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אַף כָּאן בִּפְרוּסָה. דָּבָר אַחֵר: מָה דַּרְכּוֹ שֶׁל עָנִי הוּא מַסִּיק וְאִשְׁתּוֹ אוֹפָה, אַף כָּאן נָמֵי — הוּא מַסִּיק וְאִשְׁתּוֹ אוֹפָה.
de même, ici il doit utiliser un morceau de matza. Autrement dit : de même que la manière d’un pauvre est qu’il chauffe le four et que sa femme cuit rapidement, avant que la petite quantité de bois qu’ils ont ne soit épuisée, de même ici ; lors de la cuisson de la matza, il chauffe le four et sa femme cuit rapidement afin que la pâte ne lève pas. C’est pourquoi la matza est appelée le pain du pauvre.
אַף עַל פִּי שֶׁאֵין חֲרוֹסֶת מִצְוָה. וְאִי לָא מִצְוָה, מִשּׁוּם מַאי מַיְיתֵי לַהּ? אָמַר רַבִּי אַמֵּי: מִשּׁוּם קָפָא. אָמַר רַב אַסִּי: קָפָא דְחַסָּא — חָמָא. קָפָא דְּחָמָא — כַּרָּתֵי. [קָפָא דְכַרָּתֵי — חַמִּימֵי.] קָפָא דְּכוּלְּהוּ — חַמִּימֵי. אַדְּהָכִי וְהָכִי, נֵימָא הָכִי: ״קָפָא קָפָא, דְּכִירְנָא לָךְ וּלְשַׁב בְּנָתָיךְ וּלְתַמְנֵי כַּלָּתָךְ״.
La michna déclare qu’on apporte le ḥaroset au dirigeant du séder, bien que manger du ḥaroset ne soit pas une mitsva. La Guemara demande : Et si ce n’est pas une mitsva, pour quelle raison l’apporte-t-on au séder ? Rabbi Ami a dit : On l’apporte à cause du poison contenu dans les herbes amères, qui est neutralisé par le ḥaroset. À cet égard, Rav Asi a dit : Le remède pour celui qui a mangé le poison dans la laitue est de manger un radis. Le remède contre le poison dans un radis est le poireau. Le remède contre le poison dans le poireau est l’eau chaude. Un remède contre le poison dans tous les légumes est l’eau chaude. La Guemara commente : En attendant, pendant qu’on attend que quelqu’un lui apporte le remède, qu’il dise l’incantation suivante : Poison, poison, je me souviens de toi, et de tes sept filles, et de tes huit belles-filles.
רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר מִצְוָה וְכוּ׳. מַאי מִצְוָה? רַבִּי לֵוִי אוֹמֵר: זֵכֶר לַתַּפּוּחַ. וְרַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: זֵכֶר לַטִּיט. אָמַר אַבָּיֵי: הִלְכָּךְ צְרִיךְ לְקַהוֹיֵיהּ וּצְרִיךְ לְסַמּוֹכֵיהּ. לְקַהוֹיֵיהּ — זֵכֶר לַתַּפּוּחַ, וּצְרִיךְ לְסַמּוֹכֵיהּ — זֵכֶר לַטִּיט.
La michna déclare : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, dit que manger du ḥaroset est une mitsva. La Guemara demande : Quelle est la nature de cette mitsva ? La Guemara répond : Rabbi Levi dit : C’est en souvenir de la pomme, car la pomme est l’un des ingrédients du ḥaroset. Le verset déclare : « Qui est celle-ci qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ? Sous le pommier je t’ai réveillée » (Cantique des Cantiques 8:5), ce qui est une allusion au peuple juif quittant l’Égypte. Et Rabbi Yoḥanan dit : Le ḥaroset est en souvenir du mortier utilisé par les Juifs dans leur travail servile en Égypte. Abaye dit : Par conséquent, pour satisfaire les deux opinions, il faut le préparer acidulé et il faut le préparer épais. Il faut le préparer acidulé en souvenir de la pomme, et il faut le préparer épais en souvenir du mortier.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: תַּבְלִין זֵכֶר לַתֶּבֶן, חֲרוֹסֶת זֵכֶר לַטִּיט. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק, כָּךְ הָיוּ אוֹמְרִים תַּגָּרֵי חָרָךְ שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם: בּוֹאוּ וּטְלוּ לָכֶם תַּבְלִין לְמִצְוָה.
