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נִקּוּרִים נִקּוּרִים בָּעִיסָּה – תּוֹלִין, לֹא אוֹכְלִין וְלֹא שׂוֹרְפִין.
de petits trous dans la pâte là où les poules l’avaient picorée, dans ce cas la pâte reste en suspens ; elle n’est ni mangée ni brûlée, car les poules ont pu boire des liquides impurs avant de picorer la pâte, mais il n’y en a aucune preuve. Bien qu’il s’agisse d’un cas où on ne peut pas les interroger, ce qui conduirait généralement à considérer la pâte comme pure, ici elle est considérée comme impure en raison de l’incertitude. Le fait que, dans le second cas de la baraita, elle ne soit pas considérée comme définitivement impure appuie l’opinion de Rabbi Yoḥanan, selon laquelle, dans le cas de l’enfant, le statut de la pâte demeure lui aussi une question d’incertitude.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּמַשְׁקִים לְבָנִים, אֲבָל בְּמַשְׁקִים אֲדוּמִּים – אִם אִיתָא דִּנְקִיר מִידָּע יְדִיעַ. וְדִילְמָא בְּלַעְתִּינְהוּ עִיסָּה?
Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Ils ont enseigné cette halakha uniquement dans un cas de liquide blanc, lorsque l’apparence des marques de picorage ne fournit aucune preuve quant à savoir si les poules avaient auparavant bu du liquide, mais dans un cas de liquide rouge impur, si elles avaient picoré, cela se saurait qu’elles avaient bu du liquide, puisque les marques de picorage seraient colorées en rouge. La Guemara demande : Même si le liquide était rouge et qu’il n’y avait pas de marques rouges sur la pâte, comment peut-on dire avec certitude qu’elles n’ont pas picoré ? Peut-être que la pâte a absorbé le liquide, sans laisser de marque identifiable ?
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דָּבָר זֶה שָׁמַע בְּרִיבִּי, וּפֵירוּשׁוֹ לֹא שָׁמַע: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּמַשְׁקִים צְלוּלִים, שֶׁבָּבוּאָה שֶׁל תִּינוֹק נִיכָּר בָּהֶ[ן], אֲבָל מַשְׁקִים עֲכוּרִים – לֹא.
Rabbi Yoḥanan dit : Le Distingué, c’est-à-dire Rabbi Yehoshua ben Levi, a entendu cette affaire, mais il n’en a pas entendu l’interprétation, et il aurait dû ajouter un détail supplémentaire : Ils ont enseigné cette halakha seulement dans le cas d’un liquide clair, qui peut être absorbé dans la pâte sans laisser de tache. Que signifie clair ? Cela signifie celui dans lequel le reflet [bavua] d’un enfant est reconnaissable lorsqu’il s’y penche. Mais dans le cas d’un liquide trouble, cette halakha n’a pas été énoncée, puisque le liquide aurait laissé une marque.
מַתְנִי׳ לֹא יִתְיַיחֵד אָדָם עִם שְׁתֵּי נָשִׁים, אֲבָל אִשָּׁה אַחַת מִתְיַיחֶדֶת עִם שְׁנֵי אֲנָשִׁים. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף אִישׁ אֶחָד מִתְיַיחֵד עִם שְׁתֵּי נָשִׁים בִּזְמַן שֶׁאִשְׁתּוֹ עִמּוֹ, וְיָשֵׁן עִמָּהֶם בְּפוּנְדְּקִי, מִפְּנֵי שֶׁאִשְׁתּוֹ מְשַׁמַּרְתּוֹ. מִתְיַיחֵד אָדָם עִם אִמּוֹ וְעִם בִּתּוֹ וְיָשֵׁן עִמָּהֶם בְּקֵירוּב בָּשָׂר. וְאִם הִגְדִּילוּ – זוֹ יְשֵׁנָה בִּכְסוּתָהּ וְזֶה יָשֵׁן בִּכְסוּתוֹ.
MICHNA :Un homme ne peut pas être en isolement avec deux femmes de peur qu’il ne pèche avec elles, mais une femme peut être en isolement avec deux hommes. Rabbi Shimon dit : Même un homme peut être en isolement avec deux femmes lorsque sa femme est avec lui, et dans cette situation il peut même dormir dans la même auberge avec deux femmes, car sa femme le garde de pécher avec elles. Ils ont encore dit qu’un homme peut être en isolement avec sa mère et avec sa fille, et dormir à leurs côtés avec contact corporel sans vêtements, puisqu’il n’y a pas lieu de craindre qu’ils aient des rapports sexuels. Et lorsqu’ils, le fils ou la fille, ont grandi, celui-ci dort dans son vêtement à elle et celle-là dort dans son vêtement à lui, mais ils peuvent partager un lit.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? תְּנָא דְּבֵי אֵלִיָּהוּ: הוֹאִיל וְנָשִׁים דַּעְתָּן קַלּוֹת עֲלֵיהֶן.
