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מְפוּזָּרִין? הָא אָמְרִי רַבָּנַן: לְוָלָד שֵׁנִי מָנְיָא! אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוּמְרָא אִית לֵיהּ, קוּלָּא לֵית לֵיהּ.
est-il possible qu’une femme qui a accouché compte des jours dispersés ? Non, car les Rabbins disent qu’elle compte les jours à partir de la naissance du second fœtus. N’est-ce pas plutôt l’opinion de Rabbi Yehuda ? Et, par conséquent, conclus-en que Rabbi Yehuda est d’avis que la seconde progéniture est considérée comme n’existant que là où il en résulte une rigueur, mais là où il en résulte une indulgence, il n’est pas d’avis que la seconde progéniture soit considérée comme ayant existé.
וְעוֹד אָמַר רַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: ״וְשֵׁשֶׁת יָמִים״ – יָכוֹל בֵּין רְצוּפִין וּבֵין מְפוּזָּרִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שִׁשִּׁים״, מָה שִׁשִּׁים כּוּלָּן רְצוּפִין – אַף שִׁשָּׁה כּוּלָּן רְצוּפִין. מַנִּי? אִלֵּימָא רַבָּנַן, מִי אִית לְהוּ לְרַבָּנַן מְפוּזָּרִין? הָאָמְרִי רַבָּנַן: לְוָלָד שֵׁנִי מָנְיָא!
De plus, Rav Ashi a dit : Viens et écoute une preuve tirée d’une baraita, qui traite du verset : « Soixante jours et six jours » (Lévitique 12:5). On aurait pu penser qu’elle compte ces six jours qu’ils soient continus ou dispersés, de sorte que, si, par exemple, elle faisait une fausse couche le soixante-troisième jour, elle achèverait les trois jours de pureté restants pour le premier fœtus après avoir terminé la période de purification pour le second. C’est pourquoi le verset déclare : « Soixante » pour enseigner que, de même que les soixante jours sont tous continus, de même les six jours sont eux aussi tous continus. De qui est cet avis ? Si nous disons que c’est l’avis des Sages, cela ne peut pas être correct, car les Sages sont-ils d’avis qu’il est possible pour une femme qui a accouché de compter des jours dispersés ? Les Sages n’ont-ils pas dit qu’elle compte pour la deuxième progéniture ?
אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוּמְרָא אִית לֵיהּ, קוּלָּא לֵית לֵיהּ? שְׁמַע מִינָּה.
Au contraire, n’est-ce pas l’opinion de Rabbi Yehuda ? Et, par conséquent, peut-on en conclure que Rabbi Yehuda est d’avis que la seconde progéniture n’est considérée comme existante que lorsqu’il en résulte une rigueur ; mais lorsqu’il en résulte une indulgence, il n’est pas d’avis que la seconde progéniture soit considérée comme ayant existé ? La Guemara tranche : En effet, conclus-en que tel est le cas.
מַתְנִי׳ אֵלּוּ מְבִיאִין קׇרְבָּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד: עַל שְׁמִיעַת קוֹל, וְעַל בִּטּוּי שְׂפָתָיִם, וְעַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, וְהַיּוֹלֶדֶת, וְהַמְצוֹרָע.
MICHNA :Voici les cinq situations mentionnées dans la michna (9a) dans lesquelles on apporte une offrande à échelle variable : pour avoir entendu la voix d’un serment, c’est-à-dire lorsqu’une personne a juré faussement qu’elle n’a aucun témoignage à fournir sur une question donnée ; et pour l’expression des lèvres, qui est un cas où une personne a fait un faux serment à propos d’une autre affaire ; et pour la souillure du Temple, en y entrant alors qu’elle était rituellement impure, ou la souillure de ses aliments sacrificiels, en en consommant alors qu’elle était rituellement impure ; et une femme après l’accouchement ; et un lépreux à la fin de son processus de purification.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: יֵשׁ מֵבִיא בְּדַלּוּת וַעֲשִׁירוּת, וְיֵשׁ מֵבִיא בְּדַלּוּת וְיֵשׁ מֵבִיא בְּדַלֵּי דַלּוּת:
GUEMARA :Les Sages ont enseigné une baraita concernant la nature d’une offrande à échelle variable, qui varie selon la situation financière de son propriétaire : Il y a un cas dans lequel on apporte l’offrande dans l’un de deux états possibles, soit une offrande d’oiseau si la personne est dans un état de pauvreté ou une offrande animale si elle est dans un état de richesse ; et il y a un cas dans lequel on apporte l’offrande dans l’un de trois états possibles : richesse, pauvreté, ou extrême pauvreté.
