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בַּחֲדָשָׁה.
La Guemara rejette cette possibilité : Rav Naḥman fait référence au cas d’un couteau neuf sur lequel il n’y a aucun résidu.
חֲדָשָׁה, בֵּין לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֵּין לְרַבִּי עֲקִיבָא, מְשַׁמְּשֵׁי עֲבוֹדָה זָרָה הֵן, וּמְשַׁמְּשֵׁי עֲבוֹדָה זָרָה אֵינָן אֲסוּרִין עַד שֶׁיֵּעָבֵדוּ! אִיבָּעֵית אֵימָא, דִּפְסַק בֵּיהּ גְּוָוזָא לַעֲבוֹדָה זָרָה, וְאִיבָּעֵית אֵימָא, בִּישָׁנָה שֶׁלִּיבְּנָהּ בָּאוּר.
La Guemara objecte : s’il s’agit d’un couteau neuf, aussi bien selon Rabbi Yishmael que selon Rabbi Akiva, qui étaient en désaccord sur la question de savoir si une idole est interdite dès le moment où on la fabrique ou dès le moment où on l’adore, un couteau n’entre que dans la catégorie des accessoires du culte idolâtre, et les accessoires du culte idolâtre ne sont interdits qu’après avoir été utilisés pour le culte idolâtre. La Guemara explique : Si tu veux, dis que la référence est à un cas où il a coupé une branche [gevaza] pour le culte idolâtre avec le couteau, ce qui ne laisse aucun résidu. Et si tu veux, dis plutôt que Rav Naḥman fait référence au cas d’un vieux couteau qu’il a chauffé jusqu’à ce qu’il devienne blanc incandescent dans le feu, et par conséquent, il n’y a aucun résidu sur le couteau.
אִתְּמַר: הַשּׁוֹחֵט בְּסַכִּין שֶׁל גּוֹיִם, רַב אָמַר: קוֹלֵף, וְרַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר: מֵדִיחַ. לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: בֵּית הַשְּׁחִיטָה צוֹנֵן, וּמָר סָבַר: בֵּית הַשְּׁחִיטָה רוֹתֵחַ.
§ Il a été enseigné : En ce qui concerne celui qui abat un animal avec le couteau de gentils, Rav dit : Il pèle une couche de chair à l’endroit de l’animal où le couteau a touché la chair et où le résidu interdit sur le couteau a été absorbé. Et Rabba bar bar Ḥana dit : Il rince l’endroit où le couteau a touché la chair. La Guemara suggère : Disons qu’ils sont en désaccord à ce sujet, à savoir que un Sage, Rabba bar bar Ḥana, soutient : La zone de l’abattage dans la gorge est froide et n’absorbe pas le résidu interdit, et donc un rinçage suffit. Et un Sage, Rav, soutient : La zone de l’abattage dans la gorge est chaude et absorbe donc le résidu interdit.
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא בֵּית הַשְּׁחִיטָה רוֹתֵחַ הוּא; מַאן דְּאָמַר קוֹלֵף – שַׁפִּיר, וּמַאן דְּאָמַר מֵדִיחַ – אַיְּידֵי דִּטְרִידִי סִימָנִין לְאַפּוֹקֵי דָּם לָא בָּלְעִי.
La Guemara rejette cette suggestion : Non, il est possible que tous soutiennent que la zone de l’abattage dans la gorge est chaude. Car celui qui dit qu’il pèle une couche, cela s’explique bien, et celui qui dit qu’il rince l’endroit où le couteau a touché la chair soutient que puisque les deux organes qui doivent être sectionnés lors de l’abattage rituel [simanim], c’est-à-dire la trachée et l’œsophage, sont occupés à évacuer le sang, ils n’absorbent pas le résidu.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, דְּכוּלֵּי עָלְמָא בֵּית הַשְּׁחִיטָה צוֹנֵן. מַאן דְּאָמַר מֵדִיחַ – שַׁפִּיר, מַאן דְּאָמַר קוֹלֵף – אַגַּב דּוּחְקָא דְסַכִּינָא בָּלַע.
