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גְּמָ׳ סַבְרוּהָ: מַאי ״לַחוּלִּין״ — לָא לְחוּלִּין לֶיהֱוֵי, אֶלָּא קׇרְבָּן.
GUEMARA :Ils ont supposé : Quel est le sens du terme laḥullin ? La personne dit : Ce ne sera pas [la] profane [ḥullin], mais plutôt aura le statut d’une offrande.
מַנִּי מַתְנִיתִין? אִי רַבִּי מֵאִיר — לֵית לֵיהּ מִכְּלָל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵן. דִּתְנַן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל תְּנַאי שֶׁאֵינוֹ כִּתְנַאי בְּנֵי גָד וּבְנֵי רְאוּבֵן — אֵינוֹ תְּנַאי.
La Guemara dit : De qui l’opinion est-elle exprimée dans la michna ? Si vous dites que c’est celle de Rabbi Meir, il ne soutient pas que d’une formulation négative on puisse déduire une formulation positive. Comme nous l’avons appris dans une michna : Rabbi Meir dit que toute condition qui n’est pas comme la condition des fils de la tribu de Gad et des fils de la tribu de Ruben, lorsque Moïse leur donna une terre sur la rive orientale du Jourdain (voir Nombres 32:29–30), n’est pas une condition valable. Moïse formula l’accord comme une condition double, déclarant que s’ils se joignaient aux autres tribus dans la bataille, ils recevraient leur héritage sur la rive orientale du Jourdain, et que sinon, ils ne recevraient pas ce territoire. Puisque Rabbi Meir soutient que seule une condition exprimée de cette manière est valable, il est clair qu’il soutient qu’on ne peut pas déduire une affirmation négative d’une affirmation positive, ni l’inverse.
אֶלָּא רַבִּי יְהוּדָה הִיא. אֵימָא סֵיפָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָאוֹמֵר ״יְרוּשָׁלַיִם״ — לֹא אָמַר כְּלוּם. מִדְּסֵיפָא רַבִּי יְהוּדָה — רֵישָׁא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא!
Au contraire, la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda. La Guemara conteste cette affirmation : Dis la clause finale de la michna : Rabbi Yehouda dit : Celui qui dit qu’un objet sera considéré comme Jérusalem n’a rien dit. Du fait que la clause finale est énoncée par Rabbi Yehouda, il est clair que la première clause n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda.
כּוּלֵּהּ רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וְהָכִי קָתָנֵי: שֶׁרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָאוֹמֵר ״יְרוּשָׁלַיִם״ — לֹא אָמַר כְּלוּם.
La Guemara répond : Toute la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, et voici ce qu’elle enseigne : Bien que celui qui déclare qu’un objet est comme Jérusalem ait fait un vœu le rendant interdit, celui qui dit qu’un objet sera considéré comme Jérusalem n’a pas fait de vœu. C’est comme le dit Rabbi Yehouda, à savoir que celui qui dit qu’un objet sera considéré comme Jérusalem n’a rien dit, puisque cette expression n’a pas de sens.
וְכִי אָמַר ״כִּירוּשָׁלַיִם״, לְרַבִּי יְהוּדָה מִי מִיתְּסַר? וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָאוֹמֵר ״כִּירוּשָׁלַיִם״ — לֹא אָמַר כְּלוּם, עַד שֶׁיִּדּוֹר בְּדָבָר הַקָּרֵב בִּירוּשָׁלַיִם!
La Guemara demande : Lorsqu’une personne dit qu’un objet doit être comme Jérusalem, est-ce interdit selon Rabbi Yehouda ? N’est-il pas enseigné dans une baraita que Rabbi Yehouda dit : Celui qui dit qu’un objet doit être considéré comme Jérusalem n’a rien dit, à moins qu’il ne fasse son vœu au moyen d’un objet sacrifié à Jérusalem. Par conséquent, la première clause de la michna, qui affirme qu’une personne a fait un vœu si elle déclare qu’un objet est comme Jérusalem, ne peut pas être conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda.
כּוּלַּהּ רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּתְרֵי תַּנָּאֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara répond : Toute la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, et la michna et la baraita expriment les opinions de deux tannaïm conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda.

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