לְמַטָּעֵי כָרֶם״.
pour planter des vignes” (Michée 1:6), ce qui profite à tous les habitants des environs.
וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בֶּן אֶלְעָזָר: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וְדָם. מִדַּת בָּשָׂר וָדָם, מִתְחַיֵּיב אָדָם הֲרִיגָה לַמַּלְכוּת — מְטִילִין לוֹ חַכָּה לְתוֹךְ פִּיו כְּדֵי שֶׁלֹּא יְקַלֵּל אֶת הַמֶּלֶךְ.
Et aussi Rabbi Yirmeya ben Elazar a dit : Viens et vois que l’attribut de chair et de sang n’est pas comme l’attribut du Saint, béni soit-Il. Car l’attribut de chair et de sang consiste à placer un crochet de fer ou de bois dans la bouche d’une personne condamnée à mort par le gouvernement, afin qu’elle ne puisse pas maudire le roi lorsqu’on l’emmène à l’exécution.
מִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אָדָם מִתְחַיֵּיב הֲרִיגָה לַמָּקוֹם — שׁוֹתֵק, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְךָ דוּמִיָּה תְהִלָּה״, וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁמְּשַׁבֵּחַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תְּהִלָּה״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁדּוֹמֶה לוֹ כְּאִילּוּ מַקְרִיב קׇרְבָּן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ יְשׁוּלַּם נֶדֶר״.
Mais l’attribut du Saint, béni soit-Il est que l’on reste volontairement silencieux lorsqu’on est condamné à mort par l’Omniprésent, comme il est dit : « Pour Toi le silence est louange, ô Dieu en Sion, et pour Toi le vœu sera accompli » (Psaumes 65:2). De plus, il loue Dieu pour ses souffrances, comme il est dit : « Louange ». De plus, il lui semble comme s’il offrait un sacrifice en expiation de son péché, comme il est dit : « et pour Toi le vœu sera accompli ».
הַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַאי דִּכְתִיב ״עוֹבְרֵי בְּעֵמֶק הַבָּכָא מַעְיָן יְשִׁיתוּהוּ גַּם בְּרָכוֹת יַעְטֶה מוֹרֶה״.
Et voici ce que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Ceux qui traversent la vallée des pleurs la transforment en source ; de plus, la pluie précoce la couvre de bénédictions » (Psaumes 84:7)?
״עוֹבְרֵי״ — אֵלּוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁעוֹבְרִין עַל רְצוֹנוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. ״עֵמֶק״ — שֶׁמַּעֲמִיקִין לָהֶם גֵּיהִנָּם. ״הַבָּכָא״ — שֶׁבּוֹכִין וּמוֹרִידִין דְּמָעוֹת כְּמַעְיָין שֶׁל שִׁיתִין. ״גַּם בְּרָכוֹת יַעְטֶה מוֹרֶה״ — שֶׁמַּצְדִּיקִין עֲלֵיהֶם אֶת הַדִּין, וְאוֹמְרִים לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, יָפֶה דַּנְתָּ, יָפֶה זִכֵּיתָ, יָפֶה חִיַּיבְתָּ, וְיָפֶה תִּקַּנְתָּ גֵּיהִנָּם לָרְשָׁעִים גַּן עֵדֶן לַצַּדִּיקִים.
« Ceux qui passent par [overei] », ce sont des personnes qui transgressent [overin] la volonté du Saint, béni soit-Il. « Vallée [emek] » indique que leur punition est que la Géhenne est approfondie [ma’amikin] pour eux. « De pleurs [bakha] » et « ils en font une source d’eau [ma’ayan yeshituhu] », indique que ils pleurent [bokhin] et font couler des larmes comme une source [ma’ayan] des fondations [shitin], c’est-à-dire comme une source qui descend jusqu’aux fondations de la terre. « De plus, la pluie précoce la couvre de bénédictions, » indique que ils acceptent la justice du jugement de Dieu, et disent devant Lui : Maître de l’Univers, Tu as jugé correctement, Tu as acquitté correctement, Tu as condamné correctement, et il convient que Tu aies préparé la Géhenne pour les méchants et le Jardin d’Éden pour les justes.
אִינִי?! וְהָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: רְשָׁעִים אֲפִילּוּ עַל פִּתְחוֹ שֶׁל גֵּיהִנָּם אֵינָם חוֹזְרִין בִּתְשׁוּבָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיָצְאוּ וְרָאוּ בְּפִגְרֵי הָאֲנָשִׁים הַפּוֹשְׁעִים בִּי וְגוֹ׳״, ״שֶׁפָּשְׁעוּ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״הַפּוֹשְׁעִים״ — שֶׁפּוֹשְׁעִים וְהוֹלְכִין לְעוֹלָם!
