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״זֶה הַדָּבָר״ — חָכָם מַתִּיר, וְאֵין בַּעַל מַתִּיר. תַּנְיָא אִידַּךְ: ״זֶה הַדָּבָר״ — בַּעַל מֵפֵר וְאֵין חָכָם מֵפֵר. שֶׁיָּכוֹל: וּמָה בַּעַל שֶׁאֵין מַתִּיר — מֵפֵר, חָכָם שֶׁמַּתִּיר — אֵינוֹ דִּין שֶׁמֵּפֵר, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֶה הַדָּבָר״ — בַּעַל מֵפֵר, וְאֵין חָכָם מֵפֵר.
« Voici la chose » (Nombres 30:2), pour enseigner que le mari annule les vœux et qu’une autorité halakhique dissout les vœux, mais un mari ne dissout pas ceux-ci. Il est enseigné dans une autre baraita : L’expression « voici la chose » enseigne qu’un mari annule les vœux, mais une autorité halakhique n’annule pas les vœux. Car on aurait pu penser : De même qu’un mari, qui ne peut pas dissoudre les vœux, les annule néanmoins, de même en ce qui concerne une autorité halakhique, qui peut dissoudre les vœux, n’est-il pas logique qu’elle doive aussi les annuler ? C’est pourquoi le verset déclare : « Voici la chose », pour nous enseigner qu’un mari annule les vœux, mais une autorité halakhique n’annule pas les vœux.
נֶאֱמַר כָּאן ״זֶה הַדָּבָר״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זֶה הַדָּבָר״ בִּשְׁחוּטֵי חוּץ. מָה בִּשְׁחוּטֵי חוּץ — אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל, אַף פָּרָשַׁת נְדָרִים — אַהֲרֹן וּבָנָיו וְכׇל יִשְׂרָאֵל. וּמָה כָּאן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת — אַף לְהַלָּן רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת.
Il est enseigné dans une baraita : Il est dit ici, au sujet des vœux : « Ceci est la chose », et il est dit ailleurs : « Parle à Aaron, et à ses fils, et à tous les enfants d’Israël, et dis-leur : Ceci est la chose que le Seigneur a ordonnée, en disant » (Lévitique 17:2), dans le verset qui introduit l’interdiction d’abattre des offrandes en dehors de la cour du Temple. De même qu’au sujet des offrandes abattues en dehors de la cour du Temple, le verset s’adresse à Aaron, à ses fils et à tout Israël, de même, la section dans la Torah sur les vœux s’adresse à Aaron, à ses fils et à tout Israël. Et de même qu’ici, au sujet des vœux, le verset dit : « Et Moïse parla aux chefs des tribus des enfants d’Israël » (Nombres 30:2), de même là-bas, au sujet des offrandes abattues en dehors de la cour du Temple, Moïse parla aux chefs des tribus.
בְּפָרָשַׁת נְדָרִים לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: לְהַכְשִׁיר שְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת. וְהָא ״רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת״ כְּתִיב! אָמַר רַב חִסְדָּא וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן: בְּיָחִיד מוּמְחֶה.
La Guemara demande : En ce qui concerne la section de la Torah sur les vœux, pour quelle halakha l’analogie verbale entre celle-ci et l’abattage des offrandes en dehors de la cour du Temple est-elle enseignée ? Rav Aḥa bar Ya’akov dit : L’analogie verbale est la source autorisant trois profanes à annuler des vœux. La Guemara soulève une difficulté : Mais n’est-il pas écrit : « Les chefs des tribus » ? Rav Ḥisda a dit, et certains disent que c’était Rabbi Yoḥanan : De l’expression « les chefs des tribus », les Sages déduisent que les vœux peuvent aussi être annulés par un seul expert.
רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת בִּשְׁחוּטֵי חוּץ לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לוֹמַר שֶׁיֵּשׁ שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ.
La Guemara pose alors la question correspondante au sujet de l’autre passage. L’analogie verbale relie « les chefs des tribus » aux offrandes abattues à l’extérieur de la cour du Temple. Pour quelle halakha ce lien est-il établi ? Rav Sheshet a dit : Ce lien est établi afin de dire qu’il existe un concept de demande de dissolution de la consécration d’un bien consacré.
לְבֵית שַׁמַּאי דְּאָמַר אֵין שְׁאֵלָה בְּהֶקְדֵּשׁ, ״רָאשֵׁי הַמַּטּוֹת״ דִּכְתִיב בִּשְׁחוּטֵי חוּץ לְמַאי הִלְכְתָא? בֵּית שַׁמַּאי לֵית לְהוּ גְּזֵירָה שָׁוָה.
La Guemara demande : Selon Beit Shammaï, qui disent qu’il n’y a pas de possibilité de demander à une autorité halakhique d’annuler la consécration d’un bien consacré, le fait de traiter le verset « les chefs des tribus » comme s’il était écrit aussi au sujet des offrandes abattues à l’extérieur de la cour du Temple sert à enseigner quelle halakha ? La Guemara répond : Beit Shammaï n’ont pas de tradition d’interpréter les versets conformément à cette analogie verbale.
