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הָלַךְ גְּדוֹל הַבַּיִת לְבֵית הַקְּבָרוֹת, מַהוּ?
Si le principal membre de la famille est allé avec les restes du défunt au cimetière et n’est pas revenu pendant plusieurs jours, quelle est la halakha ? Si un autre endeuillé est arrivé à la maison de deuil pendant son absence, suit-il le membre principal de la famille et compte-t-il à partir du moment de l’enterrement, ou compte-t-il à partir du moment où le cortège funèbre est parti, comme les autres membres de la famille ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ הָלַךְ גְּדוֹל הַבַּיִת לְבֵית הַקְּבָרוֹת — מוֹנֶה עִמָּהֶן. מוֹנֶה עִמָּהֶן? וְהָתַנְיָא מוֹנֶה לְעַצְמוֹ!
La Guemara répond : Viens et écoute ce qu’a dit Rabbi Ḥiyya bar Abba au nom de Rabbi Yoḥanan : Même si le membre principal de la maisonnée est allé au cimetière, le endeuillé qui rentre chez lui pendant son absence compte avec eux, c’est-à-dire avec les autres membres de la maisonnée qui ne sont pas allés au cimetière. La Guemara demande : Est-ce qu’il באמת compte et achève son deuil avec eux ? Mais n’est-il pas enseigné autrement dans une baraita, qu’il compte sept jours de son côté ?
לָא קַשְׁיָא: הָא דַּאֲתָא בְּגוֹ תְּלָתָא, וְהָא דְּלָא אֲתָא בְּגוֹ תְּלָתָא. כִּי הָא דַּאֲמַר לְהוּ רַב לִבְנֵי הַצַּלְבּוֹנִי: דְּאָתוּ בְּגוֹ תְּלָתָא — לִימְנוֹ בַּהֲדַיְיכוּ, דְּלָא אָתוּ בְּגוֹ תְּלָתָא — לִימְנוֹ לְנַפְשַׁיְהוּ.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Cette déclaration, selon laquelle il compte avec eux, se rapporte à un cas le membre principal de la maisonnée est rentré chez lui dans les trois jours. Et l’autre décision, selon laquelle il compte de son côté, se rapporte à un cas où il n’est pas rentré chez lui dans les trois jours. Cette conclusion est semblable à ce que Rav dit aux fils de Hatzleponi lorsqu’ils étaient en deuil : Ceux qui rentrent chez eux dans les trois jours doivent compter avec vous ; tandis que ceux qui ne rentrent pas chez eux dans les trois jours doivent compter de leur côté.
אֲמַר לְהוּ רָבָא לִבְנֵי מָחוֹזָא: אַתּוּן דְּלָא אָזְלִיתוּ בָּתַר עַרְסָא, מִכִּי מְהַדְּרִיתוּ אַפַּיְיכוּ מִבָּבָא דַאֲבוּלָּא — אַתְחִילוּ מְנוֹ.
Rava dit aux habitants de Meḥoza : Ceux d’entre vous qui ne suivent pas le cercueil jusqu’au lieu de l’inhumation doivent commencer à compter leurs jours de deuil à partir du moment où vous détournez vos visages des portes de la ville pour rentrer chez vous. Comme les morts étaient couramment transportés sur de longues distances et enterrés loin, la plupart des endeuillés n’accompagnaient pas leurs proches décédés jusqu’au lieu réel de l’inhumation.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בָּא בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי מִמָּקוֹם קָרוֹב — מוֹנֶה עִמָּהֶן. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר גַּמָּדָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בֶּן שָׁאוּל אָמַר רַבִּי: וְהוּא שֶׁבָּא וּמָצָא מְנַחֲמִין אֶצְלוֹ.
§ La Guemara cite la baraita enseignée ci-dessus : Rabbi Shimon dit : Même si l’un des endeuillés est arrivé le septième jour d’un endroit proche, il est compté avec les autres endeuillés et achève avec eux la période de deuil de sept jours. Rabbi Ḥiyya bar Gamda a dit que Rabbi Yosei ben Shaul a dit que Rabbi Yehuda HaNasi a dit : Et telle est la halakha, à condition qu’il soit arrivé et ait trouvé des consolateurs encore présents dans la maison.
בָּעֵי רַב עָנָן: נִנְעֲרוּ לַעֲמוֹד וְלֹא עָמְדוּ, מַהוּ? תֵּיקוּ.
§ Rav Anan demande : Si les consolateurs s’étaient déjà préparés à se lever et à partir, mais ne se sont pas encore réellement levés et partis, quelle est la halakha ? Cela est-il considéré comme si les consolateurs étaient déjà partis ou non ? Cette question est restée sans réponse, et le dilemme demeure non résolu.
גְּמִירִי חַבְרֵיהּ דְּרַבִּי אַבָּא בַּר חִיָּיא מֵרַבִּי אַבָּא, וּמַנּוּ — רַבִּי זֵירָא, וְאָמְרִי לַהּ: חַבְרֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא מֵרַבִּי זֵירָא, וּמַנּוּ — רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בִּטְרֵיפוֹת, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּאֵבֶל.
