וּבְאִיחוּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי.
Et la référence ici est à la méthode alexandrine de raccommodage, un type de couture réalisé à Alexandrie, considéré comme d’une qualité exceptionnelle et après lequel la déchirure n’est plus visible.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַקּוֹרֵעַ מִתּוֹךְ הַשְּׁלָל מִתּוֹךְ הַמְּלָל מִתּוֹךְ הַלֶּקֶט, מִתּוֹךְ הַסּוּלָּמוֹת — לֹא יָצָא. מִתּוֹךְ הָאִיחוּי — יָצָא. אָמַר רַב חִסְדָּא: וּבְאִיחוּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי.
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Celui qui déchire son vêtement à un endroit qui avait été assemblé par un bâti lâche, ou à partir de l’ourlet du vêtement, ou sur le froncement, ou sur les points en forme d’échelle, ne s’est pas acquitté de son obligation de le déchirer. Mais s’il le déchire à un endroit qui avait été soigneusement raccommodé, il s’est acquitté de son obligation, car un tel vêtement est considéré comme entier. Rav Ḥisda a dit : Et ici aussi, il s’agit de la méthode alexandrine de raccommodage et non de la couture ordinaire.
תָּנוּ רַבָּנַן: רַשַּׁאי לְהוֹפְכוֹ לְמַטָּה וּלְאַחוֹתוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹסֵר לְאַחוֹתוֹ, וּכְשֵׁם שֶׁהַמּוֹכֵר אָסוּר לְאַחוֹתוֹ — כָּךְ הַלּוֹקֵחַ אָסוּר לְאַחוֹתוֹ. וּלְפִיכָךְ מוֹכֵר צָרִיךְ לְהוֹדִיעוֹ לַלּוֹקֵחַ.
Les Sages ont enseigné une autre baraita : Il est permis de retourner un vêtement qui a été déchiré sur le bord supérieur sens dessus dessous puis de le repriser avec précision. Rabbi Shimon ben Elazar interdit le raccommodage soigné dans ce cas également. Et si quelqu’un souhaite vendre un vêtement qu’il avait auparavant déchiré en signe de deuil, de même que le vendeur, qui avait déchiré le vêtement, a l’interdiction de le raccommoder soigneusement, de même l’acheteur, qui l’achète auprès de lui, a l’interdiction de le raccommoder. Le vendeur doit donc informer l’acheteur que la déchirure a été faite en raison du deuil et ne peut pas être raccommodée.
תָּנוּ רַבָּנַן: תְּחִילַּת קְרִיעָה — טֶפַח, וְתוֹסֶפֶת — שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: תְּחִילַּת קְרִיעָה — שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת, וְתוֹסֶפֶת — כׇּל שֶׁהוּ.
Les Sages ont enseigné une baraita : La déchirure initiale est d’une paume de longueur, et l’extension, si l’on est tenu de déchirer son vêtement pour d’autres proches décédés et que l’on souhaite utiliser la même déchirure à cette fin, est de trois doigts ; telle est la déclaration de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda dit : La déchirure initiale est de trois doigts de longueur, et son extension est de n’importe quelle mesure, sans mesure minimale.
אָמַר עוּלָּא: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר בִּקְרִיעָה, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בְּתוֹסֶפֶת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תְּחִילַּת קְרִיעָה — טֶפַח, וְתוֹסֶפֶת — כׇּל שֶׁהוּ.
Oulla a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Meir selon laquelle la déchirure initiale est d’une palme de longueur, et la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda selon laquelle une extension peut être de n’importe quelle longueur. La Guemara commente : Cela aussi est enseigné dans une baraita : Rabbi Yossei dit : la déchirure initiale est d’une palme, et la taille de l’extension est de toute quantité minimale. Selon la tradition, la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei lorsqu’il est en désaccord avec l’un quelconque de ses collègues.
תָּנוּ רַבָּנַן: אָמְרוּ לוֹ מֵת אָבִיו וְקָרַע, מֵת בְּנוֹ וְהוֹסִיף, תַּחְתּוֹן — מִתְאַחֶה, עֶלְיוֹן — אֵינוֹ מִתְאַחֶה.