יוֹלֶדֶת – מְבִיאָה בְּדַלּוּת וַעֲשִׁירוּת. מְצוֹרָע – מֵבִיא בְּדַלּוּת. שְׁמִיעַת הַקּוֹל וּבִטּוּי שְׂפָתָיִם וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – מְבִיאִין בְּדַלּוּת וְדַלֵּי דַלּוּת.
La Guemara développe : Une femme après l’accouchement apporte une offrande à échelle variable, soit dans la pauvreté, c’est-à-dire deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un comme holocauste et l’autre comme offrande expiatoire, soit dans la richesse, c’est-à-dire un agneau comme holocauste et une tourterelle ou un jeune pigeon comme offrande expiatoire (voir Lévitique 12:1–8). Un lépreux apporte l’offrande soit dans la pauvreté sous la forme d’un agneau pour une offrande de culpabilité, et de deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un comme offrande expiatoire et l’autre comme holocauste, soit dans la richesse sous la forme d’un agneau pour une offrande de culpabilité, d’un agneau comme holocauste et d’une agnelle comme offrande expiatoire (voir Lévitique 14:10–22). Pour l’audition de la voix, c’est-à-dire prêter un faux serment selon lequel on ne peut pas fournir de témoignage, ou l’expression des lèvres, ou la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels, on apporte une offrande soit dans la richesse, c’est-à-dire une agnelle ou une chèvre comme offrande expiatoire, soit dans la pauvreté, c’est-à-dire deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un comme offrande expiatoire et l’autre comme holocauste, ou dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire une offrande de farine.
תַּנְיָא אִידַּךְ: יֵשׁ מֵבִיא אֶחָד תַּחַת אֶחָד, יֵשׁ מֵבִיא שְׁנַיִם תַּחַת שְׁנַיִם, יֵשׁ מֵבִיא שְׁנַיִם תַּחַת אֶחָד, יֵשׁ מֵבִיא אֶחָד תַּחַת שְׁנַיִם, מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה בִּפְרוּטָה.
Il est enseigné dans une autrebaraita : Lorsque des offrandes sont apportées dans la pauvreté plutôt que dans la richesse, il y a un cas où l’on apporte une offrande au lieu d’une autre ; il y a un cas où l’on apporte deux offrandes au lieu de deux autres offrandes ; il y a un cas où l’on apporte deux offrandes au lieu d’une offrande ; et il y a un cas où l’on apporte une offrande au lieu de deux offrandes. De là, tu peux déduire que l’offrande d’un dixième d’épha peut valoir aussi peu qu’une perouta.
יוֹלֶדֶת מְבִיאָה אַחַת תַּחַת אַחַת – פְּרִידָה אַחַת וָעוֹף תַּחַת כֶּבֶשׂ, מְצוֹרָע – שְׁתֵּי פְרִידִין תַּחַת שְׁנֵי כְבָשִׂים, שְׁמִיעַת הַקּוֹל וּבִטּוּי שְׂפָתָיִם וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – מְבִיאִין שְׁתֵּי פְרִידִין תַּחַת כִּבְשָׂה אַחַת, וּמְבִיאִין בְּדַלֵּי דַלּוּת עֲשִׂירִית הָאֵיפָה תַּחַת שְׁתֵּי פְרִידִין.
