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וּבוֹעֵל בְּעִילַת מִצְוָה וּפוֹרֵשׁ, וְנוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה, וְאַחַר כָּךְ נוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי אֲבֵילוּת. וְכׇל אוֹתָן הַיָּמִים, הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים וְהִיא יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים. וְאֵין מוֹנְעִין תַּכְשִׁיטִין מִן הַכַּלָּה כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם.
Et ensuite le marié a des relations conjugales avec la mariée afin d’accomplir la mitsva, puis il se retire de son épouse, et le défunt est enterré. Et ensuite le marié observe les sept jours du festin de mariage, qui constituent pour lui une fête personnelle, durant lesquels l’obligation des rites de deuil ne prend pas effet, et ensuite il observe les sept jours de deuil. Et pendant tous ces jours de réjouissance et de deuil, le marié dort parmi les hommes, et la mariée dort parmi les femmes, et il ne leur est pas permis de s’isoler. Et en cas de deuil, on ne prive pas la mariée de ses bijoux pendant toute la période de trente jours suivant le mariage, afin qu’elle ne devienne pas indésirable aux yeux de son mari.
וְדַוְקָא, אָבִיו שֶׁל חָתָן אוֹ אִמָּהּ שֶׁל כַּלָּה, דְּלֵיכָּא אִינִישׁ דְּטָרַח לְהוּ. אֲבָל אִיפְּכָא — לָא.
Et le mariage a lieu et est suivi de sept jours de festin et de sept jours de deuil, spécifiquement s’il s’agit du père du marié ou de la mère de la mariée qui est décédé, car dans ce cas il n’y a pas d’autre personne qui ferait des efforts pour eux. Ce sont eux qui sont responsables des préparatifs du mariage, et par conséquent les préparatifs déjà achevés doivent être utilisés. Cependant, si l’inverse se produit, c’est-à-dire si la mère du marié ou le père de la mariée meurt, non, la pratique est différente. Le défunt est enterré immédiatement, la période de deuil de sept jours est observée, et ce n’est qu’ensuite que le couple se marie.
אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנָּתַן מַיִם עַל גַּבֵּי בָּשָׂר, אֲבָל לֹא נָתַן מַיִם עַל גַּבֵּי בָּשָׂר — מִזְדַּבַּן.
Rafram bar Pappa a dit que Rav Ḥisda a dit : Les Sages ont enseigné qu’ils se marient immédiatement seulement si quelqu’un a déjà mis de l’eau sur la viande. Dans ce cas, il sera impossible de la vendre à d’autres, et si elle n’est pas cuite immédiatement, elle se gâtera et une perte importante sera subie, ce qui pourrait entraîner l’annulation du festin de mariage. Cependant, s’il n’a pas mis d’eau sur la viande, elle peut être vendue. Aucune perte importante ne sera subie, il n’est donc pas nécessaire de reporter la période de deuil.
אָמַר רָבָא: וּבִכְרַךְ, אַף עַל פִּי שֶׁנָּתַן מַיִם עַל גַּבֵּי בָּשָׂר — מִזְדַּבַּן. אָמַר רַב פָּפָּא: וּבִכְפָר, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָתַן מַיִם עַל גַּבֵּי בָּשָׂר — לָא מִזְדַּבַּן. וְאֶלָּא דְּרַב חִסְדָּא הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אָמַר רַב אָשֵׁי: כְּגוֹן מָתָא מַחְסֵיָא, דְּמַפְּקָא מִכְּרַךְ, וּמַפְּקָא מִכְּפַר.
Rava a dit : Et dans une ville, où il y a généralement de nombreux acheteurs, même s’il a mis de l’eau sur la viande, elle peut être vendue, et la période de deuil n’a pas besoin d’être reportée. Rav Pappa a dit : Et dans un village, même s’il n’a pas mis d’eau sur la viande, elle ne peut pas être vendue, car on ne peut pas trouver d’acheteurs pour acquérir une si grande quantité de viande. D’après les déclarations de Rava et de Rav Pappa, le fait que de l’eau ait été mise ou non sur la viande est sans importance, aussi bien dans une grande ville que dans un village. La Guemara demande : Où trouve-t-on un cas où la déclaration de Rav Ḥisda s’applique ? Rav Ashi dit : On peut le trouver dans un endroit comme sa ville de Mata Meḥasya, qui est exclue de la catégorie de ville, car elle est trop petite, et exclue de la catégorie de village, car elle est trop grande.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: הֲרֵי שֶׁהָיָה פִּתּוֹ אֲפוּיָה וְטִבְחוֹ טָבוּחַ וְיֵינוֹ מָזוּג, וְנָתַן מַיִם עַל גַּבֵּי בָּשָׂר, וּמֵת אָבִיו שֶׁל חָתָן אוֹ אִמָּהּ שֶׁל כַּלָּה — מַכְנִיסִין אֶת הַמֵּת לַחֶדֶר, וְאֶת הֶחָתָן וְאֶת הַכַּלָּה לַחוּפָּה, וּבוֹעֵל בְּעִילַת מִצְוָה וּפוֹרֵשׁ, וְנוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה, וְאַחַר כָּךְ נוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי אֲבֵילוּת. וְכׇל אוֹתָן הַיָּמִים, הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים וְאִשְׁתּוֹ יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים.
