Drashot AI Logo
בְּקִילוֹר, וְרַבִּי תָּלָה בִּשְׂרַף שִׁקְמָה. מַאי לַָאו אַאָדוֹם?
cela à un collyre pour les yeux [bekilor], que la femme avait manipulé auparavant. Et, de même, Rabbi Yehuda HaNasi a attribué une tache à la sève d’un sycomore que la femme avait touché. La Guemara explique l’objection : N’est-ce pas le cas que Rabbi Meir et Rabbi Yehuda HaNasi ont attribué des taches de sang rouges à ces causes parce qu’elles sont rouges, bien qu’elles ne soient pas aussi rouges que le sang ? Il est donc évident que la couleur du sang impur peut également être semblable à de telles nuances de rouge, ce qui signifie que toutes ces distinctions mentionnées par les amora’im ci-dessus ne sont pas pertinentes.
לָא, אַשְּׁאָר דָּמִים.
La Guemara répond : Non ; Rabbi Meir et Rabbi Yehuda HaNasi attribuaient les taches à un collyre et à la sève d’un sycomore, parce que ces taches ressemblaient aux autres types de sang mentionnés dans la michna.
אַמֵּימָר וּמַר זוּטְרָא וְרַב אָשֵׁי הֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ אוּמָּנָא, שָׁקְלִי לֵיהּ קַרְנָא קַמַּיְיתָא לְאַמֵּימָר, חַזְיֵיהּ, אֲמַר לְהוּ: ״אָדוֹם״ דִּתְנַן כִּי הַאי, שָׁקְלִי לֵיהּ אַחֲרִיתִי, אֲמַר לְהוּ: אִשְׁתַּנִּי, אָמַר רַב אָשֵׁי: כְּגוֹן אֲנָא דְּלָא יָדַעְנָא בֵּין הַאי לְהַאי — לָא מִבְּעֵי לִי לְמִחְזֵי דְּמָא.
La Guemara rapporte que Ameimar, Mar Zutra et Rav Ashi étaient assis devant un saigneur, pour recevoir un traitement. Le saigneur a prélevé du sang dans une corne de saignée sur Ameimar pour son premier traitement. Ameimar a vu le sang et a dit à ses collègues : La couleur rouge que nous avons apprise dans la michna est comme ceci, comme ce sang dans la corne. Le saigneur a de nouveau prélevé du sang sur Ameimar, cette fois en utilisant une autre corne. En voyant le sang dans cette corne, Ameimar leur a dit : La couleur de ce sang a changé par rapport au sang dans la première corne. Rav Ashi, qui a vu les deux types de sang, a dit : Tout Sage tel que moi, puisque je ne sais pas distinguer entre ce sang et cet autre sang, ne devrait pas examiner, c’est-à-dire inspecter, différents types de sang afin de rendre une décision quant à savoir s’ils sont purs ou impurs.
שָׁחוֹר — כְּחֶרֶת. אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: חֶרֶת שֶׁאָמְרוּ — דְּיוֹ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: שָׁחוֹר כְּחֶרֶת, וְשָׁחוֹר שֶׁאָמְרוּ — דְּיוֹ. וְלֵימָא דְּיוֹ! אִי אָמַר דְּיוֹ — הֲוָה אָמֵינָא כִּי פִכְחוּתָא דִּדְיוֹתָא, קָא מַשְׁמַע לַן כִּי חֲרוּתָא דִּדְיוֹתָא.
§ La michna enseigne : Quelle est la couleur noire qui est impure ? C’est du sang noir comme le ḥeret. Rabba bar Rav Huna dit : Ce ḥeret dont les Sages ont parlé, c’est de l’encre. La Guemara note que cet avis est également enseigné dans une baraita : Cette couleur noire est comme le ḥeret, et le noir dont les Sages ont parlé, c’est de l’encre. La Guemara demande : Mais si c’est le cas, pourquoi le tanna de cette baraita mentionne-t-il les deux termes ? Qu’il dise simplement : Encre. La Guemara explique : Si le tanna avait dit seulement : Encre, j’aurais dit qu’il veut dire que c’est comme la partie claire de l’encre, c’est-à-dire la partie supérieure de l’encre dans un encrier, qui est très brillante. Par conséquent, le tanna de la baraita nous enseigne que c’est comme la noirceur [ḥaruta] de l’encre, la partie inférieure de l’encrier, qui est plus sombre.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּלַחָה אוֹ בְּיַבִּשְׁתָּא? תָּא שְׁמַע: דְּרַבִּי אַמֵּי פָּלֵי קוּרְטָא דִּדְיוֹתָא וּבָדֵיק בֵּהּ.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : à quel type de ḥeret les Sages faisaient-ils référence ? Faisaient-ils référence à un ḥeret humide ou sec ? Viens et entends une résolution tirée d’une décision pratique, car, lorsque du sang noir était apporté devant Rabbi Ami, il brisait des morceaux d’encre sèche et examinait le sang avec elle.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּקִיר, כִּדְיוֹ וּכְעֵנָב — טְמֵאָה, וְזוֹהִי שֶׁשָּׁנִינוּ: ״עָמוֹק מִכֵּן — טְמֵאָה״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כְּזַיִת, כְּזֶפֶת וּכְעוֹרֵב — טָהוֹר, וְזוֹהִי שֶׁשָּׁנִינוּ: ״דֵּיהֶה מִכֵּן — טָהוֹר״.
