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כְּמַגַּע עַצְמָהּ, מָה מַגַּע עַצְמָהּ מְטַמֵּא אָדָם לְטַמֵּא בְּגָדִים, אַף מִשְׁכָּבָהּ וּמוֹשָׁבָהּ מְטַמֵּא אָדָם לְטַמֵּא בְּגָדִים.
sont comme son propre toucher. De même que son toucher transmet l’impureté à une personne qui entre en contact avec eux au point que celle-ci transmet l’impureté aux vêtements qu’elle porte, de même son lit et sa chaise transmettent l’impureté à une personne qui entre en contact avec eux au point que celle-ci transmet l’impureté aux vêtements qu’elle porte.
תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרָבָא: הָרוֹאָה דָּם — מְטַמְּאָה מֵעֵת לְעֵת, וּמָה הִיא מְטַמְּאָה? מִשְׁכָּבוֹת וּמוֹשָׁבוֹת, אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין, וּכְלִי חֶרֶס הַמּוּקָּף צָמִיד פָּתִיל, וְאֵינָהּ מְקוּלְקֶלֶת לְמִנְיָנָהּ, וְאֵינָהּ מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ לְמַפְרֵעַ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מְטַמֵּא אֶת בּוֹעֲלָהּ, וְאֵינָהּ מוֹנָה אֶלָּא מִשָּׁעָה שֶׁרָאֲתָה.
§ Il est enseigné dans une baraita conformément à l’opinion de Rava : Si une femme voit du sang menstruel, cela la rend impure rétroactivement pendant une période de vingt-quatre heures. Et qu’est-ce qu’elle rend impur pendant cette période ? Des lits et des chaises, de la nourriture et des boissons, ainsi qu’un récipient en terre cuite scellé avec un couvercle bien fermé [tzamid patil], si elle le déplace. Mais elle ne perturbe pas son compte des périodes de menstruation et de ziva, c’est-à-dire qu’elle ne commence son cycle qu’à partir du jour où elle a vu le sang, et elle ne rend pas impur rétroactivement un homme qui a eu des rapports avec elle. Rabbi Akiva dit : Elle rend impur un homme qui a eu des rapports avec elle. Et elle compte ses sept jours d’impureté seulement à partir du moment où elle a vu son sang menstruel, et non rétroactivement.
הָרוֹאָה כֶּתֶם, מְטַמְּאָה לְמַפְרֵעַ, וּמָה הִיא מְטַמְּאָה? אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין, מִשְׁכָּבוֹת וּמוֹשָׁבוֹת, וּכְלִי חֶרֶס הַמּוּקָּף צָמִיד פָּתִיל, וּמְקוּלְקֶלֶת לְמִנְיָנָהּ, וּמְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ, וְאֵינָהּ מוֹנָה אֶלָּא מִשָּׁעָה שֶׁרָאֲתָה.
La baraita continue : En ce qui concerne une femme qui voit une tache de sang, cela la rend impure rétroactivement jusqu’au moment où le vêtement a été vérifié pour la dernière fois. Et que rend-elle impur pendant cette période ? La nourriture et la boisson, les lits et les chaises, ainsi qu’un récipient en terre cuite scellé avec un couvercle bien attaché, si elle le déplace. Et cela interrompt aussi son compte des onze jours pendant lesquels un écoulement de sang rend la femme zava, puisque le moment de la tache est inconnu, et elle rend rituellement impur un homme qui a eu des rapports avec elle. Et elle compte ses sept jours d’impureté seulement à partir du moment où elle a vu son sang menstruel, et non rétroactivement.
וְזֶה וָזֶה תּוֹלִין, לֹא אוֹכְלִין וְלֹא שׂוֹרְפִין.
La baraita enseigne en outre : En ce qui concerne aussi bien celle-ci, celle qui voit du sang menstruel, que celle-là, celle qui voit une tache de sang, si elles ont touché de la teruma, son statut est suspendu. Elle n’est pas consommée, car la teruma impure est interdite à la consommation, mais elle n’est pas non plus brûlée, puisqu’il est interdit de brûler de la teruma pure.
