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וּתְפִילִּין.
Et le port des phylactères (Deutéronome 6:8), qui ne sont pas portés la nuit ni pendant le Chabbat et les Fêtes, est également une mitsva positive liée au temps.
וְאֵיזוֹהִי מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָהּ – מְזוּזָה, מַעֲקֶה, אֲבֵידָה, וְשִׁילּוּחַ הַקֵּן.
Et qu’est-ce qu’une mitzva positive qui n’est pas limitée dans le temps ? Parmi les exemples figurent la fixation d’une mezouza (Deutéronome 11:20), la construction d’un parapet sur un toit (Deutéronome 22:8), la restitution d’un objet perdu (Deutéronome 22:1–3), et le renvoi de l’oiseau mère hors du nid, c’est-à-dire la mitzva consistant à renvoyer l’oiseau mère lorsqu’on la trouve posée sur des oisillons ou des œufs (Deutéronome 22:6–7).
וּכְלָלָא הוּא? הֲרֵי מַצָּה, שִׂמְחָה, הַקְהֵל, דְּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא, וְנָשִׁים חַיָּיבוֹת! וְתוּ: וַהֲרֵי תַּלְמוּד תּוֹרָה, פְּרִיָּה וּרְבִיָּה, וּפִדְיוֹן הַבֵּן דְּלָאו מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָהּ הוּא – וְנָשִׁים פְּטוּרוֹת!
La Guemara demande : Mais est-ce un principe établi ? Or, il y a les mitsvot de manger de la matza le premier soir de Pessa'h (Exode 23:15), de se réjouir lors d'une fête (Deutéronome 16:9–11), et de rassemblement à Souccot après l'année sabbatique (Deutéronome 31:10–13). Et chacune de celles-ci est une mitsva positive liée au temps, et pourtant les femmes y sont obligées. Et de plus, on peut soulever une difficulté comme suit : Mais il y a les mitsvot de l'étude de la Torah (Deutéronome 6:7), de la procréation (Genèse 1:28), et du rachat du premier-né (Exode 13:12–13), dont chacune n'est pas une mitsva positive liée au temps, et pourtant les femmes en sont exemptées.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין לְמֵדִין מִן הַכְּלָלוֹת, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״חוּץ״,
Rabbi Yoḥanan dit : On n’apprend pas de halakhot pratiques à partir d’énoncés généraux, c’est-à-dire que lorsqu’un énoncé général apparaît dans une michna et emploie le terme : Tous, il ne doit pas être compris comme un énoncé englobant tout sans exception. C’est le cas même dans un endroit où il est dit : Excepté, afin d’exclure un point précis.
דִּתְנַן: בַּכֹּל מְעָרְבִין וּמִשְׁתַּתְּפִין חוּץ מִן הַמַּיִם וּמֶלַח, וְתוּ לֵיכָּא? וְהָאִיכָּא כְּמֵהִין וּפִטְרִיּוֹת! אֶלָּא אֵין לְמֵדִין מִן הַכְּלָלוֹת, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״חוּץ״.
Une preuve en est comme nous l’avons appris dans une michna (Eiruvin 26b) : On peut établir un eiruv de maisons dans des cours [eiruv ḥatzerot] et un eiruv des limites du Chabbat [eiruv teḥumin], et, de même, on peut associer des cours pour permettre le transport dans une ruelle commune pendant le Chabbat. Cela peut se faire avec toutes sortes de nourriture sauf l’eau et le sel. Cela est énoncé comme une halakha avec des exceptions précises, et pourtant on peut demander : N’y a-t-il rien d’autre qui ne puisse pas être utilisé pour un eiruv ? Mais il y a les truffes et les champignons, qui ne peuvent pas non plus être utilisés pour un eiruv, parce qu’ils n’apportent pas de nourriture. Concluez plutôt de cela que l’on ne peut pas déduire de règles générales, même dans un cas où il est dit : Sauf.
וּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים פְּטוּרוֹת מְנָלַן? – גָּמַר מִתְּפִילִּין, מַה תְּפִילִּין נָשִׁים פְּטוּרוֹת – אַף כׇּל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים פְּטוּרוֹת. וּתְפִילִּין? – גָּמַר לַהּ מִתַּלְמוּד תּוֹרָה, מָה תַּלְמוּד תּוֹרָה נָשִׁים פְּטוּרוֹת – אַף תְּפִילִּין נָשִׁים פְּטוּרוֹת.
