וְנִשְׁבָּעוֹת לַה׳ צְבָאוֹת״. הָלְכוּ לַאֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא שֶׁל מִצְרַיִם וּבָנוּ מִזְבֵּחַ וְהֶעֱלוּ עָלָיו לְשֵׁם שָׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בַּיּוֹם הַהוּא יִהְיֶה מִזְבֵּחַ לַה׳ בְּתוֹךְ אֶרֶץ מִצְרָיִם״.
et jureront au Seigneur des armées; l’une sera appelée la ville de la destruction » (Isaïe 19:18). Ils allèrent à Alexandrie en Égypte, y bâtirent un autel et y offrirent des offrandes pour l’amour du Ciel, comme il est dit dans le verset suivant : « En ce jour-là, il y aura un autel au Seigneur au milieu du pays d’Égypte, et une stèle à sa frontière, au Seigneur » (Isaïe 19:19).
״עִיר הַהֶרֶס יֵאָמֵר לְאַחַת״, מַאי ״עִיר הַהֶרֶס יֵאָמֵר לְאֶחָת״? כְּדִמְתַרְגֵּם רַב יוֹסֵף: ״קַרְתָּא דְּבֵית שֶׁמֶשׁ דַּעֲתִיד לְמִיחֲרַב״, אִיתְאֲמַר דְּהִיא חֲדָא מִנְּהוֹן. וּמִמַּאי דְּ״עִיר הַהֶרֶס״ לִישָּׁנָא דְּשִׁימְשָׁא הִיא? דִּכְתִיב: ״הָאוֹמֵר לַחֶרֶס וְלֹא יִזְרָח״.
Le verset déclare : « L’une sera appelée la ville de destruction » (Isaïe 19:18). La Guemara demande : Quel est le sens du verset : « L’une sera appelée la ville de destruction » ? La Guemara répond : Comme Rav Yosef traduit en araméen : Au sujet de la Ville du Soleil, qui sera détruite à l’avenir, il sera dit qu’elle est l’une d’entre elles. Et d’où est-il déduit que dans l’expression : « la ville de destruction [heres] », le terme heres fait référence au soleil ? Comme il est écrit : « Lui qui commande au soleil [ḥeres], et il ne se lève pas ; et scelle les étoiles » (Job 9:7).
״הָבִיאִי בָנַי מֵרָחוֹק וּבְנוֹתַי מִקְצֵה הָאָרֶץ״ – ״הָבִיאִי בָנַי מֵרָחוֹק״, אָמַר רַב הוּנָא: אֵלּוּ גָּלִיּוֹת שֶׁל בָּבֶל, שֶׁדַּעְתָּן מְיוּשֶּׁבֶת עֲלֵיהֶן כְּבָנִים. ״וּבְנוֹתַי מִקְצֵה הָאָרֶץ״ – אֵלּוּ גָּלִיּוֹת שֶׁל שְׁאָר אֲרָצוֹת, שֶׁאֵין דַּעְתָּן מְיוּשֶּׁבֶת עֲלֵיהֶן כְּבָנוֹת.
§ Après avoir mentionné la communauté juive en Égypte, la Guemara traite des communautés juives dans d’autres lieux. Le verset déclare : « Ne crains pas, car Je suis avec toi ; Je ferai venir ta descendance de l’orient et Je te rassemblerai de l’occident ; Je dirai au nord : Donne, et au sud : Ne retiens pas, fais venir Mes fils de loin, et Mes filles de l’extrémité de la terre” (Isaïe 43:5–6). Quel est le sens de “fais venir Mes fils de loin” ? Rav Houna dit : Ce sont les exilés de Babylonie, dont l’esprit est calme, comme des fils, et qui peuvent donc se concentrer correctement sur l’étude de la Torah et les mitzvot. Quel est le sens de “et Mes filles de l’extrémité de la terre” ? Ce sont les exilés des autres pays, dont l’esprit est troublé, comme des filles.
אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר רַב יִצְחָק, אָמַר רַב חִסְדָּא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב: מִצּוֹר וְעַד קַרְטִיגְנֵי מַכִּירִין אֶת יִשְׂרָאֵל וְאֶת אֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם, וּמִצּוֹר כְּלַפֵּי מַעֲרָב וּמִקַּרְטִיגְנֵי כְּלַפֵּי מִזְרָח אֵין מַכִּירִין אֶת יִשְׂרָאֵל וְלֹא אֶת אֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם.
