וּפְרוּמָה מִשְּׁנֵי צְדָדֶיהָ, וְרוֹחֶצֶת עִם בְּנֵי אָדָם.
et avec son vêtement ouvert des deux côtés, et se baignant avec des hommes, et l’ignore.
״עִם בְּנֵי אָדָם״ סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁבְּנֵי אָדָם רוֹחֲצִין.
La Guemara demande : Pourrait-il vous venir à l’esprit que la baraita parle d’une épouse qui se baigne avec des hommes ? Même un homme de la moralité la plus basse ne permettrait pas à sa femme d’agir de cette manière. Au contraire, la baraita signifie qu’elle se baigne dans un endroit où les hommes ont l’habitude de se baigner.
זוֹ – מִצְוָה מִן הַתּוֹרָה לְגָרְשָׁהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מָצָא בָהּ עֶרְוַת וְגוֹ׳ וְשִׁלְּחָהּ מִבֵּיתוֹ״. ״וְהָלְכָה וְהָיְתָה לְאִישׁ אַחֵר״ – הַכָּתוּב קְרָאוֹ ״אַחֵר״, לוֹמַר: שֶׁאֵין זֶה בֶּן זוּגוֹ לָרִאשׁוֹן – זֶה הוֹצִיא רְשָׁעָה מִבֵּיתוֹ, וְזֶה הִכְנִיס רְשָׁעָה לְתוֹךְ בֵּיתוֹ.
La baraita continue : En ce qui concerne ce type d’épouse, c’est une mitzva selon la loi de la Torah de divorcer d’elle, comme il est dit : « Parce qu’il a trouvé en elle quelque chose d’indécent », et il lui écrit un acte de rupture, et le met dans sa main, et il la renvoie de sa maison… Et elle s’en va et devient la femme d’un autre [aḥer] homme » (Deutéronome 24:1–2). Le verset a appelé le second mari aḥer, autre, pour déclarer que cet homme n’est pas l’égal du premier mari. Ils sont moralement distincts, car ce premier mari a chassé une femme méchante de sa maison et cet second homme a introduit une femme méchante dans sa maison.
זָכָה שֵׁנִי – שִׁלְּחָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּשְׂנֵאָהּ הָאִישׁ הָאַחֲרוֹן״. וְאִם לָאו – קוֹבַרְתּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אוֹ כִי יָמוּת הָאִישׁ הָאַחֲרוֹן״ – כְּדַאי הוּא בְּמִיתָה; שֶׁזֶּה הוֹצִיא רְשָׁעָה מִבֵּיתוֹ, וְזֶה הִכְנִיס רְשָׁעָה לְתוֹךְ בֵּיתוֹ.
Si le second homme le mérite, il la renverra, comme il est dit dans le verset suivant : « Et le dernier mari la hait »...et il la renvoie de sa maison » (Deutéronome 24:3). Et sinon, elle l’enterrera, comme il est dit dans le même verset : « Ou si le dernier mari meurt. » Il est approprié pour lui de recevoir la punition de mort, car ce premier homme a chassé une femme méchante de sa maison et ce second mari a introduit une femme méchante dans sa maison.
״כִּי שָׂנֵא שַׁלַּח״ – רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם שְׂנֵאתָהּ – שַׁלַּח. רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: שָׂנאוּי הַמְשַׁלֵּחַ.
§ Le prophète Malachie déclare en réprimande à ceux qui divorcent de leurs femmes : « Car je hais le renvoi, dit le Seigneur, le Dieu d’Israël » (Malachie 2:16). Rabbi Yehuda dit : Le verset signifie que, si tu hais ta femme, renvoie-la. Ne continue pas à vivre avec une femme que tu hais. Rabbi Yoḥanan dit : Le verset signifie que celui qui renvoie sa femme est haï par Dieu.
וְלָא פְּלִיגִי: הָא בְּזוּג רִאשׁוֹן, הָא בְּזוּג שֵׁנִי.
Et la Guemara explique qu'ils ne sont pas en désaccord. Cette déclaration concerne un premier mariage, c'est-à-dire qu'on doit tolérer sa première femme et ne pas divorcer d'elle, et cette autre déclaration concerne un second mariage, auquel cas le mari doit divorcer de sa femme s'il la déteste.
דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הַמְגָרֵשׁ אִשְׁתּוֹ רִאשׁוֹנָה – אֲפִילּוּ מִזְבֵּחַ מוֹרִיד עָלָיו דְּמָעוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזֹאת שֵׁנִית תַּעֲשׂוּ, כַּסּוֹת דִּמְעָה אֶת מִזְבַּח ה׳, בְּכִי וַאֲנָקָה מֵאֵין עוֹד פְּנוֹת אֶל הַמִּנְחָה, וְלָקַחַת רָצוֹן מִיֶּדְכֶם. וַאֲמַרְתֶּם: עַל מָה? עַל כִּי ה׳ הֵעִיד בֵּינְךָ וּבֵין אֵשֶׁת נְעוּרֶיךָ, אֲשֶׁר אַתָּה בָּגַדְתָּה בָּהּ, וְהִיא חֲבֶרְתְּךָ וְאֵשֶׁת בְּרִיתֶךָ״.
Comme le dit Rabbi Elazar : En ce qui concerne quiconque divorce de sa première femme, même l’autel verse des larmes sur lui, comme il est dit : « Et voici encore ce que vous faites : vous couvrez l’autel du Seigneur de larmes, de pleurs et de gémissements, de sorte qu’Il ne prête plus attention à l’offrande et ne la reçoit plus avec bienveillance de votre main. Et vous dites : Pourquoi ? Parce que le Seigneur a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, envers laquelle tu as agi traîtreusement, bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance » (Malachie 2:13–14). Il est clair qu’on ne doit pas divorcer de la femme de sa jeunesse, c’est-à-dire de sa première femme, car celui qui agit ainsi est haï de Dieu pour avoir divorcé de la femme à laquelle il était lié par la compagnie et l’alliance.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַמְגָרֵשׁ וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת גִּיטִּין