שֶׁהַנְּזִירוּת חָל עַל הַנְּזִירוּת.
qu’une période de naziréat prend effet sur une période de naziréat déjà acceptée. Par conséquent, si quelqu’un est devenu nazir et a ensuite déclaré de nouveau : Me voici nazir, alors, lorsque sa période de naziréat sera achevée, il devra observer une seconde période de naziréat.
וּלְמַאן דְּאָמַר דִּבְּרָה תּוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם, וְ״נָזִיר לְהַזִּיר״ דָּרֵישׁ לַעֲשׂוֹת יְדוֹת נְזִירוּת כִּנְזִירוּת, שֶׁהַנְּזִירוּת חָל עַל הַנְּזִירוּת מְנָא לֵיהּ? הָנִיחָא אִי סְבִירָא לֵיהּ כְּמַאן דְּאָמַר אֵין נְזִירוּת חָל עַל נְזִירוּת. אֶלָּא אִי סְבִירָא לֵיהּ כְּמַאן דְּאָמַר נְזִירוּת חָל עַל נְזִירוּת, מְנָא לֵיהּ?
La Guemara demande : Et selon celui qui dit que la Torah a parlé dans le langage des hommes et que, par conséquent, rien ne peut être déduit de l’expression « formuler un vœu [lindor neder] », et il interprète l’expression « le vœu d’un nazir pour se consacrer [nazir lehazir] » pour rendre les allusions aux vœux de nazir comme des vœux de nazir, d’où tire-t-il que la période de naziréat prend effet sur une période de naziréat déjà acceptée ? Cela s’explique bien s’il tient conformément à celui qui dit qu’une période de naziréat ne prend pas effet sur une période de naziréat déjà acceptée ; cependant, s’il tient conformément à celui qui dit qu’une période de naziréat prend effet sur une période de naziréat déjà acceptée, d’où tire-t-il cette halakha ?
נֵימָא קְרָא ״לִיזּוֹר״, מַאי ״לְהַזִּיר״ שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.
La Guemara répond : Que le verset dise : Pour se consacrer [lizor]. Quelle est la raison pour laquelle le verset a exprimé cette même idée avec le mot lehazir ? Apprends-en deuxhalakhot : que les allusions aux vœux de naziréat sont considérées comme des vœux de naziréat, et qu’une période de naziréat prend effet sur une période de naziréat précédemment acceptée.
בְּמַעְרְבָא אָמְרִי: אִית תַּנָּא דְּמַפֵּיק לֵיהּ לְיָדוֹת מִן ״לִנְדֹּר נֶדֶר״, וְאִית תַּנָּא דְּמַפֵּיק לֵיהּ, מִן ״כְּכׇל הַיֹּצֵא מִפִּיו יַעֲשֶׂה״.
La Guemara ajoute : En Occident, en Eretz Israël, on dit : Il y a un tanna qui dérive des allusions aux vœux de l’expression « prononcer un vœu [lindor neder] », car il soutient que la Torah n’a pas parlé dans le langage des hommes. Et, inversement, il y a un tanna qui soutient que la Torah a parlé dans le langage des hommes et, par conséquent, dérive cette halakha des allusions du verset : « Il fera selon tout ce qui sort de sa bouche » (Nombres 30:3). La formulation inclusive de ce verset vient inclure les allusions aux vœux.
אָמַר מָר: וּמָה נְדָרִים עוֹבֵר בְּ״בַל יַחֵל״, וּ״בַל תְּאַחֵר״. בִּשְׁלָמָא ״בַּל יַחֵל״ דִּנְדָרִים מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, כְּגוֹן דְּאָמַר כִּכָּר זוֹ אוֹכַל וְלֹא אֲכָלָהּ — עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל יַחֵל דְּבָרוֹ״.
§ Le Maître a dit dans la baraita citée plus tôt : De même que concernant les vœux, celui qui enfreint son vœu transgresse l’interdiction : Il ne profanera pas, et celui qui n’accomplit pas son vœu en temps voulu transgresse l’interdiction : Tu ne tarderas pas, il en va de même pour les vœux de naziréat. La Guemara demande : Soit, vous pouvez trouver un cas où quelqu’un transgresse l’interdiction : Il ne profanera pas, dans le cas des vœux. Par exemple, lorsqu’une personne a dit : Je mangerai ce pain, et qu’elle ne le mange pas, elle viole l’interdiction : Il ne profanera pas sa parole.
