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שְׁנֵי תְבוּאוֹת יִמְכׇּר לָךְ״ — פְּעָמִים שֶׁאַתָּה מוֹכֵר שָׁלֹשׁה תְּבוּאוֹת בִּשְׁתֵּי שָׁנִים.
selon le nombre d’années des récoltes il te vendra” (Lévitique 25:15). La forme plurielle de « années » et de « récoltes » indique que le nombre d’années ne correspond pas nécessairement à la quantité de récoltes. Par conséquent, parfois tu pourrais vendre trois récoltes de produits en deux ans. Si quelqu’un achète un champ en été, lorsque la production n’a pas encore été récoltée, et qu’il récolte ce rendement puis cultive et récolte encore deux autres récoltes avant l’achèvement des deux années complètes, il aura obtenu trois récoltes en moins de deux ans.
שֵׁשׁ שָׁנִים שֶׁבְּעֶבֶד עִבְרִי מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״שֵׁשׁ שָׁנִים יַעֲבוֹד וּבַשְּׁבִיעִת״, וּבִשְׁבִיעִית נָמֵי יַעֲבוֹד.
La Guemara demande : D’où déduisons-nous la halakha selon laquelle les six années mentionnées au sujet d’un esclave hébreu sont comptées comme des années complètes ? La Guemara répond que le verset déclare : « Six années il travaillera, et dans la septième il sortira libre, sans paiement » (Exode 21:2). Le mot « et » dans l’expression « et dans la septième » indique qu’il travaillera aussi pendant la septième année civile, si six années complètes ne se sont pas encore écoulées depuis sa vente. Par exemple, s’il a été vendu au mois de Nissan, cela signifie que cinq ans et six mois se seront écoulés lorsque Tichri, le premier mois de la septième année, arrivera ; il n’a pas encore accompli six années de service, et il doit aussi travailler pendant cette septième année civile, jusqu’à la date à laquelle il a été vendu.
שֶׁבַּבֵּן וְשֶׁבַּבַּת, לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: לְעִנְיַן עֲרָכִין, וְרַב יוֹסֵף אָמַר: לְפִרְקִין דְּ״יוֹצֵא דּוֹפֶן״.
La baraita mentionne les années d’un fils et d’une fille parmi celles qui sont comptées comme des années complètes. La Guemara demande : À l’égard de quelle halakha cela est-il dit ? Rav Giddel dit que Rav dit : À l’égard des évaluations, c’est-à-dire que l’âge d’un homme ou d’une femme faisant l’objet d’une évaluation est calculé en années complètes à partir de sa date de naissance, et non selon les années civiles. Et Rav Yosef dit : La halakha est énoncée à l’égard de sujets enseignés dans notre cinquième chapitre du traité Nidda, qui porte le nom de ses premiers mots : Yotze Dofen, c’est-à-dire un enfant né par césarienne. En d’autres termes, lorsqu’une michna dans ce chapitre mentionne des années, il s’agit d’années complètes, même lorsque cela n’est pas dit explicitement.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי פְּלִיגַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא, הוּא אָמַר חֲדָא, וַאֲנָא אָמֵינָא חֲדָא, וְלָא פְּלִיגִינַן.
Abaye dit à Rav Yosef : Toi et Rav, êtes-vous en désaccord à ce sujet ? En d’autres termes, puisque vous avez interprété différemment la mention d’un fils et d’une fille, chacun de vous rejette-t-il l’application halakhique de l’autre ? Rav Yosef dit à Abaye : Non, lui a dit une chose, et moi j’ai dit une autre chose, mais nous ne sommes pas en désaccord.
וְהָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ פְּלִיגִי, מַאן דְּאָמַר לַעֲרָכִין לָא אָמַר לְיוֹצֵא דּוֹפֶן, וְהָאָמַר רַב: הִלְכְתָא בְּכוּלֵּה פִּרְקִין מֵעֵת לְעֵת!
La Guemara note : Et cela aussi est logique, car s’il te vient à l’esprit qu’ils sont en désaccord à ce sujet, alors celui qui a dit que des années complètes sont requises pour déterminer les évaluations ne dit pas que des années complètes sont nécessaires pour les halakhot de ce chapitre, Yotze Dofen. Mais Rav ne dit-il pas, comme Rav Yosef, que la halakha dans tout ce chapitre entier, en ce qui concerne tous les endroits où un âge est mentionné en années, est que même lorsque l’expression : Et un jour, n’est pas explicitement indiquée, ils sont tous calculés à partir du moment de l’année de naissance jusqu’à ce même moment de l’année à l’âge indiqué, et non selon les années civiles ?