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Si on a d’abord dit à une personne que son père est mort, et qu’elle a déchiré son vêtement, puis on lui a dit que son fils est mort, et qu’elle a ajouté à la même déchirure, dans un tel cas la partie inférieure de la déchirure faite pour son fils peut être raccommodée. Cela s’explique par le fait qu’après l’achèvement de la période de deuil, il est permis de raccommoder une déchirure faite pour des proches autres que ses parents. Cependant, la partie supérieure de la déchirure ne peut pas être raccommodée, car une déchirure faite pour son père ne peut jamais être soigneusement recousue.
מֵת בְּנוֹ וְקָרַע, מֵת אָבִיו וְהוֹסִיף, עֶלְיוֹן — מִתְאַחֶה, תַּחְתּוֹן — אֵינוֹ מִתְאַחֶה.
Si, en revanche, on lui a d’abord dit que son fils est mort, et il a déchiré son vêtement, puis on lui a annoncé que son père est mort, et il a ajouté à la même déchirure, alors, dans ce cas, la partie supérieure de la déchirure, faite pour son fils, peut être raccommodée, mais la partie inférieure de la déchirure, faite pour son père, ne peut pas être raccommodée.
מֵת אָבִיו, מֵת אִמּוֹ, מֵת אָחִיו, מֵתָה אֲחוֹתוֹ — קוֹרֵעַ קֶרַע אֶחָד לְכוּלָּן. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: עַל כּוּלָּן קֶרַע אֶחָד, עַל אָבִיו וְאִמּוֹ קֶרַע אֶחָד, לְפִי שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל קֶרַע אָבִיו וְאִמּוֹ.
S'ils lui ont dit en même temps que son père est mort, sa mère est morte, son frère est mort et sa sœur est morte, alors il peut faire une seule déchirure pour eux tous. Rabbi Yehouda ben Beteira dit : Pour tous ses autres proches, il fait une seule déchirure, et pour son père et sa mère il fait une autre déchirure, car on ne doit pas ajouter à une déchirure faite pour son père et sa mère.
מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְפִי שֶׁאֵינָן בְּתוֹסֶפֶת.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Yehouda ben Beteira selon laquelle on ne peut pas ajouter à la déchirure faite pour une mère ou un père ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Parce qu’on ne peut pas leur ajouter; une personne n’a qu’un seul père et une seule mère, et elle ne peut pas en ajouter d’autres.
אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה. וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּאֵבֶל! אֲבֵילוּת לְחוּד, קְרִיעָה לְחוּד.
Shmuel a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda ben Beteira. La Guemara demande : Et Shmuel a-t-il vraiment dit cela ? Mais Shmuel n’a-t-il pas dit que le principe est que la halakha est conforme à l’opinion du Sage indulgent en matière de deuil ; pourtant, ici il tranche conformément à l’opinion plus stricte. La Guemara répond : Les halakhot du deuil sont distinctes et les halakhot de la déchirure des vêtements sont distinctes, et ce n’est qu’en ce qui concerne les halakhot du deuil que Shmuel tranche systématiquement conformément à l’opinion indulgente.
עַד הֵיכָן קוֹרֵעַ — עַד טִיבּוּרוֹ, וְיֵשׁ אוֹמְרִים: עַד לִבּוֹ. אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לְדָבָר, זֵכֶר לַדָּבָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקִרְעוּ לְבַבְכֶם וְאַל בִּגְדֵיכֶם״.
Il a été enseigné dans une baraita : Jusqu’où peut-il déchirer son vêtement, s’il continue à déchirer le même vêtement pour d’autres proches ? Il peut continuer à déchirer jusqu’au point où le vêtement couvre son nombril. Certains disent : Jusqu’au point où le vêtement couvre son cœur. Bien qu’il n’y ait pas de preuve absolue à l’appui du fait qu’on puisse déchirer le vêtement jusqu’à ce point, il y a une allusion à ce sujet, comme il est dit : « Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements » (Joël 2:13), indiquant ainsi qu’on ne peut prolonger la déchirure de son vêtement que jusqu’au point où le vêtement couvre son cœur.
