וְרָבָא דִּמְצַלֵּי אַצְלוֹיֵי.
et Rava, qui inclinait leurs têtes et ne se prosternait pas réellement sur le sol.
בְּיוֹם טוֹב חֲמִשָּׁה, בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים שִׁשָּׁה כּוּ׳. מַתְנִיתִין מַנִּי? לֹא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְלָא רַבִּי עֲקִיבָא. דְּתַנְיָא: בְּיוֹם טוֹב חֲמִשָּׁה, וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים שִׁשָּׁה, וּבְשַׁבָּת שִׁבְעָה, אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן וְאֵין מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: בְּיוֹם טוֹב חֲמִשָּׁה, וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים שִׁבְעָה, וּבְשַׁבָּת שִׁשָּׁה, אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן אֲבָל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן.
Nous avons appris dans la michna : Lors d’une fête, cinq personnes lisent ; à Yom Kippour, six personnes lisent ; et le Chabbat, sept personnes lisent. On ne peut pas diminuer le nombre de lecteurs, mais on peut en ajouter. La Guemara demande : Qui est le tanna de la michna ? Ce n’est ni Rabbi Yishmaël ni Rabbi Akiva, comme cela a été enseigné dans une baraita : Lors d’une fête, cinq personnes lisent dans la Torah ; et à Yom Kippour, six personnes lisent ; et le Chabbat, sept personnes lisent. On ne peut ni diminuer ni ajouter au nombre requis de lecteurs. C’est l’avis de Rabbi Yishmaël. Rabbi Akiva n’est pas d’accord et dit : Lors d’une fête, cinq personnes lisent dans la Torah ; et à Yom Kippour, sept personnes lisent ; et le Chabbat, six personnes lisent. On ne peut pas diminuer ces nombres, mais on peut en ajouter.
מַנִּי? אִי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל — קַשְׁיָא תּוֹסֶפֶת! אִי רַבִּי עֲקִיבָא — קַשְׁיָא שִׁשָּׁה וְשִׁבְעָה!
Qui est le tanna de la michna ? Si vous dites que c’est Rabbi Yishmaël, cela est difficile en raison de la règle concernant le fait d’ajouter, car la michna déclare qu’on peut ajouter des lecteurs supplémentaires, tandis que Rabbi Yishmaël soutient qu’on ne peut pas le faire. Si vous dites que c’est Rabbi Akiva, cela est difficile en raison de la règle concernant les jours où il y a six et sept lecteurs.
אָמַר רָבָא: תְּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא. דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: בְּיוֹם טוֹב חֲמִשָּׁה, בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים שִׁשָּׁה, בְּשַׁבָּת שִׁבְעָה, אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן אֲבָל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.
Rava a dit : C’est le tanna de l’école de Rabbi Yishmael, comme cela a été enseigné dans l’école de Rabbi Yishmael : lors d’une fête, cinq personnes lisent dans la Torah ; à Yom Kippour, six personnes lisent ; à Shabbat, sept personnes lisent. On ne peut pas diminuer ces nombres, mais on peut y en ajouter. C’est la déclaration de Rabbi Yishmael.
קַשְׁיָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אַדְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל! תְּרֵי תַּנָּאֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל.
La Guemara commente : Si tel est le cas, il y a une contradiction entre l’opinion de Rabbi Yishmael, telle qu’elle est exprimée dans la michna, et l’opinion de Rabbi Yishmael lui-même, telle qu’elle est rapportée dans la baraita. La Guemara répond : Deux tanna’im, disciples de Rabbi Yishmael, ont exprimé des opinions שונות conformément à l’opinion de Rabbi Yishmael.
מַאן תְּנָא לְהָא דְּתַנְיָא: בְּיוֹם טוֹב מְאַחֲרִין לָבוֹא, וּמִמֻּהְרִין לָצֵאת. בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים מִמֻּהְרִין לָבוֹא, וּמְאַחֲרִין לָצֵאת. וּבְשַׁבָּת מִמֻּהְרִין לָבוֹא, וּמִמֻּהְרִין לָצֵאת. לֵימָא רַבִּי עֲקִיבָא, דְּאִית לֵיהּ גַּבְרָא יַתִּירָא? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל — דִּנְפִישׁ סִידּוּרָא דְּיוֹמָא.
La Guemara demande : Qui est le tanna qui a enseigné ce qui est enseigné dans une baraita : Lors d’une fête, on tarde à arriver à la synagogue parce qu’on est occupé à préparer le repas festif, et on se dépêche de partir afin de manger ; à Yom Kippour, on se dépêche d’arriver à la synagogue et on tarde à partir ; et à Chabbat, on se dépêche d’arriver, puisque le repas a été préparé avant Chabbat, et on se dépêche de partir afin de manger le repas de Chabbat ? Disons que c’est Rabbi Akiva, qui soutient qu’un homme supplémentaire lit dans la Torah à Yom Kippour, ce qui prolonge l’office ce jour-là. La Guemara rejette cette suggestion : Même si vous dites que c’est Rabbi Yishmaël, on quitte la synagogue tard parce que l’ordre du jour, c’est-à-dire l’office de prière, est très long, car il comprend de nombreuses supplications et confessions.