אֶלָּא, לְמַאן דְּאָמַר לַעֲרָכִין, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר לְיוֹצֵא דּוֹפֶן? דּוּמְיָא דְּהָנָךְ: מָה הָנָךְ דִּכְתִיבָן, אַף הָנֵי נָמֵי דִּכְתִיבָן.
La Guemara demande : Mais si cela est correct, alors selon Rav, qui est celui qui a dit que des années complètes sont requises pour déterminer les évaluations, quelle est la raison pour laquelle il ne dit pas dans son interprétation de la baraita que des années complètes sont requises pour les halakhot de Yotze Dofen ? La Guemara répond : Rav soutient que les années d’un fils et d’une fille mentionnées dans la baraita sont semblables à ces autres cas mentionnés dans la baraita : De même que ces nombres d’années sont écrits dans la Torah, de même ces années d’un fils et d’une fille se réfèrent à des sujets les années sont écrites dans la Torah, c’est-à-dire les années des évaluations, contrairement aux sujets discutés dans Yotze Dofen, où les années ne sont pas mentionnées explicitement dans la Torah.
וְאִידָּךְ, הַאי ״שֶׁבַּבֵּן וְשֶׁבַּבַּת״ — ״שֶׁבַּזָּכָר וְשֶׁבַּנְּקֵבָה״ מִבְּעֵי לֵיהּ!
La Guemara demande : Et comment l’autre amora, Rav Yosef, répondrait-il à cette objection ? La Guemara répond : Il soutiendrait que, si la baraita faisait référence aux années des évaluations, qui sont écrites dans la Torah, alors cette expression dans la baraita : D’un fils et d’une fille, ne convient pas. Au contraire, la baraitaaurait dû dire : Du mâle et de la femelle, qui sont les termes que la Torah emploie au sujet des évaluations, tandis que les termes : fils et fille, sont utilisés dans Yotze Dofen.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי בֶּן כִּיפָּר, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. אָמַר רַבִּי זֵירָא: אֶזְכֶּה וְאֶיסַּק וְאַגְמַר לִשְׁמַעְתָּא מִפּוּמֵּיהּ דְּמָרַהּ.
§ Rav Yitzḥak bar Naḥmani dit que Rabbi Elazar dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei ben Keifar, qui a énoncé sa décision au nom de Rabbi Eliezer, selon laquelle un homme âgé de dix-neuf ans et trente jours qui n’a pas développé de signes de puberté est considéré comme un homme sexuellement sous-développé. À cet égard, la Guemara rapporte que Rabbi Zeira a dit : Puisse telle être la volonté de Dieu que je mérite de monter en Eretz Israël, et que j’apprenne cette halakha de la bouche de son Maître, Rabbi Elazar.
כִּי סְלֵיק, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר, אֲמַר לֵיהּ: אָמְרַתְּ הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי בֶּן כִּיפָּר? אֲמַר לֵיהּ: מִסְתַּבְּרָא אֲמַרִי, מִדְּכוּלֵּיהּ פִּירְקִין תָּנֵי ״יוֹם אֶחָד״, וְהָכָא לָא קָתָנֵי — שְׁמַע מִינַּהּ מִסְתַּבְּרָא כְּוָתֵיהּ.
La Guemara raconte que lorsque Rabbi Zeira monta finalement en Eretz Israël, il trouva bien Rabbi Elazar et lui dit : As-tu dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei ben Keifar ? Rabbi Elazar lui dit : J’ai dit qu’il est logique que la halakha soit conforme à son opinion. Il développa : Du fait que tout au long de tout le chapitre la Michna enseigne : Et un jour, mais ici, dans la dernière michna, elle n’enseigne pas cette expression, on peut en conclure qu’il est logique qu’il y ait une raison à cette divergence, conformément à l’opinion de Rabbi Yosei ben Keifar.
הֲדַרַן עֲלָךְ יוֹצֵא דּוֹפֶן.
מַתְנִי' בָּא סִימָן הַתַּחְתּוֹן עַד שֶׁלֹּא בָּא הָעֶלְיוֹן — אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַבֶּמֶת.
MICHNA : Si le signe inférieur de la puberté, deux poils pubiens, est apparu chez une jeune femme avant que le signe supérieur, le développement des seins, n’apparaisse, alors elle est adulte, car les poils pubiens constituent un signe sans équivoque. Par conséquent, si son mari sans enfant est mort et qu’elle s’est présentée devant le frère de son mari [yavam] pour le mariage léviratique, elle soit accomplit le rituel par lequel un yavam libère une yevama de ses liens léviratiques [ḥalitza], soit contracte un mariage léviratique avec le frère de son mari.
בָּא הָעֶלְיוֹן עַד שֶׁלֹּא בָּא הַתַּחְתּוֹן, אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַבֶּמֶת.
