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מוֹקֵים לַהּ בִּלְוִיָּה וּבַת יִשְׂרָאֵל. אֶלָּא מַתְנִיתָא נֵימָא פְּלִיגָא? לָא, מַאי ״עוֹד אַחַת״ – זוּג אַחַת.
il interprète sa déclaration comme se référant à une femme lévite ou à une femme israélite, au sujet desquelles la mishna déclare qu’il faut examiner une génération supplémentaire. Par conséquent, la décision de Rav Adda bar Ahava est conforme à celle de la mishna. Mais devons-nous dire que la baraita contredit la mishna ? La Guemara rejette cela : Non, quel est le sens de l’expression de la mishna : Une supplémentaire ? Cela signifie une paire, c’est-à-dire deux mères supplémentaires de chaque côté.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל מִשְׁפָּחוֹת בְּחֶזְקַת כְּשֵׁרוֹת הֵן עוֹמְדוֹת. אִינִי? וְהָאָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: מִשְׁנָתֵינוּ כְּשֶׁקּוֹרֵא עָלָיו עַרְעָר! מַאן דְּמַתְנֵי הָא – לָא מַתְנֵי הָא.
Rav Yehuda dit que Rav dit : Cette michna présente l’opinion de Rabbi Meir, mais les Sages disent : Toutes les familles conservent une présomption d’aptitude, et ne nécessitent pas d’enquête. La Guemara demande : Est-ce bien le cas, Rav a-t-il vraiment dit cela ? Mais Rav Ḥama bar Gurya ne dit-il pas que Rav dit : Notre michna ne se réfère qu’à un cas où une objection a été soulevée contre la famille concernant sa lignée, mais si aucune objection n’a été soulevée, tous conviennent que la famille conserve sa présomption d’aptitude. La Guemara répond : Celui qui a enseigné cela au nom de Rav n’a pas enseigné cette autre déclaration.
אִיכָּא דְּאָמְרִי אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל מִשְׁפְּחוֹת בְּחֶזְקַת כְּשֵׁרוֹת הֵן עוֹמְדוֹת. אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: אִם קוֹרֵא עָלָיו עַרְעָר, צָרִיךְ לִבְדּוֹק אַחֲרֶיהָ.
Il y a ceux qui disent que cette discussion s'est déroulée comme suit : Rav Yehuda dit que Rav dit : Cette michna présente l'opinion de Rabbi Meir, mais les Sages disent : Toutes les familles conservent un statut présumé d'aptitude. Rav Ḥama bar Gurya dit que Rav dit : Lorsqu'une objection est soulevée au sujet d'une famille concernant sa lignée, tout le monde convient qu'il doit l'examiner. Selon cette version, il n'y a pas de contradiction entre ces deux déclarations complémentaires.
אֵין בּוֹדְקִין מִן הַמִּזְבֵּחַ וּלְמַעְלָה. מַאי טַעְמָא? אִי לָאו דְּבַדְקוּהּ לָא הֲווֹ מַסְּקִי לֵיהּ. וְלֹא מִן הַדּוּכָן וּלְמַעְלָה. מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר מָר: שֶׁשָּׁם הָיוּ יוֹשְׁבִים מְיַיחֲסֵי כְּהוּנָּה וּמְיַיחֲסֵי לְוִיָּה.
§ La michna enseigne qu’il n’est pas nécessaire d’enquêter à partir de l’autel et au-dessus. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? La Guemara répond : Si le Sanhédrin n’avait pas examiné sa lignée, il ne lui aurait pas permis de monter à l’autel et d’accomplir les rites sacrificiels. La michna enseigne en outre : Il n’est pas non plus nécessaire d’enquêter à partir de l’estrade et au-dessus. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? La Guemara répond : C’est comme le Maître l’a dit dans sa description des chambres du Temple (Tosefta, Ḥagiga 2:4) : Car là, dans la Chambre de Pierre Taillée, ceux de la prêtrise à la lignée sans défaut, et les Lévites à la lignée sans défaut s’asseyaient et examinaient la lignée de quiconque venait servir dans le Temple.
