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וְשָׁטִיחַ. ״בְּחֹסֶר כֹּל״, אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַב: בְּלֹא נֵר וּבְלֹא שֻׁלְחָן. רַב חִסְדָּא אָמַר: בְּלֹא אִשָּׁה. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: בְּלֹא שַׁמָּשׁ. רַב נַחְמָן אָמַר: בְּלֹא דֵּעָה. תָּנָא: בְּלֹא מֶלַח וּבְלֹא רְבָב.
et un tapis, car un exilé a besoin de ces objets et ils sont portables. Les Sages ont interprété le verset suivant décrivant l’expérience de l’exil : « Tu serviras donc ton ennemi que le Seigneur enverra contre toi, dans la faim, dans la soif, dans la nudité et dans le manque de toutes choses ; et il mettra un joug de fer sur ton cou, jusqu’à ce qu’il t’ait détruit » (Deutéronome 28:48). Rabbi Ami a dit que Rav a dit : « Le manque de toutes choses » signifie sans lampe et sans table sur laquelle manger. Rav Ḥisda a dit : Sans épouse. Rav Sheshet a dit : Sans serviteur pour l’aider. Rav Naḥman a dit : Sans intelligence. L’un des Sages enseigne dans une baraita : Sans sel et sans graisse [revav] dans laquelle tremper son pain.
אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן — אֵין עָנִי אֶלָּא בְּדֵעָה. בְּמַעְרְבָא אָמְרִי: דְּדָא בֵּיהּ — כּוּלָּא בֵּיהּ, דְּלָא דָּא בֵּיהּ — מָה בֵּיהּ. דָּא קָנֵי — מָה חָסַר, דָּא לָא קָנֵי — מָה קָנֵי.
Abaye a dit que nous avons une tradition : un pauvre n’est que quelqu’un qui manque d’intelligence, conformément à l’opinion de Rav Naḥman. En Occident, en Eretz Yisrael, on dit : Celui qui a cet attribut, l’intelligence, en lui a tout en lui. Celui qui n’a pas cet attribut en lui, qu’a-t-il en lui ? S’il a acquis cela, que lui manque-t-il encore ? S’il n’a pas acquis cela, qu’a-t-il acquis ?
אָמַר רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: אֵין הַחוֹלֶה עוֹמֵד מֵחׇלְיוֹ עַד שֶׁמּוֹחֲלִין לוֹ עַל כֹּל עֲוֹנוֹתָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַסֹּלֵחַ לְכׇל עֲוֹנֵכִי הָרֹפֵא לְכׇל תַּחֲלוּאָיְכִי״. רַב הַמְנוּנָא אָמַר: חוֹזֵר לִימֵי עֲלוּמָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״רֻטְפַשׁ בְּשָׂרוֹ מִנֹּעַר יָשׁוּב לִימֵי עֲלוּמָיו״. ״כׇּל מִשְׁכָּבוֹ הָפַכְתָּ בְחׇלְיוֹ״, אָמַר רַב יוֹסֵף: לוֹמַר דִּמְשַׁכֵּחַ תַּלְמוּדוֹ.
§ Rabbi Alexandri a dit que Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit : Le malade ne guérit de sa maladie que lorsque le tribunal céleste lui pardonne tous ses péchés, comme il est dit : « Celui qui pardonne toutes tes fautes ; Celui qui guérit toutes tes maladies » (Psaumes 103:3). Rav Hamnuna a dit : Lorsqu’il guérit, il revient aux jours de sa jeunesse, comme il est dit dans un verset au sujet de celui qui se remet d’une maladie : « Sa chair devient plus tendre que celle d’un enfant ; il revient aux jours de sa jeunesse » (Job 33:25). En interprétant le verset : « Le Seigneur le soutiendra sur le lit de souffrance ; Tu as bouleversé toute sa couche dans sa maladie » (Psaumes 41:4), Rav Yosef a dit : C’est-à-dire que le malade oublie son étude, car tout ce qui est ordonné est bouleversé.
רַב יוֹסֵף חֲלַשׁ, אִיעַקַּר לֵיהּ תַּלְמוּדֵיהּ, אַהְדְּרֵיהּ אַבָּיֵי קַמֵּיהּ. הַיְינוּ דִּבְכָל דּוּכְתָּא אָמְרִינַן, אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא שְׁמִיעַ לִי הָדָא שְׁמַעְתָּא, אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אַתְּ אַמְרִיתַהּ נִיהֲלַן, וּמַהָא מַתְנִיתָא אַמְרִיתַהּ נִיהֲלַן.
La Guemara rapporte : Rav Yosef lui-même tomba malade et ses études furent oubliées. Abaye rétablit ses études en révisant ce qu’il avait appris de Rav Yosef devant lui. C’est le contexte de ce que nous disons partout dans le Talmud, à savoir que Rav Yosef a dit : Je n’ai pas appris cette halakha, et Abaye lui dit en réponse : Tu nous as dit cela et c’est de cette baraita que tu nous l’as dit.
