בִּמְרוּבֶּה. מְנָא יָדְעִי?
avec peu de personnes inscrites pour celui-ci, de sorte que chaque personne reçoive une portion importante de l’offrande. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’apporter une offrande de paix de Festival ni un couperet. La Guemara remet en question cette réponse : Comment les propriétaires savent-ils déjà le treizième jour que seul un petit nombre de personnes sera inscrit pour l’agneau pascal ? Peut-être que davantage de personnes s’inscriront pour l’offrande avant qu’elle ne soit abattue, auquel cas nous devrions supposer que le couperet a été immergé, car il pourrait être nécessaire d’apporter une offrande de paix de Festival avec l’agneau pascal.
וְאֶלָּא שֶׁבָּא בְּטוּמְאָה. סוֹף סוֹף, מְנָא יָדְעִי?
Au contraire, il faut dire que nous parlons d’un agneau pascal qui est venu dans un état d’impureté rituelle, auquel cas on n’apporte pas d’offrande de paix de fête et, par conséquent, il n’y a pas besoin de couperet. La Guemara demande : En fin de compte, comment les propriétaires savent-ils déjà le treizième, lorsqu’ils immergent leurs couteaux, que l’agneau pascal sera offert en impureté rituelle, de sorte qu’ils n’ont pas besoin d’immerger leurs couperets ? Peut-être se révélera-t-il que la majorité de la communauté est rituellement pure.
דְּמִית נָשִׂיא. דְּמִית נָשִׂיא אֵימַת? אִילֵּימָא דְּמִית בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר — סַכִּין לְמָה לִי דְּמַטְבְּלֵיהּ? וְאֶלָּא דְּמִית בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר. מַאי שְׁנָא סַכִּין דְּמַטְבֵּיל, וּמַאי שְׁנָא קוֹפִיץ דְּלָא מַטְבֵּיל לֵהּ?
La Guemara répond que nous parlons d’une situation où le Nasi est mort, auquel cas tout Israël doit se rendre rituellement impur afin de participer à son enterrement. La Guemara demande : Quand le Nasi est-il mort ? Si tu dis qu’il est mort le treizième et que tout le monde est devenu rituellement impur en conséquence, pourquoi ai-je besoin d’immerger le couteau d’abattage au départ ? Il redeviendra rituellement impur de toute façon. Plutôt, il est mort le quatorzième et ils ne savaient pas à l’avance que l’agneau pascal serait offert dans un état d’impureté. Mais si tel est le cas, qu’est-ce qui est différent dans le couteau d’abattage pour qu’il l’immerge, et qu’est-ce qui est différent dans le couperet pour qu’il ne l’immerge pas ?
לָא צְרִיכָא, דְּנָשִׂיא גּוֹסֵס בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר. סַכִּין, דְּחַד סְפֵיקָא — מַטְבֵּיל לֵהּ. קוֹפִיץ, דִּתְרֵי סְפֵיקֵי — לָא מַטְבֵּיל לֵהּ.
La Guemara répond : Il était nécessaire d’enseigner cette halakha seulement dans un cas où le Nasi était à l’agonie le treizième. En ce qui concerne un couteau d’abattage rituel, au sujet duquel il n’y a qu’un seul doute, à savoir que le Nasi mourra peut-être avant la fête et que l’agneau pascal sera offert dans un état d’impureté rituelle, il l’immerge, car si le Nasi ne meurt pas, il aura besoin d’un couteau rituellement pur pour abattre son agneau pascal. En ce qui concerne un couperet, au sujet duquel il y a deux doutes, à savoir que le Nasi mourra peut-être et qu’un couteau rituellement pur ne sera pas nécessaire, et que même s’il ne meurt pas, peut-être que la viande de l’agneau pascal sera abondante et que l’offrande de paix de la fête ne sera pas apportée, il ne l’immerge pas.
תַּנְיָא, יְהוּדָה בֶּן דּוֹרְתַאי פֵּירַשׁ הוּא וְדוֹרְתַאי בְּנוֹ, וְהָלַךְ וְיָשַׁב לוֹ בַּדָּרוֹם. אָמַר: אִם יָבוֹא אֵלִיָּהוּ וְיֹאמַר לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל: מִפְּנֵי מָה לֹא חֲגַגְתֶּם חֲגִיגָה בַּשַּׁבָּת, מָה הֵן אוֹמְרִים לוֹ? תְּמֵהַנִי עַל שְׁנֵי גְּדוֹלֵי הַדּוֹר שְׁמַעְיָה וְאַבְטַלְיוֹן שֶׁהֵן חֲכָמִים גְּדוֹלִים וְדַרְשָׁנִין גְּדוֹלִים, וְלֹא אָמְרוּ לָהֶן לְיִשְׂרָאֵל חֲגִיגָה דּוֹחָה אֶת הַשַּׁבָּת.
Il a été enseigné dans une baraita : Yehuda ben Dortai se sépara des autres rabbins, lui et Dortai son fils, et alla s’installer dans le sud afin de ne pas être tenu d’apporter l’agneau pascal, puisqu’il se trouvait à une grande distance de Jérusalem. Il fit cela parce qu’il était en désaccord avec les rabbins au sujet du sacrifice de paix de la fête du quatorzième, qui, selon eux, ne prévaut pas sur le Chabbat. Il dit : Si Élie vient et dit au peuple juif : Pour quelle raison n’avez-vous pas sacrifié le sacrifice de paix de la fête le Chabbat, que lui diront-ils ? Je m’étonne des deux plus éminents sages de la génération, Shemaya et Avtalyon, qui sont de grands sages et de grands exégètes de la Torah, et pourtant ils n’ont pas dit au peuple juif que même le sacrifice de paix de la fête du quatorzième prévaut sur le Chabbat.
אָמַר רַב: מַאי טַעְמָא דְּבֶן דּוֹרְתַאי, דִּכְתִיב: ״וְזָבַחְתָּ פֶּסַח לַה׳ אֱלֹהֶיךָ צֹאן וּבָקָר״, וַהֲלֹא אֵין פֶּסַח אֶלָּא מִן הַכְּבָשִׂים וּמִן הָעִזִּים! אֶלָּא: ״צֹאן״ — זֶה פֶּסַח, ״בָּקָר״ — זוֹ חֲגִיגָה, וְאָמַר רַחֲמָנָא ״וְזָבַחְתָּ פֶּסַח״!
Rav a dit : Quelle est la raison de ben Dortai ? Comme il est écrit : « Tu sacrifieras l’offrande de Pessa'h à l’Éternel ton Dieu, du petit bétail et du gros bétail, au lieu que l’Éternel choisira pour y faire résider Son nom » (Deutéronome 16:2). Une question doit être posée : l’offrande de Pessa'h provient-elle du gros bétail, c’est-à-dire des bovins ? L’offrande de Pessa'h ne provient-elle pas uniquement des moutons et des chèvres, comme cela a été ordonné dans le livre de l’Exode (12:5) ? Plutôt, le verset doit être compris ainsi. « Petit bétail » ; cela fait référence à l’offrande de Pessa'h. « Gros bétail » ; cela fait référence à l’offrande de paix de la fête qui est apportée avec elle. Et le Miséricordieux dit : « Tu sacrifieras l’offrande de Pessa'h », enseignant ainsi que les deux offrandes sont sacrifiées ensemble. De là, ben Dortai a déduit que l’offrande de paix de la fête du quatorzième est comme l’offrande de Pessa'h à tous égards, et qu’elle aussi prévaut donc sur le Chabbat.
אָמַר רַב אָשֵׁי: וַאֲנַן טַעְמָא דִּפְרוּשִׁים נֵיקוּ וְנִפְרוֹשׁ? אֶלָּא קְרָא לְכִדְרַב נַחְמָן הוּא דַּאֲתָא, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: מִנַּיִין לְמוֹתַר הַפֶּסַח שֶׁקָּרֵב שְׁלָמִים —
Rav Ashi a dit : Faut-il nous lever et expliquer la raison de ceux qui se sont séparés des autres rabbins ? Ben Dortai et son fils se sont séparés de tous les autres sages du peuple juif, et nous n’avons pas besoin de nous occuper des opinions de telles personnes. Au contraire, le verset vient expliquer l’opinion de Rav Naḥman, car Rav Naḥman a dit que Rabba bar Avuh a dit : D’où dérive-t-on que un sacrifice pascal restant est offert comme sacrifice de paix ? Un sacrifice pascal restant est un animal qui avait été consacré comme sacrifice pascal mais qui a ensuite été perdu, puis retrouvé après qu’un autre animal avait déjà été sacrifié à sa place. Autrement, si quelqu’un a mis à part et consacré de l’argent pour l’achat d’un agneau pascal, puis que le prix du bétail a baissé de sorte qu’il restait de l’argent après l’achat, l’argent supplémentaire a le statut d’un agneau pascal restant.
שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזָבַחְתָּ פֶּסַח לַה׳ אֱלֹהֶיךָ צֹאן וּבָקָר״. וְכִי פֶּסַח מִן הַבָּקָר בָּא? וַהֲלֹא אֵין פֶּסַח בָּא אֶלָּא מִן הַכְּבָשִׂים וּמִן הָעִזִּים! אֶלָּא מוֹתַר הַפֶּסַח יְהֵא לְדָבָר הַבָּא מִן הַצֹּאן וּמִן הַבָּקָר.
Comme il est écrit : « Tu sacrifieras l’offrande pascale à l’Éternel, ton Dieu, prise du petit et du gros bétail. » L’offrande pascale vient-elle donc du gros bétail ? Ne vient-elle pas seulement des brebis et des chèvres ? Au contraire, le verset vient enseigner qu’une offrande pascale restante sera apportée comme quelque chose qui vient du petit et du gros bétail, c’est-à-dire comme une offrande de paix, qui peut être apportée de toutes les sortes de petit et de gros bétail, y compris aussi bien des mâles que des femelles.
וְרַבָּנַן, מַאי טַעְמָא לָא דָּחֵי שַׁבָּת? הָא וַדַּאי קׇרְבַּן צִיבּוּר הוּא!
La Guemara pose la question essentielle : Et selon l’avis des Sages, quelle est la raison pour laquelle l’offrande de paix de la fête ne prévaut pas sur le Chabbat ? C’est certainement une offrande communautaire, et toutes les offrandes communautaires prévalent sur le Chabbat.
אָמַר רַבִּי אִילְעָא מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בֶּן סָפְרָא, אָמַר קְרָא: ״וְחַגֹּתֶם אֹתוֹ חַג לַה׳ שִׁבְעַת יָמִים בַּשָּׁנָה״. שִׁבְעָה? שְׁמוֹנָה הֲווֹ! אֶלָּא מִכָּאן לַחֲגִיגָה שֶׁאֵינָהּ דּוֹחָה אֶת הַשַּׁבָּת.
Rabbi Ile’a a dit au nom de Rabbi Yehouda ben Safra : Le verset dit au sujet de la fête de Soukkot : « Vous la célébrerez comme une fête pour le Seigneur, sept jours dans l’année ; ce sera une loi perpétuelle dans toutes vos générations ; vous la célébrerez au septième mois » (Lévitique 23:41). Or, la fête de Soukkotdure-t-elle sept jours ? Elle en dure huit, puisque le Huitième Jour d’Assemblée est toujours célébré à la conclusion de Soukkot. Au contraire, de là nous déduisons que le sacrifice de paix de la fête [ḥagiga], au sujet duquel le verset dit : « Vous la célébrerez [veḥagotem] », ne repousse pas le Chabbat. Puisque toute période de huit jours contient un Chabbat, la Torah a dit que la fête [ḥag] est célébrée, c’est-à-dire que le sacrifice de paix de la fête [ḥagiga] peut être offert pendant les sept jours de la fête.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: אָמַרְתִּי לִפְנֵי רַבּוֹתַי: פְּעָמִים שֶׁאִי אַתָּה מוֹצֵא אֶלָּא שִׁשָּׁה, כְּגוֹן שֶׁחָל יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג בַּשַּׁבָּת! אֲמַר אַבָּיֵי: אָבִין תַּכָּלָא לֵימָא כִּי הָא מִילְּתָא? שְׁמֹנָה לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּלָל, שִׁבְעָה אִיתָא בְּרוֹב שָׁנִים.
Lorsque Ravin vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : J’ai dit devant mes maîtres, en signalant la difficulté suivante à l’égard de cette source : Il y a des fois où tu ne trouves que six jours pendant lesquels l’offrande de paix de la Fête peut être apportée, par exemple, lorsque le premier jour de la Fête tombe un Chabbat, auquel cas le Huitième Jour d’Assemblée tombe également un Chabbat, et il n’y a donc que six jours pendant lesquels l’offrande de paix de la Fête peut être apportée. Abaye dit : Est-ce que Avin l’endeuillé, un autre nom de Ravin, dirait une telle chose et serait si négligent au point de poser une question sans fondement ? Il y a une grande différence : Huit, tu n’en trouves pas du tout ; les huit jours de la Fête ne peuvent absolument pas passer sans un Chabbat. Mais sept jours pendant lesquels l’offrande de paix de la Fête peut être apportée se trouvent en fait dans la plupart des années.
אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלָמִים שֶׁשְּׁחָטָן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, אֵינוֹ יוֹצֵא בָּהֶן לֹא מִשּׁוּם שִׂמְחָה וְלֹא מִשּׁוּם חֲגִיגָה. מִשּׁוּם שִׂמְחָה, דִּכְתִיב: ״וְזָבַחְתָּ ... וְשָׂמַחְתָּ״ — בָּעֵינַן זְבִיחָה
Oulla a dit que Rabbi Elazar a dit : En ce qui concerne les offrandes de paix qu’une personne a abattues la veille de la fête, on ne s’acquitte avec elles ni de la mitsva d’apporter des offrandes de paix de réjouissance ni de la mitsva d’apporter une offrande de paix de la fête. La mitsva d’apporter des offrandes de paix de réjouissance n’est pas accomplie, comme il est écrit : « Tu sacrifieras des offrandes de paix et tu mangeras là-bas, et tu te réjouiras devant le Seigneur ton Dieu » (Deutéronome 27:7). Sur la base de ce verset, nous exigeons que l’abattage soit