וְלֹא מִסַּנְהֶדְרִין וּלְמַעְלָה. מַאי טַעְמָא? דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: כְּשֵׁם שֶׁבֵּית דִּין מְנוּקִּין בְּצֶדֶק – כָּךְ מְנוּקִּין מִכׇּל מוּם. אָמַר מָרִימָר: מַאי קְרָאָה – ״כֻּלָּךְ יָפָה רַעְיָתִי וּמוּם אֵין בָּךְ״.
La michna a également enseigné : On ne doit pas non plus enquêter à partir du Sanhédrin et au-dessus. Quelle en est la raison pour laquelle il n’est pas nécessaire d’enquêter davantage ? La Guemara répond : C’est comme Rav Yossef l’a enseigné : de même que le tribunal est pur en matière de justice, de même il est pur de tout défaut, c’est-à-dire qu’il n’inclut personne à la lignée entachée. Mareimar a dit : Quel est le verset d’où cela est dérivé ? Il est dit : « Tu es toute belle, mon amie, et il n’y a pas de défaut en toi » (Cantique des Cantiques 4:7).
אֵימָא מוּמָא מַמָּשׁ! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: אָמַר קְרָא: ״וְהִתְיַצְּבוּ שָׁם עִמָּךְ״, ״עִמָּךְ״ – בְּדוֹמִים לָךְ.
La Guemara demande : Mais peut-être faut-il dire qu’il s’agit ici d’un véritable défaut physique, à savoir que celui qui a un défaut physique ne peut pas être nommé au Sanhédrin. Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : Il n’est pas nécessaire de déduire de ce verset la halakha selon laquelle celui qui a un défaut physique ne peut pas être nommé au Sanhédrin, car le verset dit, au sujet du transfert de l’Esprit divin de Moïse aux Anciens : « Afin qu’ils se tiennent là avec toi » (Nombres 11:16), et l’expression « avec toi » est expliquée comme signifiant : À ton image, enseignant que les membres du Sanhédrin doivent être intègres de corps comme Moïse.
וְדִלְמָא מִשּׁוּם שְׁכִינָה? אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר קְרָא: ״וְהָקֵל מֵעָלֶיךָ וְנָשְׂאוּ אִתָּךְ״ – בְּדוֹמִים לָךְ.
La Guemara rejette cette preuve : Mais peut-être ceux qui étaient avec Moïse devaient-ils être exempts de tout défaut en raison de la Présence divine, qui reposait sur eux, mais cela n’est pas une exigence pour les juges du Sanhédrin. Rav Naḥman a dit que le verset déclare : « Ainsi ils te faciliteront la tâche et porteront le fardeau avec toi » (Exode 18:22). L’expression « avec toi » est expliquée comme signifiant : Avec une ressemblance à toi, c’est-à-dire sans défaut. Ce verset se rapporte à la nomination de juges ordinaires, sur lesquels la Présence divine ne repose pas, et enseigne que tous les membres du Sanhédrin doivent être intègres de corps. Le verset du Cantique des Cantiques enseigne qu’ils doivent aussi être d’une lignée sans défaut.
כׇּל מִי שֶׁהוּחְזְקוּ אֲבוֹתָיו מִשּׁוֹטְרֵי הָרַבִּים. לְמֵימְרָא דְּלָא מוֹקְמִינַן מִפְּסוּלִים? וּרְמִינְהוּ: הַכֹּל כְּשֵׁרִים לָדוּן דִּינֵי מָמוֹנוֹת, וְאֵין הַכֹּל כְּשֵׁרִים לָדוּן דִּינֵי נְפָשׁוֹת. וְהָוֵינַן בָּהּ: ״הַכֹּל״ לְאֵיתוֹיֵי מַאי? וְאָמַר רַב יְהוּדָה: לְאֵיתוֹיֵי מַמְזֵר! אָמַר אַבָּיֵי: בִּירוּשָׁלַיִם. וְכֵן תָּנֵי רַב שִׁמְעוֹן בַּר זֵירָא בְּקִידּוּשֵׁי דְבֵי לֵוִי: בִּירוּשָׁלַיִם.