אֶלָּא ״בַּל יַחֵל״ דִּנְזִירוּת הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כֵּיוָן דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר״ הָוֵה לֵיהּ נָזִיר. אֲכַל — קָם לֵיהּ בְּ״בַל יֹאכַל״. שְׁתָה — קָם לֵיהּ בְּ״בַל יִשְׁתֶּה״. אָמַר רָבָא: לַעֲבוֹר עָלָיו בִּשְׁנַיִם.
Cependant, en ce qui concerne la transgression de l’interdiction : Il ne profanera pas, dans le cas des vœux de nazir, comment peut-on trouver ces circonstances ? Dès qu’il a dit : Me voici nazir, il est nazir à partir de ce moment-là. Si ensuite il a mangé des raisins, il est passible pour avoir violé l’interdiction : Il ne mangera pas (voir Nombres 6:4), et s’il a bu du vin, il est passible pour avoir violé l’interdiction : Il ne boira pas (voir Nombres 6:3). Quand deviendrait-il donc jamais passible pour avoir violé l’interdiction de profanation ? Rava a dit : L’interdiction de profanation sert à le rendre passible pour la violation de deux interdictions. Par conséquent, s’il mange des raisins ou boit du vin, il transgresse l’interdiction pertinente en plus de l’interdiction de profanation.
״בַּל תְּאַחֵר״ דִּנְזִירוּת הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כֵּיוָן דְּאָמַר ״הֲרֵינִי נָזִיר״ הָוֵי לֵיהּ נָזִיר. אֲכַל — קָם לֵיהּ בְּ״בַל יֹאכַל״? בְּאוֹמֵר ״לִכְשֶׁאֶרְצֶה אֱהֵא נָזִיר״. וְאִי אָמַר ״כְּשֶׁאֶרְצֶה״ לֵיכָּא ״בַּל תְּאַחֵר״!
La Guemara demande en outre : En ce qui concerne la violation de l’interdiction : Tu ne tarderas point, dans le cas des vœux de naziréat, comment peut-on trouver ces circonstances ? Dès qu’il a dit : Me voici nazir, il est nazir à partir de cet instant. Si ensuite il a mangé des raisins, il est passible pour avoir violé l’interdiction : Il n’en mangera point. Quand deviendrait-il jamais passible pour avoir violé l’interdiction de tarder ? La Guemara répond : C’est lorsqu’il dit expressément : Je deviendrai nazir quand je le voudrai, auquel cas il ne devient pas nazir immédiatement. La Guemara demande : Mais s’il a dit : Quand je le voudrai, il n’y a pas d’interdiction de : Tu ne tarderas point, puisqu’il n’y a pas de moment précis auquel il doit devenir nazir.
אָמַר רָבָא: כְּגוֹן דְּאָמַר ״לֹא אִיפָּטֵר מִן הָעוֹלָם עַד שֶׁאֱהֵא נָזִיר״, דְּמִן הָהִיא שַׁעְתָּא הָוֵה לֵיהּ נָזִיר. מִידֵּי דְּהָוֵה הָאוֹמֵר לְאִשְׁתּוֹ ״הֲרֵי זוֹ גִּיטֵּיךְ שָׁעָה אַחַת קוֹדֶם מִיתָתִי״ — אֲסוּרָה לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה מִיָּד. אַלְמָא אָמְרִינַן כֹּל שַׁעְתָּא וְשַׁעְתָּא דִּילְמָא מָיֵית. הָכָא נָמֵי, לְאַלְתַּר הָוֵי נָזִיר. דְּאָמְרִינַן: דִּילְמָא הַשְׁתָּא מָיֵית.
Rava a dit : Il s’agit, par exemple, du cas où il a dit : Je ne quitterai pas ce monde avant de devenir nazir, car il est nazir dès ce moment-là, parce qu’il ne sait pas quand il quittera ce monde. C’est exactement comme dans le cas d’un homme qui dit à sa femme : Voici ton acte de divorce qui prendra effet une heure avant ma mort. S’il est prêtre et qu’elle est la fille d’un non-prêtre, il lui est interdit de consommer la teruma immédiatement. Apparemment, nous disons à chaque instant que peut-être est-il déjà mort et qu’elle est donc déjà divorcée. Ici aussi, en ce qui concerne le naziréat, il est nazir immédiatement, car nous disons que peut-être est-il maintenant sur le point de mourir.