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אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: אַף בְּאִישׁ אֶחָד וּשְׁתֵּי נָשִׁים. וְאֵין עוֹמְדִין עָלָיו בְּשׁוּרָה. וְאֵין אוֹמְרִים עָלָיו בִּרְכַּת אֲבֵלִים וְתַנְחוּמֵי אֲבֵלִים.
Abba Shaul dit : Le nourrisson peut être emporté dehors même par un homme et deux femmes, car il n’y a pas de crainte d’isolement en temps de deuil. Et pour un tel nourrisson, les gens ne se tiennent pas en ligne pour présenter leurs condoléances aux endeuillés, comme on le fait ordinairement après un enterrement ; et l’on ne récite pas sur lui la bénédiction des endeuillés, qui est récitée dans la cour du cimetière après l’enterrement ; et l’on ne récite pas la formule habituelle de consolation des endeuillés pendant les sept jours de deuil.
בֶּן שְׁלֹשִׁים יוֹצֵא בִּדְלוֹסְקָמָא. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא דְּלוֹסְקָמָא הַנִּיטֶּלֶת בַּכָּתֵף, אֶלָּא הַנִּיטֶּלֶת בָּאֲגַפַּיִים. וְעוֹמְדִין עָלָיו בְּשׁוּרָה, וְאוֹמְרִים עָלָיו בִּרְכַּת אֲבֵלִים וְתַנְחוּמֵי אֲבֵלִים.
Un nourrisson de trente jours qui meurt est emporté pour l’inhumation dans un cercueil [deluskema]. Rabbi Yehouda dit : Pas dans un petit cercueil que l’on porte sur l’épaule, mais plutôt dans un cercueil porté dans les bras par deux personnes. Et pour un tel nourrisson, les gens se tiennent en ligne pour présenter leurs condoléances aux endeuillés. Et d’autres récitent la bénédiction des endeuillés au cimetière. Et les gens récitent la consolation des endeuillés pendant la semaine de deuil.
בֶּן שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ יוֹצֵא בְּמִטָּה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: הוּא בֶּן שָׁנָה וְאֵבָרָיו כְּבֶן שְׁתַּיִם, הוּא בֶּן שְׁתַּיִם וְאֵבָרָיו כְּבֶן שָׁנָה — יוֹצֵא בְּמִטָּה.
Un nourrisson de douze mois est emporté pour l’inhumation sur une civière, tout comme un adulte. Rabbi Akiva dit : Cette halakha s’applique si le nourrisson qui meurt a un an et que ses membres sont comme ceux d’un enfant de deux ans, de sorte qu’il paraît plus âgé, ou si il a deux ans et que ses membres sont comme ceux d’un enfant d’un an. Ce n’est qu’alors qu’il est emporté sur une civière.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הַיּוֹצֵא בְּמִטָּה — רַבִּים מַצְהִיבִין עָלָיו. אֵינוֹ יוֹצֵא בְּמִטָּה — אֵין רַבִּים מַצְהִיבִין עָלָיו. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: נִיכָּר לָרַבִּים — רַבִּים מִתְעַסְּקִים עִמּוֹ, אֵינוֹ נִיכָּר לָרַבִּים — אֵין רַבִּים מִתְעַסְּקִים עִמּוֹ.
Rabbi Shimon ben Elazar dit : Pour celui qui est emporté sur une civière, le public doit être en deuil [matzhivin]. Pour celui qui n'est pas emporté sur une civière, le public n'a pas besoin d'être en deuil. Rabbi Elazar ben Azarya dit : La halakha est la suivante : Si le nourrisson était connu du public, parce qu'il sortait régulièrement de la maison et que beaucoup de gens le connaissaient, le public doit s'occuper de lui et participer à son enterrement. Si il n'était pas connu du public, le public n'a pas besoin de s'occuper de lui.
וּמָה הֵן בְּהֶסְפֵּד? רַבִּי מֵאִיר בְּשֵׁם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: עֲנִיִּים — בְּנֵי שָׁלֹשׁ, עֲשִׁירִים — בְּנֵי חָמֵשׁ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשְּׁמוֹ: עֲנִיִּים — בְּנֵי חָמֵשׁ, עֲשִׁירִים — בְּנֵי שֵׁשׁ, וּבְנֵי זְקֵנִים — כִּבְנֵי עֲנִיִּים.