§ Rabbi Abba bar Rav Yitzḥak dit que Rav Ḥisda dit, et certains disent que Rav Yehuda dit que Rav dit : Les gentils vivant de Tyr à Carthage reconnaissent le peuple juif, sa religion, et leur Père dans les Cieux. Mais ceux qui vivent à l’ouest de Tyr et à l’est de Carthage ne reconnaissent ni le peuple juif ni leur Père dans les Cieux.
אֵיתִיבֵיהּ רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא לְרַב: ״מִמִּזְרַח שֶׁמֶשׁ וְעַד מְבוֹאוֹ גָּדוֹל שְׁמִי בַּגּוֹיִם וּבְכׇל מָקוֹם מֻקְטָר מֻגָּשׁ לִשְׁמִי וּמִנְחָה טְהוֹרָה״. אֲמַר לֵיהּ: שִׁימִי אַתְּ?! דְּקָרוּ לֵיהּ אֱלָהָא דֵּאלָהָא.
Rav Shimi bar Ḥiyya souleva une objection à l’affirmation de Rav à partir du verset : « Du lever du soleil jusqu’à son coucher, Mon nom est grand parmi les nations ; et en tout lieu des offrandes sont présentées à Mon nom, ainsi qu’une offrande pure de farine ; car Mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des armées » (Malachie 1:11). Cela indique que le nom de Dieu est connu dans le monde entier, même à l’ouest de Tyr et à l’est de Carthage. Rav lui dit : Shimi, est-ce toi qui soulèves une telle objection ? Le verset ne signifie pas qu’ils reconnaissent Dieu et L’adorent. Il signifie plutôt que, bien qu’ils adorent des idoles, ils L’appellent le Dieu des dieux.
״בְּכׇל מָקוֹם מֻקְטָר מֻגָּשׁ לִשְׁמִי״ – בְּכׇל מָקוֹם סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: אֵלּוּ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הָעוֹסְקִים בַּתּוֹרָה בְּכׇל מָקוֹם, מַעֲלֶה אֲנִי עֲלֵיהֶן כְּאִילּוּ מַקְטִירִין וּמַגִּישִׁין לִשְׁמִי.
§ Le verset déclare : « Et en tout lieu des offrandes sont présentées à Mon nom, ainsi qu’une offrande de farine pure ; car grand est Mon nom parmi les nations, dit le Seigneur des armées. » Est-ce que cela te vient à l’esprit de dire qu’il est permis d’offrir des sacrifices en tout lieu ? Au contraire, Rabbi Shmuel bar Naḥmani dit que Rabbi Yonatan dit : Ce sont les sages de la Torah, qui s’adonnent à l’étude de la Torah en tout lieu. Dieu dit : Je leur attribue du mérite comme s’ils brûlaient et présentaient des offrandes à Mon nom.
״וּמִנְחָה טְהוֹרָה״ – זֶה הַלּוֹמֵד תּוֹרָה בְּטָהֳרָה, נוֹשֵׂא אִשָּׁה וְאַחַר כָּךְ לוֹמֵד תּוֹרָה.
De plus, lorsque le verset déclare : « Et une offrande de farine pure », cela fait référence à celui qui étudie la Torah dans la pureté, c’est-à-dire à celui qui d’abord épouse une femme puis étudie la Torah. Puisqu’il est marié, il n’est pas troublé par des pensées pécheresses.
״שִׁיר הַמַּעֲלוֹת הִנֵּה בָּרְכוּ אֶת ה׳ כׇּל עַבְדֵי ה׳ הָעֹמְדִים בְּבֵית ה׳ בַּלֵּילוֹת״, מַאי ״בַּלֵּילוֹת״? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵלּוּ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הָעוֹסְקִים בְּתוֹרָה בַּלַּיְלָה, מַעֲלֶה עֲלֵיהֶן הַכָּתוּב כְּאִילּוּ עֲסוּקִים בַּעֲבוֹדָה.
La Guemara cite un autre verset qui loue les érudits de la Torah. « Cantique des degrés : Voici, bénissez le Seigneur, vous tous, serviteurs du Seigneur, qui vous tenez dans la Maison du Seigneur la nuit » (Psaumes 134:1). Quel est le sens de « la nuit », étant donné que le service du Temple n’est pas accompli la nuit et que toutes les offrandes doivent être sacrifiées pendant la journée ? Rabbi Yoḥanan dit : Ce sont les érudits de la Torah, qui s’adonnent à l’étude de la Torah la nuit. Le verset leur attribue du mérite comme s’ils participaient au service du Temple.
״לְעוֹלָם זֹאת עַל יִשְׂרָאֵל״, אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: זֶה מִזְבֵּחַ בָּנוּי, וּמִיכָאֵל שַׂר הַגָּדוֹל עוֹמֵד וּמַקְרִיב עָלָיו קׇרְבָּן.
