וְיָרְדָה וְטָבְלָה — מַהוּ?
et elle descendit au bain rituel et s’immergea aux fins de conversion, quelle est la halakha?
אִם תִּמְצֵי לוֹמַר בָּתַר עֲקִירָה אָזְלִינַן, אַף עַל גַּב דְּמָצֵי נָקֵיט לְהוּ — הָנֵי מִילֵּי יִשְׂרְאֵלִית דִּטְמֵאָה דְּאוֹרָיְיתָא, אֲבָל גּוֹיָה זָבָה דִּטְמֵאָה דְּרַבָּנַן — לָא, אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא? תֵּיקוּ.
Une fois encore, la Guemara explique le dilemme : Si vous dites que nous suivons le moment du déracinement bien qu’elle puisse se retenir d’uriner, on peut néanmoins soutenir que cette déclaration s’applique spécifiquement à une femme juive, qui est impure selon la loi de la Torah. Mais en ce qui concerne une zava non-juive, qui est impure selon la loi rabbinique, il est possible que l’on ne suive pas le moment du déracinement. Ou peut-être qu’il n’y a pas de différence dans l’application de ce principe entre le cas d’une femme juive et celui d’une femme non-juive, car dans les deux cas on suit le moment du déracinement. La Guemara conclut de nouveau que le dilemme restera sans résolution.
וּמְטַמְּאִין בְּכֹל שֶׁהֵן. אָמַר שְׁמוּאֵל: זָב צָרִיךְ כַּחֲתִימַת פִּי הָאַמָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אוֹ הֶחְתִּים בְּשָׂרוֹ מִזּוֹבוֹ״.
§ La michna enseigne que l’émission d’un zav et une émission séminale communiquent l’impureté en n’importe quelle quantité. Shmuel dit : Pour qu’un zav devienne rituellement impur, il doit avoir un écoulement suffisamment important pour provoquer une obstruction à l’extrémité du pénis, comme il est dit : « Et voici son impureté dans son écoulement : soit sa chair coule avec son écoulement, soit sa chair soit obstruée par son écoulement, c’est son impureté » (Lévitique 15:3).
וְהָאֲנַן תְּנַן: מְטַמְּאִין בְּכׇל שֶׁהֵן! הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי נָתָן, דְּתַנְיָא: רַבִּי נָתָן אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: זָב צָרִיךְ כַּחֲתִימַת פִּי הָאַמָּה, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ.
La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que l’émission d’un zav et une émission séminale transmettent l’impureté quelle qu’en soit la quantité ? La Guemara répond que Chmouel a dit sa décision conformément à l’enseignement de Rabbi Natan, comme cela est enseigné dans une baraita où Rabbi Natan dit au nom de Rabbi Yishmaël : Pour qu’un zav devienne rituellement impur, il doit avoir un écoulement suffisamment important pour provoquer une obstruction de l’extrémité du pénis, mais les Sages n’ont pas accepté son avis, car ils soutiennent que toute quantité suffit. Le tanna de la michna est d’accord avec l’opinion des Sages, tandis que Chmouel est d’accord avec l’enseignement de Rabbi Natan au nom de Rabbi Yishmaël.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל? דְּאָמַר קְרָא: ״אוֹ הֶחְתִּים בְּשָׂרוֹ מִזּוֹבוֹ״.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Yishmael, c’est-à-dire quelle est la source dans la Torah de sa décision ? La Guemara répond : Sa source est, comme mentionné ci-dessus, que le verset déclare : « Et telle sera son impureté dans son écoulement : soit que sa chair laisse couler son écoulement, soit que sa chair soit obstruée par son écoulement, c’est son impureté » (Lévitique 15:3). Ce verset indique que l’émission doit être suffisante pour provoquer une obstruction de son pénis.
וְרַבָּנַן? הַהוּא מִבָּעֵי לֵיהּ: לַח מְטַמֵּא, וְאֵינוֹ מְטַמֵּא יָבֵשׁ.