הִגִּיעַ לְטִיבּוּרוֹ — מַרְחִיק שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת וְקוֹרֵעַ. נִתְמַלֵּא מִלְּפָנָיו — מַחְזִירוֹ לַאֲחוֹרָיו. נִתְמַלֵּא מִלְּמַעְלָה — הוֹפְכוֹ מִלְּמַטָּה. וְהַקּוֹרֵעַ מִלְּמַטָּה וּמִן הַצְּדָדִין — לֹא יָצָא. אֶלָּא שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל פּוֹרֵם מִלְּמַטָּה.
S’il a déchiré son vêtement jusqu’à atteindre l’endroit où il couvre son nombril, il ne doit pas continuer à déchirer au même endroit. Au contraire, il doit s’éloigner de trois largeurs de doigt du premier accroc et faire une nouvelle déchirure. Si le vêtement s’est rempli de déchirures sur le devant, il doit tourner le vêtement de l’avant vers l’arrière et faire une déchirure de l’autre côté. Si cela s’est rempli de déchirures en haut, il doit le retourner de haut en bas et faire une déchirure sur ce qui était auparavant le bas. Mais celui qui déchire son vêtement en bas ou sur les côtés ne s’est pas acquitté de son obligation, car la déchirure ne peut être faite qu’en haut du vêtement. Le Grand Prêtre, cependant, à qui il est interdit de déchirer ses vêtements en signe de deuil, peut déchirer son vêtement en bas pour marquer son deuil de manière symbolique.
פְּלִיגוּ בַּהּ רַב מַתְנָה וּמָר עוּקְבָא, וְתַרְוַיְיהוּ מִשְּׁמֵיהּ דַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל וְלֵוִי. חַד אָמַר: כֹּל שִׁבְעָה קוֹרֵעַ, לְאַחַר שִׁבְעָה — מוֹסִיף. וְחַד אָמַר: כׇּל שְׁלֹשִׁים קוֹרֵעַ, לְאַחַר שְׁלֹשִׁים — מוֹסִיף.
Rav Mattana et Mar Ukva furent en désaccord au sujet de la question suivante, et tous deux exprimèrent leurs opinions respectives au nom du père de Shmuel et de Lévi. L’un dit : Pendant tous les sept jours de deuil, si l’endeuillé apprend qu’un autre de ses proches est décédé, il fait une nouvelle déchirure ; après sept jours de deuil il ne fait qu’ajouter à la première. Et l’un dit : Pendant tous les premiers trente jours il fait une nouvelle déchirure ; après trente jours il ne fait qu’ajouter à la première.
מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: מַאן דְּאָמַר כׇּל שִׁבְעָה קוֹרֵעַ, אַמַּאי — דְּלֹא נִיתַּן לְשׁוֹלְלוֹ, אֶלָּא הָא דְּאָמַר מָר: הָאִשָּׁה שׁוֹלַלְתּוֹ לְאַלְתַּר, הָכָא נָמֵי?!
Rabbi Zeira s’oppose vivement à cela : Selon celui qui a dit que pendant les sept jours de deuil il fait une nouvelle déchirure, pourquoi ne suffit-il pas d’ajouter à la première ? C’est parce qu’il ne peut pas la faufiler avant la fin de la période de deuil de sept jours, et donc, s’il ajoute à la déchirure, cela paraîtra être la continuation de la déchirure précédente. Mais alors, concernant ce que le Maître a dit dans la baraita : Après qu’une femme a déchiré son vêtement, elle peut faufiler la déchirure immédiatement, dirais-tu qu’ici aussi elle peut ajouter à la première déchirure pour un nouveau deuil pendant la période de deuil de sept jours ?
הָתָם מִשּׁוּם כְּבוֹד אִשָּׁה הוּא.
La Guemara répond : Là-bas il est permis à la femme de repriser la déchirure en raison de l’honneur de la femme, car il serait déshonorant qu’on la voie porter des vêtements déchirés. Cependant, du point de vue de la halakha, la déchirure est considérée comme existant toujours, et elle doit donc faire une nouvelle déchirure pour un nouveau deuil et non simplement l’ajouter à la précédente.
מַאן דְּאָמַר כׇּל שְׁלֹשִׁים קוֹרֵעַ, אַמַּאי — דְּלֹא נִיתַּן לְאַחוֹתוֹ. אֶלָּא לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ, דְּלֹא נִיתַּן לְאַחוֹתוֹ לְעוֹלָם, הָכִי נָמֵי?!
