אִם נִמּוֹחוּ טְמֵאָה. אִי הָכִי, בְּלֹא נִמּוֹחוּ נָמֵי? אָמַר רַבָּה: כִּי לֹא נִמּוֹחוּ — בְּרִיָּה בִּפְנֵי עַצְמָהּ הִיא.
S’ils se dissolvent, c’est du sang, et la femme est impure ; et sinon, elle est rituellement pure. Il est donc évident que le sang sec est impur, puisque tous ces éléments sont secs jusqu’à ce qu’ils soient trempés dans l’eau. La Guemara demande : Si tel est le cas, que le sang sec est impur, ces éléments sont impurs également dans un cas où ils ne se dissolvent pas dans l’eau. Pourquoi cet examen est-il בכלל nécessaire ? Rabba dit : Dans un cas où ils ne se dissolvent pas, cela indique que l’élément n’est pas du sang du tout ; plutôt, c’est une entité distincte.
וּמִי אִיכָּא כִּי הַאי גַוְונָא? אִין, וְהָתַנְיָא: אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק: שְׁנֵי מַעֲשִׂים הֶעֱלָה אַבָּא מִטִּבְעִין לְיַבְנֶה.
La Guemara demande au sujet de ces cas discutés dans la michna : Mais existe-t-il réellement des cas comme celui-ci ? La Guemara répond : Oui, il y en a, et il est également enseigné dans une baraita que Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, dit : Mon père a porté deux incidents de Tivin devant les Sages à Yavne pour discussion.
מַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה שֶׁהָיְתָה מַפֶּלֶת כְּמִין קְלִיפּוֹת אֲדוּמּוֹת, וּבָאוּ וְשָׁאֲלוּ אֶת אַבָּא, וְאַבָּא שָׁאַל לַחֲכָמִים, וַחֲכָמִים שָׁאֲלוּ לָרוֹפְאִים, וְאָמְרוּ לָהֶם: אִשָּׁה זוֹ מַכָּה יֵשׁ לָהּ בְּתוֹךְ מֵעֶיהָ, שֶׁמִּמֶּנָּה מַפֶּלֶת כְּמִין קְלִיפּוֹת. תָּטִיל לַמַּיִם, אִם נִמּוֹחוּ — טְמֵאָה.
Le premier fut un incident impliquant une femme qui expulsait à plusieurs reprises des éléments semblables à des coquilles rouges, et les habitants du lieu vinrent demander à mon père si cela rendait la femme impure. Et mon père interrogea les autres Sages, et les Sages interrogèrent les médecins sur la cause de ce phénomène. Et les médecins leur dirent : Cette femme a une plaie dans son utérus d’où elle expulse des éléments rouges semblables à des coquilles. Les Sages décidèrent donc que la femme devait les jeter dans l’eau afin d’en déterminer la nature. S’ils se dissolvaient, c’est du sang et la femme est impure.
וְשׁוּב מַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה שֶׁהָיְתָה מַפֶּלֶת כְּמִין שְׂעָרוֹת אֲדוּמּוֹת, וּבָאָה וְשָׁאֲלָה אֶת אַבָּא, וְאַבָּא שָׁאַל לַחֲכָמִים, וַחֲכָמִים לָרוֹפְאִים, וְאָמְרוּ לָהֶם: שׁוּמָא יֵשׁ לָהּ בְּתוֹךְ מֵעֶיהָ, שֶׁמִּמֶּנָּה מַפֶּלֶת כְּמִין שְׂעָרוֹת אֲדוּמּוֹת. תָּטִיל לַמַּיִם, אִם נִמּוֹחוּ — טְמֵאָה.
Et de nouveau il y eut un cas semblable concernant une femme qui expulsait des éléments semblables à des poils rouges, et elle vint demander à mon père si elle était impure. Et mon père interrogea les autres Sages, et les Sages interrogèrent les médecins, et les médecins leur dirent : La femme a un grain de beauté dans son utérus d’où elle expulse des éléments semblables à des poils rouges. Les Sages décidèrent donc que la femme devait les jeter dans l’eau, et s’ils se dissolvaient, elle est impure.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: וּבְפוֹשְׁרִין. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: תָּטִיל לְמַיִם, וּבְפוֹשְׁרִין. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מְמַעַכְתּוֹ בְּרוֹק עַל גַּבֵּי הַצִּפּוֹרֶן. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רָבִינָא: מָעוּךְ עַל יְדֵי הַדְּחָק אִיכָּא בֵינַיְיהוּ.
