עִיקָּרָא דְּמָרִירְתָּא.
C'est la racine d'un légume amer.
אָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי מַאן דַּאֲכַל תְּלָתָא תִּקְלֵי חִלְתִּית אַלִּיבָּא רֵיקָנָא – מִישְׁתְּלַח מַשְׁכֵיהּ. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: בְּדִידִי הֲוָה עוֹבָדָא, וַאֲכַלִי חַד תִּקְלָא חִלְתִּיתָא, וְאִי לָא דִּיתַבִי בְּמַיָּא – מִישְׁתְּלַח מַשְׁכַאי, וְקִיַּימְתִּי בְּעַצְמִי ״הַחׇכְמָה תְּחַיֶּה בְעָלֶיהָ״.
Rav Yehouda dit : Cet individu qui mange le poids de trois shekels d’asa fœtida à cœur vide, c’est-à-dire l’estomac, sa peau se détache à cause de la fièvre qu’il contracte. Rabbi Abbahou a dit : Il y eut un incident dans lequel je fus impliqué, au cours duquel j’ai mangé le poids d’un shekel d’asa fœtida, et si je ne m’étais pas immédiatement assis dans l’eau pour me refroidir, ma peau se serait détachée. Et j’ai ainsi accompli à mon propre sujet ce que dit le verset : « La sagesse préserve la vie de celui qui la possède » (Ecclésiaste 7:12).
אָמַר רַב יוֹסֵף: הַאי מַאן דְּאָכֵיל שִׁיתַּסְרֵי בֵּיעֵי, וְאַרְבְּעֵי אַמְגּוֹזֵי, וְשַׁב בּוּטְיָתָא דְּפִרְחֵי, וְשָׁתֵי רְבִיעֵתָא דְּדוּבְשָׁא בִּתְקוּפַת תַּמּוּז, אַלִּיבָּא רֵיקָנָא – מִתְעֲקַר תַּלְיָא דְּלִיבֵּיהּ.
Rav Yosef dit : Cet individu qui mange seize œufs, quarante noix et sept fruits du câprier, et boit un quart de log de miel pendant la saison de Tammouz, c’est-à-dire en été, le tout le cœur vide, c’est-à-dire l’estomac vide, a les fibres du cœur arrachées.
הָהוּא בַּר טַבְיָא דַּאֲתָא לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא, דַּהֲוָה (מפסק) [מְפַסְּקָן] כַּרְעִן בָּתְרָיָיתָא, בַּדְקֵיהּ רַב בְּצוֹמֶת הַגִּידִין וְאַכְשְׁרֵיהּ. סְבַר לְמֵיכַל מִינֵּיהּ בְּאוּמְצָא, אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל: לָא חָיֵישׁ מָר לְנִיקּוּרֵי?
§ La michna enseigne que si un animal est mordu par un serpent venimeux, il n’est pas une tereifa, mais il est néanmoins interdit à la consommation en raison du danger qu’il présente. La Guemara rapporte le cas d’un jeune cerf qui fut apporté à la maison de l’Exilarque après l’abattage rituel, dont les pattes arrière avaient été coupées. Rav l’examina à la jonction des tendons dans la cuisse et constata qu’ils étaient intacts, et il le déclara casher. Il pensa le manger saignant, c’est-à-dire légèrement rôti. Shmuel lui dit : Le Maître ne craint-il pas la possibilité qu’il ait une morsure de serpent ?
אֲמַר לֵיהּ: מַאי תַּקַּנְתָּא? נוֹתְבֵיהּ בְּתַנּוּרָא דְּאִיהוּ בָּדֵיק נַפְשֵׁיהּ. אוֹתְבֵיהּ, נְפַל תִּילְחֵי תִּילְחֵי. קָרֵי שְׁמוּאֵל עֲלֵיהּ דְּרַב: ״לֹא יְאֻנֶּה לַצַּדִּיק כׇּל אָוֶן״. קָרֵי רַב עֲלֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: ״כׇּל רָז לָא אָנֵס לָךְ״.
Rav lui dit : Quelle est la rectification pour une telle incertitude ? Shmuel lui dit : Nous le mettrons dans un four chaud, car il alors s’inspectera lui-même. Shmuel le mit dans le four sur une broche, et la viande tomba de l’os petit à petit, signe qu’un serpent avait mordu le jeune cerf. Shmuel récita au sujet de Rav le verset : « Aucun mal n’atteindra le juste » (Proverbes 12:21), puisqu’il fut sauvé grâce à sa justice. Rav récita au sujet de Shmuel le verset : « Et nul secret ne te cause de trouble » (Daniel 4:6), puisqu’il était savant même en de telles matières.
