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מַתְנִי׳ מִכּוּלָּם הָיָה נוֹטֵל אֶחָד מֵעֲשָׂרָה תְּרוּמָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִקְרִיב מִמֶּנּוּ אֶחָד מִכׇּל קׇרְבָּן תְּרוּמָה לַה׳״, ״אֶחָד״ – שֶׁלֹּא יִטּוֹל פָּרוּס, ״מִכׇּל קׇרְבָּן״ – שֶׁיְּהוּ כׇּל הַקָּרְבָּנוֹת שָׁוִין, שֶׁלֹּא יִטּוֹל מִקׇּרְבָּן עַל חֲבֵירוֹ. ״לַכֹּהֵן הַזֹּרֵק אֶת דַּם הַשְּׁלָמִים לוֹ יִהְיֶה״, וְהַשְּׁאָר נֶאֱכָל לַבְּעָלִים.
MICHNA :De tous les quatre types de pains accompagnant l’offrande de remerciement, on prend un pain de chaque série de dix comme teruma, pour être donné à un prêtre, comme il est dit : « Il en présentera un de chaque offrande comme teruma à l’Éternel ; il sera donné au prêtre qui asperge le sang des sacrifices de paix contre l’autel » (Lévitique 7:14). Le verset est analysé ainsi : « Un » indique qu’on ne doit pas prendre un pain tranché ; « de chaque offrande » indique que toutes les offrandes doivent être égales, c’est-à-dire qu’on ne doit pas prendre un pain d’un type d’offrande pour un autre type ; « il sera donné au prêtre qui asperge le sang des sacrifices de paix contre l’autel », et le reste des pains est mangé par le propriétaire.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהִקְרִיב מִמֶּנּוּ״ – מִן הַמְחוּבָּר, ״אֶחָד״ – שֶׁלֹּא יִטּוֹל פָּרוּס, ״מִכׇּל קׇרְבָּן״ – שֶׁיְּהוּ כׇּל הַקָּרְבָּנוֹת (שָׁווֹת) [שָׁוִוין], שֶׁלֹּא יִטּוֹל מִן הַקׇּרְבָּן עַל חֲבֵירוֹ, ״תְּרוּמָה לַה׳״ – אֵינִי יוֹדֵעַ מִכַּמָּה הִיא,
GUEMARA : La michna enseigne certaines des halakhot de la teruma à prélever sur les pains de l’offrande de reconnaissance, dérivées du verset : « Et il en présentera une de chaque offrande comme teruma à l’Éternel. » La Guemara cite une baraita qui interprète le même verset : Les Sages ont enseigné dans une baraita : L’expression « Et il en présentera » indique que les pains doivent tous former un tout, c’est-à-dire que la teruma ne peut être prélevée des pains que lorsqu’ils sont réunis ensemble en un seul endroit. « Une » indique qu’on ne doit pas prélever un pain tranché. « De chaque offrande » indique que toutes les offrandes doivent être égales, c’est-à-dire qu’on ne doit pas prélever un pain d’un type d’offrande pour un autre type. Lorsque le verset dit : « Comme une teruma à l’Éternel », je ne sais pas sur combien de pains la teruma est prélevée.
הֲרֵינִי דָּן: נֶאֱמַר כָּאן ״תְּרוּמָה״, וְנֶאֱמַר בִּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר ״תְּרוּמָה״, מָה לְהַלָּן אֶחָד מֵעֲשָׂרָה, אַף כָּאן אֶחָד מֵעֲשָׂרָה.
Moi, donc, je déduis cela d’une analogie verbale : Il est dit ici, dans le passage des pains décrivant l’offrande de remerciement : « Teruma », et il est dit au sujet de la teruma de la dîme : « Vous en prélèverez une teruma pour le Seigneur, à savoir une dîme de la dîme » (Nombres 18:26). De même qu’en bas, au sujet de la teruma de la dîme, un sur dix est prélevé comme teruma, de même ici, au sujet des pains de l’offrande de remerciement, un pain sur dix est prélevé comme teruma.
אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ: נֶאֱמַר כָּאן ״תְּרוּמָה״, וְנֶאֱמַר בְּבִכּוּרִים ״תְּרוּמָה״, מָה לְהַלָּן אֵין לָהּ שִׁיעוּר, אַף כָּאן אֵין לָהּ שִׁיעוּר.