§ Reish Lakish dit : Et cet examen n’est effectué qu’avec de l’eau tiède [uvefoshrin]. Cela est également enseigné dans une baraita : La femme doit jeter l’objet dans l’eau, et cet examen n’est effectué qu’avec de l’eau tiède. Rabban Shimon ben Gamliel dit : La femme écrase l’objet avec de la salive, en utilisant les doigts d’une main sur un ongle de son autre main. La Guemara demande : Quelle est la différence entre les deux avis ? Ravina dit : La différence entre eux est de savoir si un objet est considéré comme du sang lorsqu’il peut être écrasé par pression, ou seulement si l’objet se dissout de lui-même.
הָתָם תְּנַן: כַּמָּה הִיא שְׁרִיָּיתָן בְּפוֹשְׁרִין? מֵעֵת לְעֵת. הָכָא מַאי? מִי בָּעֵינָא מֵעֵת לְעֵת, אוֹ לָא?
Nous avons appris dans la michna là-bas (54b), au sujet d’une carcasse d’animal ou de la carcasse d’un animal rampant qui a séché, qu’on l’examine en la faisant tremper dans l’eau afin de déterminer si elle transmet encore l’impureté ou non : Pendant combien de temps son trempage dans de l’eau tiède est-il nécessaire ? C’est pour une période de vingt-quatre heures. La Guemara demande : Ici, en ce qui concerne l’examen d’un élément expulsé par une femme, quelle est la halakha ? Dois-je le faire tremper dans de l’eau tiède pendant une période de vingt-quatre heures, ou non ?
שֶׁרֶץ וּנְבֵלָה, דַּאֲקוֹשֵׁי — בָּעֵינַן מֵעֵת לְעֵת, אֲבָל דַּם דְּרַכִּיךְ — לָא. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא? תֵּיקוּ.
La Guemara explique la question : Peut-être qu’en ce qui concerne la carcasse d’un animal rampant et la carcasse d’un animal non abattu rituellement, qui sont dures lorsqu’elles sèchent, nous exigeons un trempage pendant une période de vingt-quatre heures, mais le sang, qui est relativement mou après avoir séché, n’a pas besoin d’être trempé aussi longtemps. En d’autres termes, si l’élément ne s’est pas dissous même après une période plus courte, ce n’est pas du sang. Ou peut-être que l’examen d’un élément expulsé n’est pas différent, et lui aussi doit être trempé pendant vingt-quatre heures. La Guemara conclut : le dilemme reste sans résolution.
הַמַּפֶּלֶת כְּמִין דָּגִים. וְלִיפְלוֹג נָמֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּהָא!
§ La michna enseigne : Dans le cas d’une femme qui expulse un élément semblable à un poisson ou à des sauterelles, des créatures répugnantes ou des animaux rampants, si du sang sort avec cela, la femme est impure, et sinon, elle est pure. La Guemara demande : Mais que Rabbi Yehouda soit en désaccord avec les Sages également au sujet de cettehalakha, tout comme il est en désaccord avec eux dans la première clause de la michna, dans le cas où une femme expulse un morceau amorphe de tissu, puisqu’il soutient qu’elle est impure, que du sang sorte avec cela ou non.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בְּמַחְלוֹקֶת שְׁנוּיָה, וְרַבָּנַן הִיא. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה, עַד כַּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה הָתָם אֶלָּא גַּבֵּי חֲתִיכָה, דְּעָבֵיד דָּם דְּקָרֵישׁ וְהָוֵי חֲתִיכָה, אֲבָל בְּרִיָּה — לָא הָוֵי.
Reish Lakish dit : Ce cas est également soumis au désaccord entre Rabbi Yehuda et les Sages, et l’opinion citée dans la michna est celle des Sages. Et Rabbi Yoḥanan dit : Vous pouvez même dire que la décision de la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda, car lorsque Rabbi Yehuda dit que la femme est impure même si le sang ne sort pas, cela vaut seulement là, dans le cas d’un morceau amorphe de tissu, car le sang est susceptible de sécher et de prendre la forme d’un morceau de tissu. Mais il n’est pas probable que le sang prenne la forme d’une créature, comme un poisson ou une sauterelle.
