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הָכָא נָמֵי בְּשֶׁכְּלֵי אוּמָּנוּתוֹ בְּיָדוֹ.
Ici aussi, il s’agit d’un cas le second conducteur d’âne vient avec les outils de son métier à la main, indiquant clairement qu’il est lui aussi venu vendre sa production. Par conséquent, lorsque l’autre conducteur vante sa production, il y a lieu de craindre qu’il y ait eu collusion et que, dans la ville suivante, leurs rôles soient inversés. Cependant, lorsqu’il n’y a aucune preuve de collusion, les Sages ne s’en sont pas souciés.
וְהֵיכָא אִתְּמַר דְּרַבִּי חָמָא בַּר עוּקְבָא — אַהָא, דִּתְנַן: הַקַּדָּר שֶׁהִנִּיחַ קְדֵירוֹתָיו וְיָרַד לִשְׁתּוֹת (מַיִם מִן הַיְאוֹר) — הַפְּנִימִיּוֹת טְהוֹרוֹת, וְהַחִיצוֹנוֹת טְמֵאוֹת.
La Guemara demande : Et où est énoncée la solution de Rabbi Ḥama bar Ukva ? Elle est énoncée au sujet de ce que nous avons appris dans une michna (Teharot 7:1) : Dans le cas d'un potier qui a façonné ses récipients en pureté rituelle, puis a abandonné ses pots et est descendu boire de l’eau de la rivière, on craint qu’en son absence des personnes rituellement impures soient entrées en contact avec ses pots. Les pots intérieurs sont purs, et les pots extérieurs sont impurs.
וְהָתַנְיָא: אֵלּוּ וָאֵלּוּ טְמֵאוֹת! אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר עוּקְבָא: בְּשֶׁכְּלֵי אוּמָּנוּתוֹ בְּיָדוֹ, מִפְּנֵי שֶׁיַּד הַכֹּל מְמַשְׁמֶשֶׁת בָּהֶן.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita : Ces pots intérieurs comme ceux-là pots extérieurs sont rituellement impurs ? Rabbi Ḥama bar Ukva a dit : Cette baraita fait référence à un cas où les outils du métier du potier sont dans sa main, ce qui indique qu’il a l’intention de vendre ses pots. Puisque tous les acheteurs potentiels touchent les pots lorsqu’ils les examinent avant l’achat, on craint que parmi ces personnes se trouve quelqu’un de rituellement impur.
וְהָתַנְיָא: אֵלּוּ וָאֵלּוּ טְהוֹרוֹת! אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר עוּקְבָא: בְּשֶׁאֵין כְּלֵי אוּמָּנוּתוֹ בְּיָדוֹ.
La Guemara demande : Mais n’est-il pas enseigné dans une autre baraita : Ces pots intérieurs et ceux-là pots extérieurs sont rituellement purs ? Rabbi Ḥama bar Ukva a dit : Cette baraita fait référence à un cas où les outils du métier du potier ne sont pas dans sa main, ce qui indique qu’il n’a pas l’intention de vendre ses pots. Par conséquent, des étrangers n’y toucheront pas du tout.
וְאֶלָּא הָא דִּתְנַן: הַפְּנִימִיּוֹת טְהוֹרוֹת וְהַחִיצוֹנוֹת טְמֵאוֹת, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, la décision dans la michna : Les pots intérieurs sont purs et les pots extérieurs sont impurs, dans quelles circonstances peut-on trouver ce cas ? Lorsque les outils du métier du potier sont dans sa main, tous les récipients sont impurs, et lorsque les outils du métier du potier ne sont pas dans sa main, tous les récipients sont purs.
דִּסְמִיכָא לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וּמִשּׁוּם חִיפּוּפֵי רְשׁוּת הָרַבִּים.
La Guemara répond : Le tanna de la michna fait référence à un cas les outils du métier du potier ne sont pas dans sa main. Cependant, il laisse ses pots adjacents au domaine public, et dans une zone délimitée du domaine public en raison des piquets ou d’autres objets placés sur les côtés du domaine public afin d’éloigner les passants des murs du domaine privé, et, en raison de l’encombrement, les gens seront poussés sur les côtés et rendront involontairement les pots extérieurs impurs. Ils ne passent pas près des pots intérieurs et ne toucheront pas les pots pour les examiner, parce qu’ils ne sont pas à vendre.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן בְּמַעֲלִין מִתְּרוּמָה לְיוּחֲסִין קָמִיפַּלְגִי.
La Guemara poursuit en citant une résolution נוספת de la contradiction entre les opinions de Rabbi Yehouda et des Sages, en ce qui concerne la collusion quant au statut présumé des prêtres et quant aux marchands de produits agricoles. Et si tu veux, dis plutôt que le différend entre Rabbi Yehouda et les Sages dans la question du statut sacerdotal présumé n’est pas lié à la collusion. Au contraire, c’est au sujet de la question de savoir si l’on élève celui qui mange de la terouma au statut présumé de prêtrise aux fins de la lignée qu’ils sont en désaccord. Rabbi Yehouda soutient que l’on élève de la terouma à la lignée et exige donc un témoignage complet de deux témoins pour permettre à la personne de consommer de la terouma. Les Sages soutiennent que l’on n’élève pas de la terouma à la lignée, et chaque question est considérée séparément. Aux fins de la consommation de la terouma, tout témoignage suffit ; aux fins de la lignée, un témoignage complet de deux témoins est requis.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לְהַעֲלוֹת מִשְּׁטָרוֹת לְיוּחֲסִין? הֵיכִי דָּמֵי: אִילֵּימָא דִּכְתִיב בֵּיהּ ״אֲנִי פְּלוֹנִי כֹּהֵן חָתַמְתִּי עֵד״ — מַאן קָא מַסְהֵיד עִילָּוֵיהּ?
§ Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Quelle est la halakha concernant l’élévation sur la base de documents indiquant qu’une personne est prêtre, à la lignée sacerdotale ? La Guemara demande : Quelles sont les circonstances ? Si vous dites qu’il est écrit dans le document : Moi, untel, prêtre, j’ai signé comme témoin, dans ce cas qui témoigne à son sujet qu’il est prêtre ? Il est l’unique source affirmant sa prêtrise.
לָא צְרִיכָא, דִּכְתִיב בֵּיהּ: ״אֲנִי פְּלוֹנִי כֹּהֵן לָוִיתִי מָנֶה מִפְּלוֹנִי״ וַחֲתִימוּ סָהֲדִי, מַאי? אַמָּנֶה שֶׁבַּשְּׁטָר קָא מַסְהֲדִי, אוֹ דִלְמָא אַכּוּלַּהּ מִילְּתָא קָא מַסְהֲדִי. רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא, חַד אָמַר: מַעֲלִין, וְחַד אָמַר: אֵין מַעֲלִין.
La Guemara répond : Non, cette halakha est nécessaire dans un cas où il est écrit dans le document : Moi, untel, un prêtre, j’ai emprunté cent dinars à untel, et des témoins ont signé le document ; quelle est la halakha ? Les témoins témoignent-ils seulement au sujet du prêt de cent dinars figurant dans le document ? Ou peut-être témoignent-ils sur l’ensemble de l’affaire et confirment-ils par leurs signatures que chaque détail écrit dans le document est vrai, y compris le fait que l’emprunteur est un prêtre. En ce qui concerne la décision halakhique, il y a une divergence entre Rav Huna et Rav Ḥisda. L’un a dit : On élève à la lignée sacerdotale à partir de documents, et l’un a dit : On n’élève pas.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לְהַעֲלוֹת מִנְּשִׂיאוּת כַּפַּיִם לְיוּחֲסִין? תִּיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר מַעֲלִין מִתְּרוּמָה לְיוּחֲסִין, וְתִיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר אֵין מַעֲלִין.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : quelle est la halakha concernant l’élévation à partir de l’élévation des mains pour la Bénédiction sacerdotale à la lignée sacerdotale ? Le statut présumé d’une personne qui récite la Bénédiction sacerdotale à la synagogue est-il celui d’un prêtre également en termes de lignée ? La Guemara note : Soulève le dilemme selon celui qui a dit : On élève de la terouma à la lignée ; et soulève le dilemme selon celui qui a dit : On n’élève pas de la terouma à la lignée.
תִּיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר מַעֲלִין: הָנֵי מִילֵּי תְּרוּמָה, דַּעֲוֹן מִיתָה הִיא. אֲבָל נְשִׂיאוּת כַּפַּיִם, דְּאִיסּוּר עֲשֵׂה — לָא. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא.
La Guemara note : Soulève le dilemme selon celui qui a dit : On élève de la terouma à la filiation. Selon son avis, peut-être que cela ne s’applique qu’à la terouma, où un non-prêtre qui consomme de la terouma commet une transgression dont la punition est la mort par la main du Ciel. On ne consommerait pas de terouma ni ne risquerait cette punition si l’on n’était pas prêtre. Cependant, en ce qui concerne la Bénédiction sacerdotale, où un non-prêtre qui la récite enfreint une interdiction formulée comme une mitsva positive, non, on ne peut pas être certain qu’on ne réciterait pas la bénédiction si l’on n’était pas prêtre. Par conséquent, on n’élève pas de l’élévation des mains à la filiation sacerdotale. Ou peut-être n’y a-t-il aucune différence, et dans les deux cas, puisqu’il y a une transgression en jeu, on peut supposer qu’il ne risquerait pas de commettre une transgression s’il n’était pas prêtre.
תִּיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר אֵין מַעֲלִין: הָנֵי מִילֵּי תְּרוּמָה דְּמִיתְאַכְלָא בְּצִנְעָא, אֲבָל נְשִׂיאוּת כַּפַּיִם, דִּבְפַרְהֶסְיָא — אִי לָאו כֹּהֵן הוּא, כּוּלֵּי הַאי לָא מַחְצִיף אִינָשׁ נַפְשֵׁיהּ. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא.
Soulève le dilemme selon celui qui a dit : On n’élève pas de la teruma à la filiation. Selon son avis, peut-être cela ne s’applique-t-il qu’à la teruma qui est consommée en privé. Par conséquent, un non-prêtre pourrait consommer de la teruma lorsqu’il pense que personne ne le regarde. Cependant, en ce qui concerne l’élévation des mains, qui est récitée en public [parhesya], si quelqu’un n’est pas prêtre, il n’aurait pas l’audace au point de se comporter comme un prêtre en public. Par conséquent, bien que consommer de la teruma ne soit pas un indicateur clair qu’il est prêtre, réciter la Bénédiction sacerdotale est un indicateur clair. Ou peut-être, il n’y a pas de différence, et en raison de la crainte qu’un non-prêtre ne consomme de la teruma en privé et ne récite la Bénédiction sacerdotale en public, aucune de ces actions ne peut permettre d’élever la personne au statut présumé de prêtre en matière de filiation.
רַב חִסְדָּא וְרַבִּי אֲבִינָא, חַד אָמַר: מַעֲלִין, וְחַד אָמַר: אֵין מַעֲלִין. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרָבָא: מַהוּ לְהַעֲלוֹת מִנְּשִׂיאוּת כַּפַּיִם לְיוּחֲסִין? אֲמַר לֵיהּ: פְּלוּגְתָּא דְּרַב חִסְדָּא וְרַבִּי אֲבִינָא.
Il y a une controverse concernant la décision halakhique entre Rav Ḥisda et Rabbi Avina. L’un a dit : On élève de la Bénédiction sacerdotale à la filiation, et l’autre a dit : On n’élève pas. Rav Naḥman bar Yitzḥak dit à Rava : Quelle est la halakha concernant le fait d’élever de l’élévation des mains à la filiation ? Rava lui dit : Il y a une controverse entre Rav Ḥisda et Rabbi Avina.
הִלְכְתָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא מַתְנִיתָא יָדַעְנָא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גְּדוֹלָה חֲזָקָה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִבְּנֵי הַכֹּהֲנִים בְּנֵי חֳבַיָּה בְּנֵי הַקּוֹץ בְּנֵי בַרְזִילַּי אֲשֶׁר לָקַח מִבְּנוֹת בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי אִשָּׁה וַיִּקָּרֵא עַל שְׁמָם. אֵלֶּה בִּקְשׁוּ כְתָבָם הַמִּתְיַחְשִׂים וְלֹא נִמְצָאוּ וַיְגֹאֲלוּ מִן הַכְּהוּנָּה. וַיֹּאמֶר הַתִּרְשָׁתָא לָהֶם אֲשֶׁר לֹא יֹאכְלוּ מִקֹּדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים עַד עֲמוֹד כֹּהֵן לְאוּרִים וְתוּמִּים״.
Rav Naḥman bar Yitzḥak demanda à Rava : Quelle est la halakha ? Rava lui dit : Je sais et fonde la décision halakhique sur une baraita, comme il est enseigné dans une baraitaRabbi Yosei dit : Grande est l’autorité juridique du statut présomptif, car on peut s’y fier pour déterminer la pratique halakhique, comme il est dit : « Et parmi les fils des prêtres : les fils de Habaïa, les fils de Hakkoz, les fils de Barzillaï, qui prit pour femme une des filles de Barzillaï le Galaadite, et fut appelé de leur nom. Ceux-ci cherchèrent leur registre généalogique, mais il ne fut pas trouvé ; c’est pourquoi ils furent considérés comme souillés et exclus du sacerdoce. Et le Tirshatha leur dit qu’ils ne devaient pas manger des choses très saintes, jusqu’à ce qu’il se lève un prêtre avec l’Urim et le Toummim » (Ezra 2:61–63).
אָמַר לָהֶם: הֲרֵי אַתֶּם בְּחֶזְקַתְכֶם. בַּמֶּה הֱיִיתֶם אוֹכְלִים בַּגּוֹלָה — בְּקׇדְשֵׁי הַגְּבוּל, אַף כָּאן בְּקׇדְשֵׁי הַגְּבוּל. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מַעֲלִין מִנְּשִׂיאוּת כַּפַּיִם לְיוּחֲסִין, הָנֵי כֵּיוָן דְּפָרְסִי יְדַיְיהוּ — אָתֵי לְאַסּוֹקִינְהוּ!
Rabbi Yossei explique : Néhémie a dit aux prêtres dont le statut était incertain : Vous conservez votre statut présumé. À quoi participiez-vous pendant l’exil babylonien ? C’étaient les aliments consacrés consommés dans les régions périphériques, c’est-à-dire la terouma. Ici aussi, vous pouvez continuer à prendre part aux aliments consacrés consommés dans les régions périphériques, mais vous ne pouvez pas prendre part aux offrandes, à l’égard desquelles vous n’avez pas de statut présumé de prêtrise. La Guemara demande : Et s’il vous vient à l’esprit de dire qu’on passe de l’élévation des mains à la filiation, ils en viendront à élever ces prêtres dont le statut était incertain au statut sacerdotal du point de vue de la filiation, puisqu’ils ont levé les mains et récité la Bénédiction sacerdotale en exil.
שָׁאנֵי הָכָא דְּרִיעַ חֶזְקַיְיהוּ. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, לְמַאן דְּאָמַר מַעֲלִין מִתְּרוּמָה לְיוּחֲסִין: כֵּיוָן דְּאָכְלִי בִּתְרוּמָה אָתֵי לְאַסּוֹקִינְהוּ! אֶלָּא לָאו, מִשּׁוּם דְּרִיעַ חֶזְקַיְיהוּ.
La Guemara répond : Ici, c’est différent. Il n’y avait pas lieu de craindre qu’on les élève à la filiation parce que leur statut présumé avait été affaibli par le fait qu’ils ne prenaient pas part aux offrandes comme les autres prêtres. Car, si tu ne dis pas cela, à savoir qu’on s’appuie sur le fait que leur statut avait été affaibli, selon celui qui a dit : On élève de la teruma à la filiation, puisqu’ils prennent part à la teruma, il faudrait craindre qu’on en vienne à les élever à la filiation. Au contraire, la raison pour laquelle cela n’est pas une préoccupation n’est-elle pas due au fait que leur statut présumé avait été affaibli, et qu’il est clair pour tous qu’il existe une incertitude quant à leur statut de prêtres ? Cependant, on ne peut pas déduire de l’époque de Néhémie un temps où tous les prêtres mangent de la teruma et récitent la Bénédiction sacerdotale, et où aucun facteur n’indique qu’ils soient autre chose que des prêtres à part entière. Peut-être, alors, élève-t-on de la teruma et de l’élévation des mains à la filiation.

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