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תְּמוּתוֹת שְׁחוּטוֹת, וְאַל יֹאכְלוּ בְּשַׂר תְּמוּתוֹת נְבֵילוֹת. ״וְחָשַׁקְתָּ״ – אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ נָאָה. ״בָּהּ״ – וְלֹא בָּהּ וּבַחֲבֶרְתָּהּ.
d’animaux mourants qui ont été abattus, et qu’on ne les laisse pas manger la viande d’animaux mourants qui n’ont pas été abattus mais qui deviendront des carcasses. En d’autres termes, il est préférable que cet acte soit accompli d’une manière quelque peu permise plutôt que d’une manière entièrement interdite. L’expression : « Et tu la désireras et tu la prendras pour toi comme épouse » (Deutéronome 21:11), enseigne que cette halakha s’applique même si elle n’est pas belle, car il s’agit d’un jugement subjectif dépendant du désir de chacun. Le terme « pour elle » indique qu’il peut la prendre, mais non elle et une autre femme. Un soldat est autorisé à ne prendre qu’une seule captive de cette manière.
״וְלָקַחְתָּ״ – לִיקּוּחִין יֵשׁ לְךָ בָּהּ. ״לְךָ לְאִשָּׁה״ – שֶׁלֹּא יִקַּח שְׁתֵּי נָשִׁים, אַחַת לוֹ וְאַחַת לְאָבִיו, אַחַת לוֹ וְאַחַת לִבְנוֹ. ״וַהֲבֵאתָהּ״ – מְלַמֵּד שֶׁלֹּא יִלְחָצֶנָּה בַּמִּלְחָמָה.
L’expression « et la prendrait » enseigne : tu as la capacité de la prendre, c’est-à-dire de l’épouser. « Pour toi comme épouse » enseigne qu’il ne peut pas prendre deux femmes, l’une pour lui et l’autre pour son père, ou l’une pour lui et l’autre pour son fils. Le verset : « Alors tu la feras entrer dans ta maison » (Deutéronome 21:12), enseigne qu’il ne doit pas faire pression sur elle pour avoir des relations sexuelles pendant la guerre, mais qu’il doit d’abord la faire entrer dans sa maison.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִם אָמֹר יֹאמַר״ – עַד שֶׁיֹּאמַר וְיִשְׁנֶה. אָמַר בִּתְחִילַּת שֵׁשׁ וְלֹא אָמַר בְּסוֹף שֵׁשׁ – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא אֵצֵא חׇפְשִׁי״ – עַד שֶׁיֹּאמַר בִּשְׁעַת יְצִיאָה.
§ Les Sages ont enseigné : Il est dit au sujet d’un esclave percé : « Mais si l’esclave dit [amor yomar] : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne sortirai pas libre » (Exode 21:5). Le verbe répété enseigne qu’on ne lui perce pas l’oreille à moins qu’il ne dise cette déclaration et ne la répète. Si au début de ses six années de service il a dit qu’il veut qu’on lui perce l’oreille, mais qu’il ne l’a pas dit à la fin des six années, on ne lui perce pas l’oreille, comme il est dit : « je ne sortirai pas libre », c’est-à-dire qu’on ne lui perce pas l’oreille à moins qu’il ne le dise au moment où il part.
אָמַר בְּסוֹף שֵׁשׁ וְלֹא אָמַר בִּתְחִילַּת שֵׁשׁ – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם אָמֹר יֹאמַר הָעֶבֶד״ – עַד שֶׁיֹּאמַר כְּשֶׁהוּא עֶבֶד.
S’il a dit cette déclaration à la fin de six années mais ne l’a pas dite au début de ses six années, lui non plus n’est pas percé, comme il est dit : « Si l’esclave dit [amor yomar], » ce qui indique qu’il n’est percé que s’il déclare cela alors qu’il est encore esclave. Cela conclut la baraita.
אָמַר מָר: אָמַר בִּתְחִילַּת שֵׁשׁ וְלֹא אָמַר בְּסוֹף שֵׁשׁ – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא אֵצֵא חׇפְשִׁי״. מַאי אִירְיָא, מִ״לֹּא אֵצֵא חׇפְשִׁי״? תִּיפּוֹק לֵיהּ דְּבָעֵינַן: ״אָהַבְתִּי אֶת אֲדֹנִי אֶת אִשְׁתִּי וְאֶת בָּנָי״ וְלֵיכָּא!
La Guemara analyse cette baraita. Le Maître a dit plus haut : Si il a dit cela au début de ses six années et ne l’a pas dit à la fin de six années, son oreille n’est pas percée, comme il est dit : « Je ne sortirai pas libre. » La Guemara demande : Pourquoi le tanna de la baraita apprend-il cette halakha spécifiquement de l’expression « Je ne sortirai pas libre » ? Qu’il la déduise du fait que nous exigeons une autre condition. Il doit pouvoir dire : « J’aime mon maître, ma femme et mes enfants » (Exode 21:5) afin de devenir un esclave percé, et il ne peut pas dire cela, car au début des six années il n’a pas encore d’enfants de la servante cananéenne que son maître lui a donnée.