Si le signe supérieur indiquant la puberté est apparu avant que le signe inférieur n’apparaisse, c’est-à-dire que les deux poils pubiens ne sont pas visibles, bien que cet ordre de développement soit apparemment impossible, Rabbi Meir dit : En fait, il est possible que les seins se développent avant la pousse de deux poils pubiens, et l’on craint que les deux poils n’aient pas poussé puis soient tombés, mais plutôt qu’ils n’aient jamais poussé au départ, ce qui signifierait qu’elle reste mineure. Par conséquent, si son mari sans enfant meurt, elle n’accomplit ni la ḥalitza ni n’entre dans un mariage léviratique avec le frère de son mari.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַבֶּמֶת, מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ: אֶפְשָׁר לַתַּחְתּוֹן לָבֹא עַד שֶׁלֹּא בָּא הָעֶלְיוֹן, אֲבָל אִי אֶפְשָׁר לָעֶלְיוֹן לָבֹא עַד שֶׁלֹּא בָּא הַתַּחְתּוֹן.
Et les rabbins disent : Elle a atteint la majorité et, par conséquent, si son mari meurt sans enfant, elle accomplit soit la ḥalitsa, soit contracte un mariage léviratique avec le frère de son mari. Cela est dû au fait que les Sages ont dit : Il est possible que le signe inférieur de la puberté apparaisse avant que le signe supérieur n’apparaisse ; mais il est impossible que le signe supérieur apparaisse avant le signe inférieur n’apparaisse.
גְּמָ' אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר. וַהֲלֹא בָּא! ״בָּא״ לְרַבִּי מֵאִיר, ״אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר״ לְרַבָּנַן.
GUEMARA : La michna enseigne que Rabbi Meir et les Sages sont en désaccord au sujet de la halakha lorsque le signe supérieur de la puberté apparaît avant le signe inférieur. La michna a déclaré à propos de ce cas : Bien que cet ordre de développement soit impossible. La Guemara soulève une difficulté : Mais la michna affirme explicitement qu’elle se réfère à une situation où le signe supérieur est effectivement apparu avant le signe inférieur. La Guemara explique : Lorsque la michna dit qu’il est effectivement apparu, cela est selon l’opinion de Rabbi Meir, qui soutient qu’un tel cas est possible, tandis que lorsque la michna enseigne : Bien que cet ordre de développement soit impossible, elle se réfère à l’opinion des Sages, qui soutiennent que cela n’est pas possible.
וְלִתְנֵי: ״בָּא הָעֶלְיוֹן — רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַבֶּמֶת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אוֹ חוֹלֶצֶת אוֹ מִתְיַבֶּמֶת״, וַאֲנָא יָדַעְנָא מִשּׁוּם דְּאִי אֶפְשָׁר הוּא!
La Guemara objecte : Mais pourquoi est-il בכלל nécessaire de mentionner l’expression : Bien que cet ordre de développement soit impossible. Que la michna enseigne simplement : Si le signe supérieur de la puberté est apparu, Rabbi Meir dit : elle n’effectue ni la ḥalitsa ni n’entre dans le mariage léviratique avec le frère de son mari ; et les Sages disent : soit elle effectue la ḥalitsa, soit elle entre dans le mariage léviratique avec le frère de son mari. Et je saurais que la décision des Sages est due au fait qu’il est impossible que le signe supérieur de la puberté apparaisse avant le signe inférieur.
אִי לָא תְּנָא ״אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר״, הֲוָה אָמֵינָא: רוֹב נָשִׁים תַּחְתּוֹן אָתֵי בְּרֵישָׁא, וּמִיעוּט עֶלְיוֹן אָתֵי בְּרֵישָׁא; וְרַבִּי מֵאִיר לְטַעְמֵיהּ דְּחָיֵישׁ לְמִיעוּטָא, וְרַבָּנַן לְטַעְמַיְיהוּ דְּלָא חָיְישִׁי לְמִיעוּטָא.
La Guemara explique : Si la michna n’avait pas enseigné : Bien que cet ordre de développement soit impossible, je dirais qu’en ce qui concerne la plupart des femmes, le signe inférieur apparaît en premier, avant le signe supérieur ; mais chez une minorité de femmes, le signe supérieur apparaît en premier. Et Rabbi Meïr, qui statue qu’elle est mineure et qu’elle ne peut ni accomplir la ḥalitza ni contracter un mariage léviratique, est conforme à sa ligne habituelle de raisonnement, selon laquelle il faut tenir compte de la minorité. En d’autres termes, Rabbi Meïr tient compte de la minorité de femmes chez lesquelles le signe supérieur apparaît en premier, et il la considère donc comme mineure. Et les Sages se conforment eux aussi à leur ligne habituelle de raisonnement selon laquelle il n’est pas nécessaire de tenir compte de la minorité, et ils considèrent donc que la jeune femme a atteint sa majorité.