§ La michna énonce que si la noirceur du sang est plus profonde que l’encre, il est impur, tandis que si elle est plus claire, il est pur. À cet égard, Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Si une femme a vu du sang dont la couleur était comme de la cire noire [kekir] ou comme de l’encre noire ou comme un raisin noir, elle est rituellement impure. Et tel est le sens de ce que nous avons appris dans la michna : Si le noir est plus profond que cela, il est rituellement impur. Rabbi Elazar dit : Si une femme a vu du sang dont la couleur était comme une olive noire, ou comme du goudron noir, ou comme un corbeau noir, ce sang est pur. Et tel est le sens de ce que nous avons appris dans la michna : Si le noir est plus clair que cela, il est rituellement pur.
עוּלָּא אָמַר: כִּלְבוּשָׁא סִיּוּאָה. עוּלָּא אִקְּלַע לְפוּמְבְּדִיתָא, חַזְיֵיהּ לְהָהוּא טַיָּיעָא דִּלְבִושׁ לְבוּשָׁא אוּכָּמָא. אָמַר לְהוּ: ״שָׁחוֹר״ דִּתְנַן כִּי הַאי. מְרַטוּ מִינֵּיהּ פּוּרְתָּא פּוּרְתָּא, יְהַבוּ בֵּיהּ אַרְבַּע מְאָה זוּזֵי.
Oulla dit : Lorsque la michna déclare que le sang noir est impur, cela signifie comme les vêtements des habitants de Siva’a, qui étaient extrêmement noirs. La Guemara rapporte que, lorsque Oulla se trouva par hasard à aller à Poumbedita, il vit un certain Arabe [tayya’a] vêtu d’un habit noir. Oulla dit aux Sages de Poumbedita : La couleur noire que nous avons apprise dans la michna est comme cette couleur. Puisque les gens voulaient un échantillon de la nuance de sang mentionnée dans la michna, ils déchirèrent le vêtement de l’Arabe sur lui, morceau par morceau, et en compensation ils lui donnèrent quatre cents dinars.
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵלּוּ כֵּלִים הָאוֹלְיָירִין הַבָּאִים מִמְּדִינַת הַיָּם. לְמֵימְרָא דְּאוּכָּמֵי נִינְהוּ? וְהָאָמַר לְהוּ רַבִּי יַנַּאי לְבָנָיו: בָּנַי, אַל תִּקְבְּרוּנִי לֹא בְּכֵלִים שְׁחוֹרִים וְלֹא בְּכֵלִים לְבָנִים. שְׁחוֹרִים — שְׁמָא אֶזְכֶּה וְאֶהְיֶה כְּאָבֵל בֵּין הַחֲתָנִים, לְבָנִים — שֶׁמָּא לֹא אֶזְכֶּה וְאֶהְיֶה כְּחָתָן בֵּין הָאֲבֵלִים, אֶלָּא בְּכֵלִים הָאוֹלְיָירִין הַבָּאִים מִמְּדִינַת הַיָּם.
Rabbi Yoḥanan dit : Le sang noir que la michna dit impur est comme ces étoffes des préposés aux bains [haolyarin] qui viennent d’outre-mer. La Guemara demande : Cela veut-il dire que ces étoffes sont noires ? Mais Rabbi Yannai n’a-t-il pas dit à ses fils : Mes fils, ne m’enterrez ni dans des étoffes noires ni dans des étoffes blanches. Pas en noir, de peur que je sois acquitté au jugement et que je me trouve parmi les justes comme un endeuillé parmi les mariés. Et pas en blanc, de peur que je ne sois pas acquitté au jugement et que je me trouve parmi les méchants comme un marié parmi les endeuillés. Au contraire, enterrez-moi dans les étoffes des préposés aux bains qui viennent d’outre-mer, qui ne sont ni noires ni blanches. Apparemment, ces étoffes des préposés aux bains ne sont pas noires.
