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לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא עֵירְבוּ, אֲבָל עֵירְבוּ — מוּתָּרִין.
Ils ont enseigné cette halakha uniquement dans le cas les résidents des deux étages supérieurs n’ont pas établi de eiruv ensemble, mais s’ils ont établi un eiruv commun, ils sont tous autorisés à verser de l’eau dans la cour.
וְכִי לֹא עֵירְבוּ, מַאי טַעְמָא לָא? אָמַר רַב אָשֵׁי: גְּזֵירָה דִּילְמָא אָתֵי לְאַפּוֹקֵי מִמָּאנֵי דְבָתִּים לְהָתָם.
La Guemara demande : Et là où ils n’ont pas établi de eiruv, quelle est la raison pour laquelle les résidents qui n’ont pas creusé de puits ne peuvent pas verser de l’eau dans la cour ? Rav Ashi a dit : C’est un décret, de peur que les gens n’en viennent à sortir des récipients remplis d’eau de leurs maisons vers la cour, pour la verser dans le puits. En l’absence de eiruv, cette pratique est interdite.


הַדְרָן עֲלָךְ כֵּיצַד מִשְׁתַּתְּפִין

מַתְנִי׳ כָּל גַּגּוֹת הָעִיר רְשׁוּת אַחַת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא גַּג גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה אוֹ נָמוּךְ עֲשָׂרָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כָּל אֶחָד וְאֶחָד רְשׁוּת בִּפְנֵי עַצְמוֹ.
MICHNA :Tous les toits de la ville sont considérés comme un seul domaine. Il est permis de transporter d’un toit à un autre, même si les habitants des maisons n’ont pas établi de eirouv entre eux. Les Sages n’ont pas interdit de transporter entre les toits, car il est rare de transférer un objet d’un toit à un autre. Cependant, il n’est permis de transférer des objets entre les toits qu’à condition qu’un toit ne soit ni de dix palmes plus haut ni de dix palmes plus bas que le toit adjacent. Telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Et les Sages disent : Chacun et chacun des toits est un domaine en soi. Il est permis de transporter de l’un à l’autre seulement si les habitants des deux maisons ont établi un eirouv.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֶחָד גַּגּוֹת וְאֶחָד חֲצֵירוֹת וְאֶחָד קַרְפֵּיפוֹת — רְשׁוּת אַחַת הֵן לְכֵלִים שֶׁשָּׁבְתוּ לְתוֹכָן, וְלֹא לְכֵלִים שֶׁשָּׁבְתוּ בְּתוֹךְ הַבַּיִת.
Rabbi Shimon dit : les toits, les cours et les enclos constituent tous un seul domaine en ce qui concerne les ustensiles qui s’y trouvaient lorsque Shabbat a commencé, et l’on peut donc transporter d’une de ces zones à une autre. Cependant, ils ne sont pas un seul domaine en ce qui concerne les ustensiles qui se trouvaient dans la maison lorsque Shabbat a commencé et qui ont ensuite été sortis dans l’un des domaines ci-dessus. Un ustensile qui se trouvait dans la maison lorsque Shabbat a commencé et qui a ensuite été transporté dans l’une de ces zones ne peut être transporté d’un toit, d’une cour ou d’un enclos à un autre que si un eiruv avait été établi entre les domaines.
גְּמָ׳ יָתֵיב אַבָּיֵי בַּר אָבִין וְרַבִּי חֲנִינָא בַּר אָבִין, וְיָתֵיב אַבָּיֵי גַּבַּיְיהוּ, וְיָתְבִי וְקָאָמְרִי: בִּשְׁלָמָא רַבָּנַן סָבְרִי כְּשֵׁם שֶׁדִּיּוּרִין חֲלוּקִין לְמַטָּה, כָּךְ דִּיּוּרִין חֲלוּקִין לְמַעְלָה.
GUEMARA :Abaye bar Avin et Rabbi Ḥanina bar Avin étaient assis, et Abaye était assis à côté d’eux, et ils s’assirent et dirent : Soit, les Rabbins soutiennent : De même que les résidents sont divisés en domaines séparés en bas, et ils ne peuvent pas transporter d’une maison à l’autre sans eirouv, de même les résidents sont divisés en domaines séparés en haut, sur les toits, et il est interdit de transporter d’un toit à l’autre sans eirouv.