§ La michna enseigne : Toute personne dont les ancêtres ont occupé des fonctions publiques peut se marier dans la prêtrise sans enquête. La Guemara demande : Cela veut-il dire que nous ne nommons pas des officiers et autres responsables publics parmi des personnes à la lignée défectueuse ? Et la Guemara soulève une contradiction à partir de l’énoncé suivant : Tous sont aptes à juger les affaires de droit pécuniaire, mais tous ne sont pas aptes à juger les affaires de peine capitale. Et nous en avons discuté : Que vient inclure le mot : Tous, ? Et Rav Yehouda dit : Il vient inclure un mamzer, afin qu’il puisse juger les affaires de droit pécuniaire. Cela indique que même un mamzer peut occuper une fonction publique. Abaye a dit : La michna parle des responsables publics à Jérusalem, où l’on veillait strictement à ce que tous leurs juges soient d’une lignée sans défaut. Et Rav Shimon bar Zeira a enseigné de même dans la baraita de Kiddushin de la maison d’étude de Levi : Il s’agit des responsables publics à Jérusalem.
וְגַבָּאֵי צְדָקָה מַשִּׂיאִים. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּמִנְּצוּ בַּהֲדֵי אִינָשֵׁי, דְּאָמַר מָר: מְמַשְׁכְּנִים עַל הַצְּדָקָה וַאֲפִילּוּ בְּעֶרֶב שַׁבָּת, וְאִם אִיתָא דְּאִיכָּא – אִית לֵיהּ קָלָא.
La michna enseigne : Et quiconque dont les ancêtres étaient collecteurs de charité peut se marier dans la prêtrise sans enquête. La Guemara demande : Quelle est la raison de cela ? La Guemara répond : C’est en raison du fait qu’ils se querellent avec les gens, comme le Maître l’a dit : Ceux qui sont désignés pour collecter la charité peuvent prendre un gage pour la charité de force à ceux qui n’ont pas rempli leurs obligations même à la veille de Chabbat, lorsque les gens sont préoccupés et pressés, ce qui mène à des querelles. Et s’il est bien vrai qu’il y a un défaut dans la lignée de la famille du collecteur, cela susciterait une publicité par le biais des querelles qui sont un aspect inévitable de son travail.
אוּשְׁפִּיזְכָּנֵיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה גִּיּוֹרָא הֲוָה, וַהֲוָה קָא מִנְּצֵי אִיהוּ וְרַב בִּיבִי, מָר אָמַר: אֲנָא עָבֵידְנָא סְרָרוּתָא דְמָתָא, וּמַר אָמַר: אֲנָא עָבֵידְנָא סְרָרוּתָא דְמָתָא. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף אֲמַר לְהוּ: תְּנֵינָא: ״שׂוֹם תָּשִׂים עָלֶיךָ מֶלֶךְ... מִקֶּרֶב אַחֶיךָ״, כׇּל מְשִׂימוֹת שֶׁאַתָּה מֵשִׂים – לֹא יִהְיֶה אֶלָּא מִקֶּרֶב אַחֶיךָ.
La Guemara rapporte : l’hôte de Rav Adda bar Ahava était le fils d’un converti, et lui et Rav Beivai se disputaient. L’un dit : Moi, je remplirai le service de la ville, c’est-à-dire que je serai nommé à un poste d’autorité, et l’un dit : Moi, je remplirai le service de la ville. Ils vinrent devant Rav Yosef pour trancher entre eux. Rav Yosef leur dit : Nous avons appris : « Tu établiras certainement sur toi un roi, que l’Éternel ton Dieu choisira ; d’entre tes frères » (Deutéronome 17:15). La répétition du verbe « établir » dans le verset [som tasim] indique : Toutes les nominations que tu fais ne peuvent être que d’entre tes frères. Par conséquent, un converti ne peut exercer aucune fonction officielle.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: וַאֲפִילּוּ אִמּוֹ מִיִּשְׂרָאֵל? אֲמַר לֵיהּ: אִמּוֹ מִיִּשְׂרָאֵל מִקֶּרֶב אַחֶיךָ קָרֵינָא בֵּיהּ. הִלְכָּךְ רַב בִּיבִי דְּגַבְרָא רַבָּא הוּא – לִיעַיֵּין בְּמִילֵּי דִשְׁמַיָּא, וּמָר – לִיעַיֵּין בְּמִילֵּי דְמָתָא. אָמַר אַבָּיֵי הִלְכָּךְ מַאן דְּמַשְׁרֵי צוּרְבָּא מִדְּרַבָּנַן בְּאוּשְׁפִּיזְכָּנֵיהּ – לַאשְׁרֵי כְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, (דְּיָדַע לִמְהַפֵּיךְ) [דִּמְהַפֵּיךְ] לֵיהּ בִּזְכוּתֵיהּ.