וּלְהָךְ לִישָּׁנָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, בְּאִי אֶפְשָׁר לִפְתִיחַת הַקֶּבֶר בְּלֹא דָּם קָמִיפַּלְגִי, לִפְלוֹג נָמֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּהָא!
La Guemara objecte : Mais cela est difficile selon cette version dans laquelle Rabbi Yoḥanan dit que Rabbi Yehuda et les Sages sont en désaccord au sujet de la question de savoir si l’ouverture de l’utérus est impossible sans un écoulement de sang (voir 21b). Puisque Rabbi Yehuda soutient que le sang sort automatiquement chaque fois que l’utérus s’ouvre, et que par conséquent la femme est impure même si elle n’a remarqué aucun sang, il devrait être en désaccord avec les Sages dans ce cas aussi, c’est-à-dire si une femme expulse un élément semblable à un poisson ou à l’une des autres créatures.
מַאן דְּמַתְנֵי הָךְ לִישָּׁנָא, מַתְנֵי הָכִי: רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ, בְּמַחְלוֹקֶת שְׁנוּיָה, וְרַבָּנַן הִיא.
La Guemara répond : Celui qui enseigne cette version de la discussion ci-dessus enseigne ici aussi une version alternative de l’opinion de Rabbi Yoḥanan, comme suit : En ce qui concerne une femme qui expulse un élément semblable à un poisson, ou à des sauterelles, à des créatures répugnantes, ou à des animaux rampants, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish disent tous deux que ce cas fait l’objet d’un différend entre Rabbi Yehouda et les Sages, et l’opinion énoncée dans la michna est celle des Sages.
הַמַּפֶּלֶת כְּמִין בְּהֵמָה [וְכוּ׳].
§ La michna enseigne : dans le cas d’une femme qui expulse un tissu ayant la forme d’une espèce d’animal domestique, d’un animal sauvage ou d’un oiseau, qu’il s’agisse d’une espèce casher ou non casher, si c’est un mâle, la femme observe les périodes d’impureté et de pureté d’une femme qui accouche d’un garçon. Si c’est une femelle, la femme observe les périodes d’impureté et de pureté d’une femme qui accouche d’une fille. Et si son sexe est inconnu, la femme observe les rigueurs d’une femme qui a accouché à la fois d’un garçon et d’une fille. Telle est l’opinion de Rabbi Meïr.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? הוֹאִיל וְנֶאֶמְרָה בּוֹ יְצִירָה כְּאָדָם.
Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Meir, selon laquelle une femme qui expulse un fœtus sous la forme d’un animal a le même statut que celle qui expulse un fœtus de forme humaine ou qui donne naissance à un être humain ? C’est parce que la Torah emploie une formulation similaire dans les deux cas, car un terme de formation est énoncé à propos de la création de ces types d’animaux, dans le verset : « Et de la terre le Seigneur Dieu forma tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel » (Genèse 2:19), de même que cela est énoncé à propos de la création de l’homme : « Et le Seigneur Dieu forma l’homme » (Genèse 2:7).
אֶלָּא מֵעַתָּה, הַמַּפֶּלֶת דְּמוּת תַּנִּין, תְּהֵא אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה, הוֹאִיל (ונאמר) [וְנֶאֶמְרָה] בּוֹ יְצִירָה כְּאָדָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת הַתַּנִּינִים הַגְּדוֹלִים״!
La Guemara demande : Si tel est le cas, alors, en ce qui concerne une femme qui expulse un élément ayant la forme d’un monstre marin, sa mère devrait être impure de l’impureté d’une femme après l’accouchement, puisque le concept de formation est énoncé à l’égard de sa création, tout comme il est énoncé à l’égard de la création de l’homme. Comme il est dit : « Et Dieu créa les grands monstres marins » (Genèse 1:21).
אָמְרִי: דָּנִין יְצִירָה מִיצִירָה, וְאֵין דָּנִין בְּרִיאָה מִיצִירָה.