La Guemara demande : Et les Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Yishmaël, que déduisent-ils de ce verset ? La Guemara explique que, selon les Sages, ce verset est nécessaire pour enseigner une autre halakha concernant un zav : seule une émission qui est humide, et qui pourrait donc provoquer une obstruction de l’organe, transmet l’impureté, mais une émission sèche ne transmet pas l’impureté.
וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל? הָהוּא מֵ״רָר״ נָפְקָא.
La Guemara demande : Et d’où Rabbi Yishmael déduit-il que seule une émission humide transmet l’impureté ? La Guemara répond : Cettehalakhaest dérivée du mot « couler » dans le verset : « Et telle sera son impureté dans son écoulement : lorsque sa chair coule avec son écoulement. »
וְרַבָּנַן? הָהוּא לְמִנְיָנָא הוּא דַּאֲתָא: ״זוֹבוֹ״ — חֲדָא, ״רָר בְּשָׂרוֹ״ — תְּרֵי, ״אֶת זוֹבוֹ״ — תְּלָת, לִימֵּד עַל זָב בַּעַל שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת שֶׁחַיָּיב בְּקׇרְבָּן.
La Guemara demande : Et qu’est-ce que les Sages déduisent de ce mot ? La Guemara explique que, selon les Sages, ce verset vient enseigner le nombre d’écoulements par lesquels un zav devient impur, comme suit : Le terme « son écoulement » correspond à un écoulement, le terme « sa chair coule » correspond à un autre écoulement, de sorte qu’il y a deux écoulements, et le terme « avec son écoulement » porte le total à trois écoulements. Le verset enseigne ainsi, au sujet d’un zav qui a connu trois écoulements, que il est tenu de apporter une offrande dans le cadre de son processus de purification.
״אוֹ הֶחְתִּים בְּשָׂרוֹ מִזּוֹבוֹ טָמֵא״, מִקְצָת זוֹבוֹ טָמֵא, לִימֵּד עַל זָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת שֶׁמְּטַמֵּא מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, מִנְיָנָא מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִדְּרַבִּי סִימַאי.
La Guemara poursuit : De la dernière partie du verset : « Ou si sa chair est arrêtée de son écoulement, c’est son impureté », il est déduit qu’une personne est impure même au moyen d’une partie de son écoulement, c’est-à-dire même si elle n’a pas connu trois émissions. Ici, le verset enseigne au sujet d’un zav qui a eu deux émissions que, bien qu’il ne soit pas tenu d’apporter une offrande, il rend une surface destinée au coucher et une surface destinée à la position assise rituellement impures en s’y couchant ou en s’y asseyant, même sans les toucher directement. La Guemara demande : Et Rabbi Yishmaël, d’où déduit-il cette halakha du nombre requis d’émissions ? La Guemara répond qu’il le déduit de ce que Rabbi Simaï a dit.
דְּתַנְיָא, רַבִּי סִימַאי אוֹמֵר: מָנָה הַכָּתוּב שְׁתַּיִם וּקְרָאוֹ ״טָמֵא״, שָׁלֹשׁ וּקְרָאוֹ ״טָמֵא״. הָא כֵיצַד? שְׁתַּיִם לַטּוּמְאָה, וְשָׁלֹשׁ לַקׇּרְבָּן.
Comme il est enseigné dans une baraita où Rabbi Simai dit : Le verset a énuméré deux émissions et a appelé le zav impur : « Lorsqu’un homme aura un écoulement de sa chair, à cause de son flux il est impur » (Lévitique 15:2). Et pourtant, un autre verset énumère trois émissions et lui aussi l’a appelé impur : « Et telle sera son impureté dans son écoulement : que sa chair coule de son écoulement, ou que sa chair soit obstruée de son écoulement, c’est son impureté » (Lévitique 15:3). Comment ces versets peuvent-ils être conciliés ? Si l’on est impur après deux émissions, dans quel but la Torah en mentionne-t-elle trois ? C’est pour enseigner que deux émissions sont nécessaires pour établir l’impureté, et trois sont nécessaires pour rendre un zav tenu d’apporter une offrande.
