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רַב פָּפָּא אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ הוּא, וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי – כִּי הָתָם, מָה הָתָם דָּבָר שֶׁמַּתָּנָה לְכֹהֵן, אַף הָכָא דָּבָר שֶׁמַּתָּנָה לַכֹּהֵן.
Rav Pappa a dit qu’il existe une explication différente du différend entre Rabbi Yehuda HaNasi et les Sages : Tout le monde, même Rabbi Yehuda HaNasi, convient que, s’agissant d’une analogie verbale, le principe directeur est : Déduire d’elle et tirer les détails d’elle. Et c’est la raison de la décision de Rabbi Yehuda HaNasi selon laquelle, après l’abattage de l’offrande de paix communautaire, on balance rituellement l’offrande entière, et non seulement la poitrine et la cuisse : Cela se fait ici comme cela se fait là-bas, dans le cas des offrandes de paix individuelles : De même que là-bas, on balance rituellement l’élément qui est un don au prêtre, puisque la poitrine et la cuisse sont données aux prêtres pour être mangées, de même ici, en ce qui concerne les offrandes de paix communautaires, on balance rituellement l’élément qui est un don au prêtre. Puisque les offrandes de paix communautaires sont données aux prêtres dans leur totalité, elles sont elles aussi balancées rituellement dans leur totalité.
רָבִינָא אָמַר, דְּכוּלֵּי עָלְמָא דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְאַתְרַהּ, וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבָּנַן: ״שַׁלְמֵיהֶם״ רִיבּוּיָא הוּא.
Ravina a dit une explication qui est l’opposé de celle de Rav Pappa : Tout le monde, même les Sages, convient que le principe directeur est le suivant : On en déduit, mais on interprète la halakha selon son propre contexte. Et c’est la raison de la décision des Sages selon laquelle on ne balance que la poitrine et la cuisse des offrandes de paix communautaires : Le verset déclare au sujet des offrandes de paix individuelles : « Car la poitrine du balancement et la cuisse du prélèvement, je les ai prises des enfants d’Israël, de leurs sacrifices d’offrandes de paix, et je les ai données à Aaron le prêtre et à ses fils comme portion perpétuelle parmi les enfants d’Israël » (Lévitique 7:34). L’expression : « Leurs sacrifices d’offrandes de paix », est au pluriel, bien que le verset parle d’offrandes de paix individuelles. C’est une amplification, qui enseigne que la même halakha s’applique aussi aux offrandes de paix communautaires, c’est-à-dire que seules la poitrine et la cuisse doivent être balancées.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה מִינִין טְעוּנִין שָׁלֹשׁ מִצְוֹת, שְׁתַּיִם בְּכׇל אֶחָד וּשְׁלִישִׁית אֵין בָּהֶן, וְאֵלּוּ הֵן: זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד, וְזִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר, וַאֲשַׁם מְצוֹרָע.
§ La michna enseigne : Rabbi Shimon dit : Il existe trois types d’offrandes qui requièrent l’accomplissement de trois mitsvot. Deux mitsvot sont accomplies pour chacune et chacune d’entre elles, mais la troisième mitsva n’est pas accomplie dans leur sacrifice, ce qui signifie que chacune de ces offrandes requiert deux des mêmes trois mitsvot, mais pas nécessairement les mêmes deux que les autres. Et voici les trois offrandes : offrandes de paix apportées comme offrandes volontaires par un particulier, offrandes de paix communautaires, c’est-à-dire les deux agneaux apportés avec les deux pains à la fête de Shavouot, et l’offrande de culpabilité d’un lépreux.
זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד טְעוּנִין סְמִיכָה חַיִּים, וּתְנוּפָה שְׁחוּטִין, וְאֵין בָּהֶן תְּנוּפָה חַיִּים. זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר טְעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים וּשְׁחוּטִין, וְאֵין בָּהֶן סְמִיכָה. אֲשַׁם מְצוֹרָע טָעוּן סְמִיכָה וּתְנוּפָה חַי, וְאֵין בּוֹ תְּנוּפָה שָׁחוּט.
La michna continue : Les sacrifices de paix apportés par des particuliers nécessitent l’imposition des mains sur la tête des animaux tant que les animaux sont encore vivants, ainsi que l’oscillation rituelle après qu’ils ont été abattus, mais il n’y a pas d’obligation de les osciller rituellement tant qu’ils sont vivants. Les sacrifices de paix communautaires nécessitent l’oscillation rituelle à la fois tant qu’ils sont encore vivants et après qu’ils ont été abattus, mais il n’y a pas d’obligation d’imposition des mains sur eux. Et le sacrifice de culpabilité d’un lépreux nécessite l’imposition des mains et l’oscillation rituelle tant qu’il est encore vivant, mais il n’y a pas d’obligation de l’osciller rituellement après qu’il a été abattu.
וְיִהְיוּ זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד טְעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים, מִקַּל וְחוֹמֶר: וּמָה זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר, שֶׁאֵין טְעוּנִין סְמִיכָה חַיִּים, טְעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים – זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד, שֶׁטְּעוּנִין סְמִיכָה חַיִּים, אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים!