Une femme après l’accouchement apporte une offrande au lieu d’une offrande : Un jeune oiseau, comme offrande pour le péché qu’elle apporterait même dans l’aisance, et un autre oiseau comme holocauste à la place de l’agneau. Un lépreux apporte deux jeunes oiseaux au lieu de deux agneaux. Pour l’audition de la voix, l’énonciation des lèvres et la souillure du Temple ou de ses aliments sacrificiels, on apporte deux jeunes oiseaux au lieu d’une brebis, et en cas d’extrême pauvreté on apporte une offrande de farine d’un dixième d’épha au lieu de deux jeunes oiseaux.
קָתָנֵי: מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה שֶׁהִיא בִּפְרוּטָה. מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי בְּסֶלַע לַמִּזְבֵּחַ״ – מֵבִיא כֶּבֶשׂ, שֶׁאֵין דָּבָר קָרֵב בְּסֶלַע אֶלָּא כֶּבֶשׂ.
La baraitaenseigne : D’ici, tu peux déduire que l’offrande d’un dixième d’épha peut valoir aussi peu qu’une perouta. La Guemara demande : D’où apprenons-nous cette halakha ? La Guemara répond que c’est comme les Sages l’ont enseigné dans une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui dit : Il m’incombe d’apporter une offrande d’une valeur de un sela à l’autel, il apporte un agneau, car il n’y a rien qui soit sacrifié sur l’autel et qui vaille un sela autre qu’un agneau.
מִמַּאי? מִדְּאָמַר רַחֲמָנָא ״אֵיל אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים״, מִכְּלָל דְּכֶבֶשׂ בֶּן שָׁנָה בְּסֶלַע, מִדִּכְתִיב ״כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁנָתוֹ״. וּתְנַן: עָמְדוּ קִינִּין בּוֹ בַּיּוֹם בְּרִבְעָתַיִם.
D’où cette halakha est-elle dérivée ? Elle est dérivée du fait que le Miséricordieux déclare dans la Torah que le bélier apporté dans sa deuxième année comme offrande de culpabilité doit être « selon ton estimation en argent, en sicles » (Lévitique 5:15), c’est-à-dire qu’il doit valoir deux sela. On peut donc comprendre par déduction qu’un agneau, c’est-à-dire un jeune bélier, dans sa première année vaut un sela. Et l’on sait qu’un agneau est apporté lorsqu’il est dans sa première année, comme il est écrit : « Un agneau de sa première année » (Lévitique 12:6). Et nous avons appris dans une michna (8a) : Le prix des nids, c’est-à-dire des paires d’oiseaux apportées par une personne pauvre à la place d’un agneau, s’élevait ce jour-là à un quart de dinar d’argent. Un quart de dinar est un seizième de sela, le prix d’un agneau.
וּמִדְּחָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בַּעֲשִׁירוּת, חָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלֵּי דַּלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בְּדַלּוּת.
Et du fait que le Miséricordieux fait miséricorde à celui qui apporte une offrande dans la pauvreté, en lui permettant d’apporter une offrande qui vaut un seizième de la valeur de l’agneau apporté dans l’aisance, on peut déduire que le Miséricordieux prend en pitié celui qui apporte une offrande dans l’extrême pauvreté, et par conséquent Il lui permet d’apporter une offrande qui vaut un seizième de la valeur de l’offrande apportée dans une pauvreté modérée . En conséquence, l’offrande apportée dans l’extrême pauvreté peut être égale à un deux-cent-cinquante-sixième de la valeur d’un sela.
אִם כֵּן, דַּלּוּת כְּמָה הָוְיָא – רִיבְעָא, וּכְמָה פְּרִיטֵי בְּרִיבְעָא – אַרְבָּעִים וּתְמָנְיָא פְּרִיטֵי, חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר כְּמָה הָוֵי דְּדַלּוּת – תְּלָתָא פְּרִיטֵי.
La Guemara examine le calcul nécessaire pour déterminer que la valeur de l’offrande apportée dans une pauvreté extrême est égale à une perouta : Si tel est le cas, combien vaut l’offrande apportée dans la pauvreté ? Elle vaut un quart de dinar. Et combien de peroutot y a-t-il dans un quart de dinar ? Quarante-huit peroutot. En conséquence, combien de peroutoty a-t-il dans l’offrande apportée dans une pauvreté extrême, qui vaut un seizième de l’offrande apportée dans la pauvreté ? Trois peroutot.