וּלְמַאן דְּנָפְקָא לֵיהּ תַּרְוַיְיהוּ מִ״זֹּאת תִּהְיֶה טוּמְאָתוֹ בְּזוֹבוֹ״, ״אִישׁ אִישׁ כִּי יִהְיֶה זָב מִבְּשָׂרוֹ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִבָּעֵי לֵיהּ עַד שֶׁיֵּצֵא מִבְּשָׂרוֹ.
La Guemara demande : Et selon celui qui dérive les deux, la halakha de l’impureté et l’obligation d’apporter une offrande du seul verset : « Et telle sera son impureté dans son écoulement », que font-ils, c’est-à-dire les Sages, du autre verset : « Lorsqu’un homme aura un écoulement provenant de sa chair » ? La Guemara répond que ce verset est nécessaire pour enseigner la halakha selon laquelle un zav n’est impur que si l’écoulement sort de sa chair.
״זוֹבוֹ טָמֵא״ לְמָה לִי? לִימֵּד עַל הַזּוֹב שֶׁהוּא טָמֵא.
La Guemara demande en outre : Pourquoi ai-je besoin de la dernière partie du verset précédent, qui peut se lire ainsi : Son écoulement est impur (Lévitique 15:2) ? La Guemara explique que cela enseigne au sujet de l’écoulement lui-même qu’il est impur, c’est-à-dire qu’il ne rend pas seulement impur l’homme qui l’a émis, mais que la substance elle-même est impure et transmet l’impureté aux autres par contact.
אָמַר רַב חֲנִילַאי מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: שִׁכְבַת זֶרַע — לְרוֹאֶה בְּמַשֶּׁהוּ, לְנוֹגֵעַ בְּכַעֲדָשָׁה. וְהָאֲנַן ״מְטַמְּאִין בְּכֹל שֶׁהֵן״ תְּנַן! מַאי לַָאו לְנוֹגֵעַ? לֹא, לְרוֹאֶה.
§ En ce qui concerne l’affirmation de la michna selon laquelle l’écoulement du zav et une émission séminale rendent impur en toute quantité, Rav Ḥanilai dit au nom de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon : la semence transmet l’impureté à l’homme qui l’émet en toute quantité, tandis que, pour ce qui est de celui qui touche la semence, elle ne transmet l’impureté que dans la quantité d’une lentille. La Guemara demande : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna que l’émission d’un zav et une émission séminale transmettent l’impureté en toute quantité ? Quoi, cela ne se rapporte-t-il pas à celui qui touche la semence ? La Guemara répond : Non, la michna se rapporte à l’homme qui l’émet.
תָּא שְׁמַע: חוֹמֶר בְּשִׁכְבַת זֶרַע מִבְּשֶׁרֶץ, וָחוֹמֶר בְּשֶׁרֶץ מִבְּשִׁכְבַת זֶרַע. חוֹמֶר בְּשֶׁרֶץ — שֶׁהַשֶּׁרֶץ אֵין חֲלוּקָה טוּמְאָתוֹ, מָה שֶׁאֵין כֵּן בְּשִׁכְבַת זֶרַע. חוֹמֶר בְּשִׁכְבַת זֶרַע — שֶׁהַשִׁכְבַת זֶרַע מְטַמֵּא בְּכֹל שֶׁהוּא, מָה שֶׁאֵין כֵּן בְּשֶׁרֶץ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’une baraita : Il existe un élément de rigueur qui s’applique à l’impureté de la semence qui ne s’applique pas à l’impureté de la carcasse d’un animal rampant, et de même il existe un élément de rigueur qui s’applique à l’impureté de la carcasse d’un animal rampant qui ne s’applique pas à l’impureté de la semence. La baraita développe : La rigueur qui s’applique à la carcasse d’un animal rampant mais non à la semence, c’est que, concernant la carcasse d’un animal rampant, il n’y a pas de distinction dans son impureté, ce qui n’est pas le cas concernant la semence, car certains types de semence transmettent l’impureté tandis que d’autres ne la transmettent pas. La rigueur qui s’applique à la semence mais non à la carcasse d’un animal rampant, c’est que la semence transmet l’impureté en toute quantité, ce qui n’est pas le cas concernant la carcasse d’un animal rampant, qui doit être d’un volume au moins égal à celui d’une lentille.