וְתוּ, אָמַר בְּסוֹף שֵׁשׁ וְלֹא אָמַר בִּתְחִילַּת שֵׁשׁ אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר ״הָעֶבֶד״. אַטּוּ סוֹף שֵׁשׁ לָאו עֶבֶד הוּא? אָמַר רָבָא: מַאי בִּתְחִילַּת שֵׁשׁ – בִּתְחִילַּת פְּרוּטָה אַחֲרוֹנָה. וּמַאי בְּסוֹף שֵׁשׁ – בְּסוֹף פְּרוּטָה אַחֲרוֹנָה.
De plus, la baraita enseigne que si il a dit cette déclaration à la fin de six années mais ne l’a pas dite au début de ses six années, lui aussi n’est pas percé, comme il est dit : « l’esclave ». Cela veut-il dire qu’il n’est pas esclave à la fin de six années ? Rava a dit : Que signifie : Au début de six ? Cela ne renvoie pas au début effectif de ses six années de service, mais au début de la dernière perouta, c’est-à-dire lorsqu’il atteint le début de sa dernière phase de travail valant une perouta, alors qu’il est encore esclave. Et que signifie l’expression : À la fin de six ? À la fin de la dernière perouta.
תָּנוּ רַבָּנַן: לוֹ אִשָּׁה וּבָנִים, וּלְרַבּוֹ אֵין אִשָּׁה וּבָנִים – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֲהֵבְךָ וְאֶת בֵּיתֶךָ״. לְרַבּוֹ אִשָּׁה וּבָנִים וְלוֹ אֵין אִשָּׁה וּבָנִים – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָהַבְתִּי אֶת אֲדֹנִי אֶת אִשְׁתִּי וְאֶת בָּנָי״.
Les Sages ont enseigné : Si l’esclave a une femme et des enfants et que son maître n’a pas de femme ni d’enfants, on ne lui perce pas l’oreille, comme il est dit : « Parce qu’il t’aime, toi et ta maison » (Deutéronome 15:16). Le mot « maison » désigne une femme et des enfants, et par conséquent, si le maître n’a pas de femme ni d’enfants, le verset ne peut pas être accompli, et on ne perce pas l’oreille de l’esclave. De même, si son maître a une femme et des enfants et que lui n’a pas de femme ni d’enfants, on ne lui perce pas l’oreille, comme il est dit : « J’aime mon maître, ma femme et mes enfants » (Exode 21:5).
הוּא אוֹהֵב אֶת רַבּוֹ וְרַבּוֹ אֵינוֹ אוֹהֲבוֹ – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי טוֹב לוֹ עִמָּךְ״. רַבּוֹ אוֹהֲבוֹ וְהוּא אֵינוֹ אוֹהֵב אֶת רַבּוֹ – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֲהֵבְךָ״. הוּא חוֹלֶה וְרַבּוֹ אֵינוֹ חוֹלֶה – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי טוֹב לוֹ עִמָּךְ״. רַבּוֹ חוֹלֶה וְהוּא אֵינוֹ חוֹלֶה – אֵינוֹ נִרְצָע, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עִמָּךְ״.
De plus, si il aime son maître mais que son maître ne l’aime pas, son oreille n’est pas percée, comme il est dit : « Car il est bien avec toi » (Deutéronome 15:16), ce qui indique qu’il est bon pour eux deux d’être l’un avec l’autre. Si son maître l’aime mais que lui n’aime pas son maître, son oreille n’est pas percée, comme il est dit : « Parce qu’il t’aime. » Si il est malade et que son maître n’est pas malade, son oreille n’est pas percée, comme il est dit : « Car il est bien avec toi, » ce qui exclut une personne malade. De même, si son maître est malade et que lui ne l’est pas, son oreille n’est pas percée, comme il est dit : « avec toi, » ce qui met sur un pied d’égalité le bien-être des deux.
בָּעֵי רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: שְׁנֵיהֶם חוֹלִין, מַאי? ״עִמָּךְ״ בָּעֵינַן – וְהָא אִיכָּא, אוֹ דִילְמָא ״כִּי טוֹב לוֹ עִמָּךְ״ בָּעֵינַן – וְהָא לֵיכָּא? תֵּיקוּ.
Rav Beivai bar Abaye a soulevé un dilemme : Si tous deux sont malades, quelle est la halakha ? Exigeons-nous seulement que l’esclave soit « avec toi », c’est-à-dire dans le même état que le maître, et c’est bien le cas ici, puisqu’ils sont tous deux malades, et que l’esclave peut avoir l’oreille percée ? Ou peut-être exigeons-nous « parce qu’il se porte bien avec toi », c’est-à-dire qu’il faut que cela soit bon pour eux deux, et ce n’est pas le cas ici, puisqu’ils sont tous deux malades. Si tel est le cas, on ne peut pas lui percer l’oreille. Aucune réponse n’a été trouvée, et la Guemara dit donc que le dilemme reste sans résolution.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״כִּי טוֹב לוֹ עִמָּךְ״ – עִמְּךָ בַּמַּאֲכָל, עִמְּךָ בַּמִּשְׁתֶּה. שֶׁלֹּא תְּהֵא אַתָּה אוֹכֵל פַּת נְקִיָּה וְהוּא אוֹכֵל פַּת קִיבָּר, אַתָּה שׁוֹתֶה יַיִן יָשָׁן וְהוּא שׁוֹתֶה יַיִן חָדָשׁ, אַתָּה יָשֵׁן עַל גַּבֵּי מוֹכִין וְהוּא יָשֵׁן עַל גַּבֵּי תֶּבֶן. מִכָּאן אָמְרוּ: כׇּל הַקּוֹנֶה עֶבֶד עִבְרִי – כְּקוֹנֶה אָדוֹן לְעַצְמוֹ.
