כְּאִיסּוּרוֹ: מָה אִיסּוּרוֹ בִּכְזַיִת, אַף חֲזָרָתוֹ בִּכְזַיִת.
est analogue à son interdiction. De même que son interdiction ne s’applique que lorsqu’il a la taille d’un volume d’olive, de même l’obligation de le restituer ne s’applique que lorsqu’il a la taille d’un volume d’olive.
תַּנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: זֶה וְזֶה כִּשְׁתֵּי בֵיצִים, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.
Un autre avis sur cette question a été enseigné dans une baraita. Rabbi Natan dit : La mesure minimale pour ceci comme cela, le levain et la viande sacrificielle, est de deux volumes d’œuf de matière interdite, mais les Sages ne furent pas d’accord avec lui.
״וְהָיָה בַּיּוֹם הַהוּא לֹא יִהְיֶה אוֹר יְקָרוֹת וְקִפָּאוֹן״. מַאי ״יְקָרוֹת וְקִפָּאוֹן״?
Incidemment à la discussion sur le fait de quitter Jérusalem et ses environs, la Guemara cite des interprétations d’un passage prophétique, y compris une déclaration selon laquelle Dieu finira par étendre les frontières de Jérusalem. Le verset déclare : « Et il arrivera en ce jour-là qu’il n’y aura pas de lumière, mais de lourds nuages [yekarot] et de l’épaisseur [vekippaon] » (Zacharie 14:6). La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression « yekarot vekippaon » ?
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: זֶה אוֹר שֶׁיָּקָר בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְקָפוּי לָעוֹלָם הַבָּא.
Rabbi Elazar a dit : C’est la lumière actuellement fournie par le soleil, qui est importante [yakar] dans ce monde et insignifiante [kafuy] dans le Monde à Venir, lorsque la lune brillera aussi intensément que le soleil brille maintenant et que le soleil sera sept fois plus brillant qu’il ne l’est actuellement.
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵלּוּ נְגָעִים וְאֹהָלוֹת, שֶׁיְּקָרִין הֵן בָּעוֹלָם הַזֶּה, וּקְפוּיִין הֵן לָעוֹלָם הַבָּא.
Rabbi Yoḥanan a dit : Cette expression fait référence aux traités de Nega’im et Oholot, qui sont difficiles [yekarim] en raison de leur complexité dans ce monde, car ils comptent parmi les sujets les plus complexes, mais seront faciles [kefuyin] dans le Monde à Venir, lorsque les gens seront bien plus sages.
וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁיְּקָרִין הֵן בָּעוֹלָם הַזֶּה, וּקְפוּיִין הֵן לָעוֹלָם הַבָּא. כִּי הָא דְּרַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי חֲלַשׁ וְאִיתְנְגִיד, כִּי הֲדַר, אֲמַר לֵיהּ אֲבוּהּ: מַאי חֲזֵית? אֲמַר לֵיהּ: עוֹלָם הָפוּךְ רָאִיתִי, עֶלְיוֹנִים לְמַטָּה, וְתַחְתּוֹנִים לְמַעְלָה. אָמַר לוֹ: בְּנִי, עוֹלָם בָּרוּר רָאִיתָ. וַאֲנַן הֵיכִי הָתָם? כִּי הֵיכִי דְּאִיתוּ אֲנַן הָכָא, הָכִי אִיתִינַן הָתָם.
Et Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Ce sont des personnes qui sont considérées comme importantes [yekarim] dans ce monde et sans importance [kefuyim] dans le Monde à Venir. Cela est comme l’incident impliquant Rav Yosef, fils de Rabbi Yehoshua ben Levi, qui tomba malade et était sur le point d’expirer. Lorsqu’il revint à la bonne santé, son père lui dit : Qu’as-tu vu lorsque tu étais sur le point de mourir ? Il lui dit : J’ai vu un monde inversé. Ceux d’en haut, c’est-à-dire ceux qui sont considérés comme importants dans ce monde, étaient en bas, insignifiants, tandis que ceux d’en bas, c’est-à-dire ceux qui sont insignifiants dans ce monde, étaient en haut. Il lui dit : Mon fils, tu as vu un monde clair. Le monde que tu as vu est le monde véritable, car dans ce monde-là la position des gens leur convient. Rabbi Yehoshua ben Levi demanda : Et où sommes-nous, les sages de la Torah, là-bas ? Rav Yosef répondit : De même que nous sommes considérés ici, ainsi sommes-nous considérés là-bas.
וְשָׁמַעְתִּי שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: אַשְׁרֵי מִי שֶׁבָּא לְכָאן וְתַלְמוּדוֹ בְּיָדוֹ. וְשָׁמַעְתִּי שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: הֲרוּגֵי מַלְכוּת אֵין אָדָם יָכוֹל לַעֲמוֹד בִּמְחִיצָתָן.
Rav Yosef ajouta : Et j’ai entendu qu’ils disaient dans ce monde-là : Heureux celui qui arrive ici avec son étude en main. Et moi aussi j’ai entendu qu’ils disaient : Ceux qui ont été exécutés par le gouvernement jouissent d’un statut si élevé que personne ne peut se tenir dans leur enceinte.
(וּמַאן) נִינְהוּ? אִילֵימָא רַבִּי עֲקִיבָא וַחֲבֵירָיו — מִשּׁוּם הֲרוּגֵי מַלְכוּת וְתוּ לָא?! אֶלָּא: הֲרוּגֵי לוֹד.
La Guemara demande : Et qui sont ces martyrs auxquels Rav Yosef faisait référence ? Si tu dis qu’il faisait référence à Rabbi Akiva et ses collègues, qui ont été martyrisés, cela ne peut pas être le cas : leur statut élevé est-il dû uniquement au fait qu’ils ont été martyrisés par le gouvernement romain et à rien d’autre ? Ces hommes étaient déjà exceptionnels par leur piété et leur sainteté de leur vivant également. Au contraire, il s’agit des martyrs de Lod, Pappos et Luliyanos, qui se sont livrés pour être martyrisés pour le bien du peuple juif. Ils ont faussement avoué avoir tué la fille du roi afin d’empêcher qu’un décret sévère ne soit promulgué contre toute la communauté. Bien qu’ils n’aient pas été connus pour une piété exceptionnelle avant cet événement, ils sont considérés comme extrêmement saints en raison de leur martyre.
״בַּיּוֹם הַהוּא יִהְיֶה עַל מְצִלּוֹת הַסּוּס קֹדֶשׁ לַה׳״. מַאי ״מְצִלּוֹת הַסּוּס״?
La Guemara continue d’exposer la section du livre de Zacharie citée ci-dessus. Le verset déclare : « En ce jour-là, il y aura sur les clochettes des chevaux [metzillot hasus] : Sainteté au Seigneur » (Zacharie 14:20). La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression metzillot hasus ?
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהוֹסִיף עַל יְרוּשָׁלַיִם עַד שֶׁהַסּוּס רָץ וּמֵצֵיל.
Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : À l’avenir, le Saint, béni soit-Il, étendra Jérusalem sur une distance équivalente à celle qu’un cheval peut parcourir pendant tout le temps où il projette une ombre [metzeil]. Jérusalem sera si grande qu’un cheval courant d’un côté de la ville le matin n’arrivera à l’autre extrémité de la ville qu’à midi, lorsque son ombre aura disparu.
רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: כׇּל מְצִילּוֹת שֶׁתּוֹלִין לַסּוּס בֵּין עֵינָיו — יִהְיֶה קֹדֶשׁ לַה׳.
Rabbi Elazar a dit : Toutes les clochettes décoratives [metzillot] que l’on suspend entre les yeux d’un cheval seront sanctifiées à Dieu, c’est-à-dire qu’elles seront consacrées au trésor du Temple.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כׇּל בִּיזָּה שֶׁבּוֹזְזִין יִשְׂרָאֵל עַד שָׁעָה שֶׁהַסּוּס רָץ וּמֵצֵיל — יִהְיֶה קֹדֶשׁ לַה׳.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Tout le butin que le peuple juif prendra aux gentils qui leur font la guerre, jusqu’au moment où un cheval court et projette une ombre [metzeil], c’est-à-dire une demi-journée, sera sanctifié pour Dieu.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר כׇּל בִּיזָּה שֶׁבָּזְזוּ יִשְׂרָאֵל, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְהָיָה הַסִּירוֹת בְּבֵית ה׳ כַּמִּזְרָקִים לִפְנֵי הַמִּזְבֵּחַ״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר בְּהָנָךְ תַּרְתֵּי, מַאי ״וְהָיָה הַסִּירוֹת בְּבֵית ה׳״? מִילְּתָא אַחֲרִיתִי קָאָמַר, דְּמִתְעַתְּרִי יִשְׂרָאֵל וּמִתְנַדְּבִי וּמַיְיתִי.
La Guemara demande : Soit, selon celui qui a dit que cette expression fait référence à tout le butin que le peuple juif prendra, cela correspond à ce qui est écrit dans la suite du verset, qui mentionne un trésor supplémentaire donné au Temple : « Et les marmites dans la maison du Seigneur seront comme les bassins devant l’autel. » Cependant, selon ceux qui ont donné ces autres deux explications, quel est le sens de : « Et les marmites dans la maison du Seigneur » ? La Guemara explique que selon ces opinions, le verset dit autre chose : il prophétise qu’à l’avenir le peuple juif deviendra riche et apportera des dons au Temple.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר בִּיזָּה, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְלֹא יִהְיֶה כְנַעֲנִי עוֹד בְּבֵית ה׳ צְבָאוֹת״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר הָנָךְ תַּרְתֵּי, מַאי ״וְלֹא יִהְיֶה כְנַעֲנִי״? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: אֵין כָּאן עָנִי.
La Guemara poursuit et demande : Soit, selon celui qui a dit que cette expression fait référence à du butin, cela correspond à ce qui est écrit dans le verset suivant : « Et en ce jour-là il n’y aura plus de marchand [kena’ani] dans la maison du Seigneur des armées » (Zacharie 14:21), car il ne sera plus nécessaire. Cependant, selon ceux qui ont donné ces autres deux explications, quel est le sens de l’expression : « Il n’y aura plus de marchand » ? Rabbi Yirmeya a dit : Le mot kena’ani est en fait une contraction de la phrase : Il n’y a pas de pauvre ici [ein kan ani]. En d’autres termes, il n’y aura plus de pauvres, et par conséquent les Juifs eux-mêmes pourront donner tout ce qui sera nécessaire dans le Temple (Maharsha).
וּכְנַעֲנִי מְנָלַן דְּאִיקְּרִי תַּגָּר? דִּכְתִיב: ״וַיַּרְא שָׁם יְהוּדָה בַּת אִישׁ כְּנַעֲנִי״. מַאי ״כְּנַעֲנִי״? אִילֵּימָא כְּנַעֲנִי מַמָּשׁ, אֶפְשָׁר בָּא אַבְרָהָם וְהִזְהִיר אֶת יִצְחָק, בָּא יִצְחָק וְהִזְהִיר אֶת יַעֲקֹב, וִיהוּדָה אָזֵיל וְנָסֵיב?! אֶלָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: בַּת גַּבְרָא תַּגָּרָא, דִּכְתִיב: ״כְּנַעַן בְּיָדוֹ מֹאזְנֵי מִרְמָה״. וְאִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״אֲשֶׁר סוֹחֲרֶיהָ שָׂרִים כִּנְעָנֶיהָ נִכְבַּדֵּי אָרֶץ״.
Et d’où déduisons-nous qu’un marchand peut être appelé kena’ani ? Comme il est écrit : « Et Juda vit là la fille d’un certain kena’ani…et il la prit, et alla vers elle » (Genèse 38:2). Quel est le sens du mot kena’ani dans ce contexte ? Si tu dis qu’il s’agit d’un véritable Cananéen, est-il possible qu’Abraham ait averti Isaac de ne pas épouser une femme cananéenne, et qu’Isaac ait averti Jacob dans le même sens, et que malgré cela Juda soit allé épouser une femme cananéenne ? Au contraire, Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Elle était la fille d’un marchand, comme il est écrit : « Quant au marchand [kena’an], des balances trompeuses sont dans sa main. Il aime opprimer » (Osée 12:8). Et si tu veux, dis plutôt que ce sens du mot peut être compris à partir du verset suivant, qui décrit Tyr : « Dont les négociants sont des princes, dont les marchands [kinaneha] sont les honorables de la terre » (Isaïe 23:8).
״וְהָיָה ה׳ לְמֶלֶךְ עַל כׇּל הָאָרֶץ בַּיּוֹם הַהוּא יִהְיֶה ה׳ אֶחָד וּשְׁמוֹ אֶחָד״. אַטּוּ הָאִידָּנָא לָאו אֶחָד הוּא?
La Guemara cite un autre verset de la prophétie à la fin du livre de Zacharie : « Et le Seigneur sera Roi sur toute la terre ; en ce jour-là, le Seigneur sera un et Son nom sera un » (Zacharie 14:9). La Guemara demande : Cela veut-il dire que maintenant Il n’est pas un ?
אָמַר רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא: לֹא כָּעוֹלָם הַזֶּה הָעוֹלָם הַבָּא. הָעוֹלָם הַזֶּה, עַל בְּשׂוֹרוֹת טוֹבוֹת אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, וְעַל בְּשׂוֹרוֹת רָעוֹת אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ דַּיַּין הָאֱמֶת״. לָעוֹלָם הַבָּא, כּוּלּוֹ ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״.
Rabbi Aḥa bar Ḥanina a dit : Le Monde à venir n’est pas comme ce monde. Dans ce monde, à l’annonce de bonnes nouvelles on récite : Béni… qui est bon et fait le bien, et à l’annonce de mauvaises nouvelles on récite : Béni… le Juge de vérité. Et dans le Monde à venir on récitera toujours : Béni… qui est bon et fait le bien. Il n’y aura qu’une seule manière de bénir Dieu pour les nouvelles.
״וּשְׁמוֹ אֶחָד״. מַאי ״אֶחָד״? אַטּוּ הָאִידָּנָא לָאו שְׁמוֹ אֶחָד הוּא?
Le verset déclare : « En ce jour-là, le Seigneur sera un et Son nom un. » La Guemara demande : Quelle est la signification du mot un dans ce contexte ? Cela veut-il dire qu’à présent Son nom n’est pas un ?
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא כָּעוֹלָם הַזֶּה הָעוֹלָם הַבָּא. הָעוֹלָם הַזֶּה, נִכְתַּב בְּיוֹד הֵי וְנִקְרָא בְּאָלֶף דָּלֶת. אֲבָל לָעוֹלָם הַבָּא כּוּלּוֹ אֶחָד, נִקְרָא בְּיוֹד הֵי וְנִכְתַּב בְּיוֹד הֵי.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Le Monde à venir n’est pas comme ce monde. Dans ce monde, le nom de Dieu qui est écrit avec les lettres yod et heh est lu comme Adonai, qui commence par les lettres alef et dalet. Le nom de Dieu n’est pas prononcé de la même manière qu’il est écrit. Cependant, dans le Monde à venir tout sera un, car le nom de Dieu sera à la fois lu avec les lettres yod et heh et écrit avec les lettres yod et heh.
סְבַר רָבָא לְמִדְרְשַׁהּ בְּפִירְקָא, אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: ״לְעַלֵּם״ כְּתִיב.
Rava pensa exposer la ponctuation et l’énonciation correctes du nom de Dieu pendant sa leçon publique avant l’une des Fêtes. Un certain vieillard lui dit : Le mot pour toujours est écrit dans le verset : « Ceci est Mon nom pour toujours [le’olam] » (Exode 3:15) sans la lettre vav, de sorte qu’on peut le lire le’alem, cacher, ce qui signifie que le nom doit être caché.
רַבִּי אֲבִינָא רָמֵי: כְּתִיב ״זֶה שְּׁמִי לְעֹלָם״ — ״וְזֶה זִכְרִי לְדוֹר דּוֹר״. אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לֹא כְּשֶׁאֲנִי נִכְתָּב, אֲנִי נִקְרָא. נִכְתָּב אֲנִי בְּיוֹד הֵא, וְנִקְרָא אֲנִי בְּאָלֶף דָּלֶת.
Rabbi Avina a soulevé une contradiction : Il est écrit dans le verset : « Ceci est Mon nom pour toujours », ce qui implique qu’il faut dissimuler le nom de Dieu, et dans la phrase immédiatement suivante il est dit : « Et ceci est Mon mémorial pour toutes les générations » (Exode 3:15), ce qui indique que le nom de Dieu doit être rendu public et rappelé par tous. Au contraire, le Saint, béni soit-Il, a dit : Moi, c’est-à-dire Mon nom, ne suis pas lu comme Je suis écrit. Je suis écrit avec les lettres yod et heh, et Je suis lu avec les lettres alef et dalet.
הַדְרָן עֲלָךְ אֵלּוּ עוֹבְרִין
מַתְנִי׳ מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לַעֲשׂוֹת מְלָאכָה בְּעַרְבֵי פְסָחִים עַד חֲצוֹת — עוֹשִׂין. מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת — אֵין עוֹשִׂין. הַהוֹלֵךְ מִמָּקוֹם שֶׁעוֹשִׂין לְמָקוֹם שֶׁאֵין עוֹשִׂין, אוֹ מִמָּקוֹם שֶׁאֵין עוֹשִׂין לְמָקוֹם שֶׁעוֹשִׂין — נוֹתְנִין עָלָיו חוּמְרֵי מָקוֹם שֶׁיָּצָא מִשָּׁם וְחוּמְרֵי מָקוֹם שֶׁהָלַךְ לְשָׁם.
MICHNA : Dans un endroit où les gens avaient coutume d’effectuer un travail la veille de Pessa'h jusqu’à midi, on peut le faire ce jour-là. Dans un endroit où les gens avaient coutume de ne pas effectuer de travail, on ne peut pas le faire. L’accomplissement d’un travail la veille de Pessa'h n’est pas interdit par la loi de la Torah, mais dépend de la coutume locale. Si quelqu’un voyage d’un endroit où les gens effectuent un travail la veille de Pessa'h vers un endroit où les gens n’effectuent pas de travail, ou d’un endroit où les gens n’effectuent pas de travail la veille de Pessa'h vers un endroit où les gens effectuent un travail, les Sages lui imposent les rigueurs de ces deux endroits : les rigueurs de l’endroit qu’il a quitté et les rigueurs de l’endroit où il est allé. Dans les deux cas, il ne peut pas effectuer de travail.