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יָכוֹל אֲפִילּוּ חָלָה? – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַשְּׁבִעִת יֵצֵא״?
On pourrait penser que même un esclave qui est tombé malade et est incapable de travailler doit travailler davantage pour compenser le temps perdu. Par conséquent, le verset déclare : « Et dans la septième année il sortira » (Exode 21:2), ce qui indique qu’il quitte son maître dans tous les cas, même s’il n’a pas travaillé les six années complètes.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁבָּרַח וּפָגַע בּוֹ יוֹבֵל. מַהוּ דְּתֵימָא: הוֹאִיל וְאַפֵּיק לֵיהּ יוֹבֵל, ״שִׁילּוּחוֹ מֵעִמָּךְ״ קָרֵינַן בֵּיהּ, וְלָא נִיקְנְסֵיהּ, וְנַעֲנֵיק לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
Rav Sheshet a dit : De quoi parlons-nous ici ? Il s’agit d’un cas où il s’est enfui et où l’année du Jubilé est arrivée immédiatement après, et par conséquent il n’a pas accompli les six années de servitude. La nouveauté de cette halakha est la suivante. De peur que tu ne dises : Puisque l’année du Jubilé l’a libéré, il est considéré comme ayant été renvoyé par toi, le maître, et par conséquent nous ne devrions pas le pénaliser mais lui accorder le cadeau de départ, la baraitanous enseigne qu’une fois qu’il s’enfuit, il perd son droit au cadeau de départ.
אָמַר מָר: יָכוֹל אֲפִילּוּ חָלָה – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַשְּׁבִעִת יֵצֵא״. אֲפִילּוּ חָלָה כׇּל שֵׁשׁ? וְהָתַנְיָא: חָלָה שָׁלֹשׁ וְעָבַד שָׁלֹשׁ – אֵינוֹ חַיָּיב לְהַשְׁלִים, חָלָה כׇּל שֵׁשׁ – חַיָּיב לְהַשְׁלִים! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: בְּעוֹשֶׂה מַעֲשֵׂה מַחַט.
Le Maître a dit ci-dessus : On aurait pu penser que même un esclave qui est tombé malade et n’a pas pu travailler doit travailler un temps supplémentaire pour compenser le temps perdu. C’est pourquoi le verset déclare : « Et la septième il sortira » (Exode 21:2). La Guemara demande : est-il dispensé de travailler un temps supplémentaire même s’il a été malade pendant les six années entières ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : S’il a été malade pendant trois ans et a servi pendant trois ans, il n’est pas tenu d’achever les six années de travail effectif, mais s’il a été malade pendant les six années entières, il est tenu d’achever les six années de travail effectif. Rav Sheshet a dit : Cela fait référence à un cas où il est incapable d’effectuer un travail pénible mais peut accomplir de petites tâches, comme faire des travaux d’aiguille ou coudre des vêtements. Puisqu’il peut effectuer un certain type de travail, cet esclave n’est pas tenu de travailler un temps supplémentaire pour compenser le temps perdu, même s’il a été malade pendant les six années entières.
הָא גוּפָא קַשְׁיָא – אָמְרַתְּ: חָלָה שָׁלֹשׁ וְעָבַד שָׁלֹשׁ – אֵין חַיָּיב לְהַשְׁלִים. הָא אַרְבַּע – חַיָּיב לְהַשְׁלִים. אֵימָא סֵיפָא: חָלָה כׇּל שֵׁשׁ – חַיָּיב לְהַשְׁלִים. הָא אַרְבַּע – אֵין חַיָּיב לְהַשְׁלִים! הָכִי קָאָמַר: חָלָה אַרְבַּע, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁחָלָה כׇּל שֵׁשׁ וְחַיָּיב לְהַשְׁלִים.
La Guemara commente : Cette question elle-même est difficile, car la baraita est apparemment contradictoire. D’une part, tu as dit que si il a été malade pendant trois ans et a servi pendant les trois autres années, il n’est pas tenu d’achever les six années de travail effectif. Cela indique que s’il a été malade pendant quatre ans, il est tenu d’achever les six années de travail. D’autre part, dis la dernière clause de la baraita : Si il a été malade pendant les six années entières, il est tenu d’achever les six années de travail effectif. Cela indique que s’il a été malade pendant quatre ans, il n’est pas tenu d’achever les six années de travail effectif. La Guemara répond que voici ce que la baraita dit : Si il a été malade pendant quatre ans, il devient comme quelqu’un qui a été malade pendant les six années entières, et, par conséquent, il est tenu d’achever les six années de travail effectif.
תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה מַעֲנִיקִים לוֹ? חָמֵשׁ סְלָעִים מִכׇּל מִין וָמִין, שֶׁהֵן חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה סְלָעִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁלֹשִׁים, כִּשְׁלֹשִׁים שֶׁל עֶבֶד. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חֲמִשִּׁים, כַּחֲמִשִּׁים שֶׁבָּעֲרָכִין.