Et quel est le statut des nourrissons décédés en ce qui concerne l’éloge funèbre ? Rabbi Meïr a dit au nom de Rabbi Yishmaël : Les enfants des pauvres font l’objet d’un éloge funèbre à partir de l’âge de trois ans, tandis que les enfants des riches en font l’objet à partir de l’âge de cinq ans. Cela s’explique par le fait qu’un enfant est l’unique source de joie pour le pauvre, et ainsi la douleur et le chagrin des pauvres à la mort d’un enfant sont plus grands que ceux des riches. Rabbi Yehouda a dit au nom de Rabbi Yishmaël : Les enfants des pauvres font l’objet d’un éloge funèbre à partir de l’âge de cinq ans, tandis que les enfants des riches en font l’objet à partir de l’âge de six ans. Et les enfants des personnes âgées sont traités comme les enfants des pauvres, car la mort d’un enfant est particulièrement douloureuse pour une personne âgée.
אָמַר רַב גִּידֵּל בַּר מְנַשְּׁיָא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.
Rav Giddel bar Menashya a dit que Rav a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui l’a énoncée au nom de Rabbi Yishmaël.
דָּרֵשׁ רַבִּי עֲנָנִי בַּר שָׂשׂוֹן אַפִּיתְחָא דְּבֵי נְשִׂיאָה: יוֹם אֶחָד לִפְנֵי עֲצֶרֶת וַעֲצֶרֶת — הֲרֵי כָּאן אַרְבָּעָה עָשָׂר. שְׁמַע רַבִּי אַמֵּי וְאִיקְּפַד, אֲמַר: אַטּוּ דִּידֵיהּ הִיא? דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא הִיא!
Rabbi Anani bar Sason enseigna à l’entrée de la maison du Nasi : Si quelqu’un a subi la perte d’un proche parent peu avant la fête de Shavouot, son unique jour de deuil avant Shavouot et Shavouot lui-même comptent ensemble comme quatorze jours. Le jour précédant la Fête compte comme sept jours complets de deuil, parce que la Fête interrompt la période de sept jours de deuil, et la Fête elle-même est comptée comme une fête de sept jours. Bien qu’il s’agisse d’une fête d’un seul jour, elle est comptée comme sept jours parce qu’elle a la même halakha que les autres Fêtes. Après Shavouot, il ne reste donc plus que seize jours pour compléter la période de deuil de trente jours. Rabbi Ami entendit cela et se mit en colère contre lui. Il dit : Cela veut-il dire que c’est sa propre opinion ? C’est l’opinion que Rabbi Elazar a dit que Rabbi Oshaya a dite.
דְּרַשׁ רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא אַקִּילְעָא דְּרֵישׁ גָּלוּתָא: יוֹם אֶחָד לִפְנֵי עֲצֶרֶת וַעֲצֶרֶת — הֲרֵי כָּאן אַרְבָּעָה עָשָׂר. שְׁמַע רַב שֵׁשֶׁת אִיקְּפַד, אָמַר: אַטּוּ דִּידֵיהּ הִיא? דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא הִיא!
De même, rabbin Yitzḥak Nappaḥa enseigna dans le pavillon [kila] de l’Exilarque : Si le proche d’une personne est mort peu avant la fête de Shavuot, son un jour de deuil avant Shavuot et Shavuot lui-même comptent comme quatorze jours. Rav Sheshet entendit cela et se mit en colère. Il dit : Cela veut-il dire que c’est sa propre opinion ? C’est l’opinion que rabbin Elazar a dite, que rabbin Oshaya a dite.
דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מִנַּיִן לָעֲצֶרֶת שֶׁיֵּשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת״, מָה חַג הַמַּצּוֹת יֵשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה — אַף חַג הַשָּׁבוּעוֹת יֵשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה.