La Guemara soulève une difficulté : Est-ce bien ainsi ? Rabbi Shimon ben Lakish n’a-t-il pas dit : Les méchants ne se repentent pas, même à l’entrée du Guehinom, comme il est dit : « Et ils sortiront et regarderont les cadavres des hommes qui se rebellent contre Moi ; car leur ver ne mourra pas et leur feu ne s’éteindra pas ; et ils יהיו une abhorrence pour toute chair » (Isaïe 66:24) ? Le verset ne dit pas : qui se sont rebellés, mais plutôt : « qui se rebellent », au présent, ce qui signifie qu’ils continuent à se rebeller pour toujours.
לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּפוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל, הָא — בְּפוֹשְׁעֵי אוּמּוֹת הָעוֹלָם.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile ; ici, c’est-à-dire là où il est dit qu’ils acceptent le jugement de Dieu, cela fait référence aux pécheurs du peuple juif ; là-bas, c’est-à-dire là où il est dit qu’ils ne se rétractent pas, cela fait référence aux rebelles parmi les nations du monde.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִם כֵּן קַשְׁיָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ אַדְּרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: פּוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל אֵין אוּר גֵּיהִנָּם שׁוֹלֶטֶת בָּהֶן, קַל וָחוֹמֶר מִמִּזְבַּח הַזָּהָב.
De même, il est raisonnable de dire cela, car si tu ne dis pas ainsi, il y aurait une contradiction entre une déclaration de Reish Lakish et une autre déclaration de Reish Lakish. Comme l’a dit Reish Lakish : En ce qui concerne les pécheurs du peuple juif, le feu de la Géhenne n’a aucun pouvoir sur eux, comme on peut l’apprendre a fortiori de l’autel d’or.
מָה מִזְבַּח הַזָּהָב, שֶׁאֵין עָלָיו אֶלָּא כְּעוֹבִי דִּינַר זָהָב, עָמַד כַּמָּה שָׁנִים וְלֹא שָׁלְטָה בּוֹ הָאוּר. פּוֹשְׁעֵי יִשְׂרָאֵל, שֶׁמְּלֵיאִין מִצְוֹת כְּרִמּוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כְּפֶלַח הָרִמּוֹן רַקָּתֵךְ״, וְאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אַל תִּיקְרֵי ״רַקָּתֵךְ״ אֶלָּא ״רֵיקָתֵיךְ״, שֶׁאֲפִילּוּ רֵיקָנִין שֶׁבָּךְ מְלֵיאִין מִצְוֹת כְּרִמּוֹן — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
Si l’autel d’or dans le Temple, qui n’était recouvert que de or de l’épaisseur d’un dinar d’or, est resté pendant de nombreuses années et que le feu ne l’a pas brûlé, car son or n’a pas fondu, alors de même les pécheurs du peuple juif, qui sont remplis de bonnes actions comme une grenade, comme il est dit : « Tes tempes [rakatekh] sont comme une moitié de grenade derrière ton voile » (Cantique des Cantiques 6:7), ne seront pas affectés par le feu de la Géhenne. Et Rabbi Shimon ben Lakish a dit à ce sujet : Ne lis pas : Tes tempes [rakatekh], mais plutôt : Tes vides [reikateikh], ce qui signifie que même les pécheurs parmi vous sont pleins de mitzvot comme une grenade ; à plus forte raison le feu de la Géhenne n’aura aucun pouvoir sur eux.
אֶלָּא הָא דִּכְתִיב: ״עוֹבְרֵי בְּעֵמֶק הַבָּכָא״, הָהוּא דִּמְחַיְּיבִי הָהִיא שַׁעְתָּא בְּגֵיהִנָּם, וְאָתֵי אַבְרָהָם אָבִינוּ וּמַסֵּיק לְהוּ וּמְקַבֵּל לְהוּ. בַּר מִיִּשְׂרָאֵל שֶׁבָּא עַל הַגּוֹיָה, דְּמָשְׁכָה עׇרְלָתוֹ וְלָא מְבַשְׁקַר לֵיהּ.