Les Sages disent en réponse : On dérive des halakhot d’un sujet au sujet duquel la formation est mentionnée, au moyen d’une analogie verbale, d’un autre sujet au sujet duquel la formation est mentionnée, mais on ne dérive pas des halakhot d’un sujet au sujet duquel la création est mentionnée d’un sujet au sujet duquel la formation est mentionnée.
מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? הָא תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְשָׁב הַכֹּהֵן״ ״וּבָא הַכֹּהֵן״ — זוֹ הִיא שִׁיבָה זוֹ הִיא בִּיאָה!
La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre formation et création ? On peut établir une analogie verbale entre différents mots ayant des sens similaires. Par exemple, l’école de Rabbi Yishmael a enseigné une analogie verbale concernant la lèpre des maisons. Le verset déclare : « Et le prêtre reviendra [veshav] » le septième jour (Lévitique 14:39), et un autre verset concernant la visite du prêtre sept jours plus tard déclare : « Et le prêtre viendra [uva] » et regardera (Lévitique 14:44). Ce retour et cette venue ont le même sens, et l’on peut donc déduire par analogie verbale que la halakha qui s’applique si la lèpre s’était étendue à la fin de la première semaine s’applique aussi si elle s’était de nouveau étendue à la fin de la semaine suivante.
וְעוֹד, נִגְמַר בְּרִיאָה מִבְּרִיאָה, דִּכְתִיב ״וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת הָאָדָם בְּצַלְמוֹ״!
De plus, la halakha d’une femme qui expulse un élément semblable à un monstre marin, au sujet duquel il est fait mention de la création, peut être déduite par une autre analogie verbale de la halakha de la progéniture humaine, car ici aussi il est fait mention de la création, comme il est écrit : « Et Dieu créa l’homme à Son image » (Genèse 1:27).
אָמְרִי: ״וַיִּבְרָא״ לְגוּפֵיהּ, ״וַיִּיצֶר״ לְאַפְנוֹיֵי, וְדָנִין יְצִירָה מִיצִירָה.
Les Sages disent en réponse : Le verset « Et Dieu créa l’homme » est nécessaire pour enseigner la chose elle-même, c’est-à-dire la création de l’homme. En revanche, l’expression « Et le Seigneur Dieu forma l’homme » sert à le rendre disponible, c’est-à-dire que la mention de la formation de l’homme est superflue dans son contexte et a été énoncée afin d’établir une analogie verbale. Et par conséquent on dérive les halakhot des animaux, au sujet desquels la formation est mentionnée, de les halakhot de l’homme, au sujet duquel la formation est mentionnée.
אַדְּרַבָּה: ״וַיִּיצֶר״ לְגוּפֵיהּ, ״וַיִּבְרָא״ לְאַפְנוֹיֵי, וְדָנִין בְּרִיאָה מִבְּרִיאָה!
La Guemara soulève une difficulté : Au contraire, on peut dire que le verset « Et le Seigneur Dieu forma l’homme » a été énoncé pour enseigner la chose elle-même, tandis que l’expression « Et Dieu créa l’homme » sert à le rendre disponible; et par conséquent on dérive les halakhot des monstres marins, au sujet desquels la création est mentionnée, à partir des halakhot de l’homme, au sujet duquel la création est mentionnée.
אֶלָּא: ״וַיִּיצֶר״ מוּפְנֶה מִשְּׁנֵי צְדָדִין, מוּפְנֶה גַּבֵּי אָדָם וּמוּפְנֶה גַּבֵּי בְּהֵמָה, ״וַיִּבְרָא״ גַּבֵּי אָדָם מוּפְנֶה, גַּבֵּי תַּנִּינִים אֵינוֹ מוּפְנֶה.
La Guemara répond : Au contraire, la raison pour laquelle ce sont les animaux, et non les monstres marins, qui sont comparés à l’homme est que le terme « et… forma » est libre des deux côtés, c’est-à-dire qu’il est libre à l’égard de l’homme et qu’il est libre à l’égard des animaux. En revanche, le terme « et… créa » est libre à l’égard de l’homme, mais il n’est pas libre à l’égard des monstres marins.
מַאי מוּפְנֶה גַּבֵּי בְּהֵמָה? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב ״וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים אֶת חַיַּת הָאָרֶץ״, וּכְתִיב ״וַיִּיצֶר [ה׳] אֱלֹהִים מִן הָאֲדָמָה כׇּל חַיַּת הַשָּׂדֶה״, גַּבֵּי תַּנִּין נָמֵי אִפְּנוֹיֵי מוּפְנֶה, דִּכְתִיב ״וְאֵת כׇּל רֶמֶשׂ הָאֲדָמָה״, וּכְתִיב ״וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת הַתַּנִּינִים הַגְּדוֹלִים״!
La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle le terme « et…forma », qui apparaît à propos des animaux, est considéré comme libre ? Si l’on dit que cela est dû au fait qu’il est écrit : « Et Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tout ce qui rampe sur le sol selon son espèce » (Genèse 1:25), et qu’il est pareillement écrit : « Et de la terre le Seigneur Dieu forma tout animal des champs » (Genèse 2:19), et que par conséquent ce verset est superflu, alors à propos du monstre marin également, l’expression « et…créa » est libre, comme il est écrit : « Et Dieu fit…et tout ce qui rampe sur le sol selon son espèce » (Genèse 1:25), et il est aussi écrit : « Et Dieu créa les grands monstres marins. » Par conséquent, le terme « et…créa » est lui aussi libre des deux côtés de l’analogie verbale.
״רֶמֶשׂ״ דִּכְתִיב הָתָם, דְּיַבָּשָׁה הוּא. וּמַאי נָפְקָא מִינַּהּ בֵּין מוּפְנֶה מִצַּד אֶחָד לְמוּפְנֶה מִשְּׁנֵי צְדָדִין?
La Guemara répond : Le reptile mentionné là-bas est une référence aux reptiles de la terre, et non de la mer. Par conséquent, l’expression : « Et… créa », dite au sujet des monstres marins, n’est pas superflue. La Guemara demande : Mais quelle différence y a-t-il entre une analogie verbale qui est libre d’un côté et une analogie verbale qui est libre des deux côtés ?
נָפְקָא מִינַּהּ דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: כׇּל גְּזֵרָה שָׁוָה שֶׁאֵינָהּ מוּפְנָה כׇּל עִיקָּר — אֵין לְמֵדִין הֵימֶנָּה. מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד, לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל — לְמֵדִין וְאֵין מְשִׁיבִין, לְרַבָּנַן — לְמֵדִין וּמְשִׁיבִין. מוּפְנָה מִשְּׁנֵי צְדָדִין, דִּבְרֵי הַכֹּל — לְמֵדִין וְאֵין מְשִׁיבִין.
La Guemara répond : La différence concerne ce qu’a dit Rav Yehuda, à savoir que Shmuel dit au nom de Rabbi Yishmael, au sujet du principe exégétique de l’analogie verbale : En ce qui concerne toute analogie verbale qui n’est aucunement libre, on ne peut pas en dériver des halakhot. Si l’analogie verbale est libre d’un côté, selon Rabbi Yishmael on peut en dériver des halakhot, et on ne peut pas la réfuter par la logique, même s’il existe des contre-arguments valables. Selon les Sages, on peut en dériver des halakhot, mais on peut aussi la réfuter logiquement s’il existe des raisons de distinguer entre les deux cas. Si une analogie verbale est libre des deux côtés, tout le monde est d’accord pour dire que l’on peut en dériver des halakhot et qu’on ne peut pas la réfuter logiquement.
וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, מַאי אִיכָּא בֵּין מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד לְמוּפְנָה מִשְּׁנֵי צְדָדִין? נָפְקָא מִינַּהּ, דְּהֵיכָא דְּאִיכָּא מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד וּמוּפְנָה מִשְּׁנֵי צְדָדִין — שָׁבְקִינַן מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד
La Guemara demande : Et selon Rabbi Yishmaël, quelle différence y a-t-il entre une analogie verbale qui est libre d’un côté et une analogie verbale qui est libre des deux côtés ? Dans les deux cas, il soutient qu’on peut en déduire des halakhot et qu’on ne peut pas la réfuter. La Guemara répond : Il soutient que la différence est que, dans un cas où il y a deux analogies verbales mutuellement exclusives, l’une qui est libre d’un côté et l’autre qui est libre des deux côtés, nous écartons l’analogie qui est libre d’un côté,