Rabbi Zeira demanda en outre : Selon celui qui a dit que pendant les trente jours entiers de deuil, il faut faire une nouvelle déchirure plutôt que d’ajouter à la déchirure existante, pourquoi dit-il cela ? C’est parce que, pendant les trente jours, on ne lui donne pas la permission de raccommoder correctement le vêtement, et ainsi il paraît encore déchiré. Mais, alors, dans le cas d’une déchirure faite pour son père ou sa mère, pour laquelle on ne lui donne pas la permission de jamais la raccommoder correctement, dirais-tu que de même il devrait être à jamais empêché d’ajouter à la déchirure pour un nouveau deuil et serait au contraire obligé de faire une nouvelle déchirure ?
הָתָם מִשּׁוּם כְּבוֹד אָבִיו וְאִמּוֹ הוּא.
La Guemara répond : Là-bas il ne peut pas réparer correctement la déchirure en raison de l’honneur dû à son père et à sa mère. Essentiellement, cependant, la déchirure est considérée comme ayant été recousue après la période de trente jours, et par conséquent le fils peut l’agrandir en cas de nouveau deuil.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַיּוֹצֵא בְּבֶגֶד קָרוּעַ לִפְנֵי הַמֵּת — הֲרֵי זֶה גּוֹזֵל אֶת הַמֵּתִים וְאֶת הַחַיִּים.
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Celui qui sort devant le défunt avec un vêtement déchiré qu’il avait déjà déchiré auparavant pour un autre deuil, donnant ainsi l’apparence de l’avoir déchiré pour lui, vole le mort, car il n’a pas déchiré un vêtement pour lui. Et de la même manière, il vole aussi les vivants, qui le voient et pensent qu’il a fait la déchirure en l’honneur du défunt, alors qu’en réalité il les trompe.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: הַשְׁאִילֵנִי חֲלוּקְךָ וְאֵלֵךְ וַאֲבַקֵּר אֶת אַבָּא שֶׁהוּא חוֹלֶה, וְהָלַךְ וּמְצָאוֹ שֶׁמֵּת — קוֹרֵעַ וּמְאַחוֹ, וּכְשֶׁיָּבֹא לְבֵיתוֹ מַחֲזִיר לוֹ חֲלוּקוֹ, וְנוֹתֵן לוֹ דְּמֵי קִרְעוֹ. וְאִם לֹא הוֹדִיעוֹ — הֲרֵי זֶה לֹא יִגַּע בּוֹ.
Rabban Shimon ben Gamliel dit : Dans le cas de quelqu’un qui dit à son prochain : Prête-moi ton manteau et j’irai rendre visite à mon père parce qu’il est malade, et il va et découvre que son père est mort, il déchire le manteau puis peut le raccommoder de la manière appropriée. Et lorsqu’il rentre chez lui, il rend le manteau à son prochain et lui paie la valeur de la location, c’est-à-dire la dépréciation de la valeur du manteau résultant de la déchirure. On suppose que le prêteur a envisagé la possibilité que le père malade puisse mourir, et a néanmoins prêté le vêtement, comprenant qu’il pourrait être nécessaire de le déchirer. Mais si quelqu’un n’a pas informé son prochain qu’il allait rendre visite à son père malade, il ne doit pas y toucher, car il ne lui a pas été accordé la permission de déchirer le vêtement appartenant à quelqu’un d’autre.
תָּנוּ רַבָּנַן: חוֹלֶה שֶׁמֵּת לוֹ מֵת — אֵין מוֹדִיעִין אוֹתוֹ שֶׁמֵּת, שֶׁמָּא תִּטָּרֵף דַּעְתּוֹ עָלָיו. וְאֵין מְקָרְעִין בְּפָנָיו, וּמְשַׁתְּקִין אֶת הַנָּשִׁים מִפָּנָיו.
