אֶלָּא אַחֲלִיפֵי תּוֹדָה נְדָבָה, בֵּין לִפְנֵי כַפָּרָה בֵּין לְאַחַר כַּפָּרָה טְעוּנוֹת לֶחֶם – מַרְבֶּה בְּתוֹדוֹת הוּא!
Au contraire, peut-être que Rabbi Yoḥanan faisait référence non pas au remplacement d’une offrande de remerciement obligatoire, mais au remplacement d’une offrande de remerciement volontaire. Cela aussi est difficile, car que l’offrande initiale de remerciement ait été retrouvée avant que le propriétaire n’obtienne l’expiation au moyen du remplacement ou après qu’il ait obtenu l’expiation, les deux offrandes requièrent des pains, car le propriétaire est considéré comme quelqu’un qui multiplie les offrandes de remerciement. Autrement dit, puisqu’il n’était pas tenu d’apporter un remplacement pour l’offrande, s’il apporte une autre offrande, celle-ci est considérée comme une offrande volontaire supplémentaire, et une offrande volontaire de remerciement requiert des pains.
אֶלָּא, אַוְּלַד תּוֹדָה נְדָבָה – בֵּין לִפְנֵי כַפָּרָה בֵּין לְאַחַר כַּפָּרָה אֵין טְעוּנִין לֶחֶם, מוֹתַר דְּתוֹדָה הִיא! אֶלָּא, אַוְּלַד תּוֹדָה חוֹבָה – לִפְנֵי כַפָּרָה טָעוּן לֶחֶם, לְאַחַר כַּפָּרָה אֵין טָעוּן לֶחֶם.
Au contraire, peut-être que Rabbi Yoḥanan faisait référence au petit d’une offrande volontaire de remerciement. Cela aussi est difficile, car que le petit ait été sacrifié avant que le propriétaire n’obtienne l’expiation par sa mère ou après qu’il ait obtenu l’expiation, les petits ne nécessitent pas de pains, car cela est considéré comme un reste de l’offrande de remerciement, qui ne nécessite pas de pains. Au contraire, peut-être que Rabbi Yoḥanan faisait référence au petit d’une offrande obligatoire de remerciement. Rabbi Yoḥanan enseigne que si le petit a été sacrifié avant que le propriétaire n’obtienne l’expiation, il nécessite des pains, mais s’il a été sacrifié après qu’il ait obtenu l’expiation, il ne nécessite pas de pains.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, דְּקָסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ. הָוֵי בַּהּ נָמֵי אַבָּיֵי כִּי הַאי גַוְונָא.
La Guemara demande : Selon cette explication, qu’est-ce que Rav Ḥanina nous enseigne en envoyant cette lettre ? Il nous enseigne que Rabbi Yoḥanan soutient : Une personne obtient l’expiation grâce à l’accroissement d’un bien consacré, même si ce n’est pas le bien consacré initial. Si quelqu’un sacrifie la progéniture d’une offrande obligatoire de remerciement avant l’offrande de remerciement elle-même, il obtient l’expiation par la progéniture, même si celle-ci est un accroissement de l’offrande de remerciement consacrée. En conséquence, s’il l’offre avant sa mère, elle requiert des pains. La Guemara note : Abaye discute également la lettre envoyée par Rav Ḥanina de cette manière et parvient à des conclusions semblables à celles de Rav Amram.
אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חִילּוּפֵי תוֹדָה נְדָבָה, בֵּין לִפְנֵי כַפָּרָה בֵּין לְאַחַר כַּפָּרָה – טְעוּנָה לֶחֶם, מַרְבֶּה בְּתוֹדוֹת הוּא. וְלַד תּוֹדָה נְדָבָה, בֵּין לִפְנֵי כַפָּרָה בֵּין לְאַחַר כַּפָּרָה – אֵין טָעוּן לֶחֶם, מוֹתַר דְּתוֹדָה הוּא. וְולַד תּוֹדָה חוֹבָה, לִפְנֵי כַפָּרָה – טְעוּנִין לֶחֶם, לְאַחַר כַּפָּרָה – אֵין טְעוּנִין לֶחֶם.