§ La Guemara cite un autre verset interprété dans le même esprit. Le roi Salomon dit à Hiram de Tyr : « Voici, je m’apprête à bâtir une maison pour le nom du Seigneur mon Dieu, afin de la Lui consacrer, et pour brûler devant Lui un encens d’aromates, et pour les pains de proposition perpétuels, et pour les holocaustes du matin et du soir, aux Shabbatot, aux nouvelles lunes, et aux fêtes du Seigneur notre Dieu. Ceci est une ordonnance perpétuelle pour Israël” (II Chroniques 2:3). Puisque le Temple fut finalement détruit, que voulait dire Salomon lorsqu’il dit que c’est « une ordonnance perpétuelle » ? Rav Giddel dit que Rav dit : Ceci fait référence à l’autel qui demeure construit dans le Ciel même après la destruction du Temple terrestre, et l’ange Mikhaël, le grand ministre, se tient et y offre une offrande.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵלּוּ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הָעֲסוּקִין בְּהִלְכוֹת עֲבוֹדָה, מַעֲלֶה עֲלֵיהֶם הַכָּתוּב כְּאִילּוּ נִבְנָה מִקְדָּשׁ בִּימֵיהֶם.
Et Rabbi Yoḥanan dit qu’il existe une explication alternative du verset : Ce sont des érudits de la Torah, qui s’adonnent à l’étude des halakhot du service du Temple . Le verset leur attribue du mérite comme si le Temple avait été construit de leur temps et qu’ils y servaient.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאי דִּכְתִיב ״זֹאת הַתּוֹרָה לָעֹלָה לַמִּנְחָה וְלַחַטָּאת וְלָאָשָׁם״ – כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה כְּאִילּוּ הִקְרִיב עוֹלָה, מִנְחָה, חַטָּאת, וְאָשָׁם.
§ La Guemara cite des interprétations similaires de versets : Reish Lakish a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Voici la loi [torah] de l’holocauste, de l’offrande de grain, du sacrifice expiatoire et du sacrifice de culpabilité, ainsi que de l’offrande de consécration et du sacrifice d’offrandes de paix » (Lévitique 7:37) ? Cela enseigne que quiconque s’adonne à l’étude de la Torah est considéré comme s’il avait offert un holocauste, une offrande de grain, un sacrifice expiatoire et un sacrifice de culpabilité.
אָמַר רָבָא: הַאי ״לָעֹלָה לַמִּנְחָה״ – ״עֹלָה וּמִנְחָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא אָמַר רָבָא: כׇּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה אֵינוֹ צָרִיךְ לֹא עוֹלָה (וְלֹא חַטָּאת) וְלֹא מִנְחָה וְלֹא אָשָׁם.
Rava a dit une objection à cette interprétation : Ce verset déclare : « De l’holocauste, de l’offrande de farine. » Si l’interprétation de Reish Lakish est correcte, le verset aurait dû dire : « Holocauste et offrande de farine. » Au contraire, Rava dit que l’interprétation correcte de ce verset est : Quiconque s’adonne à l’étude de la Torah n’a pas besoin d’apporter ni holocauste, ni offrande expiatoire, ni offrande de farine, ni offrande de culpabilité.
אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַאי דִּכְתִיב ״זֹאת תּוֹרַת הַחַטָּאת״ וְ״זֹאת תּוֹרַת הָאָשָׁם״? כׇּל הָעוֹסֵק בְּתוֹרַת חַטָּאת – כְּאִילּוּ הִקְרִיב חַטָּאת, וְכׇל הָעוֹסֵק בְּתוֹרַת אָשָׁם – כְּאִילּוּ הִקְרִיב אָשָׁם.
Rabbi Yitzḥak a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Voici la loi de l’offrande expiatoire » (Lévitique 6:18), et : « Voici la loi de l’offrande de culpabilité » (Lévitique 7:1) ? Ces versets enseignent que quiconque s’adonne à l’étude de la loi de l’offrande expiatoire reçoit un mérite comme s’il avait offert une offrande expiatoire, et quiconque s’adonne à l’étude de la loi de l’offrande de culpabilité reçoit un mérite comme s’il avait offert une offrande de culpabilité.
מַתְנִי׳ נֶאֱמַר בְּעוֹלַת בְּהֵמָה ״אִשֶּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ״, וּבְעוֹלַת עוֹף ״אִשֶּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ״, וּבְמִנְחָה ״אִשֶּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ״, לוֹמַר לְךָ: אֶחָד הַמַּרְבֶּה וְאֶחָד הַמַּמְעִיט, וּבִלְבַד שֶׁיְּכַוֵּין לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם.