GUEMARA :Quelle est la raison pour laquelle un homme ne peut pas être isolé avec deux femmes, mais une femme peut être isolée avec deux hommes ? L’école d’Eliyahu a enseigné : Puisque les femmes ont l’esprit léger, elles sont plus facilement séduites.
מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: רֶמֶז לְיִחוּד מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן – שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי יְסִיתְךָ אָחִיךָ בֶן אִמֶּךָ״.
La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés, à savoir qu’il est interdit à un homme de s’isoler avec des femmes ? Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Yishmael : D’où y a-t-il une allusion dans la Torah écrite à l’interdiction de l’isolement ? Comme il est dit au sujet de celui qui incite d’autres personnes au culte idolâtre : « Si ton frère, le fils de ta mère, t’incite » (Deutéronome 13:7).
וְכִי בֶּן אֵם מֵסִית, בֶּן אָב אֵינוֹ מֵסִית? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: בֵּן מִתְיַיחֵד עִם אִמּוֹ, וְאָסוּר לְהִתְיַיחֵד עִם כׇּל עֲרָיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה.
Rabbi Yishmael examine pourquoi la Torah utilise l’exemple de « le fils de ta mère ». Mais est-ce seulement le fils d’une mère qui séduit ? Le fils d’un père ne séduit-il pas ? Plutôt, le verset vient te dire : Un fils peut être en isolement avec sa mère. Par conséquent, si une femme a deux fils de deux maris différents, ils resteront tous deux proches d’elle. La Torah utilise donc l’exemple de « le fils de ta mère » parce que des demi-frères qui partagent une mère deviennent proches l’un de l’autre. En revanche, des demi-frères qui partagent un père ne deviendront pas proches, puisque la femme du père d’une personne qui n’est pas sa mère est une parente interdite. Et il est interdit d’être en isolement avec ceux avec qui les relations sont interdites par la Torah.
פְּשָׁטֵיהּ דִּקְרָא בְּמַאי כְּתִיב? אָמַר אַבָּיֵי: לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא בֶּן אָב, דְּסָנֵי לֵיהּ וְעָיֵיץ לֵיהּ עֵצוֹת רָעוֹת, אֶלָּא אֲפִילּוּ בֶּן אֵם, דְּלָא סָנֵי לֵיהּ – אֵימָא צָיְיתִי לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
Puisque ce verset ne fait qu’allusion à l’interdiction de l’isolement, la Guemara demande : En ce qui concerne le sens simple du verset écrit, c’est-à-dire dans le contexte de l’incitation au culte idolâtre, pourquoi met-il l’accent sur « le fils de ta mère » ? Abaye a dit : Le verset parle dans le style de : Il n’est pas nécessaire. Il n’est pas nécessaire de dire qu’on ne doit pas se laisser séduire par le fils d’un père, qui le hait en raison de leur rivalité pour l’héritage de leur père et qui, par conséquent, lui donne un mauvais conseil. Au contraire, cela est vrai même pour le fils d’une mère, qui ne le hait pas, puisqu’ils ne sont pas rivaux pour le même héritage, car chacun hérite de son propre père. On pourrait donc dire qu’il devrait l’écouter et accepter son conseil. Le verset, par conséquent, nous enseigne qu’il ne doit prêter aucune attention à ses séductions.
נֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּאַבָּא שָׁאוּל, דְּתַנְיָא: כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם – יוֹצֵא בְּחֵיק, וְנִקְבָּר בְּאִשָּׁה אַחַת וּשְׁנֵי אֲנָשִׁים, אֲבָל לֹא בְּאִישׁ אֶחָד וּשְׁתֵּי נָשִׁים. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: אַף בְּאִישׁ אֶחָד וּשְׁתֵּי נָשִׁים.
La Guemara commente : Faut-il dire que la michna n’est pas conforme à l’opinion de Abba Shaul, comme cela est enseigné dans une baraita : Si un enfant meurt à n’importe quel moment pendant les trente premiers jours après sa naissance, on ne lui fait pas de funérailles appropriées, mais on le porte dehors tenu dans leur sein, et non sur une civière, et il est enterré par une femme et deux hommes. Mais il ne peut pas être enterré par un homme et deux femmes, en raison de l’interdiction de l’isolement. Abba Shaul dit : Il peut même être enterré par un homme et deux femmes. Cela indique qu’Abba Shaul considère qu’il est permis à un homme de s’isoler avec deux femmes.
אֲפִילּוּ תֵּימָא אַבָּא שָׁאוּל, בִּשְׁעַת אֲנִינוּת תְּבִיר יִצְרֵיהּ.
La Guemara rejette cela : Tu peux même dire que la michna est conforme à l’opinion de Abba Shaul, car il ne le permet que dans le cas de la baraita, parce qu’au moment du deuil aigu, c’est-à-dire immédiatement après la mort d’un proche parent, l’inclination de la personne à pécher est brisée, et il n’y a pas lieu de craindre qu’elle en vienne à pécher.
