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בְּתוּלָה נִשֵּׂאת לַיּוֹם הָרְבִיעִי וְאַלְמָנָה לַיּוֹם הַחֲמִישִׁי. שֶׁפַּעֲמַיִם בְּשַׁבָּת בָּתֵּי דִינִין יוֹשְׁבִין בָּעֲיָירוֹת: בַּיּוֹם הַשֵּׁנִי וּבַיּוֹם הַחֲמִישִׁי, שֶׁאִם הָיָה לוֹ טַעֲנַת בְּתוּלִים, הָיָה מַשְׁכִּים לְבֵית דִּין.
MISHNA:Une vierge se marie le mercredi et une veuve le jeudi. La raison de la première est que deux fois par semaine les tribunaux siègent dans les villes, le lundi et le jeudi, afin que, si le mari avait une réclamation concernant la virginité de la mariée lors de la consommation du mariage dans la nuit de mercredi, il se rende tôt le lendemain au tribunal et présente sa réclamation.
גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ בְּתוּלָה נִשֵּׂאת לַיּוֹם הָרְבִיעִי? לְפִי שֶׁשָּׁנִינוּ: הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִישְּׂאוּ — אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ, וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה.
GUEMARA :Rav Yosef a dit que Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Pour quelle raison ont-ils dit qu'une vierge se marie le mercredi ? C'est parce que nous avons appris dans une michna ailleurs (57a) : Si le moment que le marié a fixé pour le mariage est arrivé, et que le mariage a été reporté, et qu'ils ne se sont pas mariés, les mariées ont le droit de manger de sa nourriture et, s'il est prêtre, manger de la terouma.
יָכוֹל הִגִּיעַ זְמַן בְּאֶחָד בְּשַׁבָּת יְהֵא מַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת? לְכָךְ שָׁנִינוּ: בְּתוּלָה נִשֵּׂאת לַיּוֹם הָרְבִיעִי.
On pourrait penser que, si le délai fixé arrivait le dimanche, et que le mariage était reporté, il lui fournirait sa subsistance à partir du dimanche. C'est pourquoi nous avons appris : une vierge se marie le mercredi. Jusqu'au mercredi, le délai fixé n'est pas considéré comme étant arrivé, même si la date initiale était plus tôt dans la semaine.
אָמַר רַב יוֹסֵף: מָרֵיהּ דְּאַבְרָהָם! תָּלֵי תַּנְיָא בִּדְלָא תַּנְיָא?! הֵי תַּנְיָא וְהֵי לָא תַּנְיָא? הָא תַּנְיָא וְהָא תַּנְיָא! אֶלָּא: תָּלֵי תַּנְיָא דִּמְפָרֵשׁ טַעְמָא בִּדְתַנְיָא דְּלָא מְפָרֵשׁ טַעְמָא.
Après avoir cité les déclarations ci-dessus, Rav Yosef dit avec étonnement : Maître d’Abraham, Shmuel fait dépendre ce qui est enseigné de ce qui n’est pas enseigné, en utilisant ce dernier pour expliquer le premier. La Guemara demande : Lequel est enseigné et lequel ne l’est pas ? À la fois cette michna est enseignée et cette autre michna est enseignée. La Guemara répond : Plutôt, Shmuel fait dépendre la halakha qui est enseignée dans la michna ici, dont la raison est explicite, de une halakha qui est enseignée dans la michna ultérieure, dont la raison n’est pas explicite. La citation de la michna ultérieure n’a rien apporté à la compréhension de la michna ici.
אֶלָּא אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ בְּתוּלָה נִשֵּׂאת לַיּוֹם הָרְבִיעִי? שֶׁאִם הָיָה לוֹ טַעֲנַת בְּתוּלִים — הָיָה מַשְׁכִּים לְבֵית דִּין. וְתִינָּשֵׂא בְּאֶחָד בְּשַׁבָּת, שֶׁאִם הָיָה לוֹ טַעֲנַת בְּתוּלִים הָיָה מַשְׁכִּים לְבֵית דִּין? שָׁקְדוּ חֲכָמִים עַל תַּקָּנַת בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל, שֶׁיְּהֵא טוֹרֵחַ בִּסְעוּדָה שְׁלֹשָׁה יָמִים, אֶחָד בְּשַׁבָּת וְשֵׁנִי בַּשַּׁבָּת וּשְׁלִישִׁי בַּשַּׁבָּת, וּבָרְבִיעִי כּוֹנְסָהּ.
Au contraire, si cela a été énoncé, c’est ainsi que cela a été énoncé : Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Pour quelle raison les Sages ont-ils dit dans la michna qu’une vierge se marie le mercredi ? C’est afin que, si le mari avait une réclamation concernant la virginité de la mariée, il se rende tôt le lendemain au tribunal et y présente sa réclamation. La Guemara demande : Mais si telle est la raison, qu’elle se marie le dimanche, puisque même alors, si le mari avait une réclamation concernant la virginité de la mariée, il se rendrait tôt le lendemain au tribunal et y présenterait sa réclamation. La Guemara répond : Les Sages se sont appliqués avec soin au bien-être des femmes juives et ont institué que le mariage ait lieu le mercredi, afin que le marié fasse des efforts pour préparer le festin de mariage pendant trois jours : dimanche, lundi et mardi, et le mercredi, il l’épouse.
וְעַכְשָׁו שֶׁשָּׁנִינוּ ״שָׁקְדוּ״, אוֹתָהּ שֶׁשָּׁנִינוּ ״הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִישְּׂאוּ, אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה״, הִגִּיעַ זְמַן בְּאֶחָד בְּשַׁבָּת, מִתּוֹךְ שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לִכְנוֹס — אֵינוֹ מַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת.
La Guemara continue : Et maintenant que nous avons appris que la raison de la décision dans la michna selon laquelle une femme se marie le mercredi est que les Sages ont été diligents à ce sujet, alors en ce qui concerne cettehalakha, que nous avons apprise dans la michna ultérieure : Si le moment est arrivé et qu'ils ne se sont pas mariés, les fiancées ont le droit de manger de sa nourriture et de manger de la terouma, on peut conclure : Si le moment est arrivé le dimanche, puisque il est incapable de l'épouser parce qu'il est occupé à préparer le festin de mariage, il n'est pas tenu de lui fournir sa subsistance jusqu'au mercredi.
לְפִיכָךְ: חָלָה הוּא אוֹ שֶׁחָלְתָה הִיא אוֹ שֶׁפֵּירְסָה נִדָּה — אֵינוֹ מַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת.
Par conséquent, selon le même raisonnement, si le mari tomba malade, ou si la mariée tomba malade, ou dans un cas où elle commença à menstruer [peirsa nidda] et que le mariage dut être reporté, de même il n’est pas tenu de lui fournir sa subsistance à partir du moment fixé, puisqu’il n’est pas à l’origine du retard.
וְאִיכָּא דְּבָעֵי לַהּ מִיבַּעְיָא: חָלָה הוּא, מַהוּ? הָתָם טַעְמָא מַאי — מִשּׁוּם דַּאֲנִיס, וְהָכָא נָמֵי הָא אֲנִיס. אוֹ דִּלְמָא: הָתָם אֲנִיס בְּתַקַּנְתָּא דְּתַקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן, הָכָא לָא.
Et il y a ceux qui ont soulevé cela comme un dilemme : Si le marié est tombé malade, quelle est la règle concernant son obligation de lui fournir sa subsistance ? Là-bas, dans le cas où le moment fixé est arrivé un dimanche, quelle est la raison pour laquelle il est exempté ? C’est en raison du fait qu’il a été contraint de reporter le mariage par des circonstances indépendantes de sa volonté. Et ici aussi, n’est-il pas contraint par des circonstances indépendantes de sa volonté, et ne devrait-il donc pas être exempté ? Ou peut-être y a-t-il une distinction entre les cas. Là-bas, il a été contraint par une ordonnance instituée par les Sages selon laquelle une vierge se marie le mercredi, et ils l’ont exempté de pourvoir à sa subsistance jusque-là. Cependant, ici, ce n’est pas le cas. Par conséquent, malgré l’existence de circonstances indépendantes de sa volonté, il n’est pas exempté de lui fournir sa subsistance en raison de sa maladie.
וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר חָלָה הוּא מַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת: חָלְתָה הִיא, מַהוּ? מָצֵי אָמַר לַהּ: אֲנָא הָא קָאֵימְנָא, אוֹ דִלְמָא מָצְיָא אָמְרָה לֵיהּ: ״נִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ״.
Et si tu dis que, s'il est tombé malade, il lui fournit sa subsistance au moment fixé pour le mariage, alors si elle est tombée malade, quelle est la règle ? Peut-il lui dire : Me voici prêt à t'épouser, et si tu n'es pas prête, ce n'est pas ma faute ? Ou peut-être peut-elle lui dire que son champ a été inondé, c'est-à-dire que sa maladie équivaut à une catastrophe naturelle qui l'a frappé, et qu'il doit néanmoins subvenir à ses besoins.
וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר אָמְרָה לֵיהּ ״נִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ״ — פֵּירְסָה נִדָּה, מַהוּ?
Et si tu dis que si elle est tombée malade elle peut lui dire que son champ a été inondé, si elle est devenue une femme menstruée et que le mariage a été reporté, quelle est la règle ? Cela aussi est-il considéré comme une circonstance inévitable, comme la maladie, et doit-il subvenir à ses besoins, ou cela était-il prévisible ?
בִּשְׁעַת וִוסְתָּהּ, לָא תִּיבְּעֵי לָךְ
Si elle a commencé à menstruer au moment de sa période fixée [vista], ne soulevez pas le dilemme,

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