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תִּיב שַׁפִּיר. אֲמַר לֵיהּ: הַבוּ לִי כָּסָא, יְהַבוּ לֵיהּ כָּסָא. אַכְמַר שְׁדָא בֵּיהּ כִּיחוֹ. נְחַרוּ בֵּיהּ. שְׁקָא וּמִית. שְׁמַעוּ דַּהֲווֹ קָאָמְרִי: פְּלֵימוֹ קְטַל גַּבְרָא! פְּלֵימוֹ קְטַל גַּבְרָא! עֲרַק וּטְשָׁא נַפְשֵׁיהּ בְּבֵית הַכִּסֵּא. אָזֵיל בָּתְרֵיהּ, נְפַל קַמֵּיהּ. כִּי דְּחַזְיֵיהּ דַּהֲוָה מִצְטַעַר גַּלִּי לֵיהּ נַפְשֵׁיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא אָמְרַתְּ הָכִי? וְאֶלָּא הֵיכִי אֵימָא? אֲמַר לֵיהּ: לֵימָא מָר ״רַחֲמָנָא נִגְעַר בֵּיהּ בְּשָׂטָן״.
Assieds-toi correctement et n’agis pas d’une manière révoltante. Alors Satan lui dit : Donne-moi une coupe. On lui donna une coupe. Il cracha son flegme et le recracha dans la coupe. On le réprimanda pour avoir agi ainsi, à ce moment-là Satan fit semblant de s’effondrer et de mourir. Ils entendirent des gens autour d’eux dire : Peleimu a tué un homme ! Peleimu a tué un homme ! Peleimu s’enfuit et se cacha dans les toilettes. Satan le suivit et tomba devant lui. Voyant que Peleimu souffrait, il se révéla à lui. Satan lui dit : Quelle est la raison pour laquelle tu as parlé ainsi, me provoquant en disant : Une flèche dans l’œil de Satan ? Il répondit : Mais alors, que devrais-je dire ? Satan lui dit : Que le Maître, c’est-à-dire Peleimu, dise : Que le Miséricordieux réprimande Satan.
רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי הֲוָה רְגִיל כׇּל עִידָּן דַּהֲוָה נָפֵל לְאַפֵּיהּ הֲוָה אָמַר: ״הָרַחֲמָן יַצִּילֵנוּ מִיֵּצֶר הָרָע״. יוֹמָא חַד (שְׁמַעְתִּינְהוּ) [שְׁמַעְתֵּיהּ] דְּבֵיתְהוּ, אֲמַרָה: מִכְּדֵי הָא כַּמָּה שְׁנֵי דְּפָרֵישׁ לֵיהּ מִינַּאי, מַאי טַעְמָא קָאָמַר הָכִי?
La Guemara raconte : Rabbi Ḥiyya bar Ashi avait l’habitude de dire, chaque fois qu’il tombait sur sa face en prière : Que le Miséricordieux nous sauve du mauvais penchant. Un jour, sa femme l’entendit dire cette prière. Elle dit : Après tout, cela fait déjà plusieurs années qu’il s’est abstenu de relations conjugales avec moi en raison de son âge avancé. Quelle est la raison pour laquelle il dit cette prière, puisqu’il n’y a pas lieu de craindre qu’il adopte un comportement sexuel fautif ?
יוֹמָא חֲדָא הֲוָה קָא גָרֵיס בְּגִינְּתֵיהּ. קַשִּׁטָה נַפְשַׁהּ, חָלְפָה וְתָנְיָיה קַמֵּיהּ. אֲמַר לַהּ: מַאן אַתְּ? אֲמַרָה: אֲנָא חָרוּתָא דַּהֲדַרִי מִיּוֹמָא. תַּבְעַהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: אַיְיתִי נִיהֲלַי לְהָךְ רוּמָּנָא דְּרֵישׁ צוּצִיתָא. שְׁוַור, אֲזַל אַתְיֵיהּ נִיהֲלַהּ.
Un jour, alors qu’il étudiait dans son jardin, elle se para et passa à plusieurs reprises devant lui. Il dit : Qui es-tu ? Elle dit : Je suis Ḥaruta, une prostituée bien connue, de retour de ma journée de travail. Il lui fit des avances. Elle lui dit : Donne-moi cette grenade du haut de l’arbre comme paiement. Il bondit, y alla, et la lui apporta, et ils eurent des rapports sexuels.