Il fut enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan : Les épices utilisées dans le ḥaroset sont en souvenir de la paille que nos ancêtres utilisaient pour construire en Égypte, et le ḥaroset lui-même est en souvenir du mortier. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, dit : Lorsqu’on vendait du ḥaroset, les petits commerçants de Jérusalem disaient ce qui suit : Venez prendre des épices pour vous pour la mitsva.
מַתְנִי׳ מָזְגוּ לוֹ כּוֹס שֵׁנִי וְכָאן הַבֵּן שׁוֹאֵל אָבִיו. וְאִם אֵין דַּעַת בַּבֵּן אָבִיו מְלַמְּדוֹ.
MICHNA : Les assistants versèrent la deuxième coupe pour le chef du séder, et ici le fils pose à son père les questions sur les différences entre la nuit de Pessa'h et une nuit ordinaire. Et si le fils n’a pas l’intelligence suffisante pour poser des questions de lui-même, son père lui enseigne les questions.
מָה נִשְׁתַּנָּה הַלַּיְלָה הַזֶּה מִכׇּל הַלֵּילוֹת. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין חָמֵץ וּמַצָּה, הַלַּיְלָה הַזֶּה — כּוּלּוֹ מַצָּה. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין שְׁאָר יְרָקוֹת, הַלַּיְלָה הַזֶּה — מָרוֹר. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין בָּשָׂר צָלִי שָׁלוּק וּמְבוּשָּׁל, הַלַּיְלָה הַזֶּה — כּוּלּוֹ צָלִי. שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ מַטְבִּילִין פַּעַם אֶחָת, הַלַּיְלָה הַזֶּה — שְׁתֵּי פְעָמִים.
La michna énumère les questions : Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? Car toutes les autres nuits, nous mangeons du pain levé et de la matza selon la préférence ; en cette nuit tout notre pain est de la matza. Toutes les autres nuits, nous mangeons d’autres légumes ; en cette nuit nous mangeons des herbes amères. La michna poursuit sa liste de questions. Lorsque le Temple était debout, on demandait : Toutes les autres nuits, nous mangeons de la viande rôtie, en ragoût ou bouillie, mais en cette nuit toute la viande est la viande rôtie de l’agneau pascal. La dernière question était posée même après la destruction du Temple : Toutes les autres nuits, nous trempons les légumes dans un liquide pendant le repas seulement une fois ; cependant, en cette nuit nous trempons deux fois.
וּלְפִי דַּעְתּוֹ שֶׁל בֵּן אָבִיו מְלַמְּדוֹ. מַתְחִיל בִּגְנוּת וּמְסַיֵּים בְּשֶׁבַח. וְדוֹרֵשׁ מֵ״אֲרַמִּי אוֹבֵד אָבִי״, עַד שֶׁיִּגְמוֹר כׇּל הַפָּרָשָׁה כּוּלָּהּ.
Et selon l’intelligence et la capacité du fils, son père lui enseigne l’Exode. Lorsqu’il enseigne à son fils l’Exode, il commence par la disgrâce du peuple juif et conclut par leur gloire. Et il expose à partir du passage : « Un Araméen a tenté de détruire mon père » (Deutéronome 26:5), la déclaration que l’on récite lorsqu’on présente ses prémices au Temple, jusqu’à ce qu’il achève d’expliquer toute la section.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: חָכָם בְּנוֹ — שׁוֹאֲלוֹ. וְאִם אֵינוֹ חָכָם — אִשְׁתּוֹ שׁוֹאַלְתּוֹ, וְאִם לָאו — הוּא שׁוֹאֵל לְעַצְמוֹ, וַאֲפִילּוּ שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁיּוֹדְעִין בְּהִלְכוֹת הַפֶּסַח — שׁוֹאֲלִין זֶה לָזֶה.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné : Si son fils est sage et sait comment interroger, son fils l’interroge. Et s’il n’est pas sage, sa femme l’interroge. Et si même sa femme n’est pas capable d’interroger ou s’il n’a pas de femme, il s’interroge lui-même. Et même si deux érudits de la Torah qui connaissent les halakhot de Pessa'h sont assis ensemble et qu’il n’y a personne d’autre présent pour poser les questions, ils s’interrogent l’un l’autre.
