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מִשּׁוּם חֶשְׁבּוֹנוֹת.
Cela est dû à des calculs effectués pendant le Chabbat pour se préparer au mariage. Il s’occuperait ainsi de questions profanes pendant le Chabbat.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְחֶשְׁבּוֹנוֹת שֶׁל מִצְוָה מִי אֲסִירִי? וְהָא רַב חִסְדָּא וְרַב הַמְנוּנָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: חֶשְׁבּוֹנוֹת שֶׁל מִצְוָה מוּתָּר לְחַשְּׁבָן בְּשַׁבָּת! וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: פּוֹסְקִין צְדָקָה לַעֲנִיִּים בְּשַׁבָּת! וְאָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הוֹלְכִין לְבָתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּלְבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת לְפַקֵּחַ עַל עִסְקֵי רַבִּים בְּשַׁבָּת. וְאָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְפַקְּחִין פִּיקּוּחַ נֶפֶשׁ בְּשַׁבָּת.
Abaye lui dit : Et les calculs pour une mitsva sont-ils interdits pendant Chabbat ? Mais n’était-ce pas Rav Ḥisda et Rav Hamnuna qui ont tous deux dit : En ce qui concerne les calculs pour une mitsva, il est permis de les faire pendant Chabbat ? Et Rabbi Elazar a dit : On peut attribuer la charité aux pauvres pendant Chabbat. Et Rabbi Ya’akov a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : On va dans les synagogues et les maisons d’étude pour superviser des affaires concernant les multitudes pendant Chabbat. Et Rabbi Ya’akov bar Idi a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : On supervise les affaires de sauvetage d’une vie pendant Chabbat.
וְאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: הוֹלְכִין לְטֵרַטְיָיאוֹת וּלְקִרְקְיָיאוֹת לְפַקֵּחַ עַל עִסְקֵי רַבִּים בְּשַׁבָּת. וְתָנָא דְּבֵי מְנַשְּׁיָא: מְשַׁדְּכִין עַל הַתִּינוֹקֶת לֵיאָרֵס בְּשַׁבָּת, וְעַל הַתִּינוֹק לְלַמְּדוֹ סֵפֶר וּלְלַמְּדוֹ אוּמָּנוּת.
Et Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit que Rabbi Yonatan a dit : On va aux théâtres [tartiyyaot] et aux cirques [karkiyyaot] pour superviser des affaires touchant les multitudes pendant le Shabbat, car le sort du peuple juif ou de Juifs individuellement y est souvent décidé, et la présence de quelqu’un pourrait empêcher une calamité. Et le Sage de l’école de Menashya a enseigné : on fait des arrangements matrimoniaux [meshadkhin] entre les familles concernées pour qu’une jeune fille soit fiancée pendant le Shabbat, et de même on peut prendre des dispositions pour un jeune garçon afin de lui enseigner Torah et de lui enseigner un métier. Apparemment, les calculs pour une mitsva peuvent être effectués pendant le Shabbat, y compris les calculs pour un mariage. Par conséquent, cela ne peut pas être la raison de l’interdiction de se marier à l’issue du Shabbat.
אֶלָּא, אָמַר רַבִּי זֵירָא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשְׁחוֹט בֶּן עוֹף. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, יוֹם הַכִּפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשֵׁנִי בְּשַׁבָּת יִדָּחֶה, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשְׁחוֹט בֶּן עוֹף! הָתָם דִּלְנַפְשֵׁיהּ — לָא טְרִיד, הָכָא דְּלַאֲחֵרִים — טְרִיד. אִי נָמֵי: הָתָם אִית לֵיהּ רַוְוחָא, הָכָא לֵית לֵיהּ רַוְוחָא.