אַלְמָא לָאו אוּכָּמֵי נִינְהוּ! לָא קַשְׁיָא — הָא בִּגְלִימָא, הָא בְּפָתוּרָא.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car une distinction peut être faite. Lorsque Rabbi Yannai indique qu’ils ne sont pas noirs, cela fait référence à un vêtement ordinaire, tandis qu’en ce qui concerne la déclaration de Rabbi Yoḥanan, qui indique qu’ils sont noirs, cela fait référence à un tissu placé sur un objet tel qu’une table ou un lit.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: וְכוּלָּם, אֵין בּוֹדְקִין אֶלָּא עַל גַּבֵּי מַטְלֵית לְבָנָה. אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי: וְשָׁחוֹר עַל גַּבֵּי אָדוֹם.
§ En ce qui concerne l’examen des cinq types de sang mentionnés dans la michna, Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Et en ce qui concerne tous, dans leurs diverses teintes, on ne les examine que lorsqu’ils sont placés sur un tissu de lin blanc, car ce n’est que de cette manière que l’on peut discerner correctement la couleur précise du sang. Rav Yitzḥak bar Avudimi dit : Et dans le cas du sang noir, il faut le placer sur un tissu de lin rouge.
אָמַר רַב יִרְמְיָה מִדִּפְתִּי: וְלָא פְּלִיגִי — הָא בְּשָׁחוֹר, הָא בִּשְׁאָר דָּמִים. מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: אִי הָכִי, לֵימָא שְׁמוּאֵל ״חוּץ מִשָּׁחוֹר״! אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּשָׁחוֹר גּוּפֵיהּ קָמִיפַּלְגִי.
Rav Yirmeya de Difti dit : Et Shmuel et Rav Yitzḥak bar Avudimi ne sont pas en désaccord, car cette déclaration de Rav Yitzḥak bar Avudimi se rapporte spécifiquement au sang noir, tandis que cette autre décision de Shmuel, selon laquelle il faut utiliser un tissu blanc, se rapporte aux quatre autres types de sang énumérés dans la michna. Rav Ashi objecte à cette interprétation : Si c’est le cas, que Shmuel dise : En ce qui les concerne tous sauf le noir, on ne les examine que lorsqu’ils sont placés sur un tissu de lin blanc. Au contraire, Rav Ashi dit : Shmuel et Rav Yitzḥak bar Avudimi sont en désaccord au sujet du sang noir lui-même, quant à savoir s’il doit être examiné sur le fond d’un tissu blanc ou rouge.
אָמַר עוּלָּא: כּוּלָּן, עָמוֹק מִכֵּן — טָמֵא, דֵּיהֶה מִכֵּן — טָהוֹר, כַּשָּׁחוֹר.
Oulla dit : En ce qui concerne tous ces cinq types de sang énumérés dans la michna, si la couleur est plus foncée que celle qui est décrite dans la michna, le sang est rituellement impur ; si elle est plus claire qu’elle, le sang est rituellement pur, comme cela est explicitement indiqué dans la michna au sujet du noir.
וְאֶלָּא מַאי שְׁנָא שָׁחוֹר דְּנָקֵט? סָלְקָא דַעְתָּךְ אֲמִינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא ״שָׁחוֹר אָדוֹם הוּא אֶלָּא שֶׁלָּקָה״, הִילְכָּךְ אֲפִילּוּ דֵּיהֶה מִכֵּן נָמֵי לִיטַמֵּא? קָמַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, qu’a de différent le noir, pour que la michna mentionne cette halakha uniquement à l’égard de cette couleur ? La Guemara répond : La raison est que l’on pourrait penser que, puisque Rabbi Ḥanina dit : le sang noir mentionné dans la michna est en réalité rouge, mais sa couleur s’est estompée ; par conséquent, même s’il est plus clair que celui qui est décrit dans la michna, il devrait lui aussi être impur. Par conséquent, la michna nous enseigne que même en ce qui concerne le sang noir, si la couleur est plus claire que la teinte mentionnée dans la michna, il est pur.