מַתְנִי׳ סִימָנֵי בְּהֵמָה וְחַיָּה נֶאֶמְרוּ מִן הַתּוֹרָה, וְסִימָנֵי הָעוֹף לֹא נֶאֶמְרוּ, אֲבָל אָמְרוּ חֲכָמִים: כׇּל עוֹף הַדּוֹרֵס – טָמֵא, כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ אֶצְבַּע יְתֵירָה וְזֶפֶק וְקוּרְקְבָנוֹ נִקְלָף – טָהוֹר. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר: כׇּל עוֹף הַחוֹלֵק אֶת רַגְלָיו – טָמֵא.
MICHNA :Les signes qui indiquent qu'un animal domestiqué et un animal non domestiqué sont casher ont été énoncés dans la Torah, et les signes d'un oiseau casher n'ont pas été énoncés explicitement. Mais les Sages ont énoncé certains signes chez un oiseau : Tout oiseau qui serre de ses griffes sa proie et la mange est non casher. Tout oiseau qui a un doigt supplémentaire derrière la patte, légèrement surélevé au-dessus des autres doigts, et un jabot, qui est une poche à côté de l'œsophage dans laquelle la nourriture est stockée avant la digestion, et dont la membrane jaunâtre à l'intérieur de son gésier peut être pelée, est casher. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tzadok, dit : Tout oiseau qui écarte les doigts de ses pattes lorsqu'il se tient sur une corde, plaçant deux doigts d'un côté de la corde et deux de l'autre, est non casher.
וּבַחֲגָבִים, כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַרְבַּע רַגְלַיִם, וְאַרְבַּע כְּנָפַיִם, וְקַרְצוּלַּיִם, וּכְנָפָיו חוֹפִין אֶת רוּבּוֹ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: וּשְׁמוֹ חָגָב. וּבַדָּגִים, כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ סְנַפִּיר וְקַשְׁקֶשֶׁת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁנֵי קַשְׂקַשִּׂין וּסְנַפִּיר אֶחָד. וְאֵלּוּ הֵן קַשְׂקַשִּׂין – הַקְּבוּעִין בּוֹ, וּסְנַפִּירִים – הַפּוֹרֵחַ בָּהֶן.
Et en ce qui concerne les sauterelles, dont les signes n’ont pas non plus été énoncés dans la Torah, les Sages ont dit : Toute sauterelle qui a quatre pattes, et quatre ailes, et deux pattes sauteuses supplémentaires, et dont les ailes couvrent la majeure partie de son corps, est casher. Rabbi Yossei dit : Et cela ne s’applique que si le nom de son espèce est sauterelle. Et en ce qui concerne les poissons, les signes sont explicitement énoncés dans la Torah : Tout poisson qui a une nageoire et une écaille est casher ; Rabbi Yehouda dit : Deux écailles et une nageoire. Et voici ce que sont les écailles : celles qui sont fixées à son corps ; et les nageoires sont celles avec lesquelles le poisson nage.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵלּוּ הֵן סִימָנֵי בְּהֵמָה – ״כׇּל בְּהֵמָה מַפְרֶסֶת פַּרְסָה וְגוֹ׳״, כׇּל בְּהֵמָה שֶׁמַּעֲלַת גֵּרָה – בְּיָדוּעַ שֶׁאֵין לָהּ שִׁינַּיִם לְמַעְלָה, וּטְהוֹרָה.
GUEMARA : La michna déclare que les signes d’un animal domestique casher sont énoncés dans la Torah. À ce sujet, les Sages ont enseigné dans une baraita : Voici les signes d’un animal domestique casher : « Tout animal qui a le sabot fendu, entièrement divisé en deux ongles, et qui rumine parmi les animaux, celui-là vous pourrez le manger » (Lévitique 11:3). Tout animal qui rumine n’a certainement pas de dents de devant supérieures, c’est-à-dire d’incisives, et il est casher.
וּכְלָלָא הוּא? וַהֲרֵי גָּמָל, דְּמַעֲלֵה גֵרָה הוּא, וְאֵין לוֹ שִׁינַּיִם לְמַעְלָה, וְטָמֵא! גָּמָל נִיבֵי אִית לֵיהּ.
La Guemara demande : Et est-ce là un principe établi ? Mais n’y a-t-il pas un chameau, qui rumine et n’a pas de dents de devant supérieures, et qui est pourtant non casher (voir Lévitique 11:4) ? La Guemara répond : Un chameau a des incisives supérieures semblables à des canines, une de chaque côté.
וַהֲרֵי בֶּן גָּמָל, דְּנִיבֵי נָמֵי לֵית לֵיהּ, וְתוּ, הֲרֵי שָׁפָן וְאַרְנֶבֶת דְּמַעֲלַת גֵּרָה הֵן וְיֵשׁ לָהֶן שִׁינַּיִם לְמַעְלָה, וּטְמֵאִין! וְעוֹד, שִׁינַּיִם מִי כְּתִיבִי בְּאוֹרָיְיתָא? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: כׇּל בְּהֵמָה שֶׁאֵין לָהּ שִׁינַּיִם לְמַעְלָה – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא מַעֲלַת גֵּרָה וּמַפְרֶסֶת פַּרְסָה, וּטְהוֹרָה.