Au contraire, Rabbi Zeira a dit : C’est un décret de peur que l’on n’abatte un jeune volatile pendant Chabbat, en raison de sa préoccupation pour les préparatifs du festin de mariage de cette nuit-là. Abaye lui dit : Si c’est le cas, Yom Kippour qui tombe un lundi devrait être reporté lors de la fixation du calendrier, en raison d’un décret de peur que l’on n’abatte un jeune volatile pendant Chabbat pour le repas de la veille de Yom Kippour, qui est une mitsva. La Guemara distingue entre les cas. Là-bas, en ce qui concerne la veille de Yom Kippour, lorsqu’une personne prépare un repas pour elle-même, elle n’est pas préoccupée, et elle ne perdra pas de vue le fait que c’est Chabbat. Ici, dans le cas d’un mariage, on prépare un repas pour d’autres et l’on est préoccupé. Autrement, là-bas, la veille de Yom Kippour, il dispose d’un laps de temps pendant lequel il peut abattre l’oiseau, puisque la mitsva est de manger le repas la veille de Yom Kippour le lendemain. Ici, il ne dispose pas d’un laps de temps parce que le mariage et le festin ont lieu la nuit, à l’issue de Chabbat.
הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, עֶרֶב שַׁבָּת נָמֵי — גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשְׁחוֹט בֶּן עוֹף.
La Guemara dit : Maintenant que nous sommes parvenus à cette compréhension de l’interdiction de se marier à la conclusion du Chabbat, l’interdiction de ne pas avoir de rapports sexuels le soir de Chabbat également n’est pas due au rapport lui-même. C’est plutôt un décret de peur que l’on n’abatte une jeune volaille pour le festin de mariage.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּתוּלָה נִשֵּׂאת בָּרְבִיעִי וְנִבְעֶלֶת בָּרְבִיעִי, וְלָא חָיְישִׁינַן לְאִיקָּרוֹרֵי דַעְתָּא, אוֹ דִלְמָא: בְּתוּלָה נִשֵּׂאת בָּרְבִיעִי וְנִבְעֶלֶת בַּחֲמִישִׁי, דְּחָיְישִׁינַן לְאִיקָּרוֹרֵי דַעְתָּא.
§ La Guemara soulève un dilemme : une vierge se marie-t-elle le mercredi et a-t-elle des relations sexuelles le même mercredi, sans que nous nous préoccupions du fait que sa détermination à traduire son épouse devant le tribunal en découvrant qu’elle n’était pas vierge ne se refroidisse pendant la nuit ? Au contraire, il ira certainement au tribunal le lendemain matin. Ou peut-être une vierge se marie-t-elle le mercredi mais a des relations sexuelles le jeudi, car nous craignons que sa détermination ne se refroidisse.
תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי בַּר קַפָּרָא: בְּתוּלָה נִשֵּׂאת בָּרְבִיעִי וְנִבְעֶלֶת בַּחֲמִישִׁי, הוֹאִיל וְנֶאֶמְרָה בּוֹ בְּרָכָה לַדָּגִים. אַלְמָנָה נִשֵּׂאת בַּחֲמִישִׁי וְנִבְעֶלֶת בַּשִּׁשִּׁי — הוֹאִיל וְנֶאֶמְרָה בּוֹ בְּרָכָה לָאָדָם. טַעְמָא מִשּׁוּם בְּרָכָה, אֲבָל מִשּׁוּם אִיקָּרוֹרֵי דַעְתָּא — לָא חָיְישִׁינַן.
Viens et écoute une preuve, comme l’a enseigné bar Kappara : Une vierge se marie le mercredi et a des rapports le jeudi, puisque la bénédiction aux poissons : Soyez féconds et multipliez-vous, a été énoncée le cinquième jour de la Création. Une veuve se marie le jeudi et a des rapports le vendredi, puisque la bénédiction de la procréation a été énoncée à l’homme le sixième jour de la Création. On peut en déduire que la raison est due à la bénédiction, mais en ce qui concerne la possibilité que sa résolution se refroidisse, nous ne nous en soucions pas.