כִּי אֲתָא לְבֵיתֵיהּ הֲוָה קָא שָׁגְרָא דְּבֵיתְהוּ תַּנּוּרָא, סָלֵיק וְקָא יָתֵיב בְּגַוֵּיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: מַאי הַאי? אֲמַר לַהּ: הָכִי וְהָכִי הֲוָה מַעֲשֶׂה. אָמְרָה לֵיהּ: אֲנָא הֲוַאי. לָא אַשְׁגַּח בַּהּ, עַד דִּיהַבָה לֵיהּ סִימָנֵי. אָמַר לַהּ: אֲנָא מִיהָא לְאִיסּוּרָא אִיכַּוַּונִי. כׇּל יָמָיו שֶׁל אוֹתוֹ צַדִּיק הָיָה מִתְעַנֶּה עַד שֶׁמֵּת בְּאוֹתָהּ מִיתָה.
Lorsqu’il rentra chez lui, sa femme allumait un feu dans le four. Il alla s’asseoir à l’intérieur. Elle lui dit : Qu’est-ce que c’est ? Il lui dit : Tel et tel incident s’est produit ; il lui raconta qu’il avait eu des relations avec une prostituée. Elle lui dit : C’était moi. Il ne prêta pas attention à ses paroles, pensant qu’elle essayait seulement de le réconforter, jusqu’à ce qu’elle lui donne des signes que c’était bien elle. Il lui dit : Moi, en tout cas, j’avais l’intention de transgresser. La Guemara raconte : Tous les jours de ce juste, il jeûnait pour la transgression qu’il avait l’intention de commettre, jusqu’à ce qu’il mourût de cette mort dans sa souffrance.
דְּתַנְיָא: ״אִישָׁהּ הֲפֵרָם וַה׳ יִסְלַח לָהּ״, בַּמָּה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? בְּאִשָּׁה שֶׁנָּדְרָה בְּנָזִיר, וְשָׁמַע בַּעְלָהּ וְהֵפֵר לָהּ, וְהִיא לֹא יָדְעָה שֶׁהֵפֵר לָהּ בַּעְלָהּ, וְהָיְתָה שׁוֹתָה יַיִן וּמִטַּמְּאָה לְמֵתִים.
La Guemara explique la source selon laquelle celui qui avait l’intention de transgresser est puni même s’il n’a pas réellement péché. Comme il est enseigné dans une baraita concernant un mari qui a annulé le vœu de sa femme : « Son mari les a annulés ; et le Seigneur lui pardonnera » (Nombres 30:13). À propos de quel cas le verset parle-t-il ? Pourquoi la femme aurait-elle besoin de pardon si son mari a annulé son vœu ? Il s’agit d’une femme qui a fait le vœu de devenir naziréenne, et son mari a entendu et a annulé son vœu. Et elle ne savait pas que son mari avait annulé son vœu, et elle a bu du vin et a contracté une impureté au contact d’un cadavre, violant son vœu présumé.
רַבִּי עֲקִיבָא כִּי הֲוָה מָטֵי לְהַאי פְּסוּקָא הֲוָה בָּכֵי, אָמַר: וּמָה מִי שֶׁנִּתְכַּוֵּין לֶאֱכוֹל בְּשַׂר חֲזִיר וְעָלָה בְּיָדוֹ בְּשַׂר טָלֶה, אָמְרָה תּוֹרָה: צְרִיכָה כַּפָּרָה וּסְלִיחָה, מִי שֶׁנִּתְכַּוֵּין לֶאֱכוֹל בְּשַׂר חֲזִיר וְעָלָה בְּיָדוֹ בְּשַׂר חֲזִיר – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
La Guemara raconte : Lorsque Rabbi Akiva arriva à ce verset, il pleurait. Il dit : Et si, au sujet de quelqu’un qui avait l’intention de manger du porc, et qu’un agneau casher s’est retrouvé dans sa main, comme cette femme qui avait l’intention de violer son vœu mais qui en réalité ne l’a pas fait, la Torah néanmoins dit : Elle a besoin d’expiation et de pardon, à plus forte raison celui qui avait l’intention de manger du porc et du porc s’est retrouvé dans sa main a besoin d’expiation et de pardon.
כַּיּוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר ״וְלֹא יָדַע וְאָשֵׁם וְנָשָׂא עֲוֹנוֹ״. כְּשֶׁהָיָה רַבִּי עֲקִיבָא מַגִּיעַ לְפָסוּק זֶה הָיָה בּוֹכֶה: וּמָה מִי שֶׁנִּתְכַּוֵּין לֶאֱכוֹל שׁוּמָּן וְעָלָה בְּיָדוֹ חֵלֶב – אָמְרָה תּוֹרָה: ״וְלֹא יָדַע וְאָשֵׁם וְנָשָׂא עֲוֹנוֹ״, מִי שֶׁנִּתְכַּוֵּין לֶאֱכוֹל חֵלֶב וְעָלָה בְּיָדוֹ חֵלֶב – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְלֹא יָדַע וְאָשֵׁם וְנָשָׂא עֲוֹנוֹ״ – עַל דָּבָר זֶה יִדְווּ כׇּל הַדּוֹוִים.
De manière similaire, vous pouvez dire que la même leçon peut être tirée du verset : « Bien qu’il ne le sache pas, il est néanmoins coupable et portera son iniquité » (Lévitique 5:17). Lorsque Rabbi Akiva arrivait à ce verset, il pleurait. Il disait : Et si, concernant quelqu’un qui avait l’intention de manger de la graisse permise, et que de la graisse interdite lui est tombée en main par erreur, la Torah déclare : « Bien qu’il ne le sache pas, il est néanmoins coupable et portera son iniquité », à plus forte raison cela est-il vrai pour quelqu’un qui avait l’intention de manger de la graisse interdite et que de la graisse interdite lui est tombée en main. Isi ben Yehuda dit au sujet du verset « Bien qu’il ne le sache pas, il est néanmoins coupable et portera son iniquité » : À ce sujet, tous les affligés se lamenteront, car le verset enseigne qu’une personne est punie même pour avoir péché sans le savoir.
מִתְיַיחֵד אָדָם עִם אִמּוֹ. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: מִתְיַיחֵד אָדָם עִם אֲחוֹתוֹ, וְדָר עִם אִמּוֹ וְעִם בִּתּוֹ. כִּי אַמְרִ[יתַ]הּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר: אָסוּר לְהִתְיַיחֵד עִם כׇּל עֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה, וַאֲפִילּוּ עִם בְּהֵמָה.
§ La michna enseigne que un homme peut s’isoler avec sa mère. Rav Yehouda dit que Rav Assi dit : un homme peut s’isoler avec sa sœur et vivre avec sa mère ou avec sa fille de façon permanente, sans crainte. Lorsqu’il dit cela devant Chmouel, ce dernier dit : Il est interdit de s’isoler avec tous ceux avec qui les relations sont interdites par la Torah, et même avec un animal, car il est également interdit d’avoir des rapports avec un animal.
תְּנַן: מִתְיַיחֵד אָדָם עִם אִמּוֹ וְעִם בִּתּוֹ וְיָשֵׁן עִמָּהֶם בְּקֵירוּב בָּשָׂר, וּתְיוּבְתָּא דִשְׁמוּאֵל! אָמַר לָךְ שְׁמוּאֵל: וְלִיטַעְמָיךְ, הָא דְּתַנְיָא: אֲחוֹתוֹ וַחֲמוֹתוֹ וּשְׁאָר כׇּל עֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין מִתְיַיחֵד עִמָּהֶם אֶלָּא בְּעֵדִים. בְּעֵדִים – אִין, שֶׁלֹּא בְּעֵדִים – לָא!
Nous avons appris dans la michna : Un homme peut s’isoler avec sa mère et avec sa fille, et dormir à leurs côtés avec contact corporel, et cela semble être une réfutation concluante de l’affirmation de Shmuel. La Guemara répond : Shmuel aurait pu te dire : Et selon ton raisonnement, comment faut-il expliquer ce qui est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne sa sœur, sa belle-mère et toutes celles avec lesquelles les relations sont interdites, y compris sa mère et sa fille, on ne peut s’isoler avec elles qu’en présence de témoins, d’où l’on peut déduire : En présence de témoins, oui ; sans la présence de témoins, non. Cette baraita soutient l’opinion de Shmuel selon laquelle on ne peut pas s’isoler avec sa mère ou sa sœur.