§ Les Sages ont enseigné : combien accorde-t-on à un esclave affranchi comme don de départ ? C’est cinq sela en valeur de chacun des types mentionnés dans ce verset : « Tu lui feras un don généreux de ton troupeau, de ton aire et de ton pressoir » (Deutéronome 15:14), ce qui fait un total de quinze sela. Telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda dit : On lui donne en tout trentesela, comme les trente sicles de l’amende payée pour un esclave (voir Exode 21:32). Rabbi Shimon dit : Le maître lui donne cinquante sicles, comme la somme des évaluations, dans laquelle cinquante sicles est le montant désigné le plus élevé pour un homme (voir Lévitique 27:3).
אָמַר מָר: חָמֵשׁ סְלָעִים מִכׇּל מִין וָמִין, שֶׁהֵם חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה סְלָעִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וְרַבִּי מֵאִיר, מִנְיָנָא אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: מִיבְצָר הוּא דְּלָא (מְבַצַּר) [לִיבְצַר] לֵיהּ מֵהַאי מִנְיָנָא, וְאִי בָּצַר לֵיהּ מֵחַד מִינָא וְטָפֵי לֵיהּ מֵחַד מִינָא – לֵית לַן בַּהּ.
Le maître a dit ci-dessus : Le maître donne cinq sela de chaque type, ce qui fait quinze sela ; c’est l’avis de Rabbi Meir. La Guemara demande : Et est-ce que Rabbi Meir vient nous enseigner à compter ? Sa nouveauté ne peut certainement pas être que trois fois cinq font quinze. La Guemara répond que Rabbi Meir nous enseigne ceci : Le maître ne peut pas donner moins que ce total nombre, mais s’il lui donne moins d’un type et plus d’un autre type, nous n’avons pas de problème avec cela, et il a accompli la mitsva.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? יָלֵיף ״רֵיקָם״ ״רֵיקָם״ מִבְּכוֹר. מָה לְהַלָּן חָמֵשׁ סְלָעִים – אַף כָּאן חָמֵשׁ סְלָעִים.
La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Meir ? La Guemara explique : Il dérive une analogie verbale à partir de « vide » mentionné au sujet du don de départ : « Tu ne le renverras pas les mains vides » (Deutéronome 15:13), et de « vide » mentionné au sujet d’un premier-né : « Tu rachèteras tout premier-né de tes fils ; et nul ne paraîtra devant Moi les mains vides » (Exode 34:20). De même que là-bas, dans le cas du premier-né, il faut donner cinq sela, de même ici, dans le cas du don de départ, il faut donner cinq sela.
וְאֵימָא, חָמֵשׁ סְלָעִים מִכּוּלְּהוּ! אִי כְּתִיב ״רֵיקָם״ לְבַסּוֹף, כִּדְקָאָמְרַתְּ. הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״רֵיקָם״ בְּרֵישָׁא, שְׁדִי ״רֵיקָם״ אַ״צֹּאן״, ״רֵיקָם״ אַ״גּוֹרֶן״, ״רֵיקָם״ אַ״יֶּקֶב״.
La Guemara demande : Mais on peut dire qu’il est tenu de donner seulement cinq sela au total de l’ensemble des trois types mentionnés dans le verset. La Guemara répond : Si « vide » était écrit à la fin du verset, c’est-à-dire Deutéronome 15:14, la halakha serait comme tu l’as dit. Mais maintenant que « vide » est écrit avant le verset, c’est-à-dire à la fin de Deutéronome 15:13, applique l’expression « Ne le renvoie pas vide » à « troupeau », et applique « vide » à « aire de battage », et de même applique « vide » à « pressoir ». Par conséquent, il doit y avoir cinq sela pour chaque type.
וְנֵילַף ״רֵיקָם״ ״רֵיקָם״ מֵעוֹלַת רְאִיָּה! אָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר בֵּרַכְךָ ה׳ אֱלֹהֶיךָ״.
La Guemara demande : Et dérivons une analogie verbale entre « vide » et « vide » à partir du cas de l’holocauste de comparution au Temple apporté lors des fêtes de pèlerinage, au sujet duquel il est dit : « Et ils ne paraîtront pas devant le Seigneur les mains vides » (Deutéronome 16:16). L’holocauste de comparution n’a pas de valeur fixe. La Guemara répond que le verset déclare : « De ce avec quoi le Seigneur ton Dieu t’a béni » (Deutéronome 15:14), ce qui indique qu’il faut donner une somme respectable comme cadeau de départ.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁלֹשִׁים כִּשְׁלֹשִׁים שֶׁל עֶבֶד. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? יָלֵיף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מֵעֶבֶד. מָה לְהַלָּן שְׁלֹשִׁים – אַף כָּאן שְׁלֹשִׁים.