Il y a ceux qui disent que tous soutiennent que la zone de l’abattage dans la gorge est froide. Car celui qui dit qu’il rince l’endroit où le couteau a touché la chair, cela s’explique bien, et celui qui dit qu’il pèle une couche soutient que, bien que cette zone soit froide, en raison de la pression du couteau sur la gorge, la chair absorbe le résidu.
סַכִּין טְרֵיפָה, פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָמַר: בְּחַמִּין, וְחַד אָמַר: בְּצוֹנֵן, וְהִלְכְתָא: אֲפִילּוּ בְּצוֹנֵן, וְאִי אִיכָּא בְּלִיתָא דִּפְרָסָא לְמִיכְפְּרֵיהּ, לָא צְרִיךְ.
§ En ce qui concerne un couteau avec lequel on a abattu un animal qui est une tereifa, Rav Aḥa et Ravina sont en désaccord. L’un dit : on le purge dans de l’eau chaude afin d’en retirer les absorptions de la tereifa, et l’autre dit : on le rince dans de l’eau froide, et cela suffit. Et la halakha est la suivante : on peut le rincer même dans de l’eau froide. Et s’il y a un morceau déchiré de rideau avec lequel essuyer le couteau, il n’est pas nécessaire de le rincer.
וּלְמַאן דְּאָמַר בְּחַמִּין, מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּקָא בָלְעָה אִיסּוּרָא? דְּהֶיתֵּירָא נָמֵי בָּלְעָה אֵבֶר מִן הַחַי! אֵימַת בָּלְעָה? לְכִי חָיְימָא. אֵימַת קָא חָיְימָא? לְכִי גָמְרָה שְׁחִיטָה, הָהִיא שַׁעְתָּא הֶיתֵּירָא הֲוָה.
Et selon celui qui dit qu’on le purge dans l’eau chaude, quelle est la raison pour laquelle il doit le faire ; est-ce en raison de l’hypothèse selon laquelle le couteau a absorbé un résidu interdit ? Ce raisonnement ne devrait pas se limiter au cas où il a abattu une tereifa. Un couteau avec lequel il a abattu un animal permis devrait également nécessiter une purge, parce qu’il a absorbé un résidu du membre d’un animal vivant avant que l’abattage ne soit achevé. La Guemara répond : Quand y a-t-il lieu de craindre que le couteau a absorbé le résidu ? C’est lorsque la gorge se réchauffe. Quand se réchauffe-t-elle ? C’est au moment où l’abattage est achevé. À ce moment-là, il est déjà permis.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הַטַּבָּח צָרִיךְ שְׁלֹשָׁה סַכִּינִין, אַחַת שֶׁשּׁוֹחֵט בָּהּ, וְאֶחָד שֶׁמְּחַתֵּךְ בָּהּ בָּשָׂר, וְאֶחָד שֶׁמְּחַתֵּךְ בָּהּ חֲלָבִים.
§ Rav Yehuda dit que Rav dit : L’abatteur a besoin de trois couteaux, un avec lequel il abat l’animal, et un avec lequel il coupe la viande, et un avec lequel il coupe des graisses interdites. On ne peut pas utiliser le même couteau pour couper la viande et les graisses interdites en raison du résidu sur le couteau après avoir coupé les graisses interdites.
וְלִיתַקֵּן לֵיהּ חֲדָא, וְלִיחְתּוֹךְ בָּהּ בָּשָׂר, וַהֲדַר לִיחְתּוֹךְ בַּהּ חֲלָבִים? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יַחְתּוֹךְ חֲלָבִים וְאַחַר כָּךְ בָּשָׂר. הַשְׁתָּא נָמֵי מִיחַלַּף לֵיהּ! כֵּיוָן דְּאַצְרְכִינְהוּ תְּרֵי – אִית לֵיהּ הֶיכֵּרָא.