Ou peut-être, suis cette voie et déduis la mesure d’une autre analogie verbale : Il est dit ici : « Teruma », et il est dit au sujet des prémices : « Teruma » (Deutéronome 12:17). De même qu’en bas, au sujet des prémices, il n’y a pas de mesure, de même ici, dis qu’il n’y a pas de mesure.
נִרְאֶה לְמִי דּוֹמֶה: דָּנִין תְּרוּמָה שֶׁאֵין אַחֲרֶיהָ תְּרוּמָה, מִתְּרוּמָה שֶׁאֵין אַחֲרֶיהָ תְּרוּמָה, וְאַל יוֹכִיחַ בִּכּוּרִים, שֶׁיֵּשׁ אַחֲרֵיהֶן תְּרוּמָה.
La baraita continue : Examinons auquel des deux cas, la teruma de la dîme ou les prémices, le cas de la teruma des pains de l’offrande de remerciement ressemble le plus . Il est logique que l’on déduise la halakha d’une teruma qui n’est pas suivie d’une autre teruma, comme la teruma des pains de l’offrande de remerciement, d’une teruma qui n’est pas suivie d’une autre teruma, comme la teruma de la dîme. Et le cas des prémices ne servira pas de preuve, puisqu’elles sont suivies d’une autre teruma, car la teruma et les dîmes sont prélevées après la séparation des prémices.
אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ: דָּנִין תְּרוּמָה הַנֶּאֱכֶלֶת בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ, מִתְּרוּמָה הַנֶּאֱכֶלֶת בְּמָקוֹם קָדוֹשׁ, וְאַל תּוֹכִיחַ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר, שֶׁנֶּאֱכֶלֶת בְּכׇל מָקוֹם.
Ou, peut-être, suis cette voie et raisonne que l’on dérive la halakha de la teruma des pains de l’offrande de remerciement, qui est mangée dans un lieu sacré, à Jérusalem, de la teruma des prémices, qui est mangée dans un lieu sacré, à Jérusalem. Et le cas de la teruma de la dîme ne servira pas de preuve, puisqu’elle peut être mangée n’importe où.
תַּלְמוּד לוֹמַר ״מִמֶּנּוּ תְּרוּמָה לַה׳״, וּכְתִיב בִּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר ״מִמֶּנּוּ תְּרוּמָה״ – לִגְזֵירָה שָׁוָה.
Puisque ces deux comparaisons sont également plausibles, le verset déclare au sujet des pains de l’offrande de remerciement : « De cela… une teruma pour le Seigneur », et, de même, il est écrit au sujet de la teruma de la dîme : « De cela une teruma », afin d’indiquer qu’il existe une analogie verbale entre les deux, d’où l’on peut déduire que l’on sépare un pain sur dix de l’offrande de remerciement comme teruma.
לָמַדְנוּ לִתְרוּמָה שֶׁהִיא אֶחָד מֵעֲשָׂרָה, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ מִכַּמָּה הִיא חַלָּה. הֲרֵינִי דָּן: נֶאֱמַר כָּאן ״לֶחֶם״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן בִּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם ״לֶחֶם״, מָה לְהַלָּן עִשָּׂרוֹן לְחַלָּה, אַף כָּאן עִשָּׂרוֹן לְחַלָּה.
La baraita continue : Nous avons appris au sujet de la teruma des pains de l’offrande de reconnaissance que sa mesure est un sur chaque dix. Mais je ne sais pas, à partir de cette analogie verbale, à partir de quelle quantité de farine chaque pain levé doit être préparé. J’en déduis donc cela par une analogie verbale : Il est dit ici, dans le passage concernant les pains de l’offrande de reconnaissance : « Pain » (Lévitique 7:13), et il est dit là-bas, au sujet des deux pains, c’est-à-dire l’offrande publique de Shavouot de deux pains du nouveau blé : « Pain » (Lévitique 23:17). De même que là-bas, au sujet des deux pains, on prépare les pains avec un dixième d’un épha par pain, de même ici, au sujet des pains levés de l’offrande de reconnaissance, on prépare les pains avec un dixième d’un épha par pain.
אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ, נֶאֱמַר כָּאן ״לֶחֶם״, וְנֶאֱמַר בְּלֶחֶם הַפָּנִים ״לֶחֶם״, מָה לְהַלָּן שְׁנֵי עֶשְׂרוֹנוֹת, אַף כָּאן שְׁנֵי עֶשְׂרוֹנוֹת.
Ou, peut-être, suis cette voie et déduis la halakha d’une autre analogie verbale : Il est dit ici, au sujet des pains de l’offrande de remerciement : « Pain », et il est dit là-bas, au sujet du pain de proposition : « Pain » (Lévitique 24:7). On peut conclure que, de même que là-bas, au sujet du pain de proposition, chacun des douze pains est cuit avec deux dixièmes d’un épha de farine, de même ici, chacun des pains levés de l’offrande de remerciement doit être cuit avec deux dixièmes d’un épha de farine.
נִרְאֶה לְמִי דּוֹמֶה? דָּנִין מִנְחָה הַבָּאָה חָמֵץ עִם הַזֶּבַח, מִמִּנְחָה הַבָּאָה חָמֵץ עִם הַזֶּבַח, וְאַל יוֹכִיחַ לֶחֶם הַפָּנִים, שֶׁאֵינוֹ בָּא חָמֵץ עִם הַזֶּבַח.
La baraita continue : Considérons à lequel des deux cas, les deux pains ou le pain de proposition, le cas des pains levés de l’offrande de remerciement ressemble le plus . Il est logique que l’on dérive la halakha des pains levés de l’offrande de remerciement, qui est une offrande de farine qui vient comme pain levé avec une offrande animale, à partir d’une autre offrande de farine qui vient comme pain levé avec une offrande animale, comme les deux pains, qui sont eux aussi levés et qui viennent avec des offrandes animales (voir Lévitique 23:17–19). Et le pain de proposition ne servira pas de preuve, puisqu’il ne vient pas comme pain levé, et qu’il ne vient pas non plus avec une offrande animale.
אוֹ כְּלָךְ לְדֶרֶךְ זוֹ, דָּנִין מִנְחָה הַבָּאָה מֵאָרֶץ וְחוּצָה לָאָרֶץ, מִן הֶחָדָשׁ וּמִן הַיָּשָׁן, מִמִּנְחָה הַבָּאָה מֵאָרֶץ וְחוּצָה לָאָרֶץ, מִן הֶחָדָשׁ וּמִן הַיָּשָׁן, וְאַל יוֹכִיחוּ שְׁתֵּי הַלֶּחֶם, שֶׁאֵין בָּאוֹת אֶלָּא מִן הֶחָדָשׁ וּמִן הָאָרֶץ.
Ou, peut-être, prends cette voie et raisonne que l’on dérive la halakha des pains levés de l’offrande de remerciement, qui est une offrande de grain qui peut provenir du grain de Eretz Israël ou de l’extérieur d’Eretz Israël, de grain nouveau ou de grain ancien ; à partir de la halakha du pain de proposition, qui est aussi une offrande de grain qui peut provenir du grain d’Eretz Israël ou de l’extérieur d’Eretz Israël, de grain nouveau ou de grain ancien. Et les deux pains ne serviront pas de preuve, puisqu’ils peuvent provenir uniquement de grain nouveau et d’Eretz Israël.
תַּלְמוּד לוֹמַר ״מִמּוֹשְׁבֹתֵיכֶם תָּבִיאּוּ לֶחֶם תְּנוּפָה שְׁתַּיִם״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״תָּבִיאוּ״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״תָּבִיאוּ״? שֶׁכׇּל מַה שֶּׁאַתָּה מֵבִיא מִמָּקוֹם אַחֵר הֲרֵי הוּא כָּזֶה, מַה לְּהַלָּן עִשָּׂרוֹן לְחַלָּה אַף כָּאן עִשָּׂרוֹן לְחַלָּה.