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : Lorsqu’un parent d’une personne malade meurt, ceux qui l’entourent ne l’informent pas que ce parent est mort, de peur qu’il ne perde le contrôle de son esprit en raison de son état émotionnel et que son chagrin n’aggrave sa santé physique. Et les autres personnes ne peuvent pas déchirer leurs vêtements en sa présence, afin qu’il ne sache pas que l’un de ses proches est décédé. Et nous faisons taire les femmes qui pleurent en sa présence, afin qu’il ne sache pas que son parent n’est plus en vie.
וּמְקָרְעִין לַקָּטָן מִפְּנֵי עׇגְמַת נֶפֶשׁ. וְקוֹרְעִין עַל חָמִיו וְעַל חֲמוֹתוֹ, מִפְּנֵי כְּבוֹד אִשְׁתּוֹ.
Et les proches déchirent le vêtement d’un enfant mineur lorsqu’il y a un deuil dans sa famille afin de susciter la peine. Bien qu’un mineur ne soit pas tenu de déchirer ses vêtements, cela ajoutera à la peine de ceux qui voient que même les vêtements des enfants sont déchirés. Et l’on déchire son vêtement pour son beau-père ou sa belle-mère, bien que l’on ne soit pas tenu de porter le deuil pour eux, en raison de l’honneur de son épouse, pour lui montrer qu’il partage son deuil.
וְאָמַר רַב פָּפָּא, תָּנָא בְּאֵבֶל רַבָּתִי: אָבֵל לֹא יַנִּיחַ תִּינוֹק בְּתוֹךְ חֵיקוֹ, מִפְּנֵי שֶׁמְּבִיאוֹ לִידֵי שְׂחוֹק, וְנִמְצָא מִתְגַּנֶּה עַל הַבְּרִיּוֹת.
Et Rav Pappa dit : Un Sage a enseigné dans Evel Rabbati : Un endeuillé ne doit pas placer un jeune enfant sur ses genoux, parce que l’enfant l’amènera à rire, et il sera déshonoré aux yeux des autres personnes parce qu’il a ri pendant son deuil.
וְאֵין מַבְרִין עַל מִטּוֹת זְקוּפוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: הַהוֹלֵךְ לְבֵית הָאֵבֶל, אִם הָיָה לִבּוֹ גַּס בּוֹ — יַבְרוּהוּ עַל מִטּוֹת כְּפוּיוֹת. וְאִם לָאו — יַבְרוּהוּ עַל מִטּוֹת זְקוּפוֹת.
§ La michna a enseigné : Et les consolateurs fournissent le premier repas après l’enterrement seulement lorsque l’endeuillé est assis sur un lit droit et non sur un lit renversé. Les Sages ont enseigné dans une baraita : En ce qui concerne celui qui se rend à la maison de l’endeuillé, s’il a confiance en son amitié avec lui parce qu’ils sont des amis proches, on lui fournit le repas de consolation tandis que lui et l’endeuillé sont assis sur des lits renversés. Et si il n’a pas confiance en son amitié avec lui, alors lui et l’endeuillé doivent être nourris sur des lits droits.
רָבָא אִיתְּרַע בֵּיהּ מִילְּתָא, עַל לְגַבֵּיהּ אַבָּא בַּר מָרְתָא, דְּהוּא אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי. רָבָא זָקֵיף, אַבָּא בַּר מָרְתָא כָּפֵי. אֲמַר: כַּמָּה לֵית בֵּיהּ דַּעְתָּא לְהַאי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן.
La Guemara rapporte que quelque chose de désagréable arriva à Rava, c’est-à-dire que l’un de ses proches parents mourut, et Abba bar Marta, qui était également connu sous le nom de Abba bar Minyomi, entra pour lui rendre visite. Rava redressa le lit à la verticale, le traitant comme n’importe quelle autre personne venue le consoler. Abba bar Marta renversa le lit parce qu’il se considérait comme étant en termes très familiers avec Rava. Rava dit : Comme ce sage de Torah manque de bon sens. Rava avait montré dès le départ qu’il ne considérait pas Abba bar Marta comme un ami proche, pourtant celui-ci ignora ce message et se considéra comme exceptionnellement proche de Rava.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַהוֹלֵךְ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם
Les Sages ont enseigné une baraita : Si quelqu’un qui allait d’un endroit à un autre apprit la mort d’un proche parent, de sorte qu’il doit maintenant observer les rites de deuil,