Dans ces deux cas, un Sage a présenté une opinion comme étant la sienne, sans l’attribuer au Sage originel qui l’avait énoncée, car Rabbi Elazar a dit que Rabbi Oshaya a dit : D’où est-il déduit que les offrandes de Shavouot ont un rattrapage pendant les sept jours suivants ? C’est-à-dire que, si quelqu’un n’a pas apporté l’offrande de la fête le jour même de la fête, il dispose de six jours supplémentaires pour l’apporter. Comme il est dit : « Trois fois par an, tous tes mâles paraîtront devant l’Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu’Il choisira ; à la fête de Pessa'h, et à la fête de Shavouot, et à la fête de Soukkot » (Deutéronome 16:16). De même que les offrandes de la fête de Pessa'h ont un rattrapage pendant les sept jours, puisque Pessa'h dure sept jours, de même les offrandes de la fête de Shavouot ont un rattrapage pendant les sept jours, durant la semaine qui suit Shavouot. De cela, nous apprenons que Shavouot est traité comme une fête de sept jours à toutes les fins halakhiques.
אַדְבְּרֵיהּ רַב פָּפָּא לְרַב אַוְיָא סָבָא וּדְרַשׁ: יוֹם אֶחָד לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה וְרֹאשׁ הַשָּׁנָה — הֲרֵי כָּאן אַרְבָּעָה עָשָׂר. אָמַר רָבִינָא, הִלְכָּךְ: יוֹם אֶחָד לִפְנֵי הֶחָג, וְחַג, וּשְׁמִינִי שֶׁלּוֹ — הֲרֵי כָּאן עֶשְׂרִים וְאֶחָד יוֹם.
Rav Pappa accorda la permission à Rav Avya l’Ancien de parler, et il enseigna ce qui suit en public : Si le proche d’une personne est mort peu avant Roch Hachana, son un jour de deuil avant Roch Hachana et Roch Hachana lui-même comptent ensemble comme quatorze jours, car Roch Hachana est considéré comme une fête de sept jours. Ravina dit : Par conséquent, si le proche d’une personne est mort peu avant Souccot, son un jour de deuil avant la fête de Souccot, et la fête de Souccot elle-même, qui dure sept jours, et son huitième jour d’Assemblée, qui est considéré comme une fête distincte, comptent comme vingt et un jours, et il ne doit observer que neuf jours de deuil supplémentaires pour compléter la période de trente jours de deuil.
רָבִינָא אִיקְּלַע לְסוּרָא דִפְרָת, אֲמַר לֵיהּ רַב חֲבִיבָא מִסּוּרָא דִפְרָת לְרָבִינָא: אָמַר מָר, יוֹם אֶחָד לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה וְרֹאשׁ הַשָּׁנָה — הֲרֵי כָּאן אַרְבָּעָה עָשָׂר? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא, מִסְתַּבְּרָא כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל הוּא דְּאָמֵינָא.
Il a été rapporté que Ravina se trouva venir à la ville de Soura sur le fleuve Euphrate. Rav Ḥaviva de Soura sur le fleuve Euphrate dit à Ravina : Le Maître a-t-il dit qu'un jour de deuil avant Roch HaChana et Roch HaChana lui-même compte comme quatorze jours ? Il lui dit : J'ai dit qu'il est logique qu'il en soit ainsi selon Rabban Gamliel, qui soutient que Roch HaChana est traité comme une fête de pèlerinage. Mais je n'ai pas statué conformément à cette opinion.
מַתְנִי׳ אֵין קוֹרְעִין וְלֹא חוֹלְצִין וְאֵין מַבְרִין אֶלָּא קְרוֹבָיו שֶׁל מֵת, וְאֵין מַבְרִין אֶלָּא עַל מִטָּה זְקוּפָה.
MICHNA : Les endeuillés ne déchirent pas leurs vêtements pendant les jours intermédiaires d’une fête et ne les retirent pas de leurs épaules. Et les autres ne leur fournissent pas de repas [mavrin] après l’enterrement, sauf aux proches parents du défunt. Et les consolateurs fournissent le premier repas après l’enterrement seulement lorsque l’endeuillé est assis sur un lit droit, et non sur un lit renversé.

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