וְרָבָא, אִי שְׁמִיעַ לֵיהּ מַתְנִיתָא — לֵימָא מַתְנִיתָא, וְאִי לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ מַתְנִיתָא — קַל וָחוֹמֶר מְנָא לֵיהּ?
La Guemara soulève une difficulté : Et quant à Rava, pourquoi la halakhad'un récipient en terre cuite lui paraît-elle plus évidente que la halakha d'un lit et d'une chaise ? S'il avait entendu cette baraita, qui énonce la halakha d'un récipient en terre cuite, alors qu'il dise que la baraita elle-même constitue une preuve de son opinion également à l'égard d'un lit et d'une chaise, puisque la baraita énonce les deux halakhot. Et s'il n'avait pas entendu cette baraita, d'où a-t-il appris son inférence a fortiori, qui repose sur la halakha selon laquelle un récipient en terre cuite scellé par un couvercle hermétiquement attaché n'est pas préservé de l'impureté si une femme menstruée l'a déplacé pendant sa période de vingt-quatre heures d'impureté rétroactive ?
לְעוֹלָם שְׁמִיעַ לֵיהּ מַתְנִיתָא, וְאִי מִמַּתְנִיתָא הֲוָה אָמֵינָא: אוֹ אָדָם אוֹ בְּגָדִים, אֲבָל אָדָם וּבְגָדִים — לָא, מִשּׁוּם הָכִי קָאָמַר קַל וָחוֹמֶר.
La Guemara répond : En réalité, il a bien entendu la baraita. Mais si sa preuve avait été simplement tirée de la baraita, je dirais qu’une halakha différente s’applique à un lit et à une chaise plutôt qu’aux récipients en terre cuite, car la baraita signifie que le lit et la chaise rendent impurs une personne ou des vêtements qu’ils touchent, mais ils ne rendent pas une personne impure au point qu’elle transmette ensuite l’impureté à ses vêtements. C’est pour cette raison que Rava énonce l’inférence a fortiori.
אָמַר רַב הוּנָא: מֵעֵת לְעֵת שֶׁבְּנִדָּה לַקֹּדֶשׁ, אֲבָל לֹא לַתְּרוּמָה. אִי הָכִי, לִיתְנֵי גַּבֵּי מַעֲלוֹת! כִּי קָתָנֵי הֵיכָא דְּאִית לֵיהּ דְּרָרָא דְּטוּמְאָה, אֲבָל הֵיכָא דְּלֵית לֵיהּ דְּרָרָא דְּטוּמְאָה — לָא קָתָנֵי.
§ Rav Houna dit : La période de vingt-quatre heures d’impureté rétroactive d’une femme menstruée ne s’applique qu’aux aliments sacrificiels et non à la terouma. La Guemara demande : Si c’est le cas, que la michna dans Ḥaguiga 20b enseigne cela parmi les autres niveaux plus élevés de pureté qui s’appliquent aux aliments sacrificiels mais non à la terouma. Cette michna énumère des rigueurs de pureté rituelle en vigueur à l’égard des aliments sacrificiels et non de la terouma. La Guemara répond : Lorsque cette michna enseigne ces niveaux plus élevés de pureté, elle ne vise que les types d’impureté qui ont un lien [derara] avec l’impureté telle qu’elle est définie par la loi de la Torah. Mais elle n’enseigne pas un cas où il n’y a aucun lien avec l’impureté telle qu’elle est définie par la loi de la Torah, et l’impureté rétroactive d’une femme menstruée relève de la loi rabbinique.
מֵיתִיבִי: מָה הִיא מְטַמְּאָה? אֳוכָלִין וּמַשְׁקִין. מַאי לָאו, בֵּין דְּקֹדֶשׁ בֵּין דִּתְרוּמָה? לָא, דְּקֹדֶשׁ.
La Guemara soulève une objection à partir de la baraita susmentionnée, qui traite de l’impureté rétroactive d’une femme menstruée : Que rend-elle impur pendant cette période ? Des aliments et des boissons. La Guemara demande : Quoi, n’est-il pas correct de dire qu’il s’agit ici à la fois d’aliments sacrificiels et de la terouma ? La Guemara répond : Non, il s’agit seulement d’aliments sacrificiels, et non de la terouma.