MICHNA :Il est dit au sujet d’un holocauste animal : « Une offrande consumée par le feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lévitique 1:9), et au sujet d’un holocauste d’oiseau : « Une offrande consumée par le feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lévitique 1:17), et au sujet d’une offrande végétale : « Une offrande consumée par le feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lévitique 2:2). Le langage répétitif employé au sujet de toutes ces différentes offrandes est pour t’enseigner que celui qui apporte une offrande importante et celui qui apporte une offrande modeste ont un mérite égal, à condition qu’il dirige son cœur vers le Ciel.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי זֵירָא: מַאי קְרָאָה? ״מְתוּקָה שְׁנַת הָעֹבֵד אִם מְעַט וְאִם הַרְבֵּה יֹאכֵל״.
GUEMARA :Rabbi Zeira a dit : Quel est le verset d’où ce principe est dérivé ? « Doux est le sommeil du travailleur, qu’il mange peu ou beaucoup » (Ecclésiaste 5:11). Le verset est interprété comme se rapportant à celui qui apporte une offrande, et enseigne que celui qui apporte une offrande importante et celui qui apporte une offrande modeste peuvent être également assurés que leur offrande sera acceptée.
רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר, מֵהָכָא: ״בִּרְבוֹת הַטּוֹבָה רַבּוּ אוֹכְלֶיהָ וּמַה כִּשְׁרוֹן לִבְעָלָיו״.
Rav Adda bar Ahava a dit que la source est d’ici : « Quand les biens augmentent, ceux qui les consomment augmentent aussi ; et quel avantage y a-t-il pour le propriétaire, sinon de les voir de ses yeux ? » (Ecclésiaste 5:10). Celui qui apporte une offrande importante, augmentant ainsi le nombre de prêtres qui en prennent part, n’a pas plus de mérite que celui qui apporte une offrande modeste. Au contraire, l’offrande que Dieu désire est celle pour laquelle Il reconnaît, c’est-à-dire « en les voyant de Ses yeux », que son propriétaire a l’intention appropriée.
תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן עַזַּאי: בּוֹא וּרְאֵה מָה כְּתִיב בְּפָרָשַׁת קׇרְבָּנוֹת, שֶׁלֹּא נֶאֱמַר בָּהֶן לֹא ״אֵל״ וְלֹא ״אֱלֹהִים״, אֶלָּא ״ה׳״, שֶׁלֹּא לִיתֵּן פִּתְחוֹן פֶּה לְבַעַל דִּין לַחְלוֹק.
La Guemara traite de l’expression « une odeur agréable au Seigneur » énoncée dans les versets mentionnés dans la michna. Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Azzai dit : Viens voir ce qui est écrit dans la section des offrandes : Comme dans ces versets, les noms divins El et Elohim ne sont pas mentionnés, mais seulement « le Seigneur ». Cela est afin de ne pas donner à un plaideur matière à argumenter. Un seul nom de Dieu est utilisé en lien avec toutes les diverses offrandes, afin d’empêcher les hérétiques de prétendre que différentes offrandes sont apportées à différents dieux.
וְנֶאֱמַר בְּשׁוֹר הַגַּס ״אִשֶּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ״, וּבְעוֹף הַדַּק ״אִשֶּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ״, וּבְמִנְחָה ״אִשֶּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ״, לוֹמַר לְךָ: אֶחָד הַמַּרְבֶּה וְאֶחָד הַמַּמְעִיט, וּבִלְבַד שֶׁיְּכַוֵּין אֶת לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם.
Et il est déclaré au sujet d’une grande offrande de taureau : « Une offrande consumée par le feu, une odeur agréable au Seigneur » (Lévitique 1:9), et au sujet d’une petite offrande d’oiseau : « Une offrande consumée par le feu, une odeur agréable au Seigneur » (Lévitique 1:17), et au sujet d’une offrande de farine : « Une offrande consumée par le feu, une odeur agréable au Seigneur » (Lévitique 1:9). Le langage répétitif employé au sujet de toutes ces différentes offrandes est pour te dire que celui qui apporte une offrande importante et celui qui apporte une offrande modeste ont un mérite égal, à condition qu’il dirige son cœur vers le Ciel.
וְשֶׁמָּא תֹּאמַר: לַאֲכִילָה הוּא צָרִיךְ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם אֶרְעַב לֹא אֹמַר לָךְ כִּי לִי תֵבֵל וּמְלֹאָהּ״, וְנֶאֱמַר: ״כִּי לִי כׇל חַיְתוֹ יָעַר בְּהֵמוֹת בְּהַרְרֵי אָלֶף, יָדַעְתִּי כׇּל עוֹף הָרִים וְזִיז שָׂדַי עִמָּדִי״, ״הַאוֹכַל בְּשַׂר אַבִּירִים וְדַם עַתּוּדִים אֶשְׁתֶּה״.