Puisque ces deux comparaisons sont également plausibles, le verset déclare au sujet des deux pains : « Vous apporterez de vos demeures deux pains pour l’offrande balancée » (Lévitique 23:17). Puisqu’il n’est pas nécessaire que le verset dise : « Vous apporterez », que, dès lors, signifie le fait que le verset déclare : « Vous apporterez » ? Cela indique que tout ce que, c’est-à-dire toute offrande de farine, vous apportez d’un autre endroit, doit être comme ceci, c’est-à-dire comme les deux pains. Par conséquent, de même que là-bas, dans le cas des deux pains, la mesure est un dixième d’un épha par pain, de même ici, dans le cas des pains levés de l’offrande de remerciement, la mesure est un dixième d’un épha par pain.
אִי מָה לְהַלָּן שְׁנֵי עֶשְׂרוֹנוֹת, אַף כָּאן שְׁנֵי עֶשְׂרוֹנוֹת? תַּלְמוּד לוֹמַר ״תִּהְיֶינָה״.
Mais si tel est le cas, peut-être pourrait-on déduire que, de même que là-bas, dans le cas des deux pains, la mesure totale pour les deux pains est de deux dixièmes d’un épha, de même ici, dans le cas des pains levés de l’offrande de remerciement, la mesure totale pour les dix pains levés est de deux dixièmes. Pour exclure cette possibilité, le même verset déclare : « Ils seront », afin d’indiquer que chaque pain levé est préparé à partir d’un dixième d’épha. En conséquence, les dix pains levés de l’offrande de remerciement sont préparés avec un total de dix dixièmes d’un épha.
לָמַדְנוּ עֲשָׂרָה לְחָמֵץ, עֲשָׂרָה לְמַצָּה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עַל חַלֹּת לֶחֶם חָמֵץ״.
La baraita continue : Nous avons appris qu’il y a dix dixièmes d’un épha de farine pour les pains de pain levé qui accompagnent l’offrande de remerciement. D’où est-il déduit qu’il y a dix dixièmes d’un épha pour les trente pains de matza ? Le verset déclare : « S’il l’apporte comme offrande de remerciement, alors il apportera avec l’offrande de remerciement des gâteaux sans levain mêlés d’huile, et des galettes sans levain enduites d’huile, et des gâteaux mêlés d’huile, de fleur de farine échaudée. Avec des gâteaux de pain levé il présentera son offrande, avec le sacrifice de ses offrandes de paix de remerciement » (Lévitique 7:12–13).
נֶגֶד חָמֵץ, הָבֵא מַצָּה. נִמְצְאוּ עֶשְׂרִים עֶשְׂרוֹנוֹת לַחְמֵי תוֹדָה, עֲשָׂרָה לְחָמֵץ, וַעֲשָׂרָה לְמַצָּה.
En mentionnant tous les pains sans levain dans un verset et les pains levés dans le verset suivant, il est indiqué qu’il faut apporter la matza dans une mesure correspondant à la mesure des pains levés. Par conséquent, il y a vingt dixièmes de farine pour les pains de l’offrande de remerciement, dix pour les pains levés, et dix pour la matza.
יָכוֹל עֲשָׂרָה שֶׁבְּמַצָּה לֹא יְהוּ כּוּלָּן אֶלָּא מִמִּין אֶחָד? תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִם עַל תּוֹדָה יַקְרִיבֶנּוּ וְהִקְרִיב עַל זֶבַח הַתּוֹדָה חַלּוֹת מַצּוֹת בְּלוּלֹת בַּשֶּׁמֶן וּרְקִיקֵי מַצּוֹת מְשֻׁחִים בַּשָּׁמֶן סֹלֶת מֻרְבֶּכֶת וְגוֹ׳״. נִמְצְאוּ שְׁלֹשָׁה עֶשְׂרוֹנִים וּשְׁלִישׁ לְכׇל מִין וּמִין, וְשָׁלֹשׁ חַלּוֹת לְעִשָּׂרוֹן, וְנִמְצְאוּ לַחְמֵי תוֹדָה אַרְבָּעִים. נוֹטֵל מֵהֶן אַרְבַּע וְנוֹתֵן לְכֹהֵן, וְהַשְּׁאָר נֶאֱכָלִים לַבְּעָלִים.