הָנֵי שְׁלֹשָׁה חֲמִשָּׁה וְשִׁבְעָה כְּנֶגֶד מִי? פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי וְחַד דְּעַמְיָה, וּמַנּוּ — רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי. וְאָמְרִי לַהּ: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי וְחַד דְּעַמֵּיהּ, וּמַנּוּ — רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי. חַד אָמַר: כְּנֶגֶד בִּרְכַּת כֹּהֲנִים, וְחַד אָמַר: כְּנֶגֶד שְׁלֹשָׁה שׁוֹמְרֵי הַסַּף, חֲמִשָּׁה מֵרוֹאֵי פְּנֵי הַמֶּלֶךְ, שִׁבְעָה רוֹאַי פְּנֵי הַמֶּלֶךְ.
Une question est soulevée concernant le nombre de lecteurs selon les différents jours. À quoi correspondent ces trois, cinq et sept lecteurs qui ont été institués ? Rabbi Yitzḥak bar Naḥmani et un autre Sage qui était avec lui sont en désaccord à ce sujet. Et qui était cet autre érudit ? Rabbi Shimon ben Pazi. Et certains disent qu’il s’agissait d’un différend entre Rabbi Shimon ben Pazi et un autre érudit qui était avec lui. Et qui était cet autre érudit ? Rabbi Yitzḥak bar Naḥmani, et certains disent que c’était Rabbi Shmuel bar Naḥmani. L’un a dit : Ces nombres correspondent au nombre de mots hébreux dans les trois versets de la Bénédiction sacerdotale. Et l’un a dit : Ces nombres correspondent aux trois gardiens de la porte (II Rois 25:18), cinq des officiers qui voyaient le visage du roi (II Rois 25:19), et les sept officiers qui voyaient le visage du roi (Esther 1:14).
תָּנֵי רַב יוֹסֵף: שְׁלֹשָׁה חֲמִשָּׁה וְשִׁבְעָה — שְׁלֹשָׁה שׁוֹמְרֵי הַסַּף, חֲמִשָּׁה מֵרוֹאֵי פְּנֵי הַמֶּלֶךְ, שִׁבְעָה רוֹאִי פְּנֵי הַמֶּלֶךְ. אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: עַד הָאִידָּנָא מַאי טַעְמָא לָא פָּרִישׁ לַן מָר? אֲמַר לֵיהּ: לָא הֲוָה יָדַעְנָא דִּצְרִיכִיתוּ לֵיהּ, וּמִי בְּעֵיתוּ מִינַּאי מִילְּתָא וְלָא אֲמַרִי לְכוּ?!
De même, Rav Yosef enseigna une baraita : Les trois, cinq et sept personnes qui lisent dans la Torah correspondent aux trois gardiens de la porte, cinq des officiers qui voyaient le visage du roi, et aux sept officiers qui voyaient le visage du roi. Lorsque Rav Yosef enseigna cela, Abaye lui dit : Quelle est la raison pour laquelle jusqu’à présent le Maître ne nous a pas expliqué la chose de cette manière ? Rav Yosef lui dit : Je ne savais pas que vous aviez besoin de cela, car je pensais que vous connaissiez déjà la baraita. M’avez-vous déjà demandé quelque chose sans que je ne vous le dise ?
אֲמַר לֵיהּ יַעֲקֹב מִינָאָה לְרַב יְהוּדָה: הָנֵי שִׁשָּׁה דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים כְּנֶגֶד מִי? אֲמַר לֵיהּ: כְּנֶגֶד שִׁשָּׁה שֶׁעָמְדוּ מִימִינוֹ שֶׁל עֶזְרָא וְשִׁשָּׁה מִשְּׂמֹאלוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּעֲמוֹד עֶזְרָא הַסּוֹפֵר עַל מִגְדַּל עֵץ אֲשֶׁר עָשׂוּ לַדָּבָר וַיַּעֲמוֹד אֶצְלוֹ מַתִּתְיָה וְשֶׁמַע וַעֲנָיָה וְאוּרִיָּה וְחִלְקִיָּה וּמַעֲשֵׂיָה עַל יְמִינוֹ וּמִשְּׂמֹאלוֹ פְּדָיָה וּמִישָׁאֵל וּמַלְכִּיָּה וְחָשׁוּם וְחַשְׁבַּדָּנָה זְכַרְיָה מְשֻׁלָּם״.
