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תְּנַן אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וּמָה אִם אִשָּׁה שֶׁקָּנָה לְעַצְמוֹ — הֲרֵי הוּא מֵיפֵר נְדָרֶיהָ, אִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם — אֵינוֹ דִין שֶׁמֵּיפֵר נְדָרֶיהָ? וְאִי בְּשֶׁעָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר, קָנָה לְעַצְמוֹ הוּא! שֶׁקָּנָה לְעַצְמוֹ עַל יְדֵי שָׁמַיִם.
La Guemara soulève une difficulté à l’égard de l’explication de Rabbi Ami sur l’opinion de Rabbi Eliezer : Nous avons appris dans la michna que Rabbi Eliezer a dit : De même que concernant une femme qu’il a acquise pour lui-même par les fiançailles, il annule ses vœux, de même concernant une femme acquise pour lui par le Ciel, c’est-à-dire la yevama, n’est-il pas logique qu’il puisse annuler ses vœux ? Or si l’interprétation de Rabbi Ami est correcte, et que la michna se réfère à un cas un yavam a effectué des fiançailles léviratiques, alors il s’agit en réalité d’un cas où il a acquis une femme pour lui-même en effectuant des fiançailles léviratiques. La Guemara répond : Néanmoins, c’est un cas où il a acquis pour lui-même une femme qui lui a été imposée par le Ciel.
תִּפְשׁוֹט דְּבָעֵי רַבָּה: מַאֲמָר לְבֵית שַׁמַּאי, אֵירוּסִין עוֹשֶׂה אוֹ נִשּׂוּאִין עוֹשֶׂה? תִּפְשׁוֹט דְּנִשּׂוּאִין עוֹשֶׂה. דְּאִי אֵירוּסִין עוֹשֶׂה — הָא תְּנַן: נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, אָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין נְדָרֶיהָ.
La Guemara soulève une autre difficulté concernant l’interprétation de Rabbi Ami, car si elle est correcte, vous pouvez résoudre le dilemme que Rabba a soulevé : Les fiançailles léviratiques, selon Beit Shammaï, effectuent-elles seulement des fiançailles, ou effectuent-elles un mariage à part entière ? Selon Rabbi Eliezer, vous pouvez résoudre le dilemme en prouvant qu’elles effectuent un mariage. La preuve est la suivante : Car si les fiançailles léviratiques effectuent seulement des fiançailles, pourquoi la michna ne mentionne-t-elle que le yavam au sujet de l’annulation des vœux ? N’avons-nous pas appris dans une michna (Nedarim 66b) qu’en ce qui concerne une jeune femme fiancée, son père et son mari annulent ensemble ses vœux ? Si les fiançailles léviratiques la rendent fiancée au yavam, le père devrait également être mentionné comme partenaire dans l’annulation.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאי ״יָפֵר״ — יָפֵר בְּשׁוּתָּפוּת.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Cela ne résout pas le dilemme, car que pourrait signifier annule dans la michna ? Cela pourrait vouloir dire qu'il annule des vœux en partenariat avec le père.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי כְּרַבִּי אַמֵּי: שׁוֹמֶרֶת יָבָם, בֵּין יָבָם אֶחָד בֵּין שְׁנֵי יְבָמִין, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יָפֵר, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לְאֶחָד וְלֹא לִשְׁנַיִם. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא לְאֶחָד וְלֹא לִשְׁנַיִם.
La Guemara commente : Il est également enseigné dans une baraitaque Rabbi Eliezer traite d’un cas où des fiançailles léviratiques ont été effectuées, conformément à l’opinion de Rabbi Ami : En ce qui concerne une veuve qui attend son yavam, qu’elle attende un yavam, si son défunt mari n’avait qu’un seul frère, ou deux ou plus yevamin, Rabbi Eliezer dit : Le yavampeut annuler ses vœux, et Rabbi Yehoshua dit : Il peut annuler ses vœux seulement dans le cas où elle attend un yavam, mais non si elle attend deux. Rabbi Akiva dit : L’annulation n’est pas possible du tout, ni si elle attend un, ni si elle attend deux ou plus.
אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וּמָה אִם אִשָּׁה שֶׁאֵין לוֹ חֵלֶק בָּהּ עַד שֶׁלֹּא תָּבֹא לִרְשׁוּתוֹ, מִשֶּׁבָּאת לִרְשׁוּתוֹ — נִגְמְרָה לוֹ. אִשָּׁה, שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֵלֶק עַד שֶׁלֹּא תָּבֹא לִרְשׁוּתוֹ, מִשֶּׁבָּאת לִרְשׁוּתוֹ — אֵינוֹ דִּין שֶׁתִּגְמוֹר לוֹ?
La baraita continue : Rabbi Eliezer dit à ses contradicteurs : Et de même que, si l’on admet qu’un homme ne peut pas annuler les vœux d’une femme dans laquelle il n’a aucune part jusqu’à ce qu’elle entre sous sa juridiction par les fiançailles, néanmoins, une fois qu’elle entre sous sa juridiction, elle est entièrement sous son autorité pour l’annulation de ses vœux, de même, en ce qui concerne une femme dans laquelle il a une part avant qu’elle n’entre sous sa juridiction, c’est-à-dire sa yevama, une fois qu’elle entre sous sa juridiction, n’est-il pas logique qu’elle soit entièrement sous son autorité pour l’annulation de ses vœux ?
אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּאִשָּׁה שֶׁקָּנָה הוּא לְעַצְמוֹ, שֶׁכְּשֵׁם שֶׁאֵין לוֹ חֵלֶק בָּהּ, כָּךְ אֵין לַאֲחֵרִים חֵלֶק בָּהּ. תֹּאמַר בְּאִשָּׁה שֶׁהִקְנוּ לוֹ מִן הַשָּׁמַיִם, שֶׁכְּשֵׁם שֶׁיֵּשׁ לוֹ עִמָּהּ חֵלֶק — כָּךְ יֵשׁ לַאֲחֵרִים חֵלֶק בָּהּ!
La baraita continue : Rabbi Akiva lui dit : Non, ton raisonnement a fortiori est réfutable. Si tu as parlé d'un homme ayant autorité sur les vœux d'une femme qu'il a acquise pour lui-même par les fiançailles, cela serait différent : De même que les autres n'ont aucune part en elle avant les fiançailles, ainsi aussi les autres n'ont aucune part en elle. Diras-tu la même chose au sujet d'une femme qui est acquise pour lui depuis le Ciel, c'est-à-dire sa yevama, car de même qu'il a une part en elle, les autres aussi en ont une, c'est-à-dire ses frères, ont eux aussi une part en elle, puisqu'eux aussi sont des yevamin ?
אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: עֲקִיבָא, דְּבָרֶיךָ — בִּשְׁנֵי יְבָמִין, מָה אַתָּה מֵשִׁיב עַל יָבָם אֶחָד? אָמַר לוֹ: כְּלוּם חִלַּקְנוּ עַל יָבָם אֶחָד וְעַל שְׁנֵי יְבָמִין בֵּין שֶׁעָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר בֵּין שֶׁלֹּא עָשָׂה בָּהּ מַאֲמָר? וְכִשְׁאָר דְּבָרִים כֵּן נְדָרִים.
La baraita continue : Rabbi Yehoshua lui dit : Akiva, ton affirmation convient à une situation avec deux yevamin, mais que réponds-tu au sujet du cas d'un seul yavam ? Rabbi Akiva lui répondit : Avons-nous fait une distinction entre un yavam et deux yevamin, qu'il ait effectué des fiançailles léviratiques ou qu'il ne les ait pas effectuées ? Et tout comme dans d'autres domaines il n'y a pas une telle distinction, ainsi en ce qui concerne les vœux.
בַּלָּשׁוֹן הַזֶּה אָמַר בֶּן עַזַּאי: חֲבָל עָלֶיךָ בֶּן עַזַּאי שֶׁלֹּא שִׁימַּשְׁתָּ אֶת רַבִּי עֲקִיבָא.
La baraita ajoute un commentaire : Ben Azzai a déclaré sa réponse en entendant cette discussion dans ces termes : Malheur [ḥaval] à toi, ben Azzai, de ne pas avoir servi le rabbin Akiva correctement.
מַאי
Puisque cette baraita a été citée à l’appui de l’interprétation de Rabbi Ami, la Guemara demande : De quelle manière

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