אֶלָּא תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי מֵאִיר: הִזָּהֲרוּ בִּי מִפְּנֵי בִּתִּי. אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: הִזָּהֲרוּ בִּי מִפְּנֵי כַּלָּתִי. לִיגְלֵג עָלָיו אוֹתוֹ תַּלְמִיד. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל: לֹא הָיוּ יָמִים מוּעָטִים עַד שֶׁנִּכְשַׁל אוֹתוֹ תַּלְמִיד בַּחֲמוֹתוֹ.
Au contraire, c’est un différend entre des tanna’im quant à savoir si l’on peut s’isoler avec sa mère ou sa sœur. Comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Meïr a dit : Prenez garde à moi à cause de ma fille, c’est-à-dire assurez-vous que je ne sois pas laissé seul avec elle. De même, Rabbi Tarfon a dit : Prenez garde à moi à cause de ma belle-fille. Un certain élève se moqua de lui parce qu’il se méfiait de la possibilité de pécher avec sa belle-fille. Rabbi Abbahou a dit au nom de Rabbi Ḥanina ben Gamliel : Il ne se passa pas beaucoup de jours avant que cet élève ne trébuche dans le péché avec sa belle-mère.
אֲפִילּוּ עִם בְּהֵמָה אַבָּיֵי מְכַלֵּ[י] לֵיהּ מִכּוּלֵּהּ דַּבְרָא. רַב שֵׁשֶׁת מְעַבַּר לֵיהּ מִצְרָא. רַב חָנָן מִנְּהַרְדְּעָא אִיקְּלַע לְרַב כָּהֲנָא לְפוּם נַהֲרָא. חַזְיֵיהּ דְּיָתֵיב וְקָא גָרֵס וְקָיְימָא בְּהֵמָה קַמֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר אֲפִילּוּ עִם בְּהֵמָה? אֲמַר לֵיהּ: לָאו אַדַּעְתַּאי.
La Guemara a déclaré que, selon Shmuel, il est interdit à une personne d’être seule même avec un animal. La Guemara raconte : Abaye fit sortir les animaux de tout le champ où il se trouvait. Rav Sheshet transféra les animaux de l’autre côté de la clôture. Rav Ḥanan de Neharde’a se trouva venir chez Rav Kahana à Pum Nahara. Il vit que celui-ci était assis en train d’étudier, et qu’un animal se tenait devant lui. Rav Ḥanan lui dit : Le Maître ne soutient-il pas qu’on ne peut pas s’isoler même avec un animal ? Rav Kahana lui dit : Cela ne m’était pas venu à l’esprit qu’un animal se trouvait devant moi.
אָמַר רָבָא: מִתְיַיחֵד אָדָם עִם שְׁתֵּי יְבָמוֹת וְעִם שְׁתֵּי צָרוֹת, עִם אִשָּׁה וַחֲמוֹתָהּ, עִם אִשָּׁה וּבַת בַּעְלָהּ, עִם אִשָּׁה וְתִינוֹקֶת שֶׁיּוֹדַעַת טַעַם בִּיאָה, וְאֵין מוֹסֶרֶת עַצְמָהּ לְבִיאָה.
Rava dit : Un homme peut s’isoler avec deux belles-sœurs léviratiques et avec deux épouses rivales, c’est-à-dire deux femmes qui partagent un même mari ; avec une femme et sa belle-mère ; et avec une femme et la fille de son mari. Comme ces femmes ne s’aiment généralement pas, chacune craint que l’autre ne divulgue ses fautes, et elles prendront soin de ne pas transgresser. De même, un homme peut s’isoler avec une femme et une fille qui connaît le sens des rapports sexuels, c’est-à-dire une fille assez âgée pour comprendre la nature des rapports sexuels, mais encore assez jeune pour qu’elle ne se prête pas aux rapports sexuels, puisqu’elle ne les désire pas encore. Dans une telle situation, la femme craint que l’enfant ne révèle son comportement.