Rav Adda bar Ahava dit à Rav Yosef : Et cette halakha s’applique-t-elle même si la mère de la personne en question est née juive ? En d’autres termes, cela s’applique-t-il à quelqu’un dont le père est un converti ? Rav Yosef lui dit : Si sa mère est née juive, les paroles : « D’entre tes frères » sont dites à son sujet. Par conséquent, maintenant qu’il a été établi que la mère de cette personne est née juive et qu’il est apte à remplir une fonction publique, Rav Beivai, qui est un grand homme dans l’étude de la Torah, devrait superviser les affaires du Ciel, c’est-à-dire les questions publiques qui impliquent l’accomplissement des mitzvot ; et le Maître, l’hôte de Rav Adda bar Ahava, devrait superviser les autres affaires de la ville. Abaye dit, comme morale de l’histoire : Par conséquent, si quelqu’un a un érudit de la Torah comme invité, qu’il héberge une personne comme Rav Adda bar Ahava, qui sait plaider en sa faveur, car c’est l’argument de Rav Adda bar Ahava qui a conduit à la nomination de son hôte.
רַבִּי זֵירָא מִטַּפַּל בְּהוּ, רַבָּה בַּר אֲבוּהּ מִטַּפַּל בְּהוּ. בְּמַעְרְבָא אֲפִילּוּ רֵישׁ כּוֹרֵי לָא מוֹקְמִי מִינַּיְיהוּ. בִּנְהַרְדְּעָא אֲפִילּוּ רֵישׁ גַּרְגּוּתָא לָא מוֹקְמִי מִינַּיְיהוּ.
La Guemara rapporte : Rabbi Zeira s’occupait de convertis et les assignait à des postes d’autorité. De même, Rabba bar Avuh s’occupait d’eux. En Occident, Eretz Yisrael, on ne nommait parmi eux même pas un préposé aux mesures, car ils étendaient l’interdiction de nommer un converti comme roi à toutes les positions de pouvoir. À Neharde’a, on ne nommait parmi eux même pas un préposé à l’irrigation des champs de la ville .
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף מִי שֶׁהָיָה וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? דָּיְיקִי וּמַחְתְּמִי.
La michna enseigne que Rabbi Yossei dit : Même les descendants de celui qui a signé comme témoin dans l’Ancien Tribunal de Tzippori n’ont pas besoin que leur lignée soit examinée. La Guemara explique : Quelle est la raison de cela ? La Guemara répond : Dans cette ville, on examinait d’abord les témoins et ce n’est qu’ensuite qu’on leur faisait signer. Par conséquent, quiconque a signé comme témoin à Tzippori avait certainement une lignée sans défaut.
רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס וְכוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בַּחֲיָילוֹת שֶׁל בֵּית דָּוִד. אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי קְרָא? ״וְהִתְיַחְשָׂם בַּצָּבָא בַּמִּלְחָמָה״. וְטַעְמָא מַאי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כְּדֵי שֶׁתְּהֵא זְכוּתָן וּזְכוּת אֲבוֹתָם מְסַיַּיעְתָּן.