כִּי הֲוָה גְּמִיר רַבִּי תְּלָת עֶשְׂרֵי אַפֵּי הִילְכָתָא, אַגְמְרֵיהּ לְרַבִּי חִיָּיא שִׁבְעָה מִנְּהוֹן. לְסוֹף חֲלַשׁ רַבִּי, אַהְדַּר רַבִּי חִיָּיא קַמֵּיהּ הָנְהוּ שִׁבְעָה אַפֵּי דְּאַגְמְרֵיהּ, שִׁיתָּא אַזְּדּוּ. הֲוָה הָהוּא קַצָּרָא, הֲוָה שְׁמִיעַ לֵיהּ לְרַבִּי כְּדַהֲוָה גָּרֵיס לְהוּ. אֲזַל רַבִּי חִיָּיא וּגְמַר יָתְהוֹן קַמֵּי קַצָּרָא וַאֲתָא וְאַהְדַּר יָתְהוֹן קַמֵּי רַבִּי. כַּד הֲוָה חָזֵי לֵיהּ רַבִּי לְהָהוּא קַצָּרָא אֲמַר לֵיהּ רַבִּי: אַתָּה עָשִׂיתָ אוֹתִי וְאֶת חִיָּיא. אִיכָּא דְאָמְרִי, הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: אַתָּה עָשִׂיתָ אֶת חִיָּיא, וְחִיָּיא עָשָׂה אוֹתִי.
La Guemara raconte : Lorsque Rabbi Yehouda HaNassi étudiait treize aspects d’une halakha sur une certaine question, il en enseigna sept à Rabbi Ḥiyya. Finalement, Rabbi Yehouda HaNassi tomba malade et oublia les treize aspects. Rabbi Ḥiyya rétablit ces sept aspects que Rabbi Yehouda HaNassi lui avait enseignés en les révisant devant Rabbi Yehouda HaNassi. Cependant, six furent perdus et oubliés, car Rabbi Yehouda HaNassi ne les avait enseignés à personne. Il y avait un certain blanchisseur qui entendait Rabbi Yehouda HaNassi lorsqu’il étudiait ces halakhot. Rabbi Ḥiyya alla apprendre ces halakhot du blanchisseur, puis revint et les rétablit en les révisant devant Rabbi Yehouda HaNassi. Lorsque Rabbi Yehouda HaNassi vit ce blanchisseur, Rabbi Yehouda HaNassi lui dit : Tu m’as fait, moi et Ḥiyya, car nous avons pu apprendre ces halakhot qui autrement auraient été oubliées. Certains disent que voici ce qu’il dit au blanchisseur : Tu as fait Ḥiyya, et Ḥiyya m’a fait.
וְאָמַר רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: גָּדוֹל נֵס שֶׁנַּעֲשֶׂה לַחוֹלֶה יוֹתֵר מִן הַנֵּס שֶׁנַּעֲשָׂה לַחֲנַנְיָה מִישָׁאֵל וַעֲזַרְיָה. שֶׁל חֲנַנְיָה מִישָׁאֵל וַעֲזַרְיָה אֵשׁ שֶׁל הֶדְיוֹט, וְהַכֹּל יְכוֹלִים לְכַבּוֹתָהּ. וְזוֹ שֶׁל חוֹלֶה — שֶׁל שָׁמַיִם הִיא, וּמִי יָכוֹל לְכַבּוֹתָהּ?
Et Rabbi Alexandri dit que Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit : Plus grand est le miracle accompli pour la personne malade que le miracle qui fut accompli pour Hanania, Mishaël et Azaria, qui furent sauvés de la fournaise ardente (voir Daniel, chapitre 3), car dans le miracle de Hanania, Mishaël et Azaria, ils furent sauvés du feu d’un simple homme, et n’importe qui est capable de l’éteindre. Et ce feu qui afflige une personne malade de fièvre est le feu du Ciel, et qui peut l’éteindre ?
וְאָמַר רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ קִיצּוֹ שֶׁל אָדָם הַכֹּל מוֹשְׁלִים בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה כׇל מֹצְאִי יַהַרְגֵנִי״. רַב אָמַר מִן הָדֵין קְרָא: ״לְמִשְׁפָּטֶיךָ עָמְדוּ הַיּוֹם כִּי הַכֹּל עֲבָדֶיךָ״.
Et Rabbi Alexandri dit que Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit, et certains disent que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Une fois que la fin du temps alloué à la vie d'une personne est arrivée, tout a pouvoir sur elle, comme il est dit que Caïn a dit : « Quiconque me trouvera me tuera » (Genèse 4:14). Caïn craignait que, puisque Dieu l'avait condamné à mort, il soit exposé à toutes les menaces et vulnérable à quiconque chercherait à le tuer. Rav dit que cela est dérivé de ce verset : « Ils subsistent aujourd'hui selon Tes jugements, car tous sont Tes serviteurs » (Psaumes 119:91). Lorsque le décret émane du Ciel que le moment est arrivé pour une personne de mourir, tous sont des serviteurs de Dieu, des agents pour la tuer.