Cependant, ce qui est écrit : « Ceux qui passent par la vallée des pleurs » (Psaumes 84:7), ce qui implique que les pécheurs descendent néanmoins au Guehinom, doit être expliqué ainsi : Là, il est question de ceux qui sont passibles à ce moment-là d’un châtiment dans le Guehinom, mais notre père Abraham vient, les relève et les accueille. Il ne laisse pas les circoncis derrière lui et ne leur permet pas d’entrer dans le Guehinom, sauf un Juif qui a eu des relations avec une femme non juive, en punition de quoi son prépuce est tiré, et notre père Abraham ne le reconnaît pas comme l’un de ses descendants.
מַתְקֵיף לַהּ רַב כָּהֲנָא: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ ״הַפּוֹשְׁעִים״ — דְּפָשְׁעִי וְאָזְלִי, אֶלָּא מֵעַתָּה דִּכְתִיב ״הַמּוֹצִיא״ וְ״הַמַּעֲלֶה״ — דְּמַסֵּיק וּדְמַפֵּיק הוּא?! אֶלָּא דְּאַסֵּיק וְאַפֵּיק, הָכִי נָמֵי — דְּפָשְׁעִי הוּא.
Rav Kahana s’opposa vivement à cela : Maintenant que tu as dit que les mots ceux qui se rebellent font référence à ceux qui continuent à se rebeller, dans ce cas, dans ces versets où il est écrit à Son sujet : « Celui qui fait sortir » (voir Exode 6:7) et « Celui qui fait monter » Israël d’Égypte (voir Lévitique 11:45), ces expressions signifient-elles : Celui qui est actuellement en train de les faire monter et de les faire sortir ? Au contraire, tu dois comprendre ces termes comme signifiant : Celui qui les a déjà fait monter et fait sortir ; ici aussi, donc, l’expression ceux qui se rebellent signifie ceux qui se sont déjà rebellés.
וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה (בַּר) אֶלְעָזָר: שְׁלֹשָׁה פְּתָחִים יֵשׁ לַגֵּיהִנָּם, אֶחָד בַּמִּדְבָּר וְאֶחָד בַּיָּם וְאֶחָד בִּירוּשָׁלַיִם. בַּמִּדְבָּר, דִּכְתִיב: ״וַיֵּרְדוּ הֵם וְכׇל אֲשֶׁר לָהֶם חַיִּים שְׁאוֹלָה״.
Et Rabbi Yirmeya ben Elazar a également dit : Il y a trois entrées vers le Guehinom, une dans le désert, une dans la mer et une à Jérusalem. Il y a une entrée dans le désert, comme il est écrit au sujet de Korah et de son assemblée : « Et eux, et tout ce qui leur appartenait, descendirent vivants dans la fosse [She’ol], et la terre se referma sur eux, et ils périrent du milieu de l’assemblée » (Nombres 16:33).
בַּיָּם, דִּכְתִיב: ״מִבֶּטֶן שְׁאוֹל שִׁוַּעְתִּי שָׁמַעְתָּ קוֹלִי״.
Dans la mer il y a une seconde entrée vers la Géhenne, comme il est écrit au sujet de Jonas dans le ventre du poisson : « Du ventre du monde souterrain [She’ol] j’ai crié, et Tu as entendu ma voix » (Jonas 2:3).
בִּירוּשָׁלַיִם, דִּכְתִיב: ״נְאֻם ה׳ אֲשֶׁר אוּר לוֹ בְּצִיּוֹן וְתַנּוּר לוֹ בִּירוּשָׁלִָים״. וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״אֲשֶׁר אוּר לוֹ בְּצִיּוֹן״ — זוֹ גֵּיהִנָּם, ״וְתַנּוּר לוֹ בִּירוּשָׁלַיִם״ — זוֹ פִּתְחָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם.
Et il y a une troisième entrée à la Géhenne à Jérusalem, comme il est écrit : « Dit le Seigneur, dont le feu est à Sion, et dont la fournaise est à Jérusalem » (Isaïe 31:9). Et il a été enseigné dans l’école de Rabbi Yishmaël : « dont le feu est à Sion », c’est la Géhenne ; et « dont la fournaise est à Jérusalem », c’est une entrée de la Géhenne.
וְתוּ לֵיכָּא? וְהָאָמַר רַבִּי מָרִיּוֹן אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, וְאָמְרִי לַהּ תָּנָא רַבָּה בַּר מָרִיּוֹן בִּדְבֵי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: שְׁתֵּי תְמָרוֹת יֵשׁ בְּגֵי בֶּן הִנּוֹם וְעוֹלֶה עָשָׁן מִבֵּינֵיהֶן, וְזוֹ הִיא שֶׁשָּׁנִינוּ: צִינֵי הַר הַבַּרְזֶל כְּשֵׁירוֹת, וְזוֹ הִיא פִּתְחָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם! — דִּילְמָא הַיְינוּ דִּירוּשָׁלַיִם.