La baraita suivante a été enseignée conformément à l’opinion de Rav Ḥisda : si le pain d’une personne a été cuit, que son animal a été abattu, que son vin a été coupé d’eau, qu’elle a mis de l’eau sur la viande, et que le père du marié ou la mère de la mariée est mort, on déplace le corps dans une pièce, et le marié et la mariée sont conduits sous la houppa, et ils se marient. Le marié a ensuite des relations conjugales avec la mariée afin d’accomplir la mitsva, puis il se retire de sa femme, et le corps est enterré. Et le marié observe ensuite les sept jours de festin nuptial, puis observe les sept jours de deuil. Et pendant tous ces jours de festin et de deuil, le marié dort parmi les hommes, et sa femme dort parmi les femmes, et il ne leur est pas permis de rester seuls ensemble.
וְכֵן מִי שֶׁפֵּירְסָה אִשְׁתּוֹ נִדָּה — הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים וְהִיא יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים. וְאֵין מוֹנְעִין תַּכְשִׁיטִין מִן הַכַּלָּה כָּל שְׁלֹשִׁים יוֹם. בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא יִבְעוֹל, לֹא בְּעֶרֶב שַׁבָּת וְלֹא בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת.
De même, un marié dont l’épouse a commencé à menstruer au moment du mariage, il dort parmi les hommes et elle dort parmi les femmes, jusqu’à ce qu’elle devienne rituellement pure. Cependant, les Sages ne retirent pas les bijoux de la mariée pendant qu’elle est en deuil durant toute la période de trente jours après le mariage. En tout état de cause, le marié ne peut pas avoir de relations sexuelles avec sa mariée vierge, ni le soir de Chabbat, car il infligerait ainsi une blessure, ni à la fin de Chabbat.
אָמַר מָר: הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים וְהִיא יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים, מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ אֵין אֲבֵילוּת בַּמּוֹעֵד, אֲבָל דְּבָרִים שֶׁל צִינְעָא — נוֹהֵג.
La Guemara poursuit l’analyse de la baraita. Le Maître a dit : Il dort parmi les hommes et elle dort parmi les femmes. Cela soutient l’opinion de Rabbi Yoḥanan, car Rabbi Yoḥanan a dit : Bien qu’ils aient déclaré qu’il n’y a pas de deuil observé pendant une fête, on observe néanmoins les questions relevant de la sphère privée, c’est-à-dire les pratiques de deuil qui ne sont pas apparentes aux yeux des observateurs. Par conséquent, le marié et la mariée ne peuvent pas avoir de relations pendant les sept jours de réjouissance, car le statut juridique de ces jours est comme celui d’une fête pour eux.
דָּרֵשׁ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא בָּעַל, אֲבָל בָּעַל — אִשְׁתּוֹ יְשֵׁנָה עִמּוֹ.
Rav Yosef, fils de Rava, a enseigné au nom de Rava : Ils ont enseigné la halakha selon laquelle, si la mariée a commencé à menstruer, la mariée et le marié ne peuvent pas rester seuls ensemble, seulement s’il n’a pas eu de rapports avec elle. Cependant, s’il a eu des rapports avec elle, et qu’ensuite elle commence à menstruer, sa femme dort avec lui, et il n’y a pas lieu de craindre que cela les conduise à des relations interdites.
וְהָא הָכָא, דִּבְבָעַל עָסְקִינַן, וְקָתָנֵי: הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים וְהִיא יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים! כִּי קָאָמַר, אַפֵּירְסָה אִשְׁתּוֹ נִדָּה.
La Guemara demande : Mais ici, en ce qui concerne le deuil, nous traitons d’un cas où il a déjà eu des relations conjugales qui étaient permises avant les funérailles, et pourtant le tannaenseigne : Il dort parmi les hommes et elle dort parmi les femmes. La Guemara répond : Lorsqu’il énonce la règle selon laquelle, s’ils ont déjà eu des relations conjugales, elle dort avec lui, cela concernait uniquement un cas où sa femme a commencé à menstruer, et ce n’est pas un cas de deuil.
הָא ״וְכֵן״ קָתָנֵי!
La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : Et de même, indiquant que le statut juridique de l’endeuillé et le statut juridique du marié dont l’épouse est menstruée sont identiques ?

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