רַבָּה בַּר שֵׁילָא אֲמַרוּ לֵיהּ: שְׁכֵיב גַּבְרָא. גָּבוֹהַּ הֲוָה, רְכִיב גִּירְדּוֹנָא זוּטְרָא, מְטָא תִּיתּוּרָא אִיסְתְּוִיט, שַׁדְיֵיהּ וְקָא שָׁכֵיב. קָרֵי עַל נַפְשֵׁיהּ: ״לְמִשְׁפָּטֶיךָ עָמְדוּ הַיּוֹם״.
La Guemara rapporte que des gens dirent à Rabba bar Sheila : Un homme est mort. Cette personne était grande et montait une petite mule [giredona]. Lorsqu’il arriva à un pont [tittora], la mule prit peur [istavveit] et désarçonna le cavalier, et bien que le cavalier fût grand et la mule petite, et que le cavalier ne soit pas tombé de très haut, il mourut. Rabba bar Sheila lut le verset et l’appliqua au cavalier : « Ils se tiennent aujourd’hui selon Tes jugements. »
שְׁמוּאֵל חַזְיַיהּ לְהָהוּא קְרוּקִיתָא דְעַקְרַבָּא יְתִיבָא עַל אַקְרוּקְתָּא וְעָבְרָה נַהֲרָא טָרְקָא גַּבְרָא וּמָיֵית. קָרֵי עֲלֵיהּ ״לְמִשְׁפָּטֶיךָ עָמְדוּ הַיּוֹם״.
Shmuel vit une certaine grenouille [kerokita], et remarqua aussi qu’un scorpion était assis sur la grenouille et la grenouille traversa la rivière. Le scorpion piqua un homme de l’autre côté de la rivière et l’homme mourut. Shmuel lut et appliqua le verset à l’homme mort : « Ils se tiennent aujourd’hui selon Tes jugements. » Même la grenouille et le scorpion sont des serviteurs et des agents de Dieu. La seule manière pour le scorpion d’atteindre l’homme et de le tuer fut que la grenouille le transporta de l’autre côté de la rivière.
אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מְבַקְּרִין אֶת הַחוֹלֶה אֶלָּא לְמִי שֶׁחֲלָצַתּוּ חַמָּה. לְאַפּוֹקֵי מַאי? לְאַפּוֹקֵי הָא דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בֶּן פְּרָטָא אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אֵין מְבַקְּרִין לֹא חוֹלֵי מֵעַיִים וְלֹא חוֹלֵי הָעַיִן וְלֹא מְחוּשֵׁי הָרֹאשׁ. בִּשְׁלָמָא חוֹלֵי מֵעַיִים — מִשּׁוּם כִּיסּוּפָא. אֶלָּא חוֹלֵי הָעַיִן וּמְחוּשֵׁי הָרֹאשׁ מַאי טַעְמָא?
§ Shmuel a dit : on rend visite à une personne malade seulement si cette personne est quelqu’un que la fièvre a terrassé. La Guemara demande : Quelles maladies cette déclaration vient-elle exclure ? La Guemara répond : Elle vient exclure ce qui est enseigné dans une baraita : Rabbi Yosei ben Perata dit au nom de Rabbi Eliezer : On ne rend visite ni à ceux qui souffrent d’une maladie intestinale, ni à ceux qui souffrent d’une maladie des yeux, ni à ceux qui souffrent de maux de tête. La Guemara demande : Certes, on ne rend pas visite à ceux qui ont une maladie intestinale, en raison de la gêne du malade, car il aurait besoin de se soulager fréquemment et cela serait gênant pour lui en présence du visiteur. Cependant, quelle est la raison pour laquelle on ne rend pas visite à ceux qui ont des maladies des yeux et des maux de tête ?
מִשּׁוּם דְּרַב יְהוּדָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: דִּיבּוּרָא קַשְׁיָא לְעֵינָא וּמְעַלֵּי לְאִישָּׁתָא. אָמַר רָבָא: הַאי אִישָּׁתָא, אִי לָאו דְּפַרְווֹנְקָא דְּמַלְאֲכָא דְמוֹתָא, מְעַלֵּי
La Guemara répond : Cela est dû à ce qu’a dit Rav Yehuda, car Rav Yehuda a dit : La parole est nuisible à l’œil et bénéfique pour guérir la fièvre. Par conséquent, si quelqu’un souffre d’une douleur à l’œil ou à la tête, il vaut mieux pour lui ne pas parler. S’il a des visiteurs, il devra leur parler, ce qui lui causera du tort. Rava a dit : En ce qui concerne cette fièvre [ishta], n’était-ce l’agent [parvanka] de l’Ange de la Mort, c’est-à-dire la cause de maladies graves, potentiellement mortelles, elle pourrait être considérée comme bénéfique,

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