וְהָנֵי מִילֵּי בִּסְתָמָא, אֲבָל הֵיכָא דְּבַדְקַן וְלָא אַשְׁכְּחַן — אֵימַר מוֹדוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי מֵאִיר דְּעֶלְיוֹן קָדֵים.
Et cette déclaration, selon laquelle on peut se fier à l’hypothèse que, si une femme a le signe supérieur, alors elle a certainement aussi le signe inférieur, tandis que les cas minoritaires ne sont pas pris en compte, ne s’applique que dans un cas ordinaire, où la femme n’a pas été examinée pour déterminer si elle avait le signe inférieur. Mais dans un cas où nous l’avons examinée et n’avons pas trouvé le signe inférieur, on pourrait dire que les Sages concèdent à Rabbi Meir que le signe supérieur est apparu avant le signe inférieur, et par conséquent elle n’accomplit ni la ḥalitza ni n’entre dans un mariage léviratique avec le frère de son mari.
קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאִי אֶפְשָׁר. וַדַּאי אָתֵי, וּמִנְתָּר הוּא דִּנְתַר.
Par conséquent, la michna nous enseigne que, selon les Sages, il est impossible que le signe supérieur précède le signe inférieur, ce qui signifie que, même si elle a été examinée et qu’aucun signe inférieur n’a été trouvé, on présume que les deux poils du signe inférieur sont certainement apparus, mais qu’ensuite ils sont tombés.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״שָׁדַיִם נָכוֹנוּ וּשְׂעָרֵךְ צִמֵּחַ״, אֶלָּא לְרַבָּנַן, אִיפְּכָא מִבָּעֵי לֵיהּ! הָכִי קָאָמַר: כֵּיוָן שֶׁ״שָּׁדַיִם נָכוֹנוּ״ — בְּיָדוּעַ שֶׁ״שְּׂעָרֵךְ צִמֵּחַ״.
La Guemara soulève une difficulté : Certes, selon l’opinion de Rabbi Meïr, qui soutient qu’il est possible que le signe supérieur précède l’inférieur, cela explique ce verset qui est écrit au sujet d’une jeune fille en pleine maturation : « Tu as grandi, tu t’es développée, et tu es parvenue à une beauté parfaite ; tes seins se sont formés, et tes cheveux ont poussé » (Ézéchiel 16:7). Ce verset mentionne le signe supérieur avant le signe inférieur. Mais selon l’opinion des Sages, le verset aurait dû dire l’inverse, en déclarant d’abord : « tes cheveux ont poussé », puis : « tes seins se sont formés ». La Guemara répond que voici ce que le verset dit : Puisque tes seins se sont formés, il est connu que tes cheveux avaient déjà poussé.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״בַּעְשׂוֹת מִמִּצְרַיִם דַּדַּיִךְ לְמַעַן שְׁדֵי נְעוּרָיִךְ״, אֶלָּא לְרַבָּנַן, אִיפְּכָא מִבָּעֵי לֵיהּ!
La Guemara soulève une difficulté supplémentaire : Certes, selon l’opinion de Rabbi Meir, cela explique ce qui est écrit : « Quand ceux d’Égypte ont meurtri tes seins pour l’éclosion de ta jeunesse » (Ézéchiel 23:21). Ce verset, qui compare le peuple juif à une jeune fille débauchée, décrit comment, dans son enfance, des hommes égyptiens jouaient avec elle en pressant ses seins afin d’avoir avec elle des rapports sexuels licencieux lorsqu’elle deviendrait une jeune femme, c’est-à-dire une fois que les poils pubiens indiquant la puberté auraient poussé. Cela indique qu’il est possible que le signe supérieur apparaisse avant le signe inférieur. Mais selon l’opinion des Sages, le verset aurait dû dire l’inverse.
הָכִי קָאָמַר: כֵּיוָן שֶׁבָּאוּ דַּדַּיִךְ — בְּיָדוּעַ שֶׁבָּאוּ נְעוּרַיִךְ, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מַאי ״שְׁדֵי״? כּוּלֵּהּ בְּדַדֵּי כְּתִיב, וְהָכִי קָאָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְיִשְׂרָאֵל:
La Guemara répond de manière similaire que c’est ce que le verset dit : Puisque tes seins sont apparus, il est connu que les poils pubiens, qui sont le signe de ta jeune féminité, ont déjà apparu. Ou si tu veux, dis plutôt : Quel est le sens de l’expression : L’éclosion de [shedei] de ta jeune féminité ? Il ne s’agit pas du signe inférieur, mais plutôt du signe supérieur, c’est-à-dire que le verset entier est écrit en référence aux seins, shadayim en hébreu. Et c’est ce que le Saint, béni soit-Il, dit au peuple juif :

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