וְרַבָּנַן סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: ״מַה יִּתְאוֹנֵן אָדָם חָי גֶּבֶר עַל חֲטָאָיו״ – אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת אֲנִינוּתוֹ שֶׁל אָדָם יִצְרוֹ מִתְגַּבֵּר עָלָיו. וְאַבָּא שָׁאוּל? כִּי כְּתִיב הָהוּא – בְּמִתְרַעֵם עַל מִדּוֹתָיו כְּתִיב, וְהָכִי קָאָמַר: מָה יִתְרַעֵם עַל מִדּוֹתָיו, וְכִי גָּבַר עַל חֲטָאָיו? דַּיּוֹ חַיִּים שֶׁנָּתַתִּי לוֹ!
Et les Sages, qui considèrent l’isolement comme interdit même alors, sont d’accord avec la déclaration de Rabbi Yitzḥak, car Rabbi Yitzḥak dit ce qui suit au sujet du verset : « Pourquoi l’homme vivant se plaint-il, un homme vigoureux à cause de ses péchés ? » (Lamentations 3:39) : Même au moment du deuil aigu d’une personne, son inclination à fauter l’emporte sur elle. La Guemara demande : Et comment Abba Shaul explique-t-il ce verset ? La Guemara répond : Quand cela a été écrit, cela a été écrit au sujet de celui qui se plaint des voies de Dieu. Et c’est ce que le verset dit : Pourquoi quelqu’un se plaint-il des voies de Dieu et prétend-il avoir été traité injustement ? A-t-il surmonté ses péchés ? Dieu répond : La vie que Je lui ai donnée lui suffit, et il ne mérite pas davantage.
וְרַבָּנַן? כִּי הָהוּא מַעֲשֶׂה דְּהַהִיא אִיתְּתָא דַּהֲוָה עוֹבָדָא וְאַפֵּיקְתֵּיהּ.
Et les rabbins sont préoccupés par la possibilité du péché même en des temps de deuil aigu, comme dans cet incident impliquant une certaine femme, car il y eut un cas où elle retira son mari de sa tombe. En visitant la tombe de son mari, elle eut des rapports sexuels avec un homme chargé de garder le corps de quelqu’un exécuté par le roi. Pendant ce temps, ce corps fut emporté, et elle suggéra de déterrer son mari afin que le garde puisse prétendre avoir correctement accompli sa tâche. Cela démontre que même en temps de deuil on peut succomber à la tentation.
אֲבָל אִשָּׁה אַחַת. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּכְשֵׁרִים, אֲבָל בִּפְרוּצִים – אֲפִילּוּ בֵּי עַשְׂרָה נָמֵי לָא. הֲוָה מַעֲשֶׂה, וְהוֹצִיאוּהָ עֲשָׂרָה בַּמִּטָּה. אָמַר רַב יוֹסֵף: תִּדַּע, דְּמִיחַבְּרִי בֵּי עַשְׂרָה וְגָנְבִי כְּשׁוּרָא וְלָא מִיכַּסְפִי מֵהֲדָדֵי.
§ La michna enseigne : Mais une femme peut être isolée avec deux hommes. Rav Yehouda dit que Rav dit : Ils ont enseigné cette halakha seulement à l’égard de hommes à la moralité convenable, mais à l’égard de ceux qui sont plongés dans l’immoralité sexuelle, elle ne peut pas être isolée même avec dix hommes. Il y eut un incident où dix hommes transportèrent une femme sur une civière, comme si elle était morte, et eurent des rapports avec elle. Rav Yossef dit : Sache qu’il en est ainsi, puisque dix personnes s’uniront et voleront une lourde poutre sans avoir honte les unes devant les autres. De même, plusieurs hommes peuvent s’unir pour un acte licencieux sans honte.
נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: מוֹסְרִין לוֹ שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, שֶׁמָּא יָבֹא עָלֶיהָ בַּדֶּרֶךְ. תַּלְמִידֵי חֲכָמִים – אֵין, אִינָשֵׁי דְּעָלְמָא – לָא? שָׁאנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים דְּיָדְעִי
La Guemara suggère : Dirons-nous que la michna suivante (Sota 7a) l’appuie : Il a été enseigné au sujet de celui qui amène sa femme, qu’il soupçonne d’avoir commis l’adultère [sota], au Temple pour accomplir le rituel de l’eau amère, qu’on lui fournit deux érudits de la Torah pour les accompagner de peur qu’il n’ait des rapports sexuels avec elle en chemin, car jusqu’à ce que le rituel ait été accompli, elle demeure interdite à son mari ? On peut en déduire ceci : Deux érudits de la Torah, oui ; leur présence garantira que personne ne s’engagera dans une relation interdite. Des hommes ordinaires, non ; on craint encore qu’ils puissent avoir des rapports. Cela indique qu’on ne se fie pas aux gens ordinaires en ce qui concerne l’isolement avec une femme. La Guemara rejette cette preuve : La raison pour laquelle il faut qu’il s’agisse d’érudits de la Torah est que les érudits de la Torah sont différents, en ce qu’ils savent

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