מִיחֲזֵי כִּשְׂכַר שַׁבָּת.
cela semble être un salaire de Chabbat. Par conséquent, les Sages ont décrété qu’il ne უნდა pas lui donner d’argent pour Chabbat.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חִיָּיא בַּר יוֹסֵף לִשְׁמוּאֵל: מָה בֵּין מוֹרֵד לְמוֹרֶדֶת? אֲמַר לֵיהּ: צֵא וּלְמַד מִשּׁוּק שֶׁל זוֹנוֹת, מִי שׂוֹכֵר אֶת מִי? דָּבָר אַחֵר: זֶה יִצְרוֹ מִבַּחוּץ, וְזוֹ יִצְרָהּ מִבִּפְנִים.
Sur la même question, Rabbi Ḥiyya bar Yosef dit à Shmuel : Quelle est la raison de la différence dans la halakha entre un homme rebelle et une femme rebelle ? Selon tous les avis, l’amende d’une épouse rebelle est plus élevée que celle d’un mari rebelle. Il lui dit : Va et apprends du marché des prostituées. Qui engage les services de qui ? Il est clair qu’un homme souffre davantage de l’absence de relations sexuelles, et donc la sanction pour une épouse rebelle est plus grande. Autrement, lorsqu’il désire des relations sexuelles, son inclination est visible à l’extérieur, et il ressent donc de la honte ainsi que de la douleur. Mais pour elle, son inclination est à l’intérieur, et n’est pas évidente.
מַתְנִי׳ הַמַּשְׁרֶה אֶת אִשְׁתּוֹ עַל יְדֵי שָׁלִישׁ — לֹא יִפְחוֹת לָהּ מִשְּׁנֵי קַבִּין חִטִּין, אוֹ מֵאַרְבָּעָה קַבִּין שְׂעוֹרִין. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא פָּסַק לָהּ שְׂעוֹרִין אֶלָּא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, שֶׁהָיָה סָמוּךְ לֶאֱדוֹם. וְנוֹתֵן לָהּ חֲצִי קַב קִיטְנִית, וַחֲצִי לוֹג שֶׁמֶן, וְקַב גְּרוֹגְרוֹת אוֹ מָנֶה דְּבֵילָה. וְאִם אֵין לוֹ — פּוֹסֵק לְעוּמָּתָן פֵּירוֹת מִמָּקוֹם אַחֵר.
MICHNA : Si quelqu’un nourrit sa femme par l’intermédiaire d’un tiers agissant comme fiduciaire, alors que le mari lui-même ne vit pas avec elle pour une raison quelconque, il ne peut pas lui donner moins de deux kav de blé ou quatre kav d’orge par semaine pour sa subsistance. Rabbi Yossei a dit : Seul Rabbi Yishmaël, qui était proche d’Édom, lui attribuait de l’orge. Et il doit lui donner un demi-kav de légumineuses, et un demi-log d’huile, et un kav de figues sèches ou le poids d’un maneh de gâteaux de figues. Et s’il n’a pas ces fruits, il doit lui attribuer une quantité correspondante de fruits provenant d’ailleurs.
וְנוֹתֵן לָהּ מִטָּה, מַפָּץ וּמַחְצֶלֶת. וְנוֹתֵן לָהּ כִּפָּה לְרֹאשָׁהּ, וַחֲגוֹר לְמׇתְנֶיהָ, וּמִנְעָלִים מִמּוֹעֵד לְמוֹעֵד, וְכֵלִים שֶׁל חֲמִשִּׁים זוּז מִשָּׁנָה לְשָׁנָה. וְאֵין נוֹתְנִין לָהּ לֹא חֲדָשִׁים בִּימוֹת הַחַמָּה, וְלֹא שְׁחָקִים בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים. אֶלָּא נוֹתֵן לָהּ כֵּלִים שֶׁל חֲמִשִּׁים זוּז בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, וְהִיא מִתְכַּסָּה בִּבְלָאוֹתֵיהֶן בִּימוֹת הַחַמָּה. וְהַשְּׁחָקִים — שֶׁלָּהּ.