La baraita déclare que Rabbi Yehuda dit qu’un esclave affranchi reçoit en tout trente sela, comme les trente sicles de l’amende payée pour un esclave. La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Yehuda ? La Guemara répond : Il dérive une analogie verbale entre le fait de donner, comme cela est dit au sujet du don de départ, à partir de l’expression de donner énoncée au sujet d’un esclave cananéen esclave encorné par un bœuf : « Il donnera à son maître trente sicles d’argent » (Exode 21:32). De même que là-bas, il doit payer trente sicles pour l’esclave, de même ici, dans le cas d’un don de départ, il doit payer trente.
וְנֵילַף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מֵעֲרָכִין, מָה לְהַלָּן חֲמִשִּׁים – אַף כָּאן חֲמִשִּׁים!
La Guemara demande : Mais qu’il dérive une analogie verbale similaire entre « donner », énoncé au sujet du don de libération, et « donner » des évaluations (voir Lévitique 27:23) : De même que là-bas, dans le cas des évaluations, c’est cinquante sicles pour un homme adulte, de même ici, cela devrait être cinquante.
חֲדָא, דְּתָפַשְׂתָּה מְרוּבֶּה לֹא תָּפַשְׂתָּה, תָּפַשְׂתָּה מוּעָט תָּפַשְׂתָּה. וְעוֹד, עֶבֶד מֵעֶבֶד הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף.
La Guemara répond : Une réponse est, comme on dit, que si tu as saisi trop, tu n’as rien saisi ; si tu as saisi un peu, tu as saisi quelque chose. En d’autres termes, s’il existe deux sources possibles à partir desquelles déduire le montant du don de libération, alors, sans preuve concluante, on ne peut pas présumer que la Torah a voulu enseigner le montant le plus élevé. Par conséquent, le maître ne devrait être tenu de donner que trente sicles, et non cinquante. Et de plus, il faut déduire la halakha d’un esclave, c’est-à-dire le don de libération, d’un autre cas concernant un esclave, c’est-à-dire les trente sicles payés lorsqu’un esclave cananéen est encorné par un bœuf, plutôt que de déduire la halakha du don de libération des évaluations, qui s’appliquent à tous les êtres humains.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חֲמִשִּׁים כַּחֲמִשִּׁים שֶׁבָּעֲרָכִין. מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? גָּמַר ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מֵעֲרָכִין, מָה לְהַלָּן חֲמִשִּׁים – אַף כָּאן חֲמִשִּׁים. וְאֵימָא: כַּפָּחוּת שֶׁבָּעֲרָכִין! ״אֲשֶׁר בֵּרַכְךָ ה׳ אֱלֹהֶיךָ״ כְּתִיב.
La baraita enseigne en outre que Rabbi Shimon dit : Le maître lui donne cinquante shekels, comme les cinquante shekels des évaluations pour un homme adulte. La Guemara demande : Quel est le raisonnement de Rabbi Shimon ? Il a dérivé une analogie verbale entre « donner » et « donner » à partir des évaluations (Lévitique 27:23) : De même que là-bas, il paie cinquante, de même ici, il paie cinquante. La Guemara demande : Mais on peut dire que, puisque cette analogie verbale renvoie aux évaluations en général, il devrait payer la plus petite des évaluations, qui n’est que de trois sela. La Guemara répond qu’il est écrit : « De ce avec quoi le Seigneur ton Dieu t’a béni » (Deutéronome 15:14), ce qui indique qu’il faut donner une somme respectable comme cadeau de départ.
וְנֵילַף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מֵעֶבֶד, מָה לְהַלָּן שְׁלֹשִׁים – אַף כָּאן שְׁלֹשִׁים; חֲדָא, דְּתָפַשְׂתָּה מְרוּבֶּה לֹא תָּפַשְׂתָּה, וְעוֹד, עֶבֶד מֵעֶבֶד הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף! רַבִּי שִׁמְעוֹן ״מִיכָה״ ״מִיכָה״ גָּמַר.
La Guemara demande : Mais que Rabbi Shimon déduise, comme Rabbi Yehouda, l’analogie verbale entre « donner » et « donner » à partir des versets traitant de l’encornement d’un esclave cananéen, enseignant que de même que là-bas il paie trente, ici aussi, il paie trente ? La Guemara ajoute qu’il y a deux raisons de préférer cette dérivation, comme indiqué ci-dessus : L’une des raisons est que si tu as saisi trop, tu n’as rien saisi ; si tu as saisi un peu, tu as saisi quelque chose. Et en outre, on doit déduire la halakha d’un esclave à partir d’un autre cas impliquant un esclave. La Guemara répond : Rabbi Shimon déduit une analogie verbale entre pauvreté et pauvreté. En ce qui concerne les évaluations, la Torah déclare : « Mais s’il est trop pauvre » (Lévitique 27:8), et au sujet d’un esclave hébreu, le verset dit : « Et si ton frère devient pauvre » (Lévitique 25:39).