La Guemara rapporte qu’un collègue de Rabbi Abba bar Ḥiyya a appris le principe suivant comme une tradition de Rabbi Abba. La Guemara demande : Et qui était ce collègue ? C’était Rabbi Zeira. Et certains disent une version différente de cette tradition : un collègue de Rabbi Zeira a appris une tradition de Rabbi Zeira. La Guemara demande : Et qui est ce collègue ? C’était Rabbi Abba, fils de Rabbi Ḥiyya bar Abba : Rabbi Yoḥanan a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel concernant un animal impropre à la consommation humaine en raison d’une grave maladie organique ou d’un défaut congénital, ce qui en fait une tereifa, et la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon concernant les halakhot du deuil.
כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּאֵבֶל — הָא דַּאֲמַרַן. כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בִּטְרֵיפוֹת — דִּתְנַן: בְּנֵי מֵעַיִם שֶׁנִּיקְּבוּ וְלֵיחָה סוֹתַמְתָּן — כְּשֵׁרָה, דִּבְרֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.
La Guemara explique : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon en matière de deuil, concernant ce que nous venons de dire au sujet d’un endeuillé qui arrive le septième jour. La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel concernant les défauts chez les animaux qui les rendent tereifa, concernant ce que nous avons appris dans une baraita : Si les intestins de l’animal ont été perforés, mais que le trou a été bouché par du mucus, de sorte que rien ne sort de ce trou, l’animal est apte. Contrairement à un trou ordinaire dans les intestins, ce trou ne rend pas l’animal tereifa et ne le rend pas impropre à la consommation. Telle est la déclaration de Rabban Shimon ben Gamliel.
מַאי לֵיחָה? אָמַר רַב כָּהֲנָא: שִׁירְקָא דִמְעַיָּא דְּנָפֵיק אַגַּב דּוּחְקָא. אָמַר מַאן דְּהוּא: אִיזְכֵּי וְאֶיסַּק וְאֶגְמְרַהּ לִשְׁמַעְתָּא מִפּוּמֵּיהּ דְּמָרַיהּ,
La Guemara demande : Qu’est-ce que ce mucus ? Rav Kahana a dit : La graisse [shirka] des intestins qui sort sous pression. Quelqu’un dont le nom n’a pas été donné a dit : Puissé-je mériter de monter en Terre d’Israël et d’apprendre cette halakha de la bouche de son auteur.
כִּי סְלֵיק, אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. אֲמַר לֵיהּ: אֲמַר מָר: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בִּטְרֵיפוֹת? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא ״אֵין הֲלָכָה״ אֲמַרִי.
Lorsqu’il monta de Babylonie vers Eretz Yisrael, il trouva Rabbi Abba, fils de Rabbi Ḥiyya bar Abba, et lui dit : Le Maître a-t-il dit que la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel concernant les défauts qui rendent l’animal une tereifa ? Il lui dit : J’ai dit exactement le contraire, à savoir que la halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, et par conséquent un tel trou dans l’intestin de l’animal le rend impropre à la consommation.
כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּאֵבֶל, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: פְּלוּגְתָּא נִינְהוּ, דְּאִיתְּמַר, רַב חִסְדָּא אָמַר: הֲלָכָה, וְכֵן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה. רַב נַחְמָן אָמַר: אֵין הֲלָכָה.
Il lui demanda de nouveau : Quoi au sujet de l’autre décision rapportée en ton nom, selon laquelle la halakhaest conforme à l’opinion de Rabbi Shimon en matière de deuil ? Est-ce exact ? Il lui dit : Cette question fait l’objet d’un débat, comme il a été déclaré : Rav Ḥisda a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, et de même Rabbi Yoḥanan a dit : C’est la halakha. Mais Rav Naḥman a dit : Ce n’est pas la halakha.
וְאֵין הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בִּטְרֵיפוֹת, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּאֵבֶל. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּאֵבֶל.
La Guemara conclut : La halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel concernant la question susmentionnée de tereifa, et la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon concernant le deuil, comme l’a énoncé Shmuel un principe : La halakha suit l’opinion de l’autorité la plus indulgente en matière de deuil.
עַל כׇּל הַמֵּתִים כּוּלָּן מְדַחֶה מִטָּתוֹ — הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח. עַל אָבִיו וְעַל אִמּוֹ — הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה, הָיָה עֶרֶב שַׁבָּת אוֹ עֶרֶב יוֹם טוֹב — הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח, שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה אֶלָּא לִכְבוֹד אָבִיו וְאִמּוֹ.
§ Il a été enseigné dans une baraita : En ce qui concerne tous les autres parents décédés, il est louable pour une personne d’être rapide à faire sortir la civière funéraire pour l’enterrement. Mais dans le cas de son père ou de sa mère, agir de cette manière est blâmable, car il convient de prolonger la période de deuil intense pour son parent. Toutefois, si c’était un vendredi ou la veille d’une fête, alors il est louable de hâter l’enterrement de son parent, parce qu’il ne le fait que par respect pour son père ou sa mère, car il ne veut pas qu’ils restent sans sépulture pendant le Chabbat ou la fête.
עַל כׇּל הַמֵּתִים כּוּלָּן, רָצָה — מְמַעֵט בְּעִסְקוֹ, רָצָה — אֵינוֹ
En ce qui concerne tous les autres morts, si la personne en deuil souhaite, elle peut réduire ses affaires en raison du deuil. Toutefois, si elle souhaite ne pas le faire, elle n’y est pas tenue

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