La Guemara objecte : Et que les offrandes de paix apportées par un particulier exigent le balancement alors qu’elles sont encore vivantes, car cela peut être déduit au moyen d’une inférence a fortiori : Et si les offrandes de paix communautaires, dont la halakha est plus clémente que celle des offrandes de paix individuelles en ce qu’elles n’exigent pas l’imposition des mains sur la tête des offrandes lorsqu’elles sont vivantes, exigent néanmoins le balancement lorsqu’elles sont vivantes, alors, en ce qui concerne les offrandes de paix apportées par un particulier, qui exigent bien l’imposition des mains lorsqu’elles sont vivantes, n’est-il pas logique de conclure qu’elles exigent le balancement lorsqu’elles sont vivantes ?
מִיעֵט רַחֲמָנָא גַּבֵּי זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר, ״אַתֶּם״, ״אוֹתָם״ – לְמַעוֹטֵי זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד.
La Guemara répond : Cette inférence par kal vaḥomer n’est pas acceptée, car le Miséricordieux a exclu les sacrifices de paix apportés par un particulier, comme le verset l’énonce au sujet des sacrifices de paix communautaires : « Et le prêtre les balancera, eux, avec le pain des prémices comme offrande balancée devant le Seigneur, avec les deux agneaux » (Lévitique 23:20). Le mot « eux » sert à exclure les sacrifices de paix apportés par un particulier de l’obligation de balancement tant que l’animal est vivant.
וְיִהְיוּ זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר טְעוּנִין סְמִיכָה, מִקַּל וָחוֹמֶר: וּמָה זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד, שֶׁאֵין טְעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים – טְעוּנִין סְמִיכָה, זִבְחֵי שַׁלְמֵי צִבּוּר שֶׁטְּעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים – אֵינוֹ דִּין שֶׁטְּעוּנִין סְמִיכָה? אָמַר רָבִינָא: גְּמִירִי שְׁתֵּי סְמִיכוֹת בְּצִבּוּר.
La Guemara demande : Et que les offrandes de paix communautaires requièrent l’imposition des mains, car cela peut être déduit par une inférence a fortiori : Et si les offrandes de paix apportées par un particulier, dont la halakha est plus clémente que celle des offrandes de paix communautaires en ce qu’elles ne requièrent pas de balancement rituel lorsqu’elles sont vivantes, exigent néanmoins l’imposition des mains, alors, en ce qui concerne les offrandes de paix communautaires, qui requièrent un balancement rituel lorsqu’elles sont vivantes, n’est-il pas logique de conclure qu’elles requièrent l’imposition des mains ? Ravina dit : Cette inférence a fortiori n’est pas acceptée, car il est appris comme une tradition du Sinaï qu’il n’y a que deux cas d’imposition des mains dans les offrandes communautaires : le bouc émissaire à Yom Kippour et le taureau apporté pour un péché communautaire involontaire.
וִיהֵא אֲשַׁם מְצוֹרָע טָעוּן תְּנוּפָה שָׁחוּט, מִקַּל וְחוֹמֶר: מָה זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד שֶׁאֵין טְעוּנִין תְּנוּפָה חַיִּים, טְעוּנִין תְּנוּפָה שְׁחוּטִין – אֲשַׁם מְצוֹרָע שֶׁטָּעוּן תְּנוּפָה חַי, אֵינוֹ דִּין שֶׁטָּעוּן תְּנוּפָה שָׁחוּט!
La Guemara demande en outre : Et que l’offrande de culpabilité d’un lépreux exige le balancement après que l’animal a été abattu, car cela peut être déduit au moyen d’une inférence a fortiori : Et si les offrandes de paix apportées par un particulier, dont la halakha est plus clémente que celle de l’offrande de culpabilité d’un lépreux en ce qu’elles n’exigent pas de balancement lorsqu’elles sont vivantes, exigent néanmoins un balancement après avoir été abattues, alors, en ce qui concerne l’offrande de culpabilité d’un lépreux, qui exige un balancement lorsqu’elle est vivante, n’est-il pas logique de conclure qu’elle exige aussi un balancement après avoir été abattue ?
מִיעֵט רַחֲמָנָא גַּבֵּי זִבְחֵי שַׁלְמֵי יָחִיד, ״אֹתוֹ״, ״אוֹתוֹ״ לְמַעוֹטֵי אֲשַׁם מְצוֹרָע.
La Guemara répond : Le Miséricordieux a exclu l’offrande de culpabilité d’un lépreux, comme le verset l’énonce au sujet des offrandes de paix apportées par un particulier : « Ses propres mains apporteront les offrandes du Seigneur faites par le feu ; il apportera la graisse avec la poitrine ; la poitrine, pour l’agiter, elle, devant le Seigneur » (Lévitique 7:30). Le mot « elle » sert à exclure l’offrande de culpabilité d’un lépreux de l’exigence d’agitation après que l’animal a été abattu.
תָּנוּ רַבָּנַן: חֲמִשָּׁה שֶׁהֵבִיאוּ קׇרְבָּן אֶחָד – אֶחָד מֵנִיף עַל יְדֵי כּוּלָּם, וְהָאִשָּׁה – כֹּהֵן מֵנִיף עַל יָדָהּ, וְכֵן הַשּׁוֹלֵחַ קׇרְבְּנוֹתָיו מִמְּדִינַת הַיָּם – כֹּהֵן מֵנִיף עַל יָדוֹ.
§ Les Sages ont enseigné : En ce qui concerne cinq personnes qui ont apporté une seule offrande ensemble, l’une d’entre elles balance rituellement l’offrande au nom de toutes. Et dans le cas d’une femme qui apporte une offrande, le prêtre balance rituellement l’offrande en son nom. Et de même, en ce qui concerne celui qui envoie ses offrandes d’outre-mer, le prêtre les balance rituellement en son nom.

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