מָה נִשְׁתַּנָּה הַלַּיְלָה הַזֶּה מִכׇּל הַלֵּילוֹת, שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ מַטְבִּילִין פַּעַם אֶחָת, הַלַּיְלָה הַזֶּה — שְׁתֵּי פְעָמִים. מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: אַטּוּ כׇּל יוֹמָא לָא סַגִּיא דְּלָא מְטַבְּלָא חֲדָא זִימְנָא? אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָתָנֵי: שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אֵין אָנוּ חַיָּיבִין לְטַבֵּל אֲפִילּוּ פַּעַם אֶחָת, הַלַּיְלָה הַזֶּה — שְׁתֵּי פְעָמִים.
La michna déclare que l’une des questions est : Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? Toutes les autres nuits, nous trempons une fois ; cependant, cette nuit-ci nous trempons deux fois. Rava s’oppose vivement à cette formulation de la michna : Cela veut-il dire que lors de chaque autre jour il n’y a pas d’autre possibilité que de tremper une fois ? Y a-t-il une obligation de tremper du tout les autres jours, comme l’indique le libellé de la michna ? Au contraire, Rava a dit que voici ce que la michna enseigne : Toutes les autres nuits, nous ne sommes pas obligés de tremper même une seule fois ; cependant, cette nuit-ci nous sommes obligés de tremper deux fois.
מַתְקֵיף לַהּ רַב סָפְרָא: חִיּוּבָא לְדַרְדְּקֵי?! אֶלָּא אָמַר רַב סָפְרָא, הָכִי קָתָנֵי: אֵין אָנוּ מַטְבִּילִין אֲפִילּוּ פַּעַם אֶחָת, הַלַּיְלָה הַזֶּה — שְׁתֵּי פְעָמִים.
Rav Safra s’oppose vivement à cette explication : Est-ce obligatoire pour les enfants ? Comme mentionné précédemment, la raison pour laquelle on trempe deux fois est d’encourager les enfants à poser des questions. Comment cela peut-il être appelé une obligation ? Au contraire, Rav Safra a dit que voici ce que la michna enseigne : Nous ne trempons normalement même pas une seule fois ; cependant, cette nuit-là nous trempons deux fois. Cette formulation est préférable, car elle indique l’accomplissement d’un acte facultatif.
מַתְחִיל בִּגְנוּת וּמְסַיֵּים בְּשֶׁבַח. מַאי בִּגְנוּת? רַב אָמַר: ״מִתְּחִלָּה עוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה הָיוּ אֲבוֹתֵינוּ״. [וּשְׁמוּאֵל] אָמַר: ״עֲבָדִים הָיִינוּ״.
Il a été enseigné dans la michna que le père commence sa réponse par l’opprobre et conclut par la gloire. La Guemara demande : Quel est le sens de l’expression : Par l’opprobre ? Rav a dit qu’il faut commencer en disant : Au début, nos ancêtres étaient des idolâtres, avant de conclure par des paroles de gloire. Et Shmuel a dit : L’opprobre par lequel on doit commencer sa réponse est : Nous étions esclaves.
אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְדָרוּ עַבְדֵּיהּ: עַבְדָּא דְּמַפֵּיק לֵיהּ מָרֵיהּ לְחֵירוּת, וְיָהֵיב לֵיהּ כַּסְפָּא וְדַהֲבָא, מַאי בָּעֵי לְמֵימַר לֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: בָּעֵי לְאוֹדוֹיֵי וּלְשַׁבּוֹחֵי, אֲמַר לֵיהּ: פְּטַרְתַּן מִלּוֹמַר ״מָה נִשְׁתַּנָּה״. פָּתַח וְאָמַר ״עֲבָדִים הָיִינוּ״.
Rav Naḥman dit à son serviteur, Daru : En ce qui concerne un esclave qui est affranchi par son maître, qui lui donne de l’or et de l’argent, que doit dire l’esclave ? Daru lui dit : Il doit remercier et louer son maître. Il lui dit : Si tel est le cas, tu nous as dispensés de réciter les questions de : Pourquoi cette nuit est-elle différente, puisque tu as énoncé l’essence de la nuit du séder. Rav Naḥman commença immédiatement à réciter : Nous étions esclaves.
מַתְנִי׳ רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָיָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁלֹּא אָמַר
MICHNA :Rabban Gamliel avait coutume de dire : Quiconque n'a pas dit

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