En ce qui concerne les conclusions de Rav Amram et Abaye, il a également été déclaré : Rav Yitzḥak bar Yosef dit que Rabbi Yoḥanan dit : Si l’on obtient l’expiation avec le substitut d’une offrande volontaire de remerciement, que l’offrande de remerciement ait été trouvée avant qu’il n’obtienne l’expiation ou après qu’il n’obtienne l’expiation, le substitut requiert des pains, car le propriétaire est considéré comme quelqu’un qui multiplie les offrandes de remerciement. La progéniture d’une offrande volontaire de remerciement, que celle-ci ait été sacrifiée avant qu’il n’obtienne l’expiation ou après qu’il n’obtienne l’expiation, ne requiert pas de pains, car la progéniture est considérée comme un reste de l’offrande de remerciement. Et en ce qui concerne la progéniture d’une offrande obligatoire de remerciement, si elle a été sacrifiée avant qu’il n’obtienne l’expiation, elle requiert des pains, mais si elle a été sacrifiée après qu’il n’obtienne l’expiation, elle ne requiert pas de pains.
אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל שֶׁבְּחַטָּאת מֵתָה – בְּתוֹדָה אֵין טְעוּנָה לֶחֶם, כֹּל שֶׁבְּחַטָּאת רוֹעָה – בַּתּוֹדָה טְעוּנָה לֶחֶם.
§ La Guemara cite des halakhot supplémentaires concernant les pains d’une offrande de remerciement qui a été perdue et pour laquelle un autre animal a été pris comme remplacement : Shmuel dit : Dans toute situation où une offrande expiatoire serait mise à l’écart pour mourir, si cette même situation se produit avec une offrande de remerciement, elle ne nécessite pas de pains. Et dans toute situation où une offrande expiatoire serait mise au pâturage pour paître jusqu’à ce qu’elle développe un défaut, si cette même situation se produit avec une offrande de remerciement, elle nécessite des pains.
מֵתִיב רַב עַמְרָם: מַהוּ אוֹמֵר ״הַתּוֹדָה יַקְרִיב״? מִנַּיִן לְמַפְרִישׁ תּוֹדָתוֹ וְאָבְדָה, וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, וְנִמְצֵאת הָרִאשׁוֹנָה, וַהֲרֵי שְׁתֵּיהֶן עוֹמְדוֹת – מִנַּיִן שֶׁאֵיזוֹ מֵהֶן שֶׁיִּרְצֶה יַקְרִיב וְלַחְמָהּ עִמָּהּ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הַתּוֹדָה יַקְרִיב״. יָכוֹל תְּהֵא שְׁנִיָּה טְעוּנָה לֶחֶם? תַּלְמוּד לוֹמַר ״יַקְרִיבֶנּוּ״ – אֶחָד וְלֹא שְׁנַיִם.
Rav Amram soulève une objection tirée de la baraita citée en 79b : Qu’est-ce donc que le verset enseigne lorsqu’il déclare : Il sacrifie pour une offrande de remerciement ? D’où est-il déduit que celui qui a mis à part un animal comme son offrande de remerciement, qu’il s’est perdu et qu’il en a mis un autre à sa place, et que le premier animal a ensuite été retrouvé, et que maintenant ils se tiennent tous deux aptes à être sacrifiés, d’où est-il déduit qu’il peut sacrifier celui des deux qu’il souhaite, et que ses pains sont apportés avec lui ? Le verset déclare : Il sacrifie pour une offrande de remerciement. On aurait pu penser que le second animal aussi requiert des pains à apporter avec lui. Le verset déclare : « Il le sacrifie », indiquant qu’une seule offrande de remerciement requiert des pains, et non deux.