Ya’akov de Mina dit à Rav Yehuda : À qui correspondent ces six lecteurs institués à Yom Kippour ? Rav Yehuda lui dit : Le nombre six correspond aux six personnes qui se tenaient à la droite d’Ezra et aux six personnes qui se tenaient à sa gauche, comme il est dit : « Ezra le Scribe se tenait sur une estrade de bois, qu’on avait faite pour cela, et à ses côtés se tenaient Mattithia, et Shema, et Anaïa, et Uria, et Hilkia, et Maaseïa, à sa droite ; et à sa gauche, Pedaïa, et Mishaël, et Malkia, et Hashoum, et Hashbaddana, Zacharie, Meshoullam » (Néhémie 8:4).
הָנֵי שִׁבְעָה הָווּ! הַיְינוּ ״זְכַרְיָה״ הַיְינוּ ״מְשֻׁלָּם״, וְאַמַּאי קְרָאוֹ ״מְשֻׁלָּם״? דְּמִישְׁלָם בְּעוֹבָדֵיהּ.
La Guemara conteste cette réponse : Ceux qui se tenaient à sa gauche étaient sept et non six. La Guemara répond : Zekharia est le même que Meshoullam, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de deux personnes distinctes, mais d’une seule personne portant deux noms. Et pourquoi l’appelait-on Meshoullam ? Parce qu’il était parfait [mishlam] dans ses actions.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַכֹּל עוֹלִין לַמִּנְיָן שִׁבְעָה, וַאֲפִילּוּ קָטָן וַאֲפִילּוּ אִשָּׁה. אֲבָל אָמְרוּ חֲכָמִים: אִשָּׁה לֹא תִּקְרָא בְּתוֹרָה, מִפְּנֵי כְּבוֹד צִבּוּר.
§ Les Sages ont enseigné dans une Tosefta (Megilla 3:11) : Toutes les personnes comptent pour le quorum de sept lecteurs, même un mineur et même une femme. Cependant, les Sages ont dit qu’une femme ne devrait pas lire la Torah, par respect pour la congrégation.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַפְטִיר, מַהוּ שֶׁיַּעֲלֶה לַמִּנְיָן שִׁבְעָה? רַב הוּנָא וְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא, חַד אָמַר: עוֹלֶה, וְחַד אָמַר: אֵינוֹ עוֹלֶה. מַאן דְּאָמַר עוֹלָה — דְּהָא קָרֵי,
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : concernant le lecteur qui conclut [maftir] la lecture de la Torah et lit dans les Prophètes [haftara], quelle est la halakha ; compte-t-il dans le quorum de sept lecteurs ? Rav Huna et Rabbi Yirmeya bar Abba furent en désaccord sur cette question. L’un dit : il compte, et l’autre dit : il ne compte pas. Celui qui dit qu’il compte parmi les sept lecteurs soutient cet avis parce qu’il lit dans la Torah.
וּמַאן דְּאָמַר אֵינוֹ עוֹלֶה — כִּדְעוּלָּא. דְּאָמַר עוּלָּא: מִפְּנֵי מָה הַמַּפְטִיר בְּנָבִיא צָרִיךְ שִׁיקְרָא בְּתוֹרָה תְּחִלָּה — מִפְּנֵי כְּבוֹד תּוֹרָה, וְכֵיוָן דְּמִשּׁוּם כְּבוֹד תּוֹרָה הוּא — לְמִנְיָנָא לָא סָלֵיק.
Et celui qui a dit qu'il n'est pas compté soutient conformément à l'opinion de Ulla, car Ulla a dit : Pour quelle raison doit celui qui conclut par une lecture des Prophètes lire d'abord dans la Torah ? C'est par respect pour la Torah, afin que les personnes présentes ne concluent pas qu'il a été appelé uniquement pour lire dans les Prophètes parce que l'honneur dû à la Torah et l'honneur dû aux Prophètes sont égaux. Et puisque il lit seulement par respect pour la Torah, il n'est pas inclus dans le quorum de sept lecteurs.
מֵיתִיבִי: הַמַּפְטִיר בְּנָבִיא לֹא יִפְחוֹת מֵעֶשְׂרִים וְאֶחָד פְּסוּקִין, כְּנֶגֶד שִׁבְעָה שֶׁקְּרָאוֹ בְּתוֹרָה. וְאִם אִיתָא, עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה הָוְיִין! כֵּיוָן דְּמִשּׁוּם כְּבוֹד תּוֹרָה הוּא —
La Guemara soulève une objection sur la base de la baraita suivante : Celui qui conclut par une lecture des Prophètes ne peut pas lire moins de vingt et un versets, correspondant aux sept qui lisent dans la Torah. Chacun de ceux qui lisent dans la Torah doit lire au moins trois versets, pour un total d’au moins vingt et un versets. Et s’il en est ainsi, que celui qui lit la haftara ne compte pas dans le quorum des sept lecteurs, et qu’il est un huitième lecteur, le nombre minimal de versets qui doivent être lus dans la Torah est de vingt-quatre et non de vingt et un. La Guemara répond : Puisque celui qui lit la haftara lit d’abord dans la Torah uniquement par respect pour la Torah,