בְּקִינּוּחַ סְעוּדָה. אָמְרוּ, כׇּל יָמָיו לֹא הָיָה נוֹתָר בַּעֲזָרָה.
en dessert. Ils ont dit : Pendant tous les jours de Yoḥanan ben Nedavai, il ne restait jamais de viande sacrificielle dans la cour du Temple, car il veillait à ce qu’elle soit mangée.
צְווֹחָה שְׁלִישִׁית: שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְיִכָּנֵס אֱלִישָׁמָע בֶּן פִּיכַאי תַּלְמִידוֹ שֶׁל פִּנְחָס וִישַׁמֵּשׁ בִּכְהוּנָּה גְּדוֹלָה.
Le troisième cri fut : Élevez vos linteaux, ô portes, et laissez entrer Elishama ben Pikai, le disciple de Pineḥas, fils d’Elazar, fils d’Aaron le prêtre, et servir comme Grand Prêtre, car il en est digne.
צְווֹחָה רְבִיעִית: פִּתְחוּ שְׁעָרִים וְהוֹצִיאוּ יִשָּׂשכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי, שֶׁמְּכַבֵּד עַצְמוֹ וּמְבַזֶּה קׇדְשֵׁי שָׁמַיִם. מַאי הָוֵי עָבֵיד? הֲוָה כָּרֵיךְ שִׁירָאֵי עַל יְדֵיהּ וְהָוֵה עָבֵיד עֲבוֹדָה.
Le quatrième cri fut : Ouvrez les portes et expulsez Yissakhar du village de Barkai, car il s’honore lui-même et profane des objets consacrés au Ciel. Que faisait-il pour mériter une telle réputation ? Il enveloppait ses mains de soie [shira’ei] et accomplissait le service du Temple, car il ne voulait pas se salir les mains.
מַאי סְלִיקָא לֵיהּ? יַנַּאי מַלְכָּא וּמַלְכְּתָא הֲווֹ יָתְבִין. מַלְכָּא אָמַר: גַּדְיָא יָאֵי, וּמַלְכְּתָא אָמְרָה: אִימְּרָא יָאֵי, אֲמַרוּ: נְשַׁיְּילֵיהּ לְיִשָּׂשׂכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי, דְּכֹהֵן גָּדוֹל הוּא וְקִים לֵיהּ קְדֵירָה.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui finalement est arrivé à Yissakhar du village de Barkai ? Le roi Yannai et la reine étaient assis et discutaient de nourriture. Le roi dit que la viande de chèvre est meilleure à manger que la viande d’agneau, et la reine dit que la viande d’agneau est la nourriture meilleure. Ils dirent : Demandons à Yissakhar du village de Barkai, car il est le Grand Prêtre et connaît très bien divers plats.
שַׁיְילוּהוּ, אֲמַר לְהוּ: אִי גַּדְיָא יָאֵי יִיסַּק לִתְמִידָא. בַּהֲדֵי דְּאָמַר אַחְוִי בִּידֵיהּ, אֲמַר לְהוֹן מַלְכָּא: הוֹאִיל וְאַחְוִי בִּידֵיהּ, קוּצוּ לִידֵיהּ דְּיַמִּינָא. יְהֵיב שׁוּחְדָּא, קַצְיוּהּ לִידֵיהּ שְׂמָאלָא. שְׁמַע מַלְכָּא, אֲמַר: לִיקְצְ[יוּהּ] נָמֵי לִידֵיהּ דְּיַמִּינָא. אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּרִיךְ רַחֲמָנָא דְּשַׁקְלֵיהּ (לְ)יִשָּׂשׂכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי לְמַטְרַפְסֵיהּ.
Ils lui demandèrent, et il leur dit : Si la viande de chèvre était meilleure, elle serait sacrifiée comme l’offrande quotidienne. Le fait que l’offrande quotidienne soit un agneau prouve que sa viande est préférable à celle de la chèvre. Pendant qu’il parlait, il fit un geste méprisant de la main. Le roi dit à ses serviteurs : Puisqu’il a fait un geste méprisant de la main, coupez-lui la main droite. Yissakhar donna un pot-de-vin, et l’officiel lui coupa la main gauche à la place. Le roi apprit que Yissakhar l’avait trompé, et dit : Que l’officiel lui coupe aussi la main droite. Rav Yosef dit : Béni soit le Miséricordieux, qui a exercé une rétribution [lematrapsei] contre Yissakhar du village de Barkai. Sa punition correspondait à son crime ; puisqu’il ne voulait pas salir ses mains avec le sang des sacrifices, ses deux mains furent coupées.
אָמַר רַב אָשֵׁי וְלָא הֲוָה תְּנֵי לֵיהּ. דִּתְנַן: כְּבָשִׂים קוֹדְמִין לָעִזִּים בְּכׇל מָקוֹם. יָכוֹל מִפְּנֵי שֶׁמּוּבְחָרִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִם כֶּבֶשׂ״, מְלַמֵּד שֶׁשְּׁנֵיהֶן שְׁקוּלִין כְּאַחַת.
Rav Ashi a dit, au sujet de cet incident : Yissakhar du village de Barkai n’a pas étudié ce que nous avons appris dans la michna : les agneaux précèdent les chèvres presque partout dans la Torah où ils sont tous deux mentionnés. On aurait pu penser que c’est en raison du fait que les brebis sont plus distinguées que les chèvres. C’est pourquoi le verset déclare : « Et il apportera pour son offrande une chèvre » (Lévitique 4:28), après quoi il est écrit : « Et si il apporte un agneau comme son offrande expiatoire » (Lévitique 4:32), ce qui enseigne qu’ils sont égaux.
רָבִינָא אָמַר: אֲפִילּוּ מִקְרָא נָמֵי לָא קְרָא, דִּכְתִיב: ״אִם כֶּבֶשׂ״, ״אִם עֵז״.
Ravina dit : Yissakhar n’a même pas lu la Torah, comme il est écrit au sujet de l’offrande de paix : « Si l’on offre un agneau » (Lévitique 3:7), et il est en outre dit : « Si une chèvre est son offrande » (Lévitique 3:12). Ces versets indiquent qu’il est permis d’apporter l’animal que l’on souhaite, et qu’il n’y a pas de préférence.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מַרְבִּים שָׁלוֹם בָּעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל בָּנַיִךְ לִמּוּדֵי ה׳ וְרַב שְׁלוֹם בָּנָיִךְ״ [אַל תִּקְרֵי בָּנֶיךָ אֶלָּא בּוֹנָיִךְ].
Rabbi Elazar dit que Rabbi Ḥanina dit : les sages de la Torah accroissent la paix dans le monde, comme il est dit : « Tous tes enfants [banayikh] seront enseignés par le Seigneur, et grande sera la paix de tes enfants [banayikh] » (Isaïe 54:13). Les Sages ont interprété ce verset de manière homilétique : Ne lis pas : tes enfants [banayikh], mais plutôt : tes bâtisseurs [bonayikh], en référence aux sages qui bâtissent le monde par leur étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַמֵּבִיא אָשָׁם וּסְלִיקָא לָהּ מַסֶּכֶת כְּרִיתוּת