מַאי לַָאו לְנוֹגֵעַ? לָא, לְרוֹאֶה.
La Guemara analyse cette baraita : Quoi, n’est-ce pas une référence à celui qui touche du sperme, et la baraita statue qu’il devient impur pour n’importe quelle quantité ? La Guemara répond de nouveau : Non, la baraita parle de l’homme qui émet du sperme, tandis que celui qui le touche ne devient impur que s’il y en a au moins le volume d’une lentille.
וְהָא דּוּמְיָא דְּשֶׁרֶץ קָתָנֵי, מָה שֶׁרֶץ בִּנְגִיעָה — אַף שִׁכְבַת זֶרַע בִּנְגִיעָה! אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: שׁוּם שֶׁרֶץ קָתָנֵי, וְשׁוּם שִׁכְבַת זֶרַע קָתָנֵי.
La Guemara soulève une difficulté à l’égard de cette réponse : Mais la baraitaenseigne le cas de la semence comme semblable à celui de la carcasse d’un animal rampant, ce qui indique que de même que l’impureté de la carcasse d’un animal rampant est transmise par contact, de même, l’impureté discutée dans la baraita au sujet de la semence est transmise par contact. Rav Adda bar Ahava dit en réponse : La baraitaenseigne la catégorie de la carcasse d’un animal rampant, et elle enseigne également la catégorie de la semence, c’est-à-dire qu’elle se réfère à ces types d’impureté en général, mais cela ne signifie pas que ces types d’impureté sont contractés de la même manière.
וְשֶׁרֶץ לָא מְטַמֵּא בְּמַשֶּׁהוּ? וְהָא אֲנַן תְּנַן: הָאֵבָרִים אֵין לָהֶם שִׁיעוּר, פָּחוֹת מִכְּזַיִת בְּשַׂר הַמֵּת, וּפָחוֹת מִכְּזַיִת בְּשַׂר נְבֵלָה, וּפָחוֹת מִכַּעֲדָשָׁה מִן הַשֶּׁרֶץ.
La Guemara demande : Et la carcasse d’un animal rampant ne transmet-elle pas l’impureté en n’importe quelle quantité ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Oholot 1:7) : Les membres de corps impurs qui sont entiers n’ont pas de mesure minimale en ce qui concerne la transmission de l’impureté rituelle. Même si un membre est inférieur au volume d’une olive provenant d’un cadavre humain, ou inférieur au volume d’une olive provenant d’une carcasse animale, ou inférieur au volume d’une lentille provenant de la carcasse d’un animal rampant, il transmet l’impureté rituelle. Si tel est le cas, comment la baraita peut-elle affirmer qu’il existe une mesure minimale d’un volume de lentille en ce qui concerne l’impureté d’un animal rampant ?
שָׁאנֵי אֵבֶר — דְּכוּלֵּיהּ בִּמְקוֹם עֲדָשָׁה קָאֵי, דְּהָא אִילּוּ חָסַר פּוּרְתָּא אֵבֶר — מִי קָמְטַמֵּיא?
La Guemara répond que la halakha de un membre est différente, car lorsque sa totalité est intacte, il tient lieu du volume d’une lentille ; c’est-à-dire qu’un membre entier est considéré comme ayant le volume d’une lentille de la carcasse d’un animal rampant, indépendamment de sa taille réelle. La preuve est que si il lui manquait le moindre petit morceau, de sorte que ce membre d’un animal rampant soit inférieur au volume d’une lentille, transmettrait-il l’impureté ? Certainement pas. Il est donc clair que l’impureté d’un membre est due à son intégrité, et non à sa taille.
שִׁכְבַת זֶרַע דַּחֲלוּקָה טוּמְאָתוֹ — מַאי הִיא? אִילֵימָא בֵּין יִשְׂרָאֵל לִדְגוֹיִם — הָכִי נָמֵי אִיכָּא עַכְבָּר דְּיָם וְעַכְבָּר דְּיַבָּשָׁה!
