מַחְטָא דְתַלְמִיּוּתָא.
La broderie à l’aiguille est un métier propre et facile.
תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: אֵין לְךָ אוּמָּנוּת שֶׁעוֹבֶרֶת מִן הָעוֹלָם. אַשְׁרֵי מִי שֶׁרוֹאֶה אֶת הוֹרָיו בְּאוּמָּנוּת מְעוּלָּה, אוֹי לוֹ לְמִי שֶׁרוֹאֶה אֶת הוֹרָיו בְּאוּמָּנוּת פְּגוּמָה. אִי אֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא בַּסָּם וּבְלֹא בּוּרְסְקִי. אַשְׁרֵי מִי שֶׁאוּמָּנוּתוֹ בַּסָּם, וְאוֹי לוֹ [לְ]מִי שֶׁאוּמָּנוּתוֹ בּוּרְסְקִי. אִי אֶפְשָׁר לְעוֹלָם בְּלֹא זְכָרִים וּבְלֹא נְקֵבוֹת, אַשְׁרֵי מִי שֶׁבָּנָיו זְכָרִים וְאוֹי לוֹ לְמִי שֶׁבָּנָיו נְקֵיבוֹת.
Il est enseigné dans la Tosefta (5:12) : Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il n’y a pas de métier qui disparaisse du monde, puisque toutes les professions sont nécessaires, mais heureux est celui qui voit ses parents dans un métier honorable ; malheur à celui qui voit ses parents dans un métier vil et les suit dans leur métier. De même, il est impossible que le monde subsiste sans parfumeur et sans tanneur. Heureux est celui dont le métier est celui de parfumeur, et malheur à celui dont le métier est celui de tanneur, qui travaille avec des matières à l’odeur nauséabonde. De même encore, il est impossible que le monde existe sans mâles et sans femelles, pourtant heureux est celui dont les enfants sont des mâles, et malheur à celui dont les enfants sont des femelles.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: לְעוֹלָם יְלַמֵּד אָדָם לִבְנוֹ אוּמָּנוּת נְקִיָּה וְקַלָּה, וִיבַקֵּשׁ רַחֲמִים לְמִי שֶׁהָעוֹשֶׁר וְהַנְּכָסִים שֶׁלּוֹ, שֶׁאֵין עֲנִיּוּת מִן הָאוּמָּנוּת וְאֵין עֲשִׁירוּת מִן הָאוּמָּנוּת, אֶלָּא – לְמִי שֶׁהָעוֹשֶׁר שֶׁלּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִי הַכֶּסֶף וְלִי הַזָּהָב נְאֻם ה׳ צְבָאוֹת״.
Rabbi Meir dit : Une personne doit toujours enseigner à son fils un métier propre et facile, et elle doit demander la compassion à Celui à Qui appartiennent la richesse et les biens, car la pauvreté ne vient pas d’un métier, pas plus que la richesse ne vient d’un métier ; au contraire, elles viennent de Celui à Qui appartient la richesse, comme il est dit : « À Moi l’argent, et à Moi l’or, dit le Seigneur des armées » (Aggée 2:8).
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אִם רָאִיתָ מִיָּמֶיךָ. תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מִיָּמַי לֹא רָאִיתִי צְבִי קַיָּיץ, וַאֲרִי סַבָּל, וְשׁוּעָל חֶנְוָנִי, וְהֵם מִתְפַּרְנְסִים שֶׁלֹּא בְּצַעַר. וְהֵם לֹא נִבְרְאוּ אֶלָּא לְשַׁמְּשֵׁנִי, וַאֲנִי נִבְרֵאתִי לְשַׁמֵּשׁ אֶת קוֹנִי. מָה אֵלּוּ שֶׁלֹּא נִבְרְאוּ אֶלָּא לְשַׁמְּשֵׁנִי מִתְפַּרְנְסִים שֶׁלֹּא בְּצַעַר, וַאֲנִי שֶׁנִּבְרֵאתִי לְשַׁמֵּשׁ אֶת קוֹנִי – אֵינוֹ דִּין שֶׁאֶתְפַּרְנֵס שֶׁלֹּא בְּצַעַר? אֶלָּא שֶׁהֲרֵעוֹתִי אֶת מַעֲשַׂי וְקִיפַּחְתִּי אֶת פַּרְנָסָתִי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עֲוֹנוֹתֵיכֶם הִטּוּ״.