אֶלָּא רַבִּי מֵאִיר מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר: כְּשֵׁם שֶׁדִּיּוּרִין חֲלוּקִין לְמַטָּה, כָּךְ דִּיּוּרִין חֲלוּקִין לְמַעְלָה, אַמַּאי רְשׁוּת אַחַת הֵן? וְאִי קָסָבַר אֵין חֲלוּקִין, דְּכׇל לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה רְשׁוּת אַחַת הִיא — אֲפִילּוּ גַּג גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וְנָמוּךְ עֲשָׂרָה, נָמֵי!
Cependant, Rabbi Meir, que soutient-il ; quelle est la logique de son opinion ? S'il soutient que, de même que les résidents sont divisés en domaines distincts en bas, de même les résidents sont divisés en domaines distincts en haut, pourquoi, selon son opinion, sont-ils considérés comme un seul domaine ? Et s'il soutient qu'ils ne sont pas divisés en domaines distincts, puisque tout endroit au-dessus de dix palmes du sol est considéré comme un seul domaine, même si un toit est dix palmes plus haut ou dix palmes plus bas que le toit adjacent, il devrait également être permis de transporter d'un toit à l'autre.
אֲמַר לְהוּ אַבָּיֵי: לָא שְׁמִיעַ לְכוּ הָא דְּאָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי, אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: כָּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁתֵּי רְשׁוּיוֹת וְהֵן רְשׁוּת אַחַת, כְּגוֹן עַמּוּד בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וְרָחָב אַרְבָּעָה — אָסוּר לְכַתֵּף עָלָיו, גְּזֵירָה מִשּׁוּם תֵּל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים. הָכִי נָמֵי, גְּזֵירָה מִשּׁוּם תֵּל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים.
Abaye leur dit : N’avez-vous pas entendu ce que Rav Yitzḥak bar Avdimi a dit, à savoir que Rabbi Meir avait l’habitude de dire : Tout endroit où tu trouves deux domaines, c’est-à-dire des lieux séparés l’un de l’autre par une différence de hauteur ou par des limites, et pourtant ils constituent, du point de vue halakhique, un seul domaine, par exemple, un pilier de dix paumes de haut et de quatre paumes de large situé dans un domaine privé, il est interdit d’y ajuster un fardeau sur ses épaules, par décret rabbinique, en raison de la crainte qu’il n’en vienne à faire la même chose sur un tertre dans le domaine public. Le statut juridique d’un tertre de dix paumes de haut et de quatre paumes de large situé dans le domaine public est celui d’un domaine privé. Dans ce cas, il est interdit par la loi de la Torah de transférer un objet du domaine public vers le tertre. Ici aussi, dans le cas des toits, Rabbi Meir a interdit de transférer des objets entre des toits présentant une différence de hauteur de dix paumes, par décret rabbinique, en raison de la crainte que l’on n’en vienne à transférer un objet du domaine public vers un tertre dans le domaine public.
סְבוּר מִינָּה אֲפִילּוּ מַכְתֶּשֶׁת וַאֲפִילּוּ גִּיגִית.
Abaye et Ḥanina bar Avin comprirent par déduction de cette décision que, selon l’opinion de Rabbi Meir, il serait interdit d’ajuster sa charge même sur un mortier et même sur une cuve qui ont été renversés dans un domaine privé et qui sont assez grands pour constituer des domaines privés à part entière.
אֲמַר לְהוּ אַבָּיֵי, הָכִי אָמַר מָר: לֹא אָמַר רַבִּי מֵאִיר אֶלָּא עַמּוּד וְאַמַּת הָרֵיחַיִם, הוֹאִיל וְאָדָם קוֹבֵעַ לָהֶן מָקוֹם.
Abaye leur dit : Le Maître, Rabba, a dit ce qui suit : Rabbi Meir n’a parlé que dans le cas d’un pilier ou de la base surélevée d’une meule. Puisqu’une personne leur assigne une place, ils sont comparables à un tertre dans le domaine public en ce qu’ils sont rarement déplacés. Cependant, les Sages n’ont pas décrété de décret dans le cas d’objets portables.
וַהֲרֵי כּוֹתֶל שֶׁבֵּין שְׁתֵּי חֲצֵירוֹת, דְּקָבוּעַ, וְאָמַר רַב יְהוּדָה: כְּשֶׁתִּימְצֵי לוֹמַר, לְדִבְרֵי רַבִּי מֵאִיר: גַּגִּין רְשׁוּת לְעַצְמָן, חֲצֵירוֹת רְשׁוּת לְעַצְמָן, קַרְפֵּיפוֹת רְשׁוּת לְעַצְמָן.