רַבִּי אַמֵּי בַּר אַבָּא אָמַר: וְכוּלָּן, עָמוֹק מִכֵּן — טָמֵא, דֵּיהֶה מִכֵּן — נָמֵי טָמֵא, חוּץ מִשָּׁחוֹר. אֶלָּא מַאי אַהֲנִי שִׁיעוּרֵיה דְרַבָּנַן? לְאַפּוֹקֵי דֵּיהֶה דְּדֵיהָה.
Rabbi Ami bar Abba dit : Et en ce qui concerne tous ces cinq types de sang, si la couleur est plus foncée que celle décrite dans la michna, le sang est rituellement impur ; si elle est plus claire que celle décrite dans la michna, il est également rituellement impur, sauf le noir, qui est pur s’il est plus clair. La Guemara demande : Mais si ces types de sang, à l’exception du noir, sont impurs qu’ils soient plus foncés ou plus clairs que la nuance précise décrite dans la michna, à quoi servent donc les mesures précisées par les Sages dans la michna ? La Guemara répond que ces descriptions servent à exclure une couleur qui est plus claire que claire, c’est-à-dire une couleur si pâle qu’elle n’est pas considérée comme du sang impur.
וְאִיכָּא דְאָמְרִי, רָמֵי בַּר אַבָּא אֲמַר: וְכוּלָּן, עָמוֹק מִכֵּן — טָהוֹר, דֵּיהֶה מִכֵּן — טָהוֹר, חוּץ מִשָּׁחוֹר, וּלְהָכִי מַהֲנֵי שִׁיעוּרֵיה דְרַבָּנַן.
Et il y a ceux qui disent une version différente de la déclaration ci-dessus. Rami bar Abba dit : Et en ce qui concerne tous ces cinq types de sang, si la couleur est plus foncée que celle décrite dans la michna, il est rituellement pur ; si elle est plus claire que cela, il est également rituellement pur, sauf le noir, qui est impur s’il est plus foncé. Et pour cette raison les mesures, c’est-à-dire les descriptions, des Sages sont efficaces, car tout écart par rapport à ces descriptions signifie que le sang est pur.
בַּר קַפָּרָא אָמַר: וְכוּלָּן, עָמוֹק מִכֵּן — טָמֵא, דֵּיהֶה מִכֵּן — טָהוֹר. חוּץ מִמֶּזֶג, שֶׁעָמוֹק מִכֵּן — טָהוֹר, דֵּיהֶה מִכֵּן — טָהוֹר. בַּר קַפָּרָא אֲדִיהוּ לֵיהּ — וְדַכִּי, אַעֲמִיקוּ לֵיהּ — וְדַכִּי. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: כַּמָּה נְפִישׁ גַּבְרָא דְּלִבֵּיהּ (כמשמעתיה) [כִּשְׁמַעְתֵּיהּ]!
Bar Kappara dit : Et en ce qui concerne tous ceux-là, si la couleur est plus foncée que cela, le sang est impur ; si elle est plus claire que cela, il est pur, sauf pour le sang de la couleur du vin dilué, à propos duquel, si la couleur est plus foncée que cela, le sang est pur, et si elle est plus claire que cela, il est également pur. La Guemara raconte que, dans un effort pour mettre bar Kappara à l’épreuve, les Sages apportèrent devant lui du sang qui avait l’apparence du vin dilué et l’éclaircirent, et bar Kappara le déclara pur. À une autre occasion, ils foncèrent la couleur d’un sang qui ressemblait à du vin dilué, et de nouveau bar Kappara le déclara pur. Rabbi Ḥanina dit avec étonnement : Combien grand est cet homme dont le cœur, si sensible qu’il peut distinguer entre des nuances de sang si proches, est en accord avec sa décision de halakha.
וּכְקֶרֶן כַּרְכּוֹם. תָּנָא: לַח, וְלֹא יָבֵשׁ.
§ La michna enseigne, au sujet des couleurs du sang impur : Et quelle est la couleur qui est comme la couleur vive de la fleur de crocus qui est impure ? C’est comme la partie la plus vive de la fleur, qui sert à produire l’épice orange safran. Les Sages ont enseigné : Cela fait référence à l’apparence du safran humide, encore frais, et non à son équivalent sec.
תָּנֵי חֲדָא: כַּתַּחְתּוֹן, לֹא כָּעֶלְיוֹן. וְתַנְיָא אִידַּךְ: כָּעֶלְיוֹן, וְלֹא כַּתַּחְתּוֹן. וְתַנְיָא אִידַּךְ: כָּעֶלְיוֹן, וְכׇל שֶׁכֵּן כַּתַּחְתּוֹן. וְתַנְיָא אִידַּךְ: כַּתַּחְתּוֹן, וְכׇל שֶׁכֵּן כָּעֶלְיוֹן.