La Guemara demande : Mais n’y a-t-il pas un jeune chameau, qui n’a même pas d’incisives supérieures semblables à des crocs et qui n’est pourtant pas casher ? Et de plus, n’y a-t-il pas le daman et le lièvre, qui ruminent, et pourtant ils ont des dents de devant supérieures et ne sont pas casher ? Et de plus, on pourrait demander : Les dents sont-elles écrites dans la Torah concernant le statut casher d’un animal ? Au contraire, cela est ce que le tanna dit : Tout animal qui n’a pas de dents de devant supérieures rumine certainement, a le sabot fendu et est casher.
וְלִיבְדּוֹק בְּפַרְסוֹתֶיהָ! כְּגוֹן שֶׁהָיוּ פַּרְסוֹתֶיהָ חֲתוּכוֹת, וְכִדְרַב חִסְדָּא, דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: הָיָה מְהַלֵּךְ בַּמִּדְבָּר וּמָצָא בְּהֵמָה שֶׁפַּרְסוֹתֶיהָ חֲתוּכוֹת – בּוֹדֵק בְּפִיהָ, אִם אֵין לָהּ שִׁינַּיִם לְמַעְלָה – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא טְהוֹרָה, אִם לָאו – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא טְמֵאָה, וּבִלְבַד שֶׁיַּכִּיר גָּמָל. גָּמָל נִיבֵי אִית לֵיהּ! אֶלָּא, וּבִלְבַד שֶׁיַּכִּיר בֶּן גָּמָל.
La Guemara demande : Mais pourquoi faudrait-il inspecter les dents ? Qu’il inspecte simplement si les sabots sont fendus. La Guemara répond : On inspecte les dents dans un cas où ses sabots ont été coupés et où l’on ne peut pas déterminer s’ils sont fendus. Et cela est conforme à la déclaration de Rav Ḥisda, comme le dit Rav Ḥisda : Si quelqu’un marchait dans le désert et a trouvé un animal dont les sabots ont été coupés, il peut inspecter sa bouche. S’il n’a pas de dents de devant supérieures, il est certainement casher ; si ce n’est pas le cas, il est certainement non casher, à condition qu’il reconnaisse que cet animal n’est pas un chameau, qui n’est pas casher bien qu’il n’ait pas d’incisives supérieures. La Guemara demande : Pourquoi faut-il reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un chameau ? Un chameau a des incisives supérieures semblables à des canines. Plutôt, dis : À condition que l’on reconnaisse qu’il ne s’agit pas d’un jeune chameau, qui n’a pas d’incisives supérieures semblables à des canines.
לָאו אָמְרַתְּ אִיכָּא בֶּן גָּמָל? אִיכָּא נָמֵי מִינָא אַחֲרִינָא דְּדָמֵי לְבֶן גָּמָל! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתָנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְאֶת הַגָּמָל כִּי מַעֲלֵה גֵרָה הוּא״, שַׁלִּיט בְּעוֹלָמוֹ יוֹדֵעַ שֶׁאֵין לְךָ דָּבָר מַעֲלֵה גֵרָה וְטָמֵא אֶלָּא גָּמָל, לְפִיכָךְ פָּרַט בּוֹ הַכָּתוּב ״הוּא״.
La Guemara demande : Comment peut-on se fier uniquement à un examen de la bouche ? N’as-tu pas dit qu’il existe un jeune chameau qui n’a pas d’incisives supérieures mais qui reste néanmoins non casher ? Si c’est le cas, peut-être existe-t-il aussi une autre espèce semblable à un jeune chameau qui est non casher malgré l’absence d’incisives supérieures. La Guemara répond que cette possibilité ne doit même pas te venir à l’esprit, car l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné : Le verset déclare : « Le chameau, parce qu’il rumine mais n’a pas le sabot fendu, il est impur pour vous » (Lévitique 11:4). Le Maître de Son monde sait que rien d’autre que le chameau ne rumine et n’est pourtant non casher. C’est pourquoi le verset le désigne spécialement par le mot « il », c’est-à-dire lui et nul autre.
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: הָיָה מְהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ וּמָצָא בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ גָּמוּם, בּוֹדֵק בְּפַרְסוֹתֶיהָ: אִם פַּרְסוֹתֶיהָ סְדוּקוֹת – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא טְהוֹרָה, אִם לָאו – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא טְמֵאָה, וּבִלְבַד שֶׁיַּכִּיר חֲזִיר.