הִגְדִּילוּ זֶה יָשֵׁן בִּכְסוּתוֹ וְכוּ׳. וְכַמָּה? אָמַר רַב אַדָּא בַּר רַב (עֻזָּא) [עַוָּא] אָמַר רַב אַסִּי: תִּינוֹקֶת בַּת תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד, תִּינוֹק בֶּן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד. אִיכָּא דְאָמְרִי: תִּינוֹקֶת בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד, תִּינוֹק בֶּן שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה וְיוֹם אֶחָד, וְזֶה וְזֶה כְּדֵי שֶׁיִּהְיוּ ״שָׁדַיִם נָכֹנוּ וּשְׂעָרֵךְ צִמֵּחַ״.
§ La michna enseigne que, lorsque les enfants d’une personne ont grandi, celui-ci dort dans son vêtement et celle-là dort dans son vêtement, mais ils peuvent partager un lit. La Guemara demande : Et à partir de quel âge un enfant doit-il être considéré comme grand pour les besoins de cette halakha ? Rav Adda bar Rav Azza dit que Rav Asi dit : Une fille doit atteindre l’âge de neuf ans et un jour ; un garçon doit atteindre l’âge de douze ans et un jour. Il y en a qui disent : Une fille doit atteindre l’âge de douze ans et un jour ; un garçon doit atteindre l’âge de treize ans et un jour. Et selon celle-ci et celle-là, selon les deux opinions, la fille est considérée comme une enfant jusqu’à ce qu’elle ait atteint le stade de : « Tes seins se sont formés, et tes cheveux ont poussé » (Ézéchiel 16:7), c’est-à-dire le début de la puberté.
אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵינָהּ בּוֹשָׁה לַעֲמוֹד לְפָנָיו עֲרוּמָּה, אֲבָל בּוֹשָׁה לַעֲמוֹד לְפָנָיו עֲרוּמָּה – אָסוּר. מַאי טַעְמָא – יֵצֶר אַלְבְּשַׁהּ.
Rafram bar Pappa dit que Rav Ḥisda dit : Ils ont enseigné qu’un homme peut dormir à proximité de sa fille mineure seulement si elle n’a pas honte de se tenir nue devant lui, mais si elle a honte de se tenir nue devant lui, cela est interdit pour lui de dormir près d’elle, quel que soit son âge. Quelle en est la raison ? C’est que le penchant a prise sur elle, car autrement elle n’aurait pas honte.
רַב אַחָא בַּר אַבָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב חִסְדָּא חַתְנֵיהּ. שַׁקְלֵיהּ לְבַת בְּרַתֵּיה אוֹתְבַהּ בְּכַנְפֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר דְּמִקַּדְּשָׁא? אֲמַר לֵיהּ: עֲבַרְתְּ לָךְ אַדְּרַב. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְאִיתֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיְּקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה, עַד שֶׁתַּגְדִּיל וְתֹאמַר: ״בִּפְלוֹנִי אֲנִי רוֹצָה״. מָר נָמֵי עֲבַר לֵיהּ אַדִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מִשְׁתַּמְּשִׁים בְּאִשָּׁה! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא כְּאִידַּךְ דִּשְׁמוּאֵל סְבִירָא לִי, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל:
La Guemara raconte : Rav Aḥa bar Abba arriva à la maison de Rav Ḥisda, son gendre. Il prit la fille de sa fille et la plaça sur ses genoux. Rav Ḥisda lui dit : Le Maître ne pense-t-il pas qu’elle est peut-être déjà fiancée ? Rav Aḥa lui dit : Si c’est le cas, tu as transgressé la décision de Rav, car Rav Yehuda dit que Rav dit, et certains disent que cela a été dit par Rabbi Elazar : Il est interdit à un homme de fiancer sa fille lorsqu’elle est mineure, jusqu’à ce qu’elle grandisse et dise : Je veux épouser untel, sinon elle pourrait rejeter le mari désigné et finir par fauter en commettant l’adultère. Rav Ḥisda répondit : Le Maître a également transgressé les paroles de Shmuel. Car Shmuel dit : On ne peut pas faire usage d’une femme, alors comment peux-tu la tenir sur tes genoux ? Il lui dit : Je me conforme à une autre déclaration de Shmuel, car Shmuel dit :

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