La Guemara demande : N’y a-t-il pas d’autres entrées ? Rabbi Maryon n’a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yehoshua ben Levi, et certains disent que c’était Rabba bar Maryon qui enseigna au nom de l’école de Rabbi Yoḥanan ben Zakkai : Il y a deux palmiers-dattiers dans la vallée de ben Hinnom, et de la fumée s’élève entre eux, et au sujet de cette déclaration concernant des palmiers-dattiers différents des autres palmiers, nous avons appris : Les palmiers de Har HaBarzel sont valides pour la mitsva des branches de palmier [lulav], et c’est l’entrée de la Géhenne. La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car peut-être est-ce l’entrée à Jérusalem.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: שִׁבְעָה שֵׁמוֹת יֵשׁ לְגֵיהִנָּם, וְאֵלּוּ הֵן: שְׁאוֹל, וַאֲבַדּוֹן, וּבְאֵר שַׁחַת, וּבוֹר שָׁאוֹן, וְטִיט הַיָּוֵן, וְצַלְמָוֶת, וְאֶרֶץ הַתַּחְתִּית.
Rabbin Yehoshua ben Levi a dit : la Géhenne a sept noms, et les voici : She’ol, Avadon, Be’er Shaḥat, Bor Shaon, Tit HaYaven, Tzalmavet et Eretz HaTaḥtit.
שְׁאוֹל, דִּכְתִיב: ״מִבֶּטֶן שְׁאוֹל שִׁוַּעְתִּי שָׁמַעְתָּ קוֹלִי״. אֲבַדּוֹן, דִּכְתִיב: ״הַיְסוּפַּר בַּקֶּבֶר חַסְדֶּךָ אֱמוּנָתְךָ בָּאֲבַדּוֹן״. בְּאֵר שַׁחַת, דִּכְתִיב: ״כִּי לֹא תַעֲזוֹב נַפְשִׁי לִשְׁאוֹל לֹא תִתֵּן חֲסִידְךָ לִרְאוֹת שָׁחַת״. וּבוֹר שָׁאוֹן וָטִיט הַיָּוֵן, דִּכְתִיב: ״וַיַּעֲלֵנִי מִבּוֹר שָׁאוֹן מִטִּיט הַיָּוֵן״. וְצַלְמָוֶת, דִּכְתִיב: ״יוֹשְׁבֵי חוֹשֶׁךְ וְצַלְמָוֶת״. ״וְאֶרֶץ הַתַּחְתִּית״ — גְּמָרָא הוּא.
She’ol, comme il est écrit : « Du ventre du monde souterrain [she’ol] j’ai crié, et Tu as entendu ma voix » (Jonas 2:3). Avadon, comme il est écrit : « Ton amour fidèle sera-t-il raconté dans la tombe, ou Ta fidélité dans la destruction [avadon] ? » (Psaumes 88:12). Be’er Shaḥat, comme il est écrit : « Car Tu n’abandonneras pas mon âme au monde souterrain ; et Tu ne permettras pas à Ton pieux de voir la fosse [shaḥat] » (Psaumes 16:10). Et Bor Shaon et Tit HaYaven, comme il est écrit : « Il m’a aussi fait remonter de la fosse tumultueuse [bor shaon], de l’argile fangeuse [tit hayaven] » (Psaumes 40:3). Et Tzalmavet, comme il est écrit : « Ceux qui étaient assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort [tzalmavet], liés dans l’affliction et le fer » (Psaumes 107:10). Et en ce qui concerne Eretz Taḥtit, c’est-à-dire le monde souterrain, il est connu par tradition que tel est son nom.
וְתוּ לֵיכָּא? וְהָאִיכָּא ״גֵּיהִנָּם״! — גֵּיא שֶׁעֲמוּקָּה (בְּגֵיהִנָּם), שֶׁהַכֹּל יוֹרֵד לָהּ עַל עִסְקֵי הִנָּם.
La Guemara pose une question : N’y a-t-il pas d’autres noms ? N’y a-t-il pas le nom Guehinnom ? La Guemara répond qu’il ne s’agit pas d’un nom mais d’une description : Une vallée qui est aussi profonde que la vallée [gei] de ben Hinnom. Une autre explication est : Dans laquelle tous descendent pour des actes vains [hinnam] et gaspilleurs , en comprenant le mot hinnam comme s’il était écrit ḥinnam, c’est-à-dire pour rien.