La michna enseigne que Rabbi Ḥanina ben Antigonus dit : Même les descendants de quelqu’un qui a été inscrit sur la liste de l’armée du roi juif ne voient pas leur lignée examinée. Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Il s’agit de quelqu’un qui a été inscrit sur la liste des troupes militaires de la Maison de David, qui étaient toutes de lignée pure. Rav Yosef a dit : Quel est le verset d’où cela est dérivé ? L’expression est : « Enregistrés par lignée pour le service de guerre » (I Chroniques 7:40). La Guemara demande : Et quelle est la raison de cette exigence qu’ils soient d’une lignée sans défaut ? Rav Yehuda dit que Rav dit : C’est afin que leur mérite et le mérite de leurs ancêtres les aident dans la bataille.
וְהָאִיכָּא צֶלֶק הָעַמּוֹנִי, מַאי לָאו דְּאָתֵי מֵעַמּוֹן? לָא, דְּיָתֵיב בְּעַמּוֹן. וְהָאִיכָּא אוּרִיָּה הַחִתִּי, מַאי לָאו דְּאָתֵי מֵחֵת? לָא, דְּיָתֵיב בְּחֵת.
La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas Zélek l’Ammonite, l’un des guerriers de David (II Samuel 23:37) ; quoi, n’est-il pas indiqué par là que c’était un converti qui venait d’Ammon ? La Guemara rejette cela : Non, son nom indique seulement qu’il habitait en Ammon, mais il est né juif. La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas Urie le Hittite (II Samuel 23:39) ; quoi, n’est-il pas indiqué par là que il venait de Heth ? La Guemara rejette cela : Non, son nom indique seulement qu’il habitait à Heth.
וְהָאִיכָּא אִתַּי הַגִּתִּי! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי דְּיָתֵיב בְּגַת, וְהָא אָמַר רַב נַחְמָן: אִתַּי הַגִּיתִּי בָּא וּבִטְּלָהּ!
La Guemara demande en outre : Mais n’y a-t-il pas Ittaï le Guittite (II Samuel 15:19) ? Et si vous dites que là aussi son nom indique qu’il habitait à Gath mais qu’il était né juif, Rav Naḥman ne dit-il pas, pour expliquer comment David a pu utiliser la couronne de l’idole d’Ammon, en apparente violation de l’interdiction de tirer profit de l’idolâtrie : Ittaï le Guittite est venu et a annulé son statut d’idole. La halakha veut que seul un non-Juif puisse annuler une idole, en lui faisant quelque chose de dégradant. Cela indique qu’Ittaï le Guittite devait donc être un non-Juif.
וְעוֹד אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אַרְבַּע מֵאוֹת יְלָדִים הָיוּ לוֹ לְדָוִד, וְכוּלָּם בְּנֵי יְפַת תּוֹאַר הָיוּ, וְכוּלָּם מִסְתַּפְּרִים קוֹמֵי, וּמְגַדְּלִים בְּלוֹרִית הָיוּ, וְכוּלָּם יוֹשְׁבִים בִּקְרוֹנִיּוֹת שֶׁל זָהָב וְהָיוּ מְהַלְּכִים בְּרָאשֵׁי גְיָיסוֹת, וְהֵן הֵן בַּעֲלֵי אֶגְרוֹפִים שֶׁל בֵּית דָּוִד! דְּאָזְלִי לְבַעוֹתֵי עָלְמָא.
La Guemara remet de nouveau en question l’affirmation selon laquelle tous les soldats de l’armée de David étaient d’une lignée sans défaut. De plus, Rav Yehuda dit que Rav dit : David avait quatre cents jeunes hommes dans son camp, tous fils de belles femmes, c’est-à-dire nés de femmes capturées à la guerre, qui étaient donc des gentiles, et tous se faisaient couper les cheveux dans le style komei ou laissaient pousser leurs cheveux en coiffure gentile [belorit] à l’arrière de la tête, et tous prenaient place dans des chars d’or [bikroniyyot] et marchaient à la tête des troupes dans l’armée de David ; et ceux-là mêmes étaient les hommes forts de la Maison de David, c’est-à-dire que David s’appuyait sur leur force. Cela indique que l’armée de David comprenait des hommes à la lignée entachée. La Guemara répond : Ces quatre cents jeunes hommes ne combattaient pas dans les batailles, mais plutôt sortaient devant les troupes afin d’effrayer tout le monde.

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