Et Rav Ḥisda dit : Si quelqu’un marchait sur la route et trouva un animal dont la bouche était mutilée, il peut inspecter ses sabots. Si ses sabots sont fendus, il est certainement kosher. Sinon, il est certainement non kosher. Cela s’applique à condition qu’il reconnaisse qu’il ne s’agit pas d’un porc, qui n’est pas kosher bien qu’il ait des sabots fendus.
לָאו אָמְרַתְּ אִיכָּא חֲזִיר? אִיכָּא נָמֵי מִינָא אַחֲרִינָא דְּדָמְיָא לַחֲזִיר! לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְאֶת הַחֲזִיר כִּי מַפְרִיס פַּרְסָה הוּא״ – שַׁלִּיט בְּעוֹלָמוֹ יוֹדֵעַ שֶׁאֵין לְךָ דָּבָר שֶׁמַּפְרִיס פַּרְסָה וְטָמֵא אֶלָּא חֲזִיר, לְפִיכָךְ פָּרַט בּוֹ הַכָּתוּב ״הוּא״.
La Guemara demande : Mais n’as-tu pas dit qu’il existe un porc, qui a le sabot fendu et qui pourtant n’est pas casher ? Si c’est le cas, peut-être existe-t-il aussi une autre espèce semblable au porc. La Guemara répond que cette possibilité ne doit même pas te venir à l’esprit, car l’école de Rabbi Yishmaël a enseigné : Le verset déclare : « Et le porc, parce qu’il a le sabot fendu, et le pied fourchu, mais ne rumine pas, il est impur pour vous » (Lévitique 11:7). Le Maître de Son monde sait que rien d’autre que le porc n’a le sabot fendu et n’est pourtant pas casher. C’est pourquoi le verset le désigne spécialement par le mot « il ».
וְאָמַר רַב חִסְדָּא: הָיָה מְהַלֵּךְ בַּמִּדְבָּר, וּמָצָא בְּהֵמָה שֶׁפִּיהָ גָּמוּם וּפַרְסוֹתֶיהָ חֲתוּכוֹת – בּוֹדֵק בִּבְשָׂרָהּ, אִם מְהַלֵּךְ שְׁתִי וָעֵרֶב – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא טְהוֹרָה, וְאִם לָאו – בְּיָדוּעַ שֶׁהִיא טְמֵאָה, וּבִלְבַד שֶׁיַּכִּיר עַרְוָד.
Et Rav Ḥisda dit : Si quelqu’un marchait dans le désert et trouva un animal dont la bouche était mutilée et dont les sabots étaient coupés, il peut examiner sa chair. Si elle s’étire comme chaîne et trame, c’est-à-dire qu’une partie s’étire verticalement et une autre horizontalement, il est certainement kosher ; et sinon, il est certainement non kosher, à condition que l’on reconnaisse que cet animal n’est pas un âne sauvage, qui n’est pas kosher bien que sa chair s’étire comme chaîne et trame.
לָאו אָמְרַתְּ אִיכָּא עַרְוָד? אִיכָּא נָמֵי מִינָא אַחֲרִינָא דְּדָמֵיא לְעַרְוָד! גְּמִירִי דְּלֵיכָּא. וְהֵיכָא בּוֹדֵק? אָמַר אַבָּיֵי, וְאִיתֵּימָא רַב חִסְדָּא: בְּכַנְפֵי הָעוֹקֶץ.
La Guemara demande : N’as-tu pas dit qu’il existe un âne sauvage, dont la chair s’étire comme la chaîne et la trame, mais qui n’est pourtant pas casher ? Si c’est le cas, peut-être existe-t-il aussi une autre espèce semblable à un âne sauvage. La Guemara répond : Il est enseigné par tradition qu’il n’existe pas d’espèces semblables. La Guemara demande : Et où inspecte-t-on la chair ? Abaye a dit, et certains disent que Rav Ḥisda a dit : Aux extrémités du coccyx, sur le haut des cuisses.
סִימָנֵי חַיָּה. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵלּוּ הֵן סִימָנֵי חַיָּה. חַיָּה בִּכְלַל בְּהֵמָה הִיא לְסִימָנִין! אָמַר רַבִּי זֵירָא:
§ La michna déclare : Les signes d’un animal non domestiqué ont été énoncés dans la Torah. À ce sujet, les Sages ont enseigné dans une baraita : Voici les signes d’un animal non domestiqué. La Guemara intervient : pourquoi a-t-on besoin de signes pour un animal non domestiqué ? Un animal non domestiqué [ḥayya] est inclus dans la catégorie d’un animal domestiqué [behema] en ce qui concerne les signes, comme le dit le verset : « Voici les êtres vivants [ḥayya] que vous pouvez manger parmi tous les animaux [behema] qui sont sur la terre. Tout ce qui a le sabot fendu » (Lévitique 11:2–3). Rabbi Zeira a dit :