״זֶה הַדָּבָר״ בְּפָרָשַׁת נְדָרִים לְמַאי כְּתִיב? לוֹמַר: חָכָם מַתִּיר וְאֵין בַּעַל מַתִּיר, בַּעַל מֵפֵר וְאֵין חָכָם מֵפֵר.
La Guemara demande : Puisque Beit Shammai n’utilisent pas cette analogie verbale, dans quel but « ceci est la chose » est-il écrit dans la section sur les vœux ? La Guemara répond : Cela est écrit pour dire que seule une autorité halakhique dissout les vœux, mais un mari ne les dissout pas ; un mari annule les vœux, mais une autorité halakhique ne les annule pas.
״זֶה הַדָּבָר״ בִּשְׁחוּטֵי חוּץ לְמַאי כְּתִיב? לוֹמַר: עַל הַשְּׁחִיטָה חַיָּיב, וְאֵין חַיָּיב עַל הַמְּלִיקָה.
Selon Beit Shammaï, dans quel but est écrite l’expression « voici la chose », qui se trouve dans la section sur les offrandes abattues à l’extérieur de la cour du Temple ? La Guemara répond : Elle est écrite pour dire que l’on est passible pour l’abattage à l’extérieur, mais que l’on n’est pas passible pour le pincement du cou d’une offrande d’oiseau à l’extérieur de la cour du Temple, bien que ce soit ainsi qu’elle serait mise à mort si elle était une offrande valide dans le Temple.
אֶלָּא לְבֵית שַׁמַּאי, לְהַכְשִׁיר שְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת מְנָלַן? נָפְקָא לְהוּ מִדְּרַב אַסִּי בַּר נָתָן.
La Guemara demande : Mais selon Beit Shammaï, qui n’acceptent pas l’analogie verbale entre les vœux et l’interdiction d’abattre des offrandes en dehors de la cour du Temple, d’où tirons-nous la source autorisant trois laïcs à dissoudre des vœux ? La Guemara répond : Beit Shammaï l’apprennent de l’explication donnée à Rav Asi bar Natan.
דִּכְתִיב: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, וְהָתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: ״מוֹעֲדֵי״ נֶאֶמְרוּ, וְלֹא נֶאֶמְרָה שַׁבַּת בְּרֵאשִׁית עִמָּהֶן. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: ״מוֹעֲדֵי״ נֶאֶמְרוּ, וְלֹא נֶאֱמַר פָּרָשַׁת נְדָרִים עִמָּהֶן.
C’est comme il est écrit : « Et Moïse déclara les Fêtes du Seigneur aux enfants d’Israël » (Lévitique 23:44). Et il est enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei HaGelili dit : Les Fêtes sont énoncées, mais le Chabbat, qui commémore la Création, n’est pas énoncé avec elles. Ben Azzai dit : Les Fêtes sont énoncées, mais le passage sur les vœux n’est pas énoncé avec elles.
רַב אַסִּי בַּר נָתָן קַשְׁיָא לֵיהּ הָא מַתְנִיתָא. אֲתָא לִנְהַרְדְּעָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת וְלָא אַשְׁכְּחֵיהּ, אֲתָא אַבָּתְרֵיהּ לְמָחוֹזָא. אֲמַר לֵיהּ: מוֹעֲדֵי ה׳ נֶאֶמְרוּ, וְלֹא נֶאֶמְרָה שַׁבַּת בְּרֵאשִׁית עִמָּהֶן?
La Guemara rapporte que Rav Asi bar Natan eut une difficulté avec cette baraita. Il se rendit à Neharde’a pour poser la question à ce sujet devant Rav Sheshet, mais il ne le trouva pas là-bas. Il le poursuivit jusqu’à Meḥoza et lui dit : Comment la baraita peut-elle dire que les Fêtes du Seigneur ont été énoncées, mais pas le Chabbat, qui commémore la Création, avec elles ?
וְהָא כְּתִיב שַׁבָּת עִמָּהֶן! וְתוּ: מוֹעֲדֵי ה׳ נֶאֶמְרוּ, וְלֹא נֶאֶמְרָה פָּרָשַׁת נְדָרִים עִמָּהֶן? וְהָא מִסִּיטְרָא כְּתִיבָא! אֲמַר לֵיהּ, הָכִי קָתָנֵי:
Mais le Shabbat est écrit avec eux dans les passages de la Torah concernant les Fêtes (Lévitique 23:3 ; Nombres 28:9–10). Et de plus, peut-on dire que les Fêtes du Seigneur sont énoncées, mais que le passage sur les vœux (Nombres, chapitre 30) n’est pas énoncé avec elles ? N’est-il pas à côté de l’un des passages de la Torah détaillant les halakhot des Fêtes (Nombres, chapitres 28–29) ? Rav Sheshet lui dit : Voici ce qu’enseigne la déclaration de Rabbi Yosei HaGelili dans la baraita :

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