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מַתְנִי׳ ״כְּנִדְרֵי רְשָׁעִים״ — נָדַר בְּנָזִיר וּבְקׇרְבָּן וּבִשְׁבוּעָה. ״כְּנִדְרֵי כְשֵׁרִים״ — לֹא אָמַר כְּלוּם. ״כְּנִדְבוֹתָם״ — נָדַר בְּנָזִיר וּבְקׇרְבָּן.
MISHNA : La michna continue d’expliquer les règles des allusions aux vœux. Si une personne déclare qu’elle accepte sur elle une obligation comme les vœux des méchants, elle a fait un vœu concernant le fait de devenir nazir, ou d’apporter une offrande, ou de prêter serment. Cela est considéré comme une véritable formulation de vœu, tout comme les méchants ont l’habitude de faire des vœux. Si elle dit : Comme les vœux des vertueux, elle n’a rien dit, parce que les personnes vertueuses ne font généralement pas de vœux. Si elle dit : Comme leurs offrandes volontaires, elle a fait un vœu concernant le fait de devenir nazir ou d’apporter une offrande.
גְּמָ׳ וְדִלְמָא הָכִי קָאָמַר: כְּנִדְרֵי רְשָׁעִים לָא נָדַרְנָא? אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּאוֹמֵר ״כְּנִדְרֵי רְשָׁעִים הֲרֵינִי עָלַי וְהֵימֶנּוּ״, ״הֲרֵינִי״ — בִּנְזִירוּת, ״עָלַי״ — בְּקׇרְבָּן, ״הֵימֶנּוּ״ — בִּשְׁבוּעָה.
GEMARA : La Guemara pose une question au sujet de la première clause de la michna. Et peut-être est-ce là ce qu’il dit : Je ne fais pas un vœu comme les vœux des méchants, auquel cas il n’a pas l’intention de faire un vœu. Shmuel a dit : Il s’agit de quelqu’un qui a dit : Comme les vœux des méchants, me voici, ou : J’accepte sur moi, ou : De cela. S’il dit : Me voici, il fait référence à son acceptation du naziréat. S’il dit : J’accepte sur moi, il fait référence à une offrande. S’il dit : De cela, il veut dire qu’il se restreint d’une activité particulière au moyen d’un serment.
״הֲרֵינִי״ נְזִירוּת. דִּלְמָא הֲרֵינִי בְּתַעֲנִית קָאָמַר? אָמַר שְׁמוּאֵל: כְּשֶׁהָיָה נָזִיר עוֹבֵר לְפָנָיו.
La Guemara conteste cette explication : S'il dit : Me voici, a-t-il nécessairement l'intention d'accepter le naziréat ? Peut-être dit-il : Me voici en train d'accepter sur moi de jeûner. Shmuel a dit : Ce n'est pas un cas où il a simplement dit : Me voici comme les vœux des méchants ; c'est plutôt un cas où un nazir passait devant lui, et le sens de sa déclaration est compris sur la base de ce contexte.
(״עָלַי״ — בְּקׇרְבָּן) ״הֵימֶנּוּ״ — בִּשְׁבוּעָה. דִּלְמָא: ״הֵימֶנּוּ״ — דְּאָכֵילְנָא קָאָמַר! אָמַר רָבָא: דְּאָמַר ״הֵימֶנּוּ שֶׁלֹּא אוֹכַל״.
Shmuel a également déclaré que, s'il dit : J'accepte sur moi, il fait référence à une offrande, et s'il dit : De cela, il veut dire qu'il entend se restreindre au moyen d'un serment. La Guemara demande : S'il dit : De cela, veut-il nécessairement dire qu'il entend se restreindre au moyen d'un serment ? Peut-être est-il en train de dire : Je mangerai de ce pain, plutôt que : Je n'en mangerai pas. Rava a dit : Il s'agit du cas où il a dit : Je n'en mangerai pas.
אִי הָכִי מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: הָא לָא מַפֵּיק שְׁבוּעָה מִפּוּמֵּיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן הָדֵין.
La Guemara demande : Si tel est le cas, il a explicitement clarifié son intention, alors quel est le but d’affirmer que cette déclaration constitue un serment ? La Guemara répond : De peur que tu ne dises que, puisqu’il n’a pas prononcé le terme serment de sa bouche, le serment ne prend pas effet, cela nous enseigne que cela est néanmoins considéré comme une allusion valable à un serment.
״כְּנִדְרֵי כְשֵׁרִים״ — לֹא אָמַר כְּלוּם, ״כְּנִדְבוֹתָם״ — נָדַר וְכוּ׳. מַאן תַּנָּא דְּשָׁאנֵי לֵיהּ בֵּין נֶדֶר לִנְדָבָה? לֵימָא לָא רַבִּי מֵאִיר וְלָא רַבִּי יְהוּדָה!
§ Il a été enseigné dans la michna que si quelqu’un déclare qu’il accepte sur lui une obligation comme les vœux des vertueux, il n’a rien dit. Cependant, s’il dit : Comme leurs offrandes volontaires, il a fait un vœu en ce qui concerne le fait de devenir nazir et d’apporter une offrande. La Guemara demande : Qui est le tanna selon qui il y a une différence entre un vœu et une offrande volontaire ? Dirons-nous que ce n’est pas l’opinion de Rabbi Meïr ni l’opinion de Rabbi Yehouda ?
דְּתַנְיָא: ״טוֹב אֲשֶׁר לֹא תִדֹּר וְגוֹ׳״, טוֹב מִזֶּה וּמִזֶּה — שֶׁאֵינוֹ נוֹדֵר כׇּל עִיקָּר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: טוֹב מִזֶּה וּמִזֶּה נוֹדֵר וּמְשַׁלֵּם.
Ceci est comme il est enseigné dans une baraita au sujet du verset « Mieux vaut pour toi ne pas faire de vœu, que faire un vœu et ne pas l’accomplir » (Ecclésiaste 5:4), que mieux que l’un et l’autre est celui qui ne fait aucun vœu du tout. Telle est la déclaration de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : Mieux que l’un et l’autre est celui qui fait un vœu et l’accomplit. Par conséquent, Rabbi Meir préconise de s’abstenir de tous les vœux et Rabbi Yehouda préconise de faire des vœux et de les accomplir, mais aucun d’eux ne distingue entre les vœux et les offrandes volontaires. La michna, cependant, indique que les personnes vertueuses ne font pas de vœux mais apportent des offrandes volontaires.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי מֵאִיר,
La Guemara répond : Tu peux même dire que cela est conforme à l’opinion de Rabbi Meir.

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