וְהָאִיכָּא ״תׇּפְתֶּה״, דִּכְתִיב: ״כִּי עָרוּךְ מֵאֶתְמוּל תׇּפְתֶּה״, הָהוּא שֶׁכׇּל הַמִּתְפַּתֶּה בְּיִצְרוֹ יִפּוֹל שָׁם.
La Guemara demande : N’y a-t-il pas aussi le nom Tofte, comme il est écrit : « Car son foyer [tofte] est préparé depuis longtemps » (Isaïe 30:33). La Guemara répond : Ce nom aussi est une description, signifiant que quiconque se laisse séduire [mitpateh] par son mauvais penchant y tombera.
גַּן עֵדֶן. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אִם בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל הוּא — בֵּית שְׁאָן פִּתְחוֹ, וְאִם בַּעֲרַבְיָא — בֵּית גֶּרֶם פִּתְחוֹ, וְאִם בֵּין הַנְּהָרוֹת הוּא — דּוּמַסְקְנִין פִּתְחוֹ. בְּבָבֶל — אַבָּיֵי מִשְׁתַּבַּח בְּפֵירֵי דְּמַעֲבַר יַמִּינָא, רָבָא מִשְׁתַּבַּח בְּפֵירֵי דְהַרְפַּנְיָא.
Après avoir discuté des entrées de la Géhenne, la Guemara mentionne également l’entrée de le Jardin d’Éden. Reish Lakish a dit : Si elle se trouve en Eretz Yisrael, son entrée est Beit She’an, et si elle se trouve en Arabie, son entrée est Beit Garem, et si elle se trouve entre les fleuves de Babylonie, son entrée est Dumsekanin, car tous ces lieux présentent une grande abondance de végétation et une terre fertile. La Guemara rapporte que Abaye avait l’habitude de faire l’éloge des fruits de la rive droite de l’Euphrate, et Rava avait l’habitude de faire l’éloge des fruits de Harpanya.
וּבֵינֵיהֶן כִּמְלוֹא שְׁתֵּי וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא, כֵּיוָן דִּתְנָא לֵיהּ דִּקְשׁוּרוֹת הָווּ — אֲנַן יָדְעִינַן דְּלָא הָווּ מוּתָּרוֹת!
La Guemara revient à la michna dans laquelle nous avons appris : Et entre eux, c’est-à-dire entre les planches verticales et les poteaux doubles, il peut y avoir un espace de la taille de deux attelages de quatre bœufs chacun, tel qu’il est mesuré lorsqu’ils sont attachés ensemble et non lorsqu’ils sont détachés. La Guemara demande : Cela est évident ; puisque le tanna a enseigné qu’ils sont attachés, nous savons qu’ils ne sont pas détachés.
מַהוּ דְּתֵימָא: קְשׁוּרוֹת — כְּעֵין קְשׁוּרוֹת, אֲבָל מַמָּשׁ לָא — קָא מַשְׁמַע לַן וְלֹא מוּתָּרוֹת.
La Guemara répond : Cela est précisé, de peur que tu ne dises que attachées signifie semblables à attachées, c’est-à-dire proches les unes des autres, mais non nécessairement réellement attachées. Par conséquent, la michna nous enseigne qu’il ne suffit pas qu’elles soient proches ; elles doivent plutôt être réellement attachées et non détachées.
אַחַת נִכְנֶסֶת וְאַחַת יוֹצֵאת. תָּנָא: רִבְקָה נִכְנֶסֶת וְרִבְקָה יוֹצֵאת. תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה רֹאשָׁהּ וְרוּבָּהּ שֶׁל פָּרָה — שְׁתֵּי אַמּוֹת, וְכַמָּה עוֹבְיָהּ שֶׁל פָּרָה — אַמָּה וּשְׁנֵי שְׁלִישֵׁי אַמָּה.
La michna a poursuivi : Il doit rester suffisamment d’espace pour que l’un puisse entrer et l’autre puisse sortir. Une Toseftaa été enseignée pour expliquer la michna : Assez d’espace pour qu’une équipe puisse entrer et une autre équipe puisse sortir. Nos Sages ont enseigné dans une baraita : Quelle est la longueur de la tête et de la majeure partie du corps d’une vache ? Deux coudées. Et quelle est l’épaisseur d’une vache ? Une coudée et deux tiers d’une coudée,