En ce qui concerne cette couleur, il est enseigné dans unebaraita qu’elle est comme la partie inférieure de la fleur de crocus, et non comme sa partie supérieure ; et il est enseigné dans une autrebaraita qu’elle est comme la partie supérieure de la fleur et non comme sa partie inférieure ; et il est enseigné dans une autrebaraita qu’elle est comme sa partie supérieure, et à plus forte raison le sang dont la couleur est comme sa partie inférieure est impur ; et il est enseigné dans encore une autrebaraita qu’elle est comme sa partie inférieure, et à plus forte raison le sang dont la couleur est comme sa partie supérieure est impur.
אָמַר אַבָּיֵי: תְּלָתָא דָּרֵי וּתְלָתָא טַרְפֵי הָוְיָין.
Abaye dit que ces baraitot ne se contredisent pas, car le crocus a trois couches des parties vivement colorées de la fleur de crocus récoltées pour le safran, l’une au-dessus de l’autre, et dans chaque couche il y a trois feuilles, c’est-à-dire des styles ou des stigmates.
נְקוֹט דָּרָא מְצִיעָאָה, וְטַרְפָּא (מציעתא) [מְצִיעָא] בִּידָךְ.
Afin d’examiner du sang dont la couleur est semblable à celle du safran, vous devez saisir la feuille du milieu de la couche intermédiaire dans votre main et la comparer au sang. S’ils se ressemblent, le sang est impur. Par conséquent, les quatre baraitot ne se contredisent pas : les deux premières baraitot se réfèrent à la couche de feuilles qui doit être examinée. La première baraita dit qu’il s’agit de la couche inférieure, puisque la couche intermédiaire est inférieure à la couche supérieure, tandis que la seconde baraita affirme l’inverse, parce que la couche intermédiaire est supérieure à la couche inférieure. Entre-temps, les deux dernières baraitot traitent des feuilles à l’intérieur de la couche intermédiaire. La baraita qui déclare : Comme sa partie inférieure, et à plus forte raison comme sa partie supérieure, signifie : Comme la plus basse des trois feuilles, et à plus forte raison comme la feuille du milieu, qui se trouve au-dessus de cette feuille, tandis que l’autre baraita exprime une idée similaire au sujet des feuilles supérieure et intermédiaire. En tout état de cause, les quatre baraitot se réfèrent à la partie de la fleur de crocus que la michna appelle sa partie la plus brillante.
כִּי אָתוּ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ, אָמַר לְהוּ: בְּגוּשַׁיְיהוּ שָׁנִינוּ.
La Guemara rapporte : Lorsque des gens venaient devant Rabbi Abbahu pour qu’il examine du sang dont la couleur ressemblait au safran, il avait l’habitude de leur dire : Nous avons appris que la michna fait référence spécifiquement aux fleurs de crocus qui sont encore dans leurs mottes de terre où elles ont poussé, car, une fois détachées de cette terre, leur couleur change.
וּכְמֵימֵי אֲדָמָה. תָּנוּ רַבָּנַן: כְּמֵימֵי אֲדָמָה — מֵבִיא אֲדָמָה שְׁמֵנָה מִבִּקְעַת בֵּית כֶּרֶם, וּמֵצִיף עָלֶיהָ מַיִם, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִבִּקְעַת יוֹדְפַת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: מִבִּקְעַת סִכְנִי. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף מִבִּקְעַת גִּנּוֹסַר וְכַיּוֹצֵא בָּהֶן.
§ La michna déclare : Et quelle est la couleur qui est comme de l’eau qui inonde la terre rouge qui est impure ? À ce sujet, les Sages ont enseigné dans une baraita : Afin d’examiner du sang qui est comme de l’eau qui inonde la terre rouge, on apporte de la terre fertile de la vallée de Beit Kerem et on inonde la terre avec suffisamment d’eau jusqu’à ce qu’elle stagne à la surface ; telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Akiva dit : On apporte de la terre de la vallée de Yodfat. Rabbi Yossei dit : De la vallée de Sikhnei. Rabbi Shimon dit : On peut même apporter de la terre de la vallée de Genosar ou d’endroits semblables.