תָּא שְׁמַע: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אַף בִּשְׁעַת עֲבָרָתָן מִלֶּאֱכוֹל בִּתְרוּמָה. וְהָוֵינַן בַּהּ: מַאי דַהֲוָה הֲוָה!
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’une michna (11a) : En ce qui concerne les femmes de familles sacerdotales qui doivent s’examiner avant de consommer de la teruma, Rabbi Yehouda dit : Même lorsqu’elles terminent de consommer de la teruma, elles doivent encore s’examiner. Et nous avons discuté cette déclaration de Rabbi Yehouda et demandé : Pourquoi doivent-elles s’examiner après avoir fini de manger de la teruma ? Ce qui a été, a été ; c’est-à-dire, si une femme était impure lorsqu’elle a mangé la teruma, qu’est-ce qu’un examen maintenant permet d’accomplir ?
אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְתַקֵּן שִׁירַיִם שֶׁבְּפָנֶיהָ.
Et Rav Ḥisda dit en explication : Cela n’était nécessaire que pour remédier à la situation de la terouma restante qui demeure devant elle, c’est-à-dire pour éviter qu’elle ne devienne rituellement impure. En d’autres termes, si elle a ensuite un écoulement de sang menstruel, son statut rétroactif d’impureté ne rendra pas impure la terouma restante. Cette décision contredit apparemment l’opinion de Rav Houna, qui a dit que l’impureté rétroactive d’une femme menstruée n’affecte que les aliments sacrificiels, et non la terouma.
רַב הוּנָא מַתְנֵי לִישְׂרוֹף שִׁירַיִם שֶׁבְּיָדֶיהָ, שֶׁבָּדְקָה עַצְמָהּ כְּשִׁיעוּר וֶסֶת.
La Guemara répond : Selon Rav Huna, Rabbi Yehouda enseigne que, puisque la terouma impure doit être brûlée, elle doit s’examiner afin de déterminer s’il est correct de brûler la terouma restante qui était dans ses mains. Si elle s’est examinée immédiatement après avoir mangé la terouma, dans le délai nécessaire au début des menstruations (voir 14b), et qu’elle a constaté qu’elle était impure, on présume avec certitude qu’elle était impure lorsqu’elle a mangé la terouma. Par conséquent, la terouma restante doit être brûlée, conformément à la halakha de la terouma qui a été définitivement rendue impure. Mais en réalité, Rav Huna soutient qu’elle ne rend pas cette terouma restante impure rétroactivement dans un cas où elle ne s’est pas examinée.
תָּא שְׁמַע: מַעֲשֶׂה, וְעָשָׂה רַבִּי כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
La Guemara suggère en outre : Viens et entends une autre difficulté concernant l’opinion de Rav Houna à partir d’une baraita : Il y eut un incident dans lequel Rabbi Yehouda HaNassi prit une mesure concrète en statuant que la halakhaest conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer. Rabbi Eliezer soutient qu’une femme qui a passé trois cycles menstruels attendus sans saignement est présumée ne plus menstruer, et par conséquent tout sang menstruel qu’elle émet par la suite la rend rituellement impure seulement à partir de ce moment-là, mais non rétroactivement. En revanche, les Sages soutiennent que cette halakha ne s’applique qu’à une femme âgée, pour qui il est naturel de cesser de menstruer, mais non à une jeune femme, même si trois périodes habituelles se sont écoulées sans saignement.
לְאַחַר שֶׁנִּזְכַּר, אָמַר: כְּדַי הוּא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לִסְמוֹךְ עָלָיו
La baraita continue : Après que Rabbi Yehuda HaNasi se fut souvenu que les collègues de Rabbi Eliezer sont en désaccord avec Rabbi Eliezer sur cette question, et qu’il avait apparemment statué à tort, il a néanmoins dit : Rabbi Eliezer est digne [kedai] qu’on s’appuie sur lui

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