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר, הַיְינוּ דִּכְתִיב צֹאן גּוֹרֶן וָיֶקֶב. אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הַאי צֹאן גּוֹרֶן וָיֶקֶב לְמָה לִי?
Ayant déterminé la source de chacune des opinions dans la baraita, la Guemara analyse leurs opinions. La Guemara demande : Soit, en ce qui concerne l’opinion de Rabbi Meir, cela correspond à ce qui est écrit : « troupeau », « aire de battage » et « pressoir », car il déduit de ces trois termes que le don de libération doit valoir quinze sela. Mais selon les opinions de Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon, pourquoi ai-je besoin de ces termes « troupeau », « aire de battage » et « pressoir », à la lumière du fait que l’on peut donner à son esclave n’importe quel produit ?
הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: יָכוֹל לֹא יְהוּ מַעֲנִיקִין אֶלָּא מִצֹּאן גּוֹרֶן וָיֶקֶב, מִנַּיִן לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר בֵּרַכְךָ ה׳ אֱלֹהֶיךָ״. אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר צֹאן גּוֹרֶן וָיֶקֶב? לוֹמַר לָךְ: מָה צֹאן גּוֹרֶן וָיֶקֶב מְיוּחָדִים, שֶׁיֶּשְׁנָן בִּכְלַל בְּרָכָה – אַף כֹּל שֶׁיֶּשְׁנָן בִּכְלַל בְּרָכָה, יָצְאוּ כְּסָפִים, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: יָצְאוּ פְּרָדוֹת.
La Guemara répond : Ces termes sont nécessaires pour ce qui est enseigné dans une baraita : On aurait pu penser que l’on n’accorde des présents de départ qu’à partir du troupeau, de l’aire de battage et du pressoir ; d’où est-il déduit que cela inclut toute chose ? Le verset déclare : « De ce avec quoi l’Éternel, ton Dieu, t’a béni » (Deutéronome 15:14). Si tel est le cas, quelle est la signification lorsque le verset déclare « troupeau », « aire de battage » et « pressoir » ? Cela vient t’enseigner que de même qu’un troupeau, une aire de battage et un pressoir ont ceci de particulier qu’ils sont inclus dans la catégorie de bénédiction, c’est-à-dire qu’ils croissent et se multiplient, de même tous les objets qui sont inclus dans la catégorie de bénédiction peuvent être donnés comme présent de départ. Cela exclut l’argent, qui n’augmente pas de lui-même. Telle est la déclaration de Rabbi Shimon. Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Cela exclut les mulets, qui ne peuvent pas se reproduire.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן? פְּרָדוֹת מַשְׁבְּחָן בְּגוּפַיְיהוּ. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב? כְּסָפִים עָבֵיד בְּהוּ עִיסְקָא.
La Guemara demande : Et Rabbi Shimon, pourquoi exclut-il l’argent mais pas les mulets ? La Guemara répond : En ce qui concerne les mulets, leurs corps grandissent et s’améliorent. Bien qu’ils ne se reproduisent pas, ils grandissent tout de même. Et Rabbi Eliezer ben Ya’akov, pourquoi n’exclut-il pas l’argent ? Il soutient que l’on peut faire du commerce avec de l’argent et ainsi en tirer profit. De cette manière, l’argent peut augmenter.
וּצְרִיכָא, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא צֹאן, הֲוָה אָמֵינָא בַּעֲלֵי חַיִּים – אִין, גִּידּוּלֵי קַרְקַע – לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא גּוֹרֶן. וְאִי כְּתַב גּוֹרֶן, הֲוָה אָמֵינָא: גִּידּוּלֵי קַרְקַע – אִין, בַּעֲלֵי חַיִּים – לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא צֹאן. יֶקֶב לְמָה לִי?
La Guemara note : Et il est nécessaire que la Torah mentionne un troupeau, une aire de battage et un pressoir, car, si le Miséricordieux avait écrit seulement « troupeau », je dirais que les animaux, oui, le maître peut les donner à son esclave lors de sa libération, mais ce qui pousse de la terre, non, il ne peut pas le lui donner. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit « aire de battage ». Et si la Torah avait écrit seulement « aire de battage », je dirais que ce qui pousse de la terre, oui, il peut le donner, mais les animaux, non, il ne peut pas les donner. C’est pourquoi le Miséricordieux écrit « troupeau ». La Guemara demande : Puisque l’aire de battage est mentionnée, pourquoi ai-je besoin de la mention d’un pressoir ?

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