אִי הָכִי, אַלְמָנָה נָמֵי תִּיבָּעֵל בַּחֲמִישִׁי, הוֹאִיל וְנֶאֶמְרָה בּוֹ בְּרָכָה לַדָּגִים! בְּרָכָה דְאָדָם עֲדִיפָא לֵיהּ.
La Guemara demande : Si tel est le cas, une veuve devrait elle aussi avoir des relations le jeudi, puisque la bénédiction des poissons a été énoncée alors. La Guemara répond : Puisqu’il est possible de reporter les relations au jour où la bénédiction de l’homme a été énoncée, le faire est préférable pour lui.
וְאִי נָמֵי: מִשּׁוּם שָׁקְדוּ. דְּתַנְיָא: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ אַלְמָנָה נִשֵּׂאת בַּחֲמִישִׁי וְנִבְעֶלֶת בַּשִּׁשִּׁי? שֶׁאִם אַתָּה אוֹמֵר תִּיבָּעֵל בַּחֲמִישִׁי, לְמָחָר מַשְׁכִּים לְאוּמָּנֻתוֹ וְהוֹלֵךְ לוֹ. שָׁקְדוּ חֲכָמִים עַל תַּקָּנַת בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל, שֶׁיְּהֵא שָׂמֵחַ עִמָּהּ שְׁלֹשָׁה יָמִים: חֲמִישִׁי בְּשַׁבָּת, וְעֶרֶב שַׁבָּת, וְשַׁבָּת.
Alternativement, ce jour-là fut établi comme le jour où une veuve a des relations sexuelles en raison du fait que les Sages étaient assidus à veiller au bien-être des femmes juives, comme il est enseigné dans une baraita : Pourquoi les Sages ont-ils dit qu’une veuve se marie le jeudi et a des relations le vendredi ? C’est parce que, si vous dites qu’elle devrait avoir des relations le jeudi, le lendemain le marié ira exercer son métier tôt et laissera sa femme seule. Lorsqu’un homme épouse une veuve, il n’y a pas d’observance des sept jours de réjouissance, dont le statut juridique est comme celui d’une fête, durant lesquels il ne va pas travailler. Par conséquent, les Sages étaient assidus à veiller au bien-être des femmes juives et ont veillé à ce que le marié se réjouisse avec elle pendant trois jours : jeudi, le jour du mariage ; et la veille de Chabbat, le jour où ils ont des relations sexuelles ; et Chabbat.
מַאי אִיכָּא בֵּין ״בְּרָכָה״ לְ״שָׁקְדוּ״? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ אָדָם בָּטֵל. אִי נָמֵי: יוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּעֶרֶב שַׁבָּת.
Quelle différence pratique y a-t-il entre les deux raisons données pour avoir des relations le vendredi, à savoir la bénédiction de la procréation pour l’homme et le fait que les Sages étaient assidus ? La Guemara répond : Il y a une différence pratique entre elles dans le cas d’une personne oisive, qui n’a pas de travail ; dans ce cas, la raison de la bénédiction s’applique, tandis que la raison selon laquelle les Sages étaient assidus ne s’applique pas, puisqu’en tout état de cause il n’ira pas travailler tôt. Autrement, il y a une différence pratique dans le cas d’une fête qui tombe la veille de Chabbat. Là aussi, la raison de la bénédiction s’applique, mais l’assiduité des Sages ne s’applique pas, puisqu’on ne travaille pas pendant une fête.
דָּרַשׁ בַּר קַפָּרָא: גְּדוֹלִים מַעֲשֵׂה צַדִּיקִים יוֹתֵר מִמַּעֲשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ, דְּאִילּוּ בְּמַעֲשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ כְּתִיב: ״אַף יָדִי יָסְדָה אֶרֶץ וִימִינִי טִפְּחָה שָׁמָיִם״, וְאִלּוּ בְּמַעֲשֵׂה יְדֵיהֶם שֶׁל צַדִּיקִים כְּתִיב: ״מָכוֹן לְשִׁבְתְּךָ פָּעַלְתָּ ה׳ מִקְּדָשׁ אֲדֹנָי כּוֹנְנוּ יָדֶיךָ״.