Et de peur que tu ne dises que Dieu a besoin de ces offrandes pour se nourrir, auquel cas une offrande plus grande serait préférable à une plus petite, le verset déclare : « Si J’avais faim, Je ne te le dirais pas ; car le monde est à Moi, et tout ce qu’il contient » (Psaumes 50:12). Et il est dit : « Car à Moi appartient toute bête de la forêt, et le bétail sur mille collines. Je connais tous les oiseaux des montagnes ; et les bêtes sauvages des champs sont à Moi » (Psaumes 50:10–11). De même, il est dit dans le verset suivant : « Est-ce que Je mange la chair des taureaux, ou bois le sang des boucs ? » (Psaumes 50:13).
לֹא אָמַרְתִּי אֲלֵיכֶם זִבְחוּ, כְּדֵי שֶׁתֹּאמַר ״אֶעֱשֶׂה רְצוֹנוֹ וְיַעֲשֶׂה רְצוֹנִי״. לֹא לִרְצוֹנִי אַתֶּם זוֹבְחִים, אֶלָּא לִרְצוֹנְכֶם אַתֶּם זוֹבְחִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִרְצֹנְכֶם תִּזְבָּחֻהוּ״.
Je ne vous ai pas dit : Offrez-moi des sacrifices, afin que vous disiez : Je ferai Sa volonté, c’est-à-dire combler Ses besoins, et Lui fera ma volonté. Vous n’offrez pas de sacrifices pour accomplir Ma volonté, c’est-à-dire Mes besoins, mais vous offrez des sacrifices pour accomplir votre volonté, c’est-à-dire vos besoins, afin d’obtenir l’expiation de vos péchés en observant Mes mitzvot, comme il est dit : « Et lorsque vous offrirez un sacrifice d’offrandes de paix au Seigneur, vous l’offrirez afin d’être agréés » (Lévitique 19:5).
דָּבָר אַחֵר: ״לִרְצֹנְכֶם תִּזְבָּחֻהוּ״ – לִרְצוֹנְכֶם זִבְחוּ, לְדַעְתְּכֶם זִבְחוּ.
Alternativement, le verset : « Et lorsque vous offrirez au Seigneur un sacrifice d’offrandes de paix, vous l’offrirez afin d’être agréés [lirtzonkhem] » (Lévitique 19:5), peut être interprété différemment : Sacrifiez de bon gré [lirtzonkhem] ; sacrifiez intentionnellement.
כְּדִבְעָא מִינֵּיהּ שְׁמוּאֵל מֵרַב הוּנָא: מִנַּיִן לַמִּתְעַסֵּק בַּקֳּדָשִׁים שֶׁהוּא פָּסוּל? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁחַט אֶת בֶּן הַבָּקָר״, שֶׁתְּהֵא שְׁחִיטָה לְשֵׁם בֶּן בָּקָר.
Voici comment Shmuel demanda à Rav Huna : D’où est-il déduit, concernant celui qui agit sans en avoir conscience dans le cas d’objets consacrés, c’est-à-dire si quelqu’un a abattu une offrande sans avoir du tout l’intention d’accomplir l’acte d’abattage, mais paraissait plutôt occupé à autre chose, que l’offrande est disqualifiée ? Rav Huna dit à Shmuel : Cela est déduit d’un verset, comme il est dit : « Et il abattra le jeune taureau devant le Seigneur » (Lévitique 1:5), enseignant que la mitsva n’est pas accomplie correctement à moins que l’abattage ne soit fait pour un jeune taureau, c’est-à-dire en sachant qu’il accomplit un acte d’abattage.
אָמַר לוֹ: זוֹ בְּיָדֵינוּ הוּא, לְעַכֵּב מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִרְצֹנְכֶם תִּזְבָּחֻהוּ״ – לְדַעְתְּכֶם זִבְחוּ.
Shmuel dit à Rav Huna : Nous avons déjà cela comme une halakha établie, à savoir que c’est une mitzva d’abattre l’offrande dans l’intention d’un taureau, mais d’où est-il dérivé que cette exigence est indispensable ? Rav Huna lui dit que le verset déclare : « Vous l’abattrez selon votre volonté » (Lévitique 19:5), c’est-à-dire, sacrifie intentionnellement, sous la forme d’un acte délibéré.
הֲדַרַן עֲלָךְ הֲרֵי עָלַי עִשָּׂרוֹן, וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת מְנָחוֹת.
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