וְאִילּוּ גַּבֵּי חַטָּאת כִּי הַאי גַּוְנָא רוֹעָה, דִּתְנַן: הִפְרִישׁ חַטָּאתוֹ וְאָבְדָה, וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, וְנִמְצֵאת הָרִאשׁוֹנָה, וַהֲרֵי שְׁתֵּיהֶן עוֹמְדוֹת – מִתְכַּפֵּר בְּאַחַת מֵהֶן וּשְׁנִיָּה תָּמוּת, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין חַטָּאת מֵתָה אֶלָּא שֶׁנִּמְצֵאת לְאַחַר שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלִים, הָא קוֹדֶם שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלִים – רוֹעָה.
Rav Amram poursuit : Tandis qu’en ce qui concerne un sacrifice expiatoire dans un cas comme celui-ci, les Sages soutiennent que l’animal est placé dans le champ pour paître, comme nous l’avons appris dans une michna (Temura 22b) : Si quelqu’un a désigné son sacrifice expiatoire et qu’il a été perdu, puis a désigné un autre animal à sa place, et que le premier sacrifice expiatoire a été retrouvé, et que les deux animaux se tiennent aptes au sacrifice, alors il obtient l’expiation avec l’un d’eux et le second animal sera laissé pour mourir ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda HaNasi. Et les Sages disent : Un sacrifice expiatoire n’est laissé mourir que s’il a été retrouvé après que son propriétaire a obtenu l’expiation. On peut déduire de l’opinion des Sages que s’il est retrouvé avant que le propriétaire n’obtienne l’expiation, il est placé dans le champ pour paître.
שְׁמוּאֵל כְּרַבִּי סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: אֲבוּדָה בִּשְׁעַת הַפְרָשָׁה – מֵתָה.
La Guemara répond : Shmuel soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi, qui a dit : Un animal désigné comme offrande expiatoire qui était perdu au moment de la désignation de son remplaçant, même s’il a été retrouvé avant que le remplaçant ne soit sacrifié, est laissé mourir. Le principe énoncé par Shmuel est donc correct, puisque dans toute situation où une offrande expiatoire est laissée à mourir, une offrande de remerciement ne nécessite pas de pains.
אֶלָּא רוֹעָה, לְרַבִּי הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כִּדְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: הִפְרִישׁ שְׁתֵּי חַטָּאוֹת לְאַחְרָיוּת, מִתְכַּפֵּר בְּאֵיזֶה מֵהֶן שֶׁיִּרְצֶה, וְהַשְּׁנִיָּה תִּרְעֶה.
La Guemara demande : Mais si Rabbi Yehouda HaNassi soutient que même dans un tel cas la seconde offrande expiatoire est laissée pour mourir, comment peut-on trouver un cas où l’offrande expiatoire est mise au champ pour paître selon l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi ? La Guemara répond : On peut le trouver dans un cas comme celui de Rabbi Oshaya, comme le dit Rabbi Oshaya : Si quelqu’un a mis à part deux offrandes expiatoires, l’une pour obtenir l’expiation de son péché et l’autre comme garantie au cas où la première serait perdue, il peut obtenir l’expiation avec celle qu’il souhaite, et la seconde devra être mise au champ pour paître.
וְהָא גַּבֵּי תוֹדָה כִּי הַאי גַוְונָא אֵין טְעוּנָה לֶחֶם, אֶלָּא שְׁמוּאֵל כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: חָמֵשׁ חַטָּאוֹת מֵתוֹת.
La Guemara objecte : Mais dans un cas comme celui-ci impliquant une offrande de remerciement, l’animal ne nécessite pas de pains. Par conséquent, si Rabbi Yehouda HaNassi soutient que, dans un tel cas, l’offrande expiatoire est placée dans le champ pour paître, alors Shmuel ne peut pas soutenir son opinion, puisque selon Shmuel, dans des circonstances où une offrande expiatoire serait laissée à paître, une offrande de remerciement dans les mêmes circonstances nécessiterait des pains. Au contraire, Shmuel soutient l’opinion de Rabbi Shimon, qui a dit : Il y a cinq offrandes expiatoires qui sont laissées mourir ; l’une est une offrande expiatoire qui a été perdue puis retrouvée avant que son remplacement ne soit sacrifié, et une autre est le cas où une offrande expiatoire a été mise à part comme garantie.