§ La Guemara se tourne vers les sources de ce principe. D'où déduisons-nous que les femmes sont exemptées des commandements positifs liés au temps ? Cela est dérivé par juxtaposition à partir de la mitsva des phylactères : De même que les femmes sont exemptées de mettre les phylactères, de même les femmes sont exemptées de tous les commandements positifs liés au temps. Et l'exemption des femmes de mettre les phylactères est dérivée de leur exemption de l'étude de la Torah : De même que les femmes sont exemptées de l'étude de la Torah, comme cela est dérivé de Deutéronome 11:19, de même les femmes sont exemptées de mettre les phylactères, car les deux sujets sont juxtaposés dans la Torah (Deutéronome 6:7–8).
וְנַקֵּישׁ תְּפִילִּין לִמְזוּזָה! תְּפִילִּין לְתַלְמוּד תּוֹרָה אִיתַּקּוּשׁ, בֵּין בְּפָרָשָׁה רִאשׁוֹנָה בֵּין בְּפָרָשָׁה שְׁנִיָּה, תְּפִילִּין לִמְזוּזָה בְּפָרָשָׁה שְׁנִיָּה לָא אִיתַּקּוּשׁ.
La Guemara demande : Et disons l’inverse et juxtaposons les phylactères à la mezouza, qui est également mentionnée dans ce passage. La mezouza est une mitsva à laquelle les femmes sont également astreintes. Sur la base de cette comparaison, les femmes seraient également astreintes aux phylactères. La Guemara répond : Les phylactères sont juxtaposés à l’étude de la Torah dans le premier paragraphe comme dans le second paragraphe du Shema, tandis que les phylactères ne sont pas juxtaposés à la mezouza dans le second paragraphe. Il est donc préférable de comparer les phylactères à l’étude de la Torah.
וְנַקֵּישׁ מְזוּזָה לְתַלְמוּד תּוֹרָה! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם״, גַּבְרֵי בָּעוּ חַיֵּי, נְשֵׁי לָא בָּעוּ חַיֵּי?!
La Guemara dit : Mais si tel est le cas, juxtaposons la mezouza à l’étude de la Torah et disons que les femmes sont elles aussi dispensées de l’obligation de la mezouza. La Guemara rejette cette suggestion : Cela ne pourrait pas vous venir à l’esprit, car il est écrit au sujet de la mitsva de la mezouza : « Afin que vos jours se multiplient » (Deutéronome 11:21). Peut-on dire que les hommes ont besoin de vie mais que les femmes n’ont pas besoin de vie ? Puisque la récompense pour l’accomplissement de la mitsva de la mezouza est une longue vie, cette mitsva s’applique également aux femmes.
וַהֲרֵי סוּכָּה דְּמִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָהּ, דִּכְתִיב ״בַּסֻּכֹּת תֵּשְׁבוּ שִׁבְעַת יָמִים״, טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא הָאֶזְרָח לְהוֹצִיא אֶת הַנָּשִׁים, הָא לָאו הָכִי נָשִׁים חַיָּיבוֹת!
La Guemara demande en outre : Mais il y a la mitsva de résider dans une soucca, qui est une mitsva positive dépendante du temps, comme il est écrit : « Vous résiderez dans des souccot pendant sept jours » (Lévitique 23:42), en référence à sept jours précis de l’année. Néanmoins, la raison pour laquelle les femmes sont exemptées de cette mitsva est que le Miséricordieux écrit dans la suite du verset : « Tous les autochtones en Israël résideront dans des souccot. » L’article défini sert d’exclusion et vient exclure les femmes de l’obligation de résider dans une soucca. On peut en déduire que sans cela, les femmes seraient tenues. Cela indique que les femmes ne bénéficient pas d’une exemption générale de toute mitsva positive dépendante du temps.
אָמַר אַבָּיֵי: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל דִּכְתִיב ״בַּסֻּכֹּת תֵּשְׁבוּ״ – ״תֵּשְׁבוּ״ כְּעֵין תָּדוּרוּ: מָה דִּירָה אִישׁ וְאִשְׁתּוֹ – אַף סוּכָּה אִישׁ וְאִשְׁתּוֹ.
Abaye a dit : Dans le cas du fait de résider dans une soukka, un verset particulier était nécessaire pour exempter les femmes, car autrement on pourrait penser que, puisqu’il est écrit : « Dans des soukkot vous résiderez », cela signifie que vous devez résider comme vous habitez dans votre demeure permanente : De même qu’un homme et sa femme vivent ensemble dans une résidence, de même un homme et sa femme sont tenus de résider ensemble dans une soukka.
וְרָבָא אָמַר:
Et Rava dit :

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