La baraita enseigne : La rigueur qui s’applique à la carcasse d’un animal rampant, mais non à la semence, est que, concernant un animal rampant, il n’y a pas de distinction quant à son impureté, ce qui n’est pas le cas concernant la semence. La Guemara demande : Quelle est la distinction concernant l’impureté de la semence ? Si l’on dit qu’il s’agit de la différence entre la semence des Juifs, à laquelle cette impureté s’applique, et la semence des gentils, à laquelle elle ne s’applique pas, il y a aussi une distinction concernant l’impureté de la carcasse d’un animal rampant entre une souris de mer, qui n’est pas impure, et une souris terrestre, qui est impure.
אֶלָּא, בֵּין קָטָן לְגָדוֹל.
Au contraire, la baraita fait référence à la distinction entre l’émission d’un mineur, qui n’est pas classée comme semence et ne le rend pas impur, et celle d’un adulte, qui, elle, le rend impur. En revanche, il n’existe pas de telle distinction en ce qui concerne l’impureté de la carcasse d’un animal rampant, car elle transmet l’impureté независимо de son âge et de sa taille.
אָמַר רַב פָּפָּא: כְּתַנָּאֵי, מִנַּיִן לְרַבּוֹת נוֹגֵעַ בְּשִׁכְבַת זֶרַע? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אוֹ אִישׁ״.
§ Rav Pappa a dit : La quantité de semence qui transmet l’impureté à celui qui la touche fait l’objet d’un différend entre les tanna’im, comme il est enseigné dans une baraita : D’où est-il déduit que la Torah inclut celui qui touche de la semence, en plus de celui qui émet de la semence, parmi les impurs ? Le verset déclare au sujet de l’impureté de la carcasse d’un animal rampant : « Ou quiconque » touche tout animal rampant, par lequel il peut devenir impur » (Lévitique 22:5). De l’expression inclusive « ou quiconque » on déduit que celui qui touche de la semence est également impur.
וּפְלִיגִי תַּנָּאֵי בְּעָלְמָא, דְּאִיכָּא דְּאָמְרִי: דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ, וְאִיכָּא דְאָמְרִי: דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ.
Et, de manière générale, les tanna’im sont en désaccord quant à la possibilité de dériver une halakha de cette manière. Comme certains disent au sujet d’une halakha déduite d’une autre halakha : Déduis-en, et dérive-en également les détails de la halakha. Et certains disent au sujet d’une telle halakha : Déduis-en, mais interprète la halakha selon son propre contexte, c’est-à-dire que tous les aspects du cas source ne sont pas appliqués à cette halakha.
לְמַאן דְּאָמַר דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ — מָה שֶׁרֶץ בִּנְגִיעָה, אַף שִׁכְבַת זֶרַע בִּנְגִיעָה; וּמִינַּהּ — מָה שֶׁרֶץ בְּכַעֲדָשָׁה, אַף שִׁכְבַת זֶרַע בְּכַעֲדָשָׁה.
La Guemara explique comment cette controverse générale s’applique au cas présent. Selon celui qui dit que l’on déduit de cela et qu’on déduit encore de cela, la dérivation est la suivante : De même que la carcasse d’un animal rampant transmet l’impureté par contact, de même le sperme transmet l’impureté par contact. Et l’on déduit de nouveau de l’impureté de la carcasse d’un animal rampant que, de même que la carcasse d’un animal rampant transmet l’impureté dans la quantité d’une lentille, de même le sperme transmet l’impureté dans la quantité d’une lentille.
וּלְמַאן דְּאָמַר דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ, מָה שֶׁרֶץ בִּנְגִיעָה — אַף שִׁכְבַת זֶרַע בִּנְגִיעָה, וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ — מָה שִׁכְבַת זֶרַע לָרוֹאֶה בְּמַשֶּׁהוּ, אַף לַנּוֹגֵעַ בְּמַשֶּׁהוּ.
Et selon celui qui dit : On l’infère de cela, mais on interprète la halakha selon son propre contexte, on en déduit ce qui suit : De même que la carcasse d’un animal rampant transmet l’impureté par contact, de même le sperme transmet l’impureté par contact. Mais il faut interpréter la halakha selon son propre contexte : De même que le sperme transmet l’impureté à celui qui l’émet en toute quantité, de même il transmet l’impureté à celui qui le touche en toute quantité.
אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן לְרַב פָּפָּא: מִמַּאי דְּמֵ״אוֹ אִישׁ״ דְּשֶׁרֶץ קָמְרַבֵּי לֵיהּ? דִּילְמָא מֵ״אוֹ אִישׁ אֲשֶׁר תֵּצֵא מִמֶּנּוּ שִׁכְבַת זָרַע״ קָמְרַבֵּי לֵיהּ, וּדְכוּלֵּי עָלְמָא דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ?
Rav Houna, fils de Rav Natan, dit à Rav Pappa : D’où déduis-tu que le tanna de la baraita déduit l’impureté de celui qui touche du sperme de l’expression « ou quiconque » qui est énoncée au sujet de l’impureté de la carcasse d’un animal rampant ? Peut-être la déduit-il de le verset précédent : « Ou de quiconque de qui sort un écoulement de semence » (Lévitique 22:4), et tous conviennent que, lorsqu’une halakha est déduite d’un verset traitant du même sujet, on doit en déduire et en tirer également les détails de la halakha. Si tel est le cas, la quantité de sperme qui transmet l’impureté par contact devrait être déduite de la quantité qui rend impur celui qui l’a émise, à savoir n’importe quelle quantité.
שַׁיְילִינְהוּ לְתַנָּאֵי, אִיכָּא דְּתָנֵי כְּרַב פָּפָּא, וְאִיכָּא דְּתָנֵי כְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן.
La Guemara rapporte que les Sages ont demandé aux tanna’im, c’est-à-dire à ceux qui récitent les mishnayot et les baraitot, si la dérivation de la baraita provient du verset traitant de la carcasse d’un animal rampant ou de celui traitant de la semence. Ils découvrirent que certains enseignent cette halakha conformément à l’hypothèse de Rav Pappa, selon laquelle elle est dérivée d’un animal rampant, et certains enseignent cette halakha conformément à l’opinion de Rav Huna, fils de Rav Natan, selon laquelle la source est le verset se référant à la semence.
מַתְנִי' תִּנוֹקֶת בַּת יוֹם אֶחָד — מִטַּמְּאָה בְּנִדָּה. בַּת עֲשָׂרָה יָמִים — מִטַּמְּאָה בְּזִיבָה.
MICHNA :Une petite fille, même si elle est âgée d’un jour, qui a un écoulement de sang, devient impure de l’impureté d’une femme menstruée. Une petite fille qui est âgée de dix jours et qui a un écoulement de sang pendant trois jours consécutifs après la fin des sept jours aptes à la menstruation devient impure de l’impureté de ziva, et est donc tenue d’observer sept jours propres avant l’immersion.
תִּנוֹק בֶּן יוֹם אֶחָד — מִטַּמֵּא בְּזִיבָה, וּמִטַּמֵּא בִּנְגָעִים, וּמִטַּמֵּא בִּטְמֵא מֵת, וְזוֹקֵק לְיִבּוּם, וּפוֹטֵר מִן הַיִּבּוּם, וּמַאֲכִיל בִּתְרוּמָה, וּפוֹסֵל (אֶת) [מִן] הַתְּרוּמָה,
Un petit garçon, même s’il n’a qu’un jour, devient impur par l’impureté de ziva ; et devient impur par l’impureté des marques de lèpre ; et devient impur par l’impureté transmise par un cadavre ; et il crée un lien de lévirat exigeant que la veuve de son frère sans enfant entre dans un mariage léviratique avec lui ; et il dispense sa mère veuve de l’obligation de mariage léviratique, la rendant libre d’épouser qui elle veut ; et il permet à sa mère, une Israélite qui n’est plus mariée à son père, un prêtre, de continuer à consommer la terouma ; et il disqualifie sa mère, la fille d’un prêtre qui n’est plus mariée à son père, un Israélite, de continuer à consommer la terouma, parce que l’enfant n’est pas apte à consommer la terouma ;