Et il doit lui donner un lit, un matelas souple et un matelas dur. Et il doit lui donner une coiffe pour sa tête, et une ceinture pour sa taille, et des chaussures neuves de Festival en Festival, c’est-à-dire qu’il doit lui acheter de nouvelles chaussures à chaque Festival. Et il doit acheter des vêtements pour elle d’une valeur de cinquante dinars d’année en année. La michna commente : Et il ne peut pas lui donner des vêtements neufs, qui ont tendance à être épais et chauds, en été, ni des vêtements usés pendant la saison des pluies, car ils sont trop fins et elle aura froid. Au contraire, il doit lui donner des vêtements d’une valeur de cinquante dinars pendant la saison des pluies, et elle se couvre avec ces mêmes vêtements usés en été également. Et les vêtements usés restants lui appartiennent à elle.
נוֹתֵן לָהּ מָעָה כֶּסֶף לְצוֹרְכָּהּ. וְאוֹכֶלֶת עִמּוֹ מִלֵּילֵי שַׁבָּת לְלֵילֵי שַׁבָּת. וְאִם אֵין נוֹתֵן לָהּ מָעָה כֶּסֶף לְצוֹרְכָּהּ — מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ שֶׁלָּהּ.
En plus de ce qui précède, il doit lui donner une autre pièce de argent, un ma’a, pour le reste de ses besoins. Et elle mange avec lui du soir de Shabbat au soir de Shabbat. Bien qu’il puisse pourvoir à sa subsistance par l’intermédiaire d’un tiers pendant toute la semaine, le soir de Shabbat elle a le droit de manger avec lui. Et s’il ne lui donne pas une pièce de argent, un ma’a, pour ses besoins, ses gains lui appartiennent à elle.
וּמָה הִיא עוֹשָׂה לוֹ? מִשְׁקַל חָמֵשׁ סְלָעִים שְׁתִי בִּיהוּדָה, שֶׁהֵן עֶשֶׂר סְלָעִים בַּגָּלִיל. אוֹ מִשְׁקַל עֶשֶׂר סְלָעִים עֵרֶב בִּיהוּדָה, שֶׁהֵן עֶשְׂרִים סְלָעִים בַּגָּלִיל. וְאִם הָיְתָה מְנִיקָה — פּוֹחֲתִין לָהּ מִמַּעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּמוֹסִיפִין לָהּ עַל מְזוֹנוֹתֶיהָ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל, אֲבָל בִּמְכוּבָּד הַכֹּל לְפִי כְּבוֹדוֹ.
Et quelle est la somme fixe qu’elle doit gagner pour lui ? Elle doit filer de la laine pour un poids de cinq sela de fils de la chaîne en Judée, qui sont équivalents à dix sela selon les mesures de la Galilée, ou le poids de dix sela des fils de la trame, qui sont plus faciles à préparer, en Judée, qui sont équivalents à vingt sela selon les mesures utilisées en Galilée. Et si elle allaite à ce moment-là, la quantité requise est réduite de ses gains et ajoutée à la somme qu’elle reçoit pour sa subsistance. Dans quel cas cette déclaration est-elle dite, c’est-à-dire toutes ces quantités et mesures ? En ce qui concerne le plus pauvre des Juifs, c’est-à-dire que ce sont les exigences minimales. Cependant, dans le cas d’un homme financièrement important, toutes les quantités sont augmentées selon son importance.
גְּמָ׳ מַנִּי מַתְנִיתִין, לָא רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא, וְלָא רַבִּי שִׁמְעוֹן. דִּתְנַן: וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ — מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד. מְזוֹנוֹ לַחוֹל וְלֹא לַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לַשַּׁבָּת וְלֹא לַחוֹל. וְזֶה וָזֶה מִתְכַּוְּונִין לְהָקֵל.