On aurait pu penser que l’on apporte dix pains de matza, et que tous soient d’un seul type. C’est pourquoi le verset déclare : « S’il l’apporte comme offrande de remerciement, alors il apportera avec l’offrande de remerciement des gâteaux sans levain mêlés d’huile, et des galettes sans levain enduites d’huile, et des gâteaux mêlés d’huile, de fleur de farine échaudée. Avec des gâteaux de pain levé, il présentera son offrande. » Le verset indique qu’il faut apporter trois types de matza. Par conséquent, il y a trois et un tiers d’un dixième d’épha de farine pour chaque type, et trois pains par dixième d’épha. Et par conséquent, il y a au total quarante pains de l’offrande de remerciement. Le propriétaire de l’offrande en prend quatre, un pain de chaque type, et les donne au prêtre, et les pains restants sont mangés par le propriétaire et par tout Juif rituellement pur à qui il souhaite donner les pains. Ceci conclut la baraita.
אָמַר מָר: ״וְהִקְרִיב מִמֶּנּוּ״ – מִן הַמְחוּבָּר. אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּכְתִיב ״וְאֶת כׇּל חֶלְבּוֹ יָרִים מִמֶּנּוּ״ – הָתָם מַאי מְחוּבָּר אִיכָּא?
§ La Guemara analyse la baraita : Le Maître a dit : « Et il en présentera », ce qui indique que la teruma ne peut être prélevée des pains que lorsqu’ils sont réunis ensemble en un seul endroit. La Guemara demande : Si tel est le cas, alors concernant ce qui est écrit dans le verset au sujet des portions sacrificielles de l’offrande expiatoire consumées sur l’autel : « Et toute sa graisse, il l’enlèvera d’elle et la fera fumer sur l’autel » (Lévitique 4:19), là, qu’y a-t-il à réunir ensemble ?
כִּדְרַב חִסְדָּא אָמַר אֲבִימִי, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר אֲבִימִי: שֶׁלֹּא יְנַתֵּחַ בָּשָׂר קוֹדֶם שֶׁיִּטּוֹל אֵימוּרִין.
La Guemara répond : Les portions sacrificielles de l’offrande expiatoire doivent être sacrifiées à partir de ce qui est joint ensemble, conformément à ce que Rav Ḥisda dit qu’Avimi dit, comme Rav Ḥisda le dit qu’Avimi dit : le prêtre ne peut pas découper la viande de l’offrande avant d’en prélever les portions sacrificielles qui doivent être brûlées sur l’autel.
אָמַר מָר: נֶאֱמַר כָּאן ״תְּרוּמָה״, וְנֶאֱמַר בִּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר ״תְּרוּמָה״.
§ Le Maître a dit : Il est dit ici, dans le passage des pains de l’offrande de remerciement : « Teruma », et il est dit au sujet de la teruma de la dîme : « Teruma ». De même qu’un dixième de la dîme est prélevé comme teruma de la dîme, de même un pain sur dix de l’offrande de remerciement est prélevé comme teruma.
וְנֵילַף מִתְּרוּמַת מִדְיָן? דָּנִין תְּרוּמָה הַנּוֹהֶגֶת לְדוֹרוֹת מִתְּרוּמָה הַנּוֹהֶגֶת לְדוֹרוֹת, וְאַל תּוֹכִיחַ תְּרוּמַת מִדְיָן שֶׁאֵינָהּ נוֹהֶגֶת לְדוֹרוֹת.
La Guemara objecte : Et dérivons la halakha de la teruma des pains de l’offrande de remerciement de la teruma qui fut prélevée après la guerre du peuple juif contre Madian, où le mot teruma apparaît également (voir Nombres 31:28–30). La mesure de la teruma là-bas n’était pas d’un sur dix. La Guemara répond : On dérive la halakha concernant la teruma des pains de l’offrande de remerciement, qui est pratiquée pour toutes les générations, de la teruma de la dîme, qui est elle aussi pratiquée pour toutes les générations. Et la teruma de Madian ne servira pas de preuve, car elle n’est pas pratiquée pour toutes les générations.
וְנֵילַף מִתְּרוּמַת חַלָּה? תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: דָּנִין דָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת ה׳״ מִדָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״תְּרוּמָה לַה׳״, לְאַפּוֹקֵי תְּרוּמַת חַלָּה דְּלֹא נֶאֱמַר בּוֹ ״מִמֶּנּוּ תְּרוּמָה לַה׳״.