דְּקָתָנֵי: מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה בִּפְרוּטָה, אַמַּאי פְּרוּטָה? הָאָמְרַתְּ: עֲשִׂירִית הָאֵיפָה דַּלֵּי דַּלּוּת הוּא, וְאָמְרַתְּ חַד מִשֵּׁית סְרֵי דְּדַלּוּת הוּא, דְּחָשְׁבִינַן דִּתְלָתָא פְּרִיטֵי הָוַיִין!
La Guemara objecte : Mais en ce qui concerne ce que la baraita enseigne : D’ici tu peux déduire que l’offrande d’un dixième d’épha peut valoir aussi peu qu’une perouta, pourquoi la baraita a-t-elle enseigné qu’elle peut valoir une perouta, plutôt que trois peroutot ? N’as-tu pas dit qu’un dixième d’épha est apporté dans une extrême pauvreté, et tu as aussi dit que cette offrande devrait valoir un seizième de l’offrande apportée dans la pauvreté, que nous avons calculée à trois peroutot ?
תַּנָּא מִיּוֹלֶדֶת יָלֵיף, דְּמַתְיָא פְּרִידָה אַחַת תַּחַת כֶּבֶשׂ, דְּהָוֵי חַד מִתְּלָתִין וּתְרֵין דְּכֶבֶשׂ. וְעַד כָּאן, דַּלֵּי דַּלּוּת כְּמָה הָוֵי – חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בְּדַלּוּת, דְּמֵהֵיכָא יָלֵיף – מִכֶּבֶשׂ וְאַיִל. עַד כָּאן, פְּרוּטָה וּפַלְגָא הָוֵי!
La Guemara répond : Le tanna déduit le coût d’une offrande apportée dans la pauvreté du cas d’une femme après l’accouchement, qui apporte un oiseau au lieu d’un agneau, car un oiseau vaut un trente-deuxième de la valeur d’un agneau. La Guemara demande : Mais jusqu’à présent, combien estimait-on que valait l’offrande apportée dans une pauvreté extrême ? Un seizième de la valeur de l’offrande apportée dans la pauvreté. Et d’où cela est-il déduit ? Cela est déduit de la valeur de l’agneau et du bélier, comme expliqué plus haut. Si tel est le cas, jusqu’à présent, les calculs mènent à la conclusion que l’offrande apportée dans une pauvreté extrême vaut une perouta et demie, puisqu’un trente-deuxième de la valeur d’un agneau est égal à un huitième de dinar d’argent et non à un quart, ce qui signifie que l’offrande apportée dans la pauvreté vaut vingt-quatre peroutot, dont un seizième est égal à une perouta et demie.
אָמַר רָבָא: כּוּלַּהּ מִילְּתָא מִיּוֹלֶדֶת יָלֵיף, וְהָכִי קָאָמַר: מִדְּחָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִתְּלָתִין וּתְרֵין בַּעֲשִׁירוּת, וּמַאי הִיא – יוֹלֶדֶת, הָכִי חָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלֵּי דַּלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִן תְּלָתִין וּתְרֵין בְּדַלּוּת.
Au contraire, Rava a dit une réponse différente : Toute la question est dérivée de l’offrande apportée par une femme après l’accouchement, et c’est ce que le tanna dit : Cela est dérivé du fait que le Miséricordieux a compassion de celui qui apporte une offrande dans la pauvreté, en ce qu’il peut apporter une offrande qui vaut un trente-deuxième de la valeur de l’offrande apportée dans la richesse. Rava ajoute entre parenthèses : Et de quel cas ce principe est-il dérivé ? Du cas d’une femme après l’accouchement. De même, le Miséricordieux a compassion de celui qui apporte une offrande dans l’extrême pauvreté, en ce qu’il peut apporter une offrande qui vaut un trente-deuxième de la valeur de l’offrande apportée dans une pauvreté modérée .