GUEMARA :De qui l’opinion exprimée dans la michna est-elle celle ? Ce n’est ni celle de Rabbi Yoḥanan ben Beroka ni celle de Rabbi Shimon, comme nous l’avons appris dans une michna (Eiruvin 82b) : Quelle est la mesure pour un érouv des limites de Chabbat [eiruv] ? Il consiste en une quantité de nourriture suffisante pour deux repas pour chacun et tous ceux qui sont inclus dans l’eiruv. Les tanna’im sont en désaccord quant à la définition de ces deux repas : Il s’agit de la nourriture d’une personne qu’elle mange un jour de semaine et non le Chabbat ; c’est l’avis de Rabbi Meir. Rabbi Yehuda dit : Il s’agit de la quantité qu’il mange le Chabbat et non un jour de semaine. Et tant ce Sage, Rabbi Meir, que cet autre Sage, Rabbi Yehuda, entendent être indulgents, car Rabbi Meir soutient que les gens mangent davantage le Chabbat, tandis que Rabbi Yehuda pense qu’ils consomment davantage un jour de semaine.
רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר: כִּכָּר הַלָּקוּחַ בְּפוּנְדְּיוֹן, מֵאַרְבַּע סְאִין לְסֶלַע. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁתֵּי יָדוֹת לַכִּכָּר, מִשָּׁלֹשׁ כִּכָּרוֹת לַקַּב.
Rabbi Yoḥanan ben Beroka dit : La nourriture pour deux repas a la taille d’un pain acheté avec un pundeyon, qui est un quarante-huitième d’un sela, lorsque quatre se’a de blé sont vendus pour un sela. Selon ce calcul, un pundeyon peut acheter un douzième d’un se’a de blé, ce qui équivaut à la moitié d’un kav, puisqu’il y a six kav dans un se’a. Par conséquent, selon Rabbi Yoḥanan ben Beroka, un quart de kav suffit pour un seul repas. Rabbi Shimon dit : La nourriture pour deux repas correspond à deux des trois parties d’un pain, lorsque trois pains sont préparés à partir d’un kav de blé. Selon Rabbi Shimon, par conséquent, un neuvième de kav de blé suffit pour un repas.
חֶצְיָהּ — לְבַיִת הַמְנוּגָּע. וַחֲצִי חֶצְיָהּ — לִפְסוֹל אֶת הַגְּוִיָּיה. וַחֲצִי חֲצִי חֶצְיָהּ — לְקַבֵּל טוּמְאַת אוֹכָלִין.
Après avoir examiné les diverses opinions concernant la taille d’une miche de pain suffisante pour un repas, la michna déclare que la moitié de cette miche est la quantité appelée une moitié [peras], une mesure pertinente pour les halakhot d’une maison lépreuse. Si quelqu’un entre dans une maison atteinte de lèpre et y reste assez longtemps pour manger cette quantité de nourriture, les vêtements qu’il porte deviennent rituellement impurs. Et la moitié de sa moitié, soit un quart d’une miche de cette taille, est la quantité de nourriture rituellement impure qui rend le corps inapte. En d’autres termes, une nourriture impure en cette quantité transmet l’impureté rituelle au corps de celui qui la mange et le disqualifie, selon la loi rabbinique, pour manger de la teruma. Et la moitié d’une moitié de sa moitié, soit un huitième de cette miche, est la mesure minimale de nourriture qui est susceptible de contracter l’impureté rituelle en tant qu’aliment.
מַנִּי? אִי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא, תַּמְנֵי הָוְיָין! וְאִי רַבִּי שִׁמְעוֹן, תַּמְנֵי סְרֵי הָוְיָין!
Après avoir cité la michna, la Guemara revient à sa question : Qui est l’auteur de la michna ici, qui dit qu’un mari doit fournir deux kav de blé par semaine pour la subsistance de sa femme ? Si c’est Rabbi Yoḥanan ben Beroka, qui soutient qu’un quart de kav suffit pour un seul repas, il n’y a que huit repas dans deux kav, et la femme a besoin d’au moins quatorze repas par semaine, puisqu’il était d’usage de prendre deux repas par jour. Et si c’est Rabbi Shimon, qui soutient qu’un neuvième de kav suffit pour un repas, deux kavsuffisent pour dix-huit repas, et par conséquent la michna exige plus que ce dont elle a réellement besoin.