La Guemara objecte : Et dérivons la halakha de la teruma des pains de l’offrande de remerciement de la teruma de la ḥalla, c’est-à-dire la portion de pâte donnée au prêtre, puisque le verset s’y réfère comme à une teruma (voir Nombres 15:19–20). Cette mesure est d’un sur vingt-quatre. La Guemara répond : L’école de Rabbi Yishmaël a enseigné que l’on dérive une matière, c’est-à-dire la teruma des pains de l’offrande de remerciement, au sujet de laquelle il est dit : « De cela une teruma pour le Seigneur » (Lévitique 7:14), d’une autre matière, c’est-à-dire la teruma de la dîme, au sujet de laquelle il est dit : « De cela une teruma pour le Seigneur » (Nombres 18:26). Cela sert à exclure la teruma de la ḥalla, au sujet de laquelle il n’est pas dit : De cela une teruma pour le Seigneur.
בָּעֵי רָבָא: תְּרוּמַת לַחְמֵי תוֹדָה, חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִיתָה וָחוֹמֶשׁ, אוֹ אֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִיתָה וָחוֹמֶשׁ?
§ Rava soulève un dilemme : En ce qui concerne la teruma des pains de l’offrande de remerciement, un non-prêtre qui en consomme intentionnellement est-il passible de la mort par la main du Ciel, comme c’est la halakha concernant un non-prêtre qui consomme intentionnellement la teruma de la dîme ? Et, de même, un non-prêtre qui consomme involontairement de la teruma des pains de l’offrande de remerciement est-il tenu de payer la valeur de ce qu’il a consommé ainsi qu’un cinquième supplémentaire de cette valeur, comme c’est la halakha concernant un non-prêtre qui consomme involontairement la teruma de la dîme (voir Lévitique 22:9, 14) ? Ou bien n’est-il pas passible de la mort par la main du Ciel ni tenu de payer un cinquième pour sa consommation ?
כֵּיוָן דְּאִיתַּקַּשׁ לִתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, כִּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא ״בּוֹ״ וַ״חֲמִשִּׁיתוֹ״ מִיעֵט רַחֲמָנָא?
Rava développe : Puisque la terouma des pains de l’offrande de reconnaissance est comparée à la terouma de la dîme, peut-être est-elle considérée comme la terouma de la dîme, et les mêmes sanctions s’appliquent. Ou peut-être, puisque le verset emploie des termes restrictifs au sujet de la terouma de la dîme, comme le verset le dit à propos de celui qui en consomme intentionnellement : « Ils mourront à cause d’elle » (Lévitique 22:9), et le verset dit au sujet de celui qui en consomme involontairement : « Alors il y ajoutera son cinquième » (Lévitique 22:14), le Miséricordieux a restreint cette halakha spécifiquement au cas de la terouma de la dîme.
מְדַמַּעַת, אוֹ אֵינָהּ מְדַמַּעַת? תֵּיקוּ.
Rava soulève un autre dilemme fondé sur la comparaison entre la terouma des pains de l’offrande de remerciement et la terouma de la dîme : la terouma des pains de l’offrande de remerciement qui est tombée dans des produits non sacrés rend-elle le mélange interdit, comme c’est la halakha concernant la terouma de la dîme ? Ou bien la comparaison entre la terouma des pains et la terouma de la dîme ne s’applique-t-elle qu’à la mesure appropriée, et ne rend-elle pas le mélange interdit ? La Guemara commente : Ces dilemmes resteront sans résolution.
אָמַר מָר: תַּלְמוּד לוֹמַר ״תִּהְיֶינָה״. מַאי תַּלְמוּדָא?
§ Le Maître a dit dans la baraita : Le verset déclare : « Ils seront », indiquant que chaque pain levé doit provenir d’un dixième d’épha, de sorte que les pains de matza de l’offrande de remerciement sont préparés à partir de dix dixièmes d’un épha. La Guemara demande : Quelle est la dérivation biblique de cela ? Comment cela est-il dérivé de « ils seront » ?

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