אִי הָכִי, נְכֵי רִיבְעָא דִּפְרוּטָה הָוֵי! הָכִי נָמֵי, אֶלָּא דְּלָאו אוֹרַח אַרְעָא לְאֵיתוֹיֵי פָּחוֹת מִפְּרוּטָה לַמָּקוֹם.
La Guemara objecte : Si tel est le cas, la valeur devrait être d’une perouta moins un quart, c’est-à-dire trois quarts de perouta. La Guemara explique : En effet, c’est bien le cas, mais il n’est pas convenable d’apporter une offrande d’une valeur inférieure à une perouta devant Dieu.
מַתְנִי׳ מָה בֵּין שִׁפְחָה לְבֵין כׇּל הָעֲרָיוֹת? שֶׁלֹּא שָׁוְותָה לָהֶן לֹא בָּעוֹנֶשׁ וְלֹא בַּקׇּרְבָּן. שֶׁכׇּל הָעֲרָיוֹת בְּחַטָּאת, וְשִׁפְחָה בְּאָשָׁם. כׇּל הָעֲרָיוֹת בִּנְקֵבָה, וְשִׁפְחָה בְּזָכָר.
MICHNA :Quelles sont les différences entre une servante fiancée et tous ceux autres avec lesquels les relations sont interdites ? La différence est que le statut de la servante n’est pas égal au leur, ni en ce qui concerne la punition ni en ce qui concerne une offrande, car celui qui, involontairement, a des rapports avec l’un quelconque de ceux avec lesquels les relations sont interdites est tenu d’apporter une offrande expiatoire, tandis que celui qui, involontairement, a des rapports avec une servante fiancée est tenu d’apporter une offrande de culpabilité. Celui qui, involontairement, a des rapports avec l’un quelconque de ceux avec lesquels les relations sont interdites apporte un animal femelle, et celui qui, involontairement, a des rapports avec une servante fiancée apporte un animal mâle, car une offrande expiatoire est femelle et une offrande de culpabilité est mâle.
כׇּל הָעֲרָיוֹת אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה שָׁוִין בַּמַּכּוֹת וּבַקׇּרְבָּן, וּבַשִּׁפְחָה לֹא הִשְׁוָה לֹא הָאִישׁ לָאִשָּׁה בַּמַּכּוֹת, וְלֹא הִשְׁוָה אִשָּׁה לָאִישׁ בַּקׇּרְבָּן.
De plus, en ce qui concerne le fait d’avoir des rapports sexuels avec l’une quelconque de celles avec lesquelles les relations sont interdites, l’homme et la femme sont égaux en ce qui concerne l’obligation de recevoir des coups de fouet s’ils ont été avertis, et en ce qui concerne l’obligation d’apporter une offrande s’ils l’ont fait involontairement. Et dans le cas de celui qui a des rapports sexuels avec une servante, la Torah n’a pas assimilé l’homme à la femme en ce qui concerne les coups de fouet, car seule elle est fouettée, comme cela sera expliqué, et la Torah n’a pas assimilé la femme à l’homme en ce qui concerne le fait d’apporter une offrande, car elle n’apporte pas d’offrande.
כׇּל הָעֲרָיוֹת עָשָׂה בָּהֶן אֶת הַמְעָרֶה כְּגוֹמֵר, וְחַיָּיב עַל כׇּל בִּיאָה וּבִיאָה.
En ce qui concerne les rapports sexuels avec toute personne avec laquelle les relations sont interdites, la Torah a conféré au statut halakhique de celui qui s’engage dans le stade initial du rapport sexuel [hame’areh] un statut semblable à celui de celui qui achève l’acte, et l’on est tenu d’apporter une offrande expiatoire pour chacun et chaque acte de rapport sexuel qu’il accomplit involontairement. En revanche, dans le cas de rapports avec une servante fiancée, on n’est tenu responsable que de l’achèvement de l’acte sexuel, et l’homme apporte une seule offrande pour plusieurs transgressions.
(זוֹ חוֹמֶר) הֶחְמִיר בְּשִׁפְחָה,
Il s'agit d'une rigueur que la Torah a imposée concernant la servante par rapport aux autres personnes avec lesquelles les relations sont interdites :

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