La michna a enseigné que Rabbi Shimon ben Elazar dit : As-tu déjà vu une bête ou un oiseau qui ait un métier ? Il est enseigné dans la Tosefta (5:13) : Rabbi Shimon ben Elazar dit : Je n’ai jamais vu un cerf travailler comme quelqu’un qui fait sécher des figues, ni un lion travailler comme porteur, ni un renard travailler comme boutiquier. Et pourtant ils gagnent leur subsistance sans angoisse. Mais tous ceux-ci n’ont été créés que pour me servir, et moi, être humain, j’ai été créé pour servir Celui qui m’a formé. Si ceux-ci, qui n’ont été créés que pour me servir, gagnent leur subsistance sans angoisse, alors n’est-il pas juste que moi, qui ai été créé pour servir Celui qui m’a formé, je gagne ma subsistance sans angoisse ? Mais moi, c’est-à-dire l’humanité, j’ai commis de mauvaises actions et j’ai perdu ma subsistance, comme il est dit : « Vos iniquités ont détourné ces choses, et vos péchés vous ont privé du bien » (Jérémie 5:25).
רַבִּי נְהוֹרַאי אוֹמֵר: מַנִּיחַ אֲנִי כׇּל אוּמָּנוּת וְכוּ׳. תַּנְיָא: רַבִּי נְהוֹרַאי אוֹמֵר: מַנִּיחַ אֲנִי כׇּל אוּמָּנוּת שֶׁבָּעוֹלָם וְאֵינִי מְלַמֵּד אֶת בְּנִי אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁכׇּל אוּמָּנוּת שֶׁבָּעוֹלָם אֵין עוֹמֶדֶת לוֹ אֶלָּא בִּימֵי יַלְדוּתוֹ, אֲבָל בִּימֵי זִקְנוּתוֹ הֲרֵי הוּא מוּטָּל בָּרָעָב. אֲבָל תּוֹרָה אֵינָהּ כֵּן – עוֹמֶדֶת לוֹ לָאָדָם בְּעֵת יַלְדוּתוֹ, וְנוֹתֶנֶת לוֹ אַחֲרִית וְתִקְוָה בְּעֵת זִקְנוּתוֹ. בְּעֵת יַלְדוּתוֹ מַהוּ אוֹמֵר? ״וְקוֹיֵ ה׳ יַחֲלִיפוּ כֹחַ יַעֲלוּ אֵבֶר כַּנְּשָׁרִים״ בְּזִקְנוּתוֹ מַהוּ אוֹמֵר? ״עוֹד יְנוּבוּן בְּשֵׂיבָה דְּשֵׁנִים וְרַעֲנַנִּים יִהְיוּ״.
La michna a enseigné que Rabbi Nehorai dit : Je mets de côté tous les métiers et je n’enseigne à mon fils que la Torah. Il est enseigné dans la Tosefta (5:14) : Rabbi Nehorai dit : Je mets de côté tous les métiers du monde, et je n’enseigne à mon fils que la Torah, car tous les autres métiers ne servent une personne que durant les jours de sa jeunesse, lorsqu’elle a assez de force pour travailler, mais aux jours de sa vieillesse, voici qu’elle est laissée à gésir dans la faim. Mais la Torah n’est pas ainsi : Elle sert une personne au temps de sa jeunesse et lui procure un avenir et de l’espérance au temps de sa vieillesse. En ce qui concerne le temps de sa jeunesse, que dit-on au sujet d’un érudit de Torah ? « Mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvelleront leur force » (Isaïe 40:31). En ce qui concerne le temps de sa vieillesse, que dit-on ? « Ils porteront encore du fruit dans la vieillesse, ils seront pleins de sève et de verdeur » (Psaumes 92:15).
הֲדַרַן עֲלָךְ עֲשָׂרָה יוּחֲסִין וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת קִידּוּשִׁין