לְעוֹלָם רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא, וְכִדְאָמַר רַב חִסְדָּא: צֵא מֵהֶן שְׁלִישׁ לַחֶנְווֹנִי. הָכָא נָמֵי: אַיְיתִי תִּילְתָּא שְׁדִי עֲלַיְיהוּ. אַכַּתִּי תַּרְתֵּי סְרֵי הָוְיָין! אוֹכֶלֶת עִמּוֹ לֵילֵי שַׁבָּת.
La Guemara répond : En réalité, la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, et c’est comme Rav Ḥisda l’a dit en expliquant l’opinion de Rabbi Yoḥanan ben Beroka : Déduis un tiers pour la marge du boutiquier, car il prend un tiers comme profit. Cela ajoute une moitié au coût total. Ici aussi, apporte un tiers et ajoute-le au nombre total de repas qui peuvent être fournis par deux kav de blé. La Guemara soulève une difficulté : Malgré tout, après avoir ajusté le calcul en ajoutant une moitié supplémentaire, une mesure connue sous le terme : tiers extérieur, au nombre de repas que l’on peut manger à partir de deux kav de blé, ils sont égaux à douze repas. Cela n’est toujours pas suffisant, car l’épouse en a besoin de quatorze. La Guemara répond : Elle mange avec lui le soir de Chabbat. Par conséquent, ce repas n’est pas inclus dans la quantité qui doit être fournie par l’intermédiaire d’un tiers.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אֲכִילָה מַמָּשׁ. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אֲכִילָה תַּשְׁמִישׁ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? וְעוֹד, תְּלֵיסַר הָוְיָין! אֶלָּא כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא, צֵא מֵהֶן מֶחֱצָה לַחֶנְווֹנִי. הָכִי נָמֵי אַיְתִי פַּלְגָא וּשְׁדִי עֲלַיְיהוּ.
La Guemara demande : Cela s’explique bien selon celui qui dit que, lorsque la michna parle de manger, elle veut dire manger au sens littéral. Cependant, selon celui qui dit que ce manger du soir de Chabbat est un euphémisme, et qu’il se réfère en réalité aux relations conjugales, que peut-on dire ? Et de plus, même si l’on omet le repas du soir de Chabbat, cela fait toujours treize repas dont elle a besoin, mais elle n’en a assez que pour douze. Au contraire, c’est comme l’a dit Rav Ḥisda, au sujet de l’opinion de Rabbi Yoḥanan ben Beroka : Déduis la moitié pour la marge du boutiquier. De même ici, prends une moitié et ajoute-la au montant total, ce qui signifie qu’elle a assez pour seize repas, et non huit.
קַשְׁיָא דְּרַב חִסְדָּא אַדְּרַב חִסְדָּא! לָא קַשְׁיָא: הָא בְּאַתְרָא דְּיָהֲבִי צִיבֵי, הָא בְּאַתְרָא דְּלָא יָהֲבִי צִיבֵי.
La Guemara demande : Cela est difficile en ce qui concerne une déclaration de Rav Ḥisda, qui contredit apparemment l’autre déclaration de Rav Ḥisda. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cette déclaration, selon laquelle la marge de l’épicier ajoute un tiers au prix, fait référence à un endroit où ils donnent aussi de l’argent comme paiement séparé pour le bois nécessaire à la cuisson du pain. Cette autre déclaration, selon laquelle la marge de l’épicier ajoute la moitié, fait référence à un endroit où ils ne donnent pas d’argent pour le bois, et par conséquent la marge doit être plus élevée pour couvrir ces coûts.
אִי הָכִי, שִׁיתַּסְרֵי הָוְיָין. כְּמַאן, כְּרַבִּי חִידְקָא, דְּאָמַר: אַרְבַּע סְעוּדוֹת חַיָּיב אָדָם לֶאֱכוֹל בַּשַּׁבָּת.
Après avoir concilié l’apparente contradiction entre les deux déclarations de Rav Ḥisda, la Guemara revient à l’opinion de Rabbi Yoḥanan ben Beroka. Si tel est le cas, selon le calcul ci-dessus, il y a seize repas, ce qui est plus que ce dont une femme a besoin pour une semaine. La Guemara suggère : Dans ce cas, qui est l’auteur de la michna ? Est-elle conforme à l’opinion de Rabbi Ḥidka, qui a dit qu’une personne est tenue de manger quatre repas pendant Chabbat ? Puisque deux repas sont consommés un jour ordinaire de semaine, cela donne un total de seize repas par semaine.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, דַּל חֲדָא לְאָרְחֵי וּפָרְחֵי.
La Guemara rejette cette suggestion : Tu peux même dire que la michna est conforme à l’opinion des Sages, qui soutiennent qu’une personne n’est tenue de manger que trois repas pendant le Chabbat, puisqu’il faut retrancher un repas pour les invités et les voyageurs. En d’autres termes, le mari ne peut pas donner à sa femme la quantité minimale absolue dont elle a besoin pour elle-même, et rien de plus. Il doit lui donner suffisamment pour subvenir au visiteur occasionnel. Par conséquent, la somme totale est quelque peu supérieure à ce qui avait été supposé au départ.
הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי שִׁמְעוֹן: לְרַבָּנַן — דַּל תְּלָת לְאָרְחֵי וּפָרְחֵי, לְרַבִּי חִידְקָא — דַּל תַּרְתֵּי לְאָרְחֵי וּפָרְחֵי.
La Guemara ajoute : Maintenant que tu es parvenu à cette réponse, tu peux même dire que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, qui soutient que deux kav suffisent pour dix-huit repas. Cela peut s’expliquer soit en disant que Rabbi Shimon est d’accord avec l’opinion des Sages, selon laquelle on prend trois repas pendant le Chabbat, si l’on retire trois repas pour les invités et les voyageurs, soit que Rabbi Shimon est d’accord avec l’opinion de Rabbi Ḥidka, selon laquelle on prend quatre repas pendant le Chabbat, auquel cas il faut retirer deux repas pour les invités et les voyageurs. De cette manière, la michna peut être conciliée avec toutes les opinions.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא פָּסַק שְׂעוֹרִין וְכוּ׳. אֶלָּא בֶּאֱדוֹם הוּא דְּאָכְלִין שְׂעוֹרִים, בְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא אָכְלִי! הָכִי קָאָמַר: לֹא פָּסַק שְׂעוֹרִים כִּפְלַיִם בְּחִטִּין אֶלָּא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל שֶׁהָיָה סָמוּךְ לֶאֱדוֹם, מִפְּנֵי שֶׁשְּׂעוֹרִין אֲדוֹמִיּוֹת רָעוֹת הֵן.
§ La michna enseigne que Rabbi Yossei a dit : Seulement Rabbi Yichmaël, qui vivait près d’Édom, lui a attribué de l’orge. La Guemara demande : Mais cela indique-t-il que ce n’est que dans Édom qu’on mange de l’orge, tandis que dans le reste du monde on n’en mange pas ? Cela ne peut pas être le cas, car l’orge était mangée par les pauvres partout. La Guemara explique : Voici ce que Rabbi Yossei veut dire : Seulement Rabbi Yichmaël, qui vivait près d’Édom, lui a attribué une quantité double d’orge par rapport à celle de blé, car l’orge édomite est mauvaise, tandis qu’ailleurs l’orge est de meilleure qualité, et par conséquent la différence entre l’orge et le blé est moins marquée.
וְנוֹתֵן לָהּ חֲצִי קַב קִיטְנִית. וְאִילּוּ יַיִן לָא קָתָנֵי. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר
§ La michna a en outre enseigné : Et il doit lui donner un demi-kav de légumineuses, ainsi que de l’huile et des fruits. La Guemara commente : Et pourtant, le vin n’est pas enseigné dans la michna. Cela appuie l’opinion de Rabbi Elazar, comme Rabbi Elazar l’a dit :