Les Sages ont enseigné : Le verset déclare au sujet d’un esclave hébreu : « Parce qu’il se porte bien avec toi, » ce qui enseigne que l’esclave doit être avec toi, c’est-à-dire traité comme ton égal, dans la nourriture, ce qui signifie que sa nourriture doit être de la même qualité que la tienne, et avec toi dans la boisson. Cela signifie qu’il ne doit pas y avoir de situation où tu manges du pain fin et lui mange du pain inférieur, du pain de farine grossière mélangée à du son, de mauvaise qualité. Il ne doit pas y avoir de situation où tu bois du vin vieilli et lui boit du vin nouveau inférieur. Il ne doit pas y avoir de situation où tu dors confortablement sur une literie faite de draps doux et lui dort sur de la paille. D’ici les Sages ont déclaré : Quiconque acquiert un esclave hébreu est considéré comme quelqu’un qui acquiert un maître pour lui-même, car il doit veiller à ce que les conditions de vie de l’esclave soient égales aux siennes.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְיָצָא מֵעִמָּךְ הוּא וּבָנָיו עִמּוֹ״, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִם הוּא נִמְכָּר – בָּנָיו וּבְנוֹתָיו מִי נִמְכָּרִים? מִכָּאן שֶׁרַבּוֹ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹת בָּנָיו. כַּיּוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״אִם בַּעַל אִשָּׁה הוּא וְיָצְאָה אִשְׁתּוֹ עִמּוֹ״, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִם הוּא נִמְכָּר – אִשְׁתּוֹ מִי נִמְכְּרָה? מִכָּאן שֶׁרַבּוֹ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹת אִשְׁתּוֹ.
Les Sages ont enseigné au sujet d’un verset qui traite de l’émancipation d’un esclave : « Alors il sortira de chez toi, lui et ses enfants avec lui » (Lévitique 25:41). Rabbi Shimon a dit : Ce verset est déroutant, car s’il est vendu, ses fils et ses filles sont-ils vendus ? Au contraire, de là on déduit que son maître est tenu de fournir la subsistance à ses enfants, et lorsque l’esclave est émancipé, ses fils sont libérés avec lui. Tu dis quelque chose de semblable au sujet du verset : « S’il est marié, alors sa femme sortira avec lui » (Exode 21:3). Rabbi Shimon a dit : S’il est vendu, sa femme est-elle vendue ? Au contraire, de là on déduit que son maître est tenu de fournir la subsistance à sa femme.
וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן בָּנָיו, מִשּׁוּם דְּלָא בְּנֵי מֶיעְבַּד וּמֵיכַל נִינְהוּ. אֲבָל אִשְׁתּוֹ, דְּבַת מֵיכַל וּמֶיעְבַּד הִיא, אֵימָא תַּעֲבֵיד וְתֵיכוֹל.
La Guemara commente : Et il est nécessaire que la baraita mentionne les deux cas, car si elle nous avait enseigné seulement que le maître est tenu de fournir la subsistance aux enfants de l’esclave, on pourrait dire que c’est parce qu’ils ne sont pas aptes à travailler et à manger. Puisqu’ils sont incapables de subvenir à leurs propres besoins, le maître est tenu de les entretenir. Mais, en ce qui concerne sa femme, qui peut manger et travailler, on pourrait dire qu’elle devrait travailler et manger en rémunération de son travail, et le maître n’est pas tenu de l’entretenir gratuitement.
וְאִי אַשְׁמְעִינַן אִשְׁתּוֹ, דְּלָאו דִּירְכַּהּ לְהַדּוֹרֵי, אֲבָל בָּנָיו, דְּדִירְכַּיְיהוּ לְהַדּוֹרֵי, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.
Et, inversement, si la baraita nous avait enseigné seulement au sujet de sa femme, on pourrait dire que le maître est tenu de la soutenir puisqu’il n’est pas dans ses habitudes d’aller de porte en porte et de recueillir la charité, car elle est trop gênée pour le faire. Mais, en ce qui concerne ses enfants, puisqu’il est dans leurs habitudes d’aller de porte en porte et de mendier, c’est-à-dire que cela n’est pas au-dessous de leur dignité, on pourrait dire que non, il n’est pas tenu de les soutenir. Il est donc nécessaire d’énoncer les deux décisions.
תָּנוּ רַבָּנַן:
Les Sages ont enseigné :

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