La Guemara soulève une difficulté. Il y a le cas de un mur qui se trouve entre deux cours, lequel est fixe, et néanmoins Rav Yehuda a dit : Lorsque vous examinerez la question, vous constaterez que selon Rabbi Meir tous les toits forment un seul domaine en eux-mêmes, et de même toutes les cours forment un seul domaine en elles-mêmes, et tous les enclos forment un seul domaine en eux-mêmes. Il est permis de transporter d'une cour à une autre, bien qu'il ne soit pas permis de transporter d'une cour à un toit.
מַאי לָאו, דִּשְׁרֵי לְטַלְטוֹלֵי דֶּרֶךְ כּוֹתֶל!
Quoi, n'est-il pas permis de déplacer des objets d'une cour à une autre au moyen d'un mur de séparation, bien qu'il ait dix palmes de hauteur ? Cela pose une difficulté pour l'opinion de Rabbi Meïr, qui interdit le transfert d'un objet d'un endroit à un autre situé dix palmes plus haut ou plus bas.
אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לָא, לְהַכְנִיס וּלְהוֹצִיא דֶּרֶךְ פְּתָחִים.
Rav Houna bar Yehouda a dit que Rav Chéchet a dit : Non, cette explication est incorrecte, car Rav Yehouda voulait dire que, selon Rabbi Meir, il est permis de faire entrer et de faire sortir entre une cour et une autre, ou d’une enceinte à une autre, par les ouvertures entre elles. Cependant, Rabbi Meir concède qu’on ne peut pas transférer des objets au-dessus du mur qui sépare les deux domaines, car le mur est considéré comme un domaine en soi.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים כָּל אֶחָד וְאֶחָד רְשׁוּת בִּפְנֵי עַצְמוֹ. אִיתְּמַר, רַב אָמַר: אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא בְּאַרְבַּע אַמּוֹת, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ.
Nous avons appris dans la michna : Et les Sages disent que chacun et chacun des toits est un domaine en soi. Il a été déclaré que les amora’im étaient en désaccord sur la question suivante. Rav a dit : Selon les Sages, on peut déplacer des objets sur chaque toit uniquement dans une limite de quatre coudées. Car, selon les Sages, le statut juridique des toits est comme celui des cours, en ce sens qu’il est interdit de transporter d’un toit à un autre, et chaque toit est entièrement ouvert sur un domaine vers lequel il est interdit de transporter. Par conséquent, il est également interdit de transporter des objets à plus de quatre coudées sur chaque toit. Et Shmuel a dit : Il est permis de déplacer des objets sur tout le toit.
בִּמְחִיצוֹת הַנִּיכָּרוֹת — דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי. כִּי פְּלִיגִי — בִּמְחִיצוֹת שֶׁאֵינָן נִיכָּרוֹת.
La Guemara commente : En ce qui concerne les cloisons visibles, c’est-à-dire des maisons séparées dont les murs sont distincts, tout le monde est d’accord qu’il est permis de transporter sur toute l’étendue de chaque toit. Là où ils sont en désaccord, c’est en ce qui concerne les cloisons qui ne sont pas visibles, c’est-à-dire des maisons attenantes, qui semblent partager un toit commun bien qu’elles appartiennent à des personnes différentes.
רַב אָמַר: אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ אֶלָּא בְּאַרְבַּע אַמּוֹת — לָא אָמַר: ״גּוּד אַסֵּיק מְחִיצְתָּא״. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מוּתָּר לְטַלְטֵל בְּכוּלּוֹ — דְּאָמַר: ״גּוּד אַסֵּיק מְחִיצְתָּא״.
Rav a dit : Il est permis de porter sur chaque toit seulement dans une limite de quatre coudées. Rav n’énonce pas le principe : Étendre et élever les cloisons entre les maisons en dessous, selon lequel les murs des maisons sont considérés comme se prolongeant vers le haut et créant des cloisons entre les toits. Et Shmuel a dit : Il est permis de porter sur chaque toit entier, car il énonce le principe : Étendre et élever les cloisons.
תְּנַן, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כָּל אֶחָד וְאֶחָד
La Guemara pose une question sur la base de ce que nous avons appris dans la michna : Et les Sages disent que chacun et chacun des toits

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