§ La Guemara cite d’autres déclarations aggadiques de bar Kappara. Bar Kappara a enseigné : L’œuvre des mains des justes est plus grande que la création du ciel et de la terre, car au sujet de la création du ciel et de la terre il est écrit : « Ma main aussi a fondé la terre, et ma droite a déployé les cieux » (Isaïe 48:13). Là, « main » est écrit au singulier. Tandis qu’au sujet de l’œuvre des mains des justes il est écrit : « Le lieu que Tu as fait pour Ta demeure, Seigneur, le Sanctuaire, Seigneur, que Tes mains ont établi » (Exode 15:17). Il s’agit du Temple, qui est l’œuvre des mains de l’homme, et « main » est écrit au pluriel.
הֵשִׁיב בַּבְלִי אֶחָד, וְרַבִּי חִיָּיא שְׁמוֹ: ״וְיַבֶּשֶׁת יָדָיו יָצָרוּ״! ״יָדוֹ״ כְּתִיב. וְהָכְתִיב ״יָצָרוּ״! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: יָצְרוּ אֶצְבְּעוֹתָיו, כְּדִכְתִיב: ״כִּי אֶרְאֶה שָׁמֶיךָ מַעֲשֵׂה אֶצְבְּעוֹתֶיךָ יָרֵחַ וְכוֹכָבִים אֲשֶׁר כּוֹנָנְתָּ״.
Un certain Babylonien, du nom de Rabbi Ḥiyya, répondit par une objection. Il est écrit au sujet de la création de la terre : « Et Ses mains ont formé la terre sèche » (Psaumes 95:5). La Guemara répond : « Sa main », c’est ainsi que cela est écrit. Bien que le mot soit vocalisé au pluriel, il est écrit au singulier, sans la lettre yod. Mais n’est-il pas écrit : « ont formé », au pluriel ? Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Le pluriel renvoie à Ses doigts, comme il est écrit : « Quand je vois Tes cieux, l’ouvrage de Tes doigts, la lune et les étoiles, que Tu as établies » (Psaumes 8:4).
מֵיתִיבִי: ״הַשָּׁמַיִם מְסַפְּרִים כְּבוֹד אֵל וּמַעֲשֵׂה יָדָיו מַגִּיד הָרָקִיעַ״! הָכִי קָאָמַר: מַעֲשֵׂה יְדֵיהֶם שֶׁל צַדִּיקִים מִי מַגִּיד — הָרָקִיעַ, וּמַאי נִיהוּ — מָטָר.
La Guemara soulève une objection : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l’œuvre de Ses mains » (Psaumes 19:2). Les cieux ont été créés par Ses mains. La Guemara répond que c’est ce que le verset veut dire : Qui atteste l’œuvre des mains des justes, qu’ils accomplissent la volonté de Dieu ? Ce sont les cieux. Et quel est le moyen par lequel les cieux le font ? C’est au moyen de la pluie qui tombe grâce aux prières des justes.
דָּרַשׁ בַּר קַפָּרָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וְיָתֵד תִּהְיֶה לְךָ עַל אֲזֵנֶךָ״. אַל תִּקְרֵי ״אֲזֵנֶךָ״, אֶלָּא ״עַל אׇזְנֶךָ״ — שֶׁאִם יִשְׁמַע אָדָם דָּבָר שֶׁאֵינוֹ הָגוּן,
Bar Kappara a enseigné : Quel est le sens de ce qui est écrit : Et tu auras un piquet parmi tes armes [azenekha]" (Deutéronome 23:14) ? Ne le lis pas comme : Tes armes [azenekha]. Au contraire, lis-le ainsi : Sur ton oreille [oznekha], c’est-à-dire que si une personne entend une chose inappropriée,

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