תַּנְיָא אִידַּךְ: וּכְמֵימֵי אֲדָמָה — מֵבִיא אֲדָמָה שְׁמֵנָה מִבִּקְעַת בֵּית כֶּרֶם, וּמֵצִיף עָלֶיהָ מַיִם כִּקְלִיפַּת הַשּׁוּם, וְאֵין שִׁיעוּר לַמַּיִם, מִשּׁוּם דְּאֵין שִׁיעוּר לֶעָפָר, וְאֵין בּוֹדְקִין אוֹתָן צְלוּלִין, אֶלָּא עֲכוּרִין. צָלְלוּ — חוֹזֵר וְעוֹכְרָן, וּכְשֶׁהוּא עוֹכְרָן — אֵין עוֹכְרָן בַּיָּד אֶלָּא בִּכְלִי.
Il est enseigné dans une autrebaraita : Et, pour vérifier si le sang est comme de l’eau qui inonde une terre rouge, on apporte de la terre fertile de la vallée de Beit Kerem et on inonde la terre avec une quantité d’eau qui s’élève au-dessus de la terre de l’épaisseur de la pelure d’ail. Et il n’y a pas de mesure requise pour l’eau, car il n’y a pas de mesure requise pour la terre avec laquelle l’examen doit être effectué ; il suffit d’utiliser une petite quantité de terre avec une petite quantité d’eau. Et on ne l’examine pas lorsque l’eau est claire, car elle n’a pas la couleur de la terre, mais plutôt lorsqu’elle est trouble à cause de la terre. Et si l’eau est devenue claire parce que la terre s’est déposée, il faut la troubler de nouveau. Et lorsqu’on la trouble, on ne la trouble pas avec la main mais avec un récipient.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: אֵין עוֹכְרִין אוֹתָן בַּיָּד אֶלָּא בִּכְלִי — דְּלָא לִרְמְיֵהּ בִּידֵיהּ וְלַעְכְּרִינְהוּ, אֲבָל בְּמָנָא כִּי עָכַר לֵיהּ בִּידֵיהּ — שַׁפִּיר דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא דְּלָא לַעְכְּרִינְהוּ בִּידֵיהּ אֶלָּא בְּמָנָא?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : l’affirmation selon laquelle on ne la trouble pas avec la main mais plutôt avec un récipient signifie-t-elle qu’on ne doit pas mettre la terre dans sa main et troubler l’eau avec la terre dans sa main, mais dans un cas où la terre est dans un récipient, lorsqu’on la trouble en mélangeant la terre et l’eau avec sa main, on peut bien le faire ? Ou peut-être la baraita veut-elle dire que même lorsque la terre est dans un récipient, on ne doit pas troubler l’eau en la mélangeant avec de la terre avec sa main, mais plutôt avec un récipient ?
תָּא שְׁמַע: כְּשֶׁהוּא בּוֹדְקָן, אֵין בּוֹדְקָן אֶלָּא בְּכוֹס. וַעֲדַיִין תִּבְּעֵי לָךְ: בְּדִיקָה בְּכוֹס, עֲכִירָה בְּמַאי? תֵּיקוּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita : Lorsqu’on examine cette eau, on ne l’examine qu’avec une coupe. De toute évidence, il est nécessaire d’utiliser un récipient. La Guemara rejette cette preuve : Mais tu as encore un dilemme. Cette baraita affirme seulement que l’examen doit être effectué lorsque l’eau est dans une coupe, mais avec quoi le troublement est-il effectué ? Cela doit-il être fait uniquement au moyen d’un récipient, ou peut-on aussi utiliser sa main ? La Guemara conclut : Le dilemme restera sans résolution.
כִּי אָתוּ לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּה בַּר אֲבוּהּ, אָמַר לְהוּ: בִּמְקוֹמָהּ שָׁנִינוּ. רַבִּי חֲנִינָא פָּלֵי קוּרְטָא דְגַרְגִּשְׁתָּא וּבָדֵיק בֵּיהּ, לָיֵיט עֲלֵיהּ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי בְּאַסְכָּרָה.
§ La Guemara rapporte : Lorsque des gens venaient devant Rabba bar Avuh pour examiner du sang semblable à de l’eau qui inonde une terre rouge, il leur disait : Nous avons appris que l’examen doit être effectué à son endroit, c’est-à-dire à l’endroit d’où la terre a été prise. Mais si la terre a été transportée ailleurs, l’examen n’est plus efficace. La Guemara rapporte en outre que Rabbi Ḥanina brisait une motte de terre et examinait avec elle, sans la mélanger à l’eau. Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yosei, maudissait quiconque utilisait cette méthode, afin qu’il soit puni de diphtérie.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria