וְאוֹכְלִין מִתַּחַת הַנְּשָׁרִים בְּשַׁבָּת, וְנוֹתְנִין פֵּאָה לַיָּרָק. וּמִיחוּ בְּיָדָם חֲכָמִים.
et ils mangeaient des fruits tombés de dessous des palmiers qui laissent tomber des fruits qui étaient tombés pendant Shabbat; et ils désignaient la production dans le coin pour les pauvres dans un champ de légumes, qui est exempt de cette obligation même selon la loi rabbinique. Et les Sages réprimandèrent les habitants de Jéricho pour avoir fait ces trois choses.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁשָּׁה דְבָרִים עָשָׂה חִזְקִיָּה הַמֶּלֶךְ, עַל שְׁלֹשָׁה הוֹדוּ לוֹ, וְעַל שְׁלֹשָׁה לֹא הוֹדוּ לוֹ: גֵּירַר עַצְמוֹת אָבִיו עַל מִטָּה שֶׁל חֲבָלִים — וְהוֹדוּ לוֹ. כִּיתַּת נְחַשׁ הַנְּחשֶׁת — וְהוֹדוּ לוֹ. גָּנַז סֵפֶר רְפוּאוֹת — וְהוֹדוּ לוֹ.
GUEMARA : À propos des habitants de Jéricho, qui furent réprimandés pour certaines de leurs actions et non réprimandés pour d’autres, la Guemara cite une baraita similaire. Les Sages ont enseigné : Le roi Ézéchias accomplit six actions. En ce qui concerne trois d’entre elles, les Sages de sa génération lui donnèrent raison ; et en ce qui concerne trois d’entre elles, les Sages ne lui donnèrent pas raison. En raison de la méchanceté du père du roi Ézéchias, il traîna les ossements de son père Achaz sur une civière de cordes et ne lui accorda pas le respect dû à un roi, et les Sages lui donnèrent raison. Il broya le serpent d’airain que Moïse avait façonné dans le désert parce qu’Israël l’adorait, et les Sages lui donnèrent raison. Il mit à l’écart le Livre des Remèdes, et ils lui donnèrent raison.
וְעַל שְׁלֹשָׁה לֹא הוֹדוּ לוֹ: קִיצֵּץ דְּלָתוֹת שֶׁל הֵיכָל וְשִׁיגְּרָן לְמֶלֶךְ אַשּׁוּר — וְלֹא הוֹדוּ לוֹ. סָתַם מֵי גִיחוֹן הָעֶלְיוֹן — וְלֹא הוֹדוּ לוֹ. עִיבֵּר נִיסָן בְּנִיסָן — וְלֹא הוֹדוּ לוֹ.
Et en ce qui concerne trois actions, les Sages ne lui donnèrent pas raison. Il coupa les portes du Sanctuaire et les envoya au roi d’Assyrie, et ils ne lui donnèrent pas raison parce que, ce faisant, il rabaissa le Temple. Il boucha les eaux du Gihon supérieur, détournant son eau vers la ville au moyen d’un tunnel, et ils ne lui donnèrent pas raison, parce qu’il nuisit ainsi à la population locale et aurait dû se fier à Dieu (Me’iri). Il intercala l’année, retardant l’arrivée du mois de Nissan pendant Nissan, et ils ne lui donnèrent pas raison. La Guemara explique qu’il déclara le premier de Nissan comme étant le trentième d’Adar et ce n’est qu’alors qu’il intercala l’année (voir II Chroniques 30:2).
מַרְכִּיבִין דְּקָלִים כׇּל הַיּוֹם וְכוּ׳. הֵיכִי עָבְדִי? אָמַר רַב יְהוּדָה: מַיְיתֵי אָסָא דָּרָא וְשִׁיכְרָא דְּדַפְנָא וְקִימְחָא דִשְׂעָרֵי דִּרְמֵי בְּמָנָא דְּלָא חָלְפִי עֲלֵיהּ אַרְבְּעִין יוֹמִין, וּמַרְתְּחִי לְהוּ, וְשָׁדוּ לְהוּ לְדִיקְלָא בְּלִיבֵּיהּ, וְכׇל דְּקָאֵי בְּאַרְבַּע אַמּוֹת דִּידֵיהּ, אִי לָא עָבְדִי לֵיהּ הָכִי — צָאוֵי לְאַלְתַּר. רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: מַנְּחִי כּוּפְרָא דִּיכְרָא לְנוּקְבְּתָא.
Nous avons appris dans la michna : Ils greffaient des palmiers toute la journée du quatorze nissan. La Guemara demande : Comment procédaient-ils à cette greffe ? Rabbi Yehouda a dit : Ils apportaient du myrte frais, de la bière forte faite du fruit du laurier, ainsi que de la farine d’orge mise dans un récipient, et quarante jours ne s’étaient pas encore écoulés depuis qu’elle avait été moulue. Ils les faisaient bouillir ensemble et versaient le mélange dans le cœur du palmier. Et tout arbre se trouvant à moins de quatre coudées de cet arbre, s’ils ne lui appliquaient pas ce traitement, se flétrissait immédiatement, car l’arbre ayant reçu le traitement pousserait plus vite aux dépens des arbres environnants. Rav Aḥa, fils de Rava, a dit : Ils plaçaient une branche d’un palmier mâle sur la femelle, et ainsi le palmier femelle produisait des fruits.
וְכוֹרְכִין אֶת שְׁמַע. הֵיכִי עָבְדִי? אָמַר רַב יְהוּדָה: אוֹמְרִים ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד״, וְלֹא הָיוּ מַפְסִיקִין. רָבָא אָמַר: מַפְסִיקִין הָיוּ, אֶלָּא שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים ״הַיּוֹם עַל לְבָבֶךָ״, דְּמַשְׁמַע: הַיּוֹם עַל לְבָבֶךָ, וְלֹא מָחָר עַל לְבָבֶךָ. תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד הָיוּ כּוֹרְכִין אֶת שְׁמַע? אוֹמְרִים ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד״, וְלֹא הָיוּ מַפְסִיקִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מַפְסִיקִין הָיוּ, אֶלָּא שֶׁלֹּא הָיוּ אוֹמְרִים ״בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד״.
Nous avons appris dans la michna que les habitants de Jéricho regroupaient le Shema. La Guemara demande : Que signifie le fait qu’ils regroupaient le Shema ? Comment faisaient-ils cela ? Rabbi Yehouda a dit qu’ils récitaient : « Écoute, Israël : le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est Un » (Deutéronome 6:4), et ils ne faisaient pas de pause entre les mots. Rava a dit : Ils faisaient une pause entre les mots, mais au lieu de réciter ce verset correctement : « Ce que je t’ordonne aujourd’hui sera sur ton cœur » (Deutéronome 6:5), en faisant une pause après le mot aujourd’hui ; ils disaient : Aujourd’hui sera sur ton cœur, ce qui implique : Aujourd’hui cela sera sur ton cœur, et demain cela ne sera pas sur ton cœur. Les Sages ont enseigné dans la Tosefta : Comment regroupaient-ils le Shema ? Ils récitaient : « Écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu le Seigneur est Un », sans pause ; c’est l’opinion de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : Ils faisaient une pause, mais ils ne récitaient pas : Béni soit le nom de Son royaume glorieux à jamais et pour toujours.
וַאֲנַן, מַאי טַעְמָא אָמְרִינַן לֵיהּ? כִּדְדָרֵישׁ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ.
La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle nous récitons ce passage : Béni soit le nom de Son royaume glorieux à jamais, bien qu’il n’apparaisse pas dans la Torah ? La Guemara répond : Nous le récitons conformément à ce que Rabbi Shimon ben Lakish a interprété de manière homilétique.
דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: ״וַיִּקְרָא יַעֲקֹב אֶל בָּנָיו וַיֹּאמֶר הֵאָסְפוּ וְאַגִּידָה לָכֶם״. בִּיקֵּשׁ יַעֲקֹב לְגַלּוֹת לְבָנָיו קֵץ הַיָּמִין, וְנִסְתַּלְּקָה מִמֶּנּוּ שְׁכִינָה. אָמַר: שֶׁמָּא חַס וְשָׁלוֹם יֵשׁ בְּמִטָּתִי פְּסוּל, כְּאַבְרָהָם שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ יִשְׁמָעֵאל, וְאָבִי יִצְחָק שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ עֵשָׂו? אָמְרוּ לוֹ בָּנָיו: ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל, ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד״. אָמְרוּ: כְּשֵׁם שֶׁאֵין בְּלִבְּךָ אֶלָּא אֶחָד, כָּךְ אֵין בְּלִבֵּנוּ אֶלָּא אֶחָד. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה פָּתַח יַעֲקֹב אָבִינוּ וְאָמַר: ״בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד״.
Comme l’a dit Rabbi Shimon ben Lakish, comme il est écrit : « Jacob appela ses fils et dit : Rassemblez-vous, et je vous dirai ce qui vous arrivera à la fin des jours » (Genèse 49:1). Jacob voulut révéler à ses fils quand la rédemption complète arriverait à la fin des jours (voir Daniel 12:13), mais la Présence divine l’abandonna, le rendant incapable de prophétiser. Il dit : Peut-être que la Présence divine m’a abandonné parce que, à Dieu ne plaise, l’un de mes descendants est indigne, comme ce fut le cas de mon grand-père Abraham, dont Ismaël est issu, et comme mon père Isaac, dont Ésaü est issu. Ses fils lui dirent : Écoute, Israël, notre père, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est Un. Ils dirent : De même qu’il n’y a qu’un seul Dieu dans ton cœur, de même il n’y en a qu’un seul dans nos cœurs. À ce moment-là, Jacob notre père dit en louange : Béni soit le nom de Son royaume glorieux à jamais et pour toujours, car tous ses enfants étaient justes.
אָמְרִי רַבָּנַן: הֵיכִי נַעֲבֵיד? נֵאמְרֵיהּ, לֹא אֲמָרוֹ מֹשֶׁה רַבֵּינוּ. לָא נֵאמְרֵיהּ, אֲמָרוֹ יַעֲקֹב. הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ אוֹמְרִים אוֹתוֹ בַּחֲשַׁאי. אָמַר רַבִּי יִצְחָק, אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי אַמֵּי: מָשָׁל לְבַת מֶלֶךְ שֶׁהֵרִיחָה צִיקֵי קְדֵירָה. אִם תֹּאמַר — יֵשׁ לָהּ גְּנַאי. לֹא תֹּאמַר — יֵשׁ לָהּ צַעַר. הִתְחִילוּ עֲבָדֶיהָ לְהָבִיא בַּחֲשַׁאי.
Les rabbins dirent : Que devons-nous faire ? Devons-nous réciter ce verset ? Mais Moïse, notre maître, ne l’a pas dit dans la Torah comme faisant partie du Shema. Ne devons-nous pas le réciter ? Mais Jacob l’a dit. Afin de résoudre ce dilemme, ils établirent que ce passage devait être récité discrètement. Rabbi Yitzḥak dit que l’école de Rabbi Ami a dit : Cela est analogue à la fille d’un roi qui sentit le parfum des épices séchées collées au fond de la marmite et désira les manger. Que peut-elle faire ? Si elle dit à ses serviteurs de les lui donner, elle sera déshonorée, car les épices séchées sont une nourriture méprisable. Cependant, si elle ne dit pas qu’elle veut les manger, elle souffrira. Ses serviteurs commencèrent à les lui apporter discrètement. On doit se conduire de cette manière dans des cas semblables d’incertitude.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ אוֹמְרִים אוֹתוֹ בְּקוֹל רָם, מִפְּנֵי תַּרְעוֹמֶת הַמִּינִין. וּבִנְהַרְדְּעָא, דְּלֵיכָּא מִינִין, עַד הַשְׁתָּא אָמְרִי לַהּ בַּחֲשַׁאי.
Rabbi Abbahu a dit : Les Sages ont institué que le peuple devrait le réciter à voix haute en raison du grief des hérétiques. Cela a été institué pour empêcher les hérétiques de prétendre que les Juifs récitent subrepticement des déclarations inappropriées. La Guemara ajoute : À Neharde’a, où il n’y a pas d’hérétiques, ils le récitent subrepticement encore maintenant.
תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁשָּׁה דְּבָרִים עָשׂוּ אַנְשֵׁי יְרִיחוֹ, שְׁלֹשָׁה בִּרְצוֹן חֲכָמִים, וּשְׁלֹשָׁה שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים. וְאֵלּוּ בִּרְצוֹן חֲכָמִים: מַרְכִּיבִין דְּקָלִים כׇּל הַיּוֹם, וְכוֹרְכִין אֶת שְׁמַע, וְקוֹצְרִין לִפְנֵי הָעוֹמֶר. וְאֵלּוּ שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים: גּוֹדְשִׁין לִפְנֵי הָעוֹמֶר, וּפוֹרְצִין פְּרָצוֹת בְּגַנּוֹתֵיהֶן וּבְפַרְדְּסוֹתֵיהֶן לְהַאֲכִיל נֶשֶׁר לַעֲנִיִּים בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת בְּשַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים, וּמַתִּירִין גַּמְזִיּוֹת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ שֶׁל חָרוּב וְשֶׁל שִׁקְמָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
Les Sages ont enseigné une question connexe dans la Tosefta : Les habitants de Jéricho accomplissaient six actions, trois conformément à la volonté des Sages et trois contre la volonté des Sages. Et voici celles qu’ils faisaient conformément à la volonté des Sages : Ils greffaient des palmiers toute la journée du quatorze nissan ; et ils récitaient ensemble le Shema ; et ils moissonnaient le grain avant que l’offrande du omer ne soit apportée. Et voici celles qu’ils faisaient contre la volonté des Sages : Ils entassaient la récolte avant le omer ; et ils faisaient des brèches dans les murs de leurs jardins et de leurs vergers pour donner des fruits tombés aux pauvres pendant les années de sécheresse, afin que les pauvres puissent prendre les fruits tombés pendant le Chabbat et les Fêtes ; et ils permettaient l’usage de branches consacrées de caroubier et de sycomore. Telle est la déclaration de Rabbi Meïr.
אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה: אִם בִּרְצוֹן חֲכָמִים הָיוּ עוֹשִׂין, יְהוּ כׇּל אָדָם עוֹשִׂין כֵּן. אֶלָּא: אֵלּוּ וָאֵלּוּ שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים הָיוּ עוֹשִׂין, עַל שְׁלֹשָׁה מִיחוּ בְּיָדָם, וְעַל שְׁלֹשָׁה לֹא מִיחוּ בְּיָדָם.
Rabbi Yehouda lui dit : Il n’est pas exact de le formuler de cette manière, car s’ils agissaient conformément à la volonté des Sages, tout le monde agirait ainsi, et pas seulement les habitants de Jéricho. Au contraire, formule-le ainsi : Ces trois actes comme ces autres trois ont été accomplis contre la volonté des Sages. En ce qui concerne trois, les Sages les ont réprimandés ; et en ce qui concerne trois, les Sages ne les ont pas réprimandés. Puisqu’on pouvait soutenir que ces derniers sont permis et que les habitants de Jéricho les avaient déjà accomplis, les Sages ont choisi de ne pas les réprimander.
וְאֵלּוּ שֶׁלֹּא מִיחוּ בְּיָדָם: מַרְכִּיבִין דְּקָלִים כׇּל הַיּוֹם, וְכוֹרְכִין אֶת שְׁמַע, וְקוֹצְרִין וְגוֹדְשִׁין לִפְנֵי הָעוֹמֶר. וְאֵלּוּ שֶׁמִּיחוּ בְּיָדָם: מַתִּירִין גַּמְזִיּוֹת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ שֶׁל חָרוּב וְשֶׁל שִׁקְמָה, וּפוֹרְצִין פְּרָצוֹת בְּגַנּוֹתֵיהֶן וּפַרְדְּסֵיהֶן לְהַאֲכִיל נֶשֶׁר לַעֲנִיִּים בְּשַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת, נוֹתְנִין פֵּיאָה לַיָּרָק, וּמִיחוּ בְּיָדָם חֲכָמִים.
Et voici ce qu’ils faisaient pour quoi les Sages ne les réprimandaient pas : Ils greffaient des palmiers toute la journée ; et rassemblaient le Shema ; et moissonnaient et entassaient le grain avant que l’offrande du omer ne soit apportée. Et voici ce qu’ils faisaient pour quoi les Sages les réprimandaient : Ils permettaient l’usage de branches consacrées de caroubier et de sycomore ; ils faisaient des brèches dans les murs de leurs jardins et vergers pendant le Shabbat et les Fêtes, afin de nourrir les pauvres avec les fruits tombés pendant les années de sécheresse ; et désignaient pour les pauvres la récolte dans le coin d’un champ de légumes. Et les Sages les réprimandaient pour ces actions.
וְסָבַר רַבִּי יְהוּדָה קְצִירָה שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים הִיא? וְהָתְנַן: אַנְשֵׁי יְרִיחוֹ קוֹצְרִין לִפְנֵי הָעוֹמֶר בִּרְצוֹן חֲכָמִים, וְגוֹדְשִׁין לִפְנֵי הָעוֹמֶר שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים, וְלֹא מִיחוּ בְּיָדָם חֲכָמִים.
La Guemara demande : Et Rabbi Yehouda soutient-il que cette moisson effectuée par les habitants de Jéricho était contre la volonté des Sages ? N’avons-nous pas appris dans une michna : Les gens de Jéricho moissonnaient avant le omer, conformément à la volonté des Sages, et ils amassaient le grain avant le omer, contre la volonté des Sages, mais les Sages ne les réprimandaient pas ?