וְהָא רוֹעָה, לְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ כְּלָל.
La Guemara objecte : Mais il ne peut pas être que Shmuel tienne conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, puisque Rabbi Shimon ne soutient pas qu’il existe quelque circonstance que ce soit dans laquelle une offrande expiatoire est placée dans le champ pour paître. En conséquence, si Shmuel tient conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, comment peut-il dire : Et dans toute situation où une offrande expiatoire serait placée dans le champ pour paître jusqu’à ce qu’elle développe un défaut, si cette même situation se produit avec une offrande de remerciement, elle nécessite des pains ?
שְׁמוּאֵל נָמֵי חֲדָא קָאָמַר: כֹּל שֶׁבְּחַטָּאת מֵתָה – בְּתוֹדָה אֵין טְעוּנָה לֶחֶם. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ, קָמַשְׁמַע לַן דְּלָא.
La Guemara répond : En réalité, Shmuel a également énoncé seulement un principe : Dans toute situation où une offrande expiatoire est mise à l’écart pour mourir, si cette même situation se produit avec une offrande de remerciement, elle ne nécessite pas de pains. Il n’a pas énoncé le second principe. La Guemara demande : Qu’est-ce que Shmuel nous enseigne ? La Guemara répond : Shmuel nous enseigne sa déclaration pour exclure la déclaration de Rabbi Yoḥanan, qui a dit : Une personne obtient l’expiation grâce à l’accroissement d’un bien consacré. Selon Rabbi Yoḥanan, le petit d’une offrande obligatoire de remerciement nécessite des pains s’il est sacrifié avant sa mère. Shmuel nous enseigne que l’on n’obtient pas l’expiation grâce à l’accroissement d’un bien consacré, et le petit d’une offrande de remerciement ne nécessite pas de pains, ce qui correspond au fait que le petit d’une offrande expiatoire est laissé pour mourir.
אָמַר רַבִּי אַבָּא: זוֹ תּוֹדָה וְזוֹ לַחְמָהּ, אָבַד הַלֶּחֶם – מֵבִיא לֶחֶם אַחֵר, אָבְדָה תּוֹדָה – אֵינוֹ מֵבִיא תּוֹדָה אַחֶרֶת. מַאי טַעְמָא? לֶחֶם לִגְלַל תּוֹדָה, וְאֵין תּוֹדָה לִגְלַל לֶחֶם.
§ En ce qui concerne les pains d’une offrande de remerciement, Rabbi Abba dit : Si quelqu’un s’est engagé à apporter une offrande de remerciement et a dit : Cet animal est une offrande de remerciement et cette farine est destinée à ses pains, alors, si les pains ont été perdus, il apporte d’autres pains. Si l’offrande de remerciement a été perdue, il n’apporte pas une autre offrande de remerciement, et les pains ne sont pas offerts en sacrifice. Quelle est la raison de cela ? Les pains sont apportés en raison de l’offrande de remerciement ; par conséquent, s’il n’y a pas d’offrande de remerciement, il n’y a pas de pains. Mais l’offrande de remerciement n’est pas apportée en raison des pains ; par conséquent, si les pains ont été perdus, l’offrande de remerciement est tout de même offerte, et l’on apporte d’autres pains.
וְאָמַר רָבָא: הִפְרִישׁ מָעוֹת לְתוֹדָתוֹ
§ Et en ce qui concerne les distinctions entre une offrande de remerciement et les pains qui l’accompagnent, Rava dit : Dans le cas de quelqu’un qui a mis à part de l’argent pour son offrande de remerciement