La Guemara suggère : Qu’il désigne un couteau pour couper à la fois la viande et les graisses interdites et qu’il coupe de la viande avec, puis coupe des graisses interdites avec lui. De cette manière, le résidu interdit sur le couteau n’affectera pas la viande. La Guemara explique : Les Sages ont promulgué un décret rabbinique interdisant l’usage d’un seul couteau pour couper de la viande puis des graisses interdites, de peur qu’il ne coupe aussi des graisses interdites puis ne coupe de la viande ensuite. La Guemara objecte : Même maintenant, après le décret imposant des couteaux séparés, on peut craindre qu’il les confonde et qu’il utilise le couteau qui a coupé les graisses interdites pour couper la viande. La Guemara explique : Puisque les Sages lui ont imposé d’avoir deux couteaux, il a un signe distinctif visible sur l’un des couteaux qui empêchera toute confusion.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הַטַּבָּח צָרִיךְ שְׁנֵי כֵּלִים שֶׁל מַיִם, אֶחָד שֶׁמֵּדִיחַ בּוֹ בָּשָׂר, וְאֶחָד שֶׁמֵּדִיחַ בּוֹ חֲלָבִים. וְנִיתַקֵּן לֵיהּ חֲדָא, וּנְדִיחַ בּוֹ בָּשָׂר וַהֲדַר נְדִיחַ בּוֹ חֲלָבִים? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יָדִיחַ חֲלָבִים וְאַחַר כָּךְ בָּשָׂר. הַשְׁתָּא נָמֵי מִיחַלְּפִי לֵיהּ? כֵּיוָן דְּאַצְרְכִינֵּיהּ תַּרְתֵּי אִית לֵיהּ הֶיכֵּרָא.
Et Rav Yehouda dit que Rav dit : L’abatteur a besoin de deux récipients d’eau, l’un avec lequel il rince la viande et l’autre avec lequel il rince les graisses interdites. La Guemara suggère : Qu’il désigne un récipient et rince la viande avec l’eau de ce récipient, puis rince les graisses interdites avec l’eau du même récipient. La Guemara explique : Les Sages ont promulgué un décret rabbinique pour interdire cela, de peur qu’il ne rince les graisses puis ne rince ensuite la viande. La Guemara objecte : Même maintenant, après le décret imposant des récipients séparés, on peut craindre qu’ils ne soient confondus pour lui et qu’il ne rince la viande dans le récipient avec lequel il a rincé les graisses. La Guemara répond : Puisque les Sages lui ont imposé d’avoir deux récipients, il a un signe distinctif sur l’un des récipients qui empêchera la confusion.
אָמַר אַמֵּימָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: לָא לִיסְחוֹף אִינִישׁ כַּפְלֵי עִילָּוֵי בִּישְׂרָא, דְּדָאֵיב תַּרְבָּא וּבָלַע בִּישְׂרָא.
§ Ameimar dit au nom de Rav Pappa : Une personne ne doit pas placer [lisḥof] les flancs d’un animal sur une autre viande, de sorte que les graisses interdites attachées aux flancs soient en contact avec l’autre viande, du fait que la graisse interdite se liquéfie et s’écoule et la viande l’absorbe.
אִי הָכִי, כִּי תְּרִיצִי נָמֵי דָּאֵיב תַּרְבָּא וּבָלַע בִּשְׂרָא? קְרָמָא מַפְסֵיק מִתַּתַּאי! אִי הָכִי
La Guemara soulève une objection : Si tel est le cas, et que cela constitue une préoccupation, lorsque les flancs sont placés eux aussi de leur manière habituelle [teritzi], avec la graisse interdite au-dessus de la viande des flancs, la graisse interdite s’écoule et la viande des flancs l’absorbe. La Guemara explique : La membrane entre la graisse interdite et la viande des flancs fait écran par-dessous et empêche l’absorption de la graisse interdite. La Guemara objecte : Si tel est le cas,

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