּהוּ רְגִילִים לָבוֹא.
Et après qu’ils ont fini d’entendre le témoignage du premier témoin, ils font entrer le second témoin et l’interrogent de manière semblable. Si leurs déclarations concordent, leur témoignage est accepté et le tribunal sanctifie la Nouvelle Lune. Et ensuite le tribunal interroge toutes les autres paires de témoins sur certaines questions générales, sans approfondir tous les détails. Ils font cela non parce qu’ils ont besoin du témoignage supplémentaire, mais afin que les témoins ne repartent pas déçus, et afin que les témoins s’habituent à venir témoigner et n’hésitent pas à venir la fois suivante, lorsqu’ils pourraient être nécessaires.
גְּמָ׳ הַיְינוּ לִפְנֵי הַחַמָּה, הַיְינוּ לִצְפוֹנָהּ; הַיְינוּ לְאַחַר הַחַמָּה, הַיְינוּ לִדְרוֹמָהּ! אָמַר אַבָּיֵי: פְּגִימָתָהּ — לִפְנֵי הַחַמָּה, אוֹ לְאַחַר הַחַמָּה? אִם אָמַר לִפְנֵי הַחַמָּה — לָא אָמַר כְּלוּם.
GUEMARA : La Guemara demande : Devant le soleil, c’est la même chose que à son nord, et derrière le soleil, c’est la même chose que à son sud. Pourquoi le tribunal poserait-il aux témoins ces deux séries de questions ? Abaye a dit : La première question ne se rapporte pas à la position de la lune par rapport au soleil, mais au côté concave de la lune, à savoir s’il était devant le soleil, tourné vers lui, ou derrière le soleil, tourné à l’opposé de lui. S’il a dit qu’il était devant le soleil, il n’a rien dit.
דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״הַמְשֵׁל וָפַחַד עִמּוֹ עוֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו״, מֵעוֹלָם לֹא רָאֲתָה חַמָּה פְּגִימָתָהּ שֶׁל לְבָנָה, וְלֹא פְּגִימָתָהּ שֶׁל קֶשֶׁת. פְּגִימָתָהּ שֶׁל לְבָנָה — דְּחָלְשָׁה דַּעְתַּהּ. פְּגִימָתָהּ שֶׁל קֶשֶׁת — דְּלָא לֵימְרוּ עוֹבְדֵי הַחַמָּה
Comme l’a dit Rabbi Yoḥanan : quel est le sens de ce qui est écrit : « La domination et la crainte sont avec Lui, Il fait la paix dans Ses hauteurs » (Job 25:2) ? Cela signifie que le soleil n’a jamais vu le côté concave de la nouvelle lune, ni n’a jamais vu le côté concave d’un arc-en-ciel, tous deux étant toujours tournés à l’opposé du soleil. Il n’a jamais vu le côté concave de la lune, car la lune serait affligée par un sentiment d’insuffisance si son côté concave faisait face au soleil. Par conséquent, le soleil ne voit que la pleine rondeur de son côté convexe. Ainsi, Il fait la paix dans Ses hauteurs entre le soleil et la lune. En outre, le soleil n’a jamais vu le côté concave d’un arc-en-ciel, afin que les